Act4nature international : 17 nouveaux engagements d’entreprises pour la biodiversité

Ce sont aujourd’hui 17 nouvelles entreprises françaises, présentes au niveau international, qui ont rendu publics leurs engagements pour la biodiversité, et parmi elles, ENGIE, entreprise partenaire du Comité français de l’UICN. Elles rejoignent trois autres de ses entreprises partenaires : EDF, Ciments Calcia – GSM et Veolia qui avaient dévoilé leurs engagements en 2020. Ce dispositif, destiné aux groupes français présents à international est la poursuite de act4nature lancé en 2018 qui compte aujourd’hui 44 entreprises françaises engagées. Il est animé et coordonné par l’association française “Entreprises pour l’Environnement (EpE) » dans le cadre d’un comité de pilotage dont le Comité français de l’UICN est membre. Ce dernier évalue le caractère SMART (« spécifique, mesurable, additionnel, réaliste et temporellement encadré ») des engagements proposés par les entreprises avant leur publication. Ainsi, lors de cette nouvelle session, ENGIE, entreprise partenaire du Comité français de l’UICN a déposé des engagements individuels reconnus SMART par le comité de pilotage : ENGIE, engagé dans la Stratégie Nationale pour la Biodiversité française depuis 2011 et dans act4nature dès son lancement, renouvelle et élargit son engagement en définissant une nouvelle feuille de route 2020-2030, basée sur les engagements communs, les pressions définies par l’IPBES et les enjeux propres aux activités du Groupe. Depuis plus de 10 ans, la démarche biodiversité du Groupe est accompagnée par le Comité français de l’UICN. Les objectifs de ce nouvel engagement s’appliquent à l’ensemble des activités du Groupe en France et à l’international et seront mis en œuvre à travers de nouvelles actions concernant l’empreinte au sol et les continuités écologiques, le changement climatique et les solutions fondées sur la nature, la chaîne de valeur ainsi que la sensibilisation de ses salariés. © Engie Nous nous félicitons de ces nouveaux engagements adoptés par les entreprises et qui doivent maintenant être déclinés en actions concrètes pour démontrer des résultats tangibles en faveur de la biodiversité. Le Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra du 3 au 11 septembre à Marseille sera une occasion pour elles de le démontrer. Florence Clap, Chargée de programme « Politiques de la biodiversité » au Comité français de l’UICN Résumé des engagements de Ciments Calcia – GSM, EDF, et Veolia reconnus SMART par le comité de pilotage  en 2020 : Ciments Calcia et GSM, filiales françaises du Groupe HeidelbergCement, ont inscrit, dès les années 90, la biodiversité dans leur stratégie d’entreprise et ont été parmi les premières à s’engager dans des dispositifs nationaux (SNB, act4nature…). Le partenariat avec le Comité français de l’UICN signé en 2008 a accompagné leurs démarches, notamment avec la mise en place d’un Système de Management de la Biodiversité. Le SMBio, structure opérationnelle de la stratégie biodiversité de Ciments Calcia et GSM, permet d’intervenir à tous les stades du cycle de vie des carrières afin de limiter les pressions sur la biodiversité et de la favoriser. Dans une volonté de cohérence et de déploiement plus large des actions, la stratégie biodiversité se décline désormais au sein de deux autres filiales du Groupe en France, Unibeton et Tratel sur lesquelles portent ce nouvel engagement.   Le groupe EDF, engagé en 2018 dans l’initiative, a renouvelé en 2020 son engagement avec de nouvelles actions à l’international. EDF a construit son programme d’action volontaire en faveur de la biodiversité en croisant trois enjeux : les 5 facteurs de pression identifiés par l’IPBES ; les impacts majeurs de l’entreprise sur les écosystèmes et le projet stratégique CAP 2030 du Groupe. Ce programme d’actions qui sera réalisé essentiellement d’ici 2022 implique toutes les activités du Groupe en cohérence avec sa raison d’être : « construire un avenir énergétique neutre en CO2 conciliant préservation de la planète, bien-être et développement grâce à l’électricité et à des solutions et services innovants ». En outre, la préservation de la biodiversité fait partie des 16 Engagements de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise. Le comité français de l’UICN accompagne la démarche biodiversité du Groupe depuis 2008.   Les métiers de Veolia (eau, déchets, énergie) sont directement connectés aux milieux naturels et contribuent à préserver l’environnement dans les territoires, notamment en traitant les eaux usées ou en limitant la pollution des sols. En 2019, le Groupe, présent dans plus de 40 pays dans le monde, s’est doté d’une raison d’être dont l’ambition en matière d’environnement est de combattre les pollutions et d’accélérer la transformation écologique de ses activités et de celles de ses clients, selon quatre priorités : lutter contre le dérèglement climatique, favoriser l’économie circulaire, protéger les milieux et la biodiversité et préserver la ressource en eau. Le Comité français de l’UICN accompagne le groupe depuis son partenariat signé en 2008 et dans son engagement Act4Nature international. Plus d’informations – Site internet act4nature international – Communiqué de presse– Le programme Entreprises et Biodiversité du Comité français de l’UICN ENGIE : – Engagement Act4Nature international de ENGIE– Feuille de route 2020-2030 Ciments Calcia et GSM : – Engagement Act4Nature international de Ciments Calcia et GSM– Le partenariat avec le Comité français de l’UICN signé en 2008– La stratégie biodiversité de Ciments Calcia– La stratégie biodiversité de GSM EDF : – Engagement Act4Nature international de EDF– La raison d’être d’EDF– Engagements de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise d’EDF– La démarche biodiversité du Groupe VEOLIA : – Engagement Act4Nature international de Veolia– La raison d’être de Veolia CONTACT Florence CLAP, Chargée de Programme ‘Politiques de la Biodiversité‘ +33 (0)1 47 07 78 58 Photo bandeau © Engie

Act4nature international : 16 nouveaux engagements d’entreprises pour la biodiversité

Ce sont aujourd’hui 16 entreprises internationales qui ont rendu publics leurs engagements pour lutter contre l’érosion de la biodiversité, parmi elles deux entreprises partenaires du Comité français de l’UICN  : Ciments Calcia – GSM et Veolia. Elles rejoignent les 11 entreprises qui avaient dévoilé leurs engagements le 15 juin dernier, dont EDF, une autre de nos entreprises partenaires. Ce dispositif, destiné aux groupes internationaux est la poursuite de act4nature lancé en 2018. Il est animé et coordonné par l’association française Entreprises pour l’Environnement (EpE) dans le cadre d’un comité de pilotage dont le Comité français de l’UICN est membre. Ce dernier évalue le caractère SMART (« spécifique, mesurable, additionnel, réaliste et temporellement encadré ») des engagements proposés par les entreprises avant leur publication, avec une gouvernance qui garantit la transparence de la procédure en cas de désaccord. Ainsi, lors de cette nouvelle session, deux entreprises partenaires du Comité français de l’UICN ont déposé des engagements individuels reconnus SMART par le comité de pilotage : Ciments Calcia et GSM, filiales françaises du Groupe HeidelbergCement, ont inscrit, dès les années 90, la biodiversité dans leur stratégie d’entreprise et ont été parmi les premières à s’engager dans des dispositifs nationaux (SNB, act4nature…). Le partenariat avec le Comité français de l’UICN signé en 2008 a accompagné leurs démarches, notamment avec la mise en place d’un Système de Management de la Biodiversité. Le SMBio, structure opérationnelle de la stratégie biodiversité de Ciments Calcia et GSM, permet d’intervenir à tous les stades du cycle de vie des carrières afin de limiter les pressions sur la biodiversité et de la favoriser. Dans une volonté de cohérence et de déploiement plus large des actions, la stratégie biodiversité se décline désormais au sein de deux autres filiales du Groupe en France, Unibeton et Tratel sur lesquelles portent ce nouvel engagement. Documents disponibles plus bas   Les métiers de Veolia (eau, déchets, énergie) sont directement connectés aux milieux naturels et contribuent à préserver l’environnement dans les territoires, notamment en traitant les eaux usées ou en limitant la pollution des sols. En 2019, le Groupe, présent dans plus de 40 pays dans le monde, s’est doté d’une raison d’être dont l’ambition en matière d’environnement est de combattre les pollutions et d’accélérer la transformation écologique de ses activités et de celles de ses clients, selon quatre priorités : lutter contre le dérèglement climatique, favoriser l’économie circulaire, protéger les milieux et la biodiversité et préserver la ressource en eau. Le Comité français de l’UICN accompagne le groupe depuis son partenariat signé en 2008 et dans son engagement Act4Nature international. Documents disponibles plus bas   En cette rentrée également, à l’échelle mondiale plus de 560 entreprises (avec des revenus combinés de 4 billions US$) soutiennent un Appel à l’action pour exhorter les gouvernements à adopter dès maintenant des politiques pour inverser la perte de nature au cours de cette décennie. Cet Appel lancé en 2020 par la coalition Business for Nature a pour but d’enrayer l’érosion de la biodiversité et de restaurer les systèmes vitaux planétaires.   Plus d’informations – Site internet act4nature international  – More than 560 companies back global ‘Call to Action’ for nature –Le programme Entreprises et Biodiversité du Comité français de l’UICN Ciments Calcia et GSM : – Engagement Act4Nature international – Engagements biodiversité de Ciments Calcia – Engagement biodiversité de GSM – 10 ans de partenariat avec le Comité français de l’UICN VEOLIA : – Engagement Act4Nature international – Raison d’être de Veolia  – Responsabilité sociétale de l’entreprise Veolia – Corporate social responsability of Veolia    Contact : Florence CLAP, Chargée de Programme ‘Politiques de la Biodiversité‘ +33 (0)1 47 07 78 58

Le Comité français de l’UICN soutient trois initiatives appelant à un renforcement des engagements des entreprises pour la biodiversité

La nature est l’affaire de tous : Les entreprises appellent à une action ambitieuse pour la nature Lundi 15 juin 2020, au cours d’un événement sur le renforcement de la résilience des entreprises, organisé par Business For nature en visio-conférence ayant rassemblé plus de 2200 participants, les secrétaires exécutives de la Convention sur la diversité biologique, Elizabeth Maruma Mrema et de la CCNUCC, Patricia Espinosa, ont confirmé que le leadership des entreprises est essentiel pour faire face à la double crise de la biodiversité et du climat.   Les chefs d’entreprise qui ont pris la parole lors de l’événement ont également exhorté leurs pairs à soutenir un appel à l’action lancé à cette occasion et à s’engager eux-mêmes pour la nature.   En effet, 31 ONG et groupes d’entreprises, dont la Chambre de commerce internationale, le WWF, des entreprises, le Pacte mondial des Nations Unies, l’UICN et Business for Nature, ont publié une lettre appelant les PDG à pousser les gouvernements à inclure des politiques ambitieuses pour inverser la perte de nature dans le cadre de plans de relance écologiques et à engager les entreprises à protéger, restaurer et utiliser durablement les ressources naturelles.  Plusieurs PDG ont déjà exprimé leur soutien à cet appel à l’action et pris des engagements, dont Emmanuel Faber (Danone), Alan Jope (Unilever), Thomas Burbel (AXA); Roberto Marques (Natura & Co), Guo Guangchang, (Fosun International), Shinta Widjaja Kamdani(Sintesa), Reinold Geiger (L’Occitane) et Jean-Bernard Levy (EDF).    Les PDG sont notamment appelés à reconnaître que les ressources naturelles, qui soutiennent les activités des entreprises et les économies, sont soumises à une pression énorme. Selon le Forum économique mondial, plus de la moitié du PIB mondial, équivalent à 44 billions de dollars américains, est modérément ou fortement exposée aux risques d’érosion de la biodiversité. Pour des économies plus résilientes et basées sur la nature, des actions comme les solutions fondées sur la nature doivent être encouragées. Des études scientifiques montrent qu’elles peuvent fournir par exemple jusqu’à 37% des mesures d’atténuation nécessaires d’ici 2030 pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2 ° C. D’après la lettre ouverte Business for Nature « Avant le coronavirus, la nécessité de créer des économies et des sociétés plus résilientes était claire, elle est désormais incontournable. Des sociétés saines, des économies résilientes et des entreprises prospères dépendent de la nature. »  « Les entreprises et les gouvernements doivent placer la nature au cœur de leurs plans de relance post-COVID. Les sociétés mondiales savent maintenant que le succès est impossible sans un environnement sain, et elles appellent à des politiques prospectives qui jettent les bases d’un monde plus durable et résilient  » a déclaré le Dr Grethel Aguilar, Directrice générale par intérim de l’UICN.   L’UICN, son comité national français et les autres organisations, exhortent les PDG à reconnaître que la nature doit être le fondement d’une meilleure reconstruction et les invitent à signer l’appel à l’action d’ici le 31 juillet et à agir dès à présent pour la nature.  Documents complémentaires disponibles plus bas   ACT4NATURE INTERNATIONAL : de nouveaux engagements d’entreprises pour la biodiversité  Dans cette lancée, au niveau français, 11 entreprises internationales ont déposé un engagement pour lutter contre l’érosion de la biodiversité. Elles ont, soit renouvelé leur engagement en poursuivant leurs efforts et amplifiant leurs actions, soit pris de nouveaux engagements volontaires pour renforcer leur stratégie.   Il s’agit de AXA, B&L Evolution, EDF, Imerys, Kering, LVMH, MACIF, Natixis, Pierre Fabre, Séché Environnement et VINCI.  Le groupe EDF, partenaire du Comité français de l’UICN engagé en 2018 dans l’initiative,  renouvelle son engagement avec de nouvelles actions à l’international.  Ce nouveau dispositif, destiné aux groupes internationaux est la poursuite de act4nature lancé en 2018. Toujours animé par l’association française « Entreprises pour l’Environnement (EpE) » dans le cadre d’un comité de pilotage dont le Comité français de l’UICN est membre, celui-ci s’assure que les engagements proposés par les entreprises avant leur publication sont SMART (« Spécifique, Mesurable, Additionnel, Réaliste et Encadré dans le temps »).  Cette alliance entre entreprises, pouvoirs publics, scientifiques et associations environnementales a une ambition : créer une dynamique collective internationale pour protéger, valoriser et restaurer la biodiversité, grâce en particulier à l’implication des PDG de tous les secteurs.  La coalition internationale Business for Nature a reconnu act4nature international comme l’un des rares modèles d’engagements transsectoriels pouvant inspirer les entreprises, à l’échelle internationale.  Documents complémentaires disponibles plus bas   ENTREPRISE ENGAGEE POUR LA NATURE – ACT4NATURE FRANCE : de nouveaux engagements d’entreprises pour la biodiversité  L’initiative “Entreprises engagées pour la nature-act4nature France” a recueilli la signature de 58 entreprises à ses dix principes communs. Cette adhésion constitue la première étape de la démarche. Parmi ces 58 signataires, Pocheco (fabrication d’articles de papeterie), Les Vignerons de Buzet, Vertuo (aménagement urbain), Ciments Calcia (fabrication de ciment) ou encore Décathlon et Eiffage. En adhérant à l’initiative, ces entreprises se sont engagées à déposer un plan d’actions pluri-annuel en faveur de la biodiversité dans l’année à venir (certaines l’ont déjà fait). Garantie de la solidité de la démarche, l’exécution de leur plan d’actions sera évaluée au bout de deux ans et donnera lieu à une reconnaissance nationale.   « Entreprises engagées pour la nature – act4nature France » est une initiative du Ministère de la Transition écologique et solidaire portée par l’Office français de la biodiversité qui a pour objectif principal la  mobilisation des entreprises en faveur de la biodiversité. Cette initiative dont le Comité français de l’UICN est partenaire, vise à susciter des engagements concrets et à assurer la montée en puissance  progressive du sujet au sein des entreprises, dans une démarche de progrès. L’initiative s’adresse  exclusivement aux entreprises, quels que soit leur taille et leur secteur d’activité, qu’elles soient initiées ou débutantes. Ces entreprises engagées contribuent à la dynamique collective et globale de l’initiative “Engagés pour la nature”, voulue par le Plan Biodiversité, qui vise à mobiliser l’ensemble de la société (collectivités, associations, fondations, etc.) pour la reconquête de la biodiversité.  Documents complémentaires disponibles plus bas Plus d’informations Documents Business for Nature : – IUCN calls on business to put nature at the heart of economic recovery plans – Lettre ouverte Business for Nature  – Signer l’appel – Lire le document « S’engager pour la nature  : les démarches que votre entreprise peut engager dès maintenant «   – Visionner le live de la conférence Documents ACT4NATURE INTERNATIONAL : – Toutes les informations pour s’engager : www.act4nature.com – Les engagements détaillés des entreprises en français et en anglais Documents Entreprises engagées pour la nature-act4nature France : – La liste des signataires – Toutes les informations sur le dispositif

Les pays doivent davantage recourir à la nature dans leurs décisions politiques sur le climat

Selon un rapport publié par l’UICN et l’Université d’Oxford, les pays ne tiennent pas pleinement compte du potentiel considérable qu’offrent les écosystèmes tels que les mangroves et les tourbières pour s’attaquer au changement climatique dans le cadre de leurs engagements au titre de l’Accord de Paris. Bien que les deux tiers des signataires de l’Accord de Paris incluent des solutions fondées sur la nature – des actions visant à protéger, restaurer et gérer de manière durable les écosystèmes mondiaux – dans leurs objectifs climatiques nationaux, appelés « contributions déterminées au niveau national » (CDN) en vertu de l’Accord de Paris, ces mesures ne sont pas suffisamment importantes ou rigoureuses, constate le rapport. « Les milieux naturels comme les forêts, les mangroves et les tourbières pourraient nous aider à renforcer considérablement l’ambition climatique mondiale d’ici 2020, tout en protégeant les communautés vulnérables des pires effets du changement climatique et en préservant la forte diversité de la vie sur cette planète », a déclaré la Directrice générale ad interim de l’UICN, Dr Grethel Aguilar. « Cette analyse montre clairement que tous les pays peuvent renforcer leurs objectifs climatiques en incorporant de façon notable les solutions fondées sur la nature. Lors du prochain Sommet de l’ONU sur l’action climatique, les pays ne peuvent se permettre d’ignorer le potentiel de la nature pour aider le monde à atténuer les changements climatiques et à s’y adapter. » Pour que les engagements se traduisent par des changements réels sur le terrain, les pays doivent inclure des objectifs plus concrets et quantifiables sur les solutions fondées sur la nature dans leurs futurs CDN.  Par exemple, à l’heure actuelle, seulement environ 17% des CDN incluant des solutions fondées sur la nature pour l’adaptation au climat, fixent des objectifs quantifiables. De même, plus de 70 % des CDN font référence à la restauration ou à la conservation des forêts, mais seulement 20 % d’entre eux incluent des objectifs quantifiables et seulement 8 % incluent des objectifs exprimés en tonnes d’équivalent CO2.  « Trop souvent, les gens ne pensent qu’aux forêts lorsqu’ils réfléchissent à la façon dont la nature peut aider à faire face au changement climatique. Ce rapport montre que les pays n’intègrent pas encore l’ensemble des solutions fondées sur la nature – mangroves, tourbières, zones arides en plus des forêts – qui pourraient fournir environ un tiers des mesures d’atténuation climatique nécessaires d’ici 2030 pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris », a déclaré le Dr Sandeep Sengupta, Coordinateur mondial sur le changement climatique au siège de l’UICN et co-auteur du rapport. « Il est urgent d’obtenir un financement accru pour les solutions fondées sur la nature. Alors que la crise climatique s’aggrave, nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’ignorer l’apport essentiel de la nature. » La plupart des engagements visant à atténuer les changements climatiques par le biais de la nature se concentrent sur les forêts, et le potentiel d’autres écosystèmes tels que les mangroves, les tourbières ou les zones arides est largement sous estimé, a constaté le rapport. Par exemple, seulement 19 % des pays ayant des écosystèmes côtiers reconnaissent le potentiel de ces habitats pour atténuer les changements climatiques dans leurs CDN. « La restauration, la gestion durable et équitable et la conservation des écosystèmes représentent une opportunité majeure pour permettre d’accroître l’ambition climatique de tous les pays », a déclaré Nathalie Seddon, Professeure spécialiste de la biodiversité à l’Université d’Oxford et principal auteur du rapport. « Non seulement la gestion des écosystèmes nous aide à agir sur les causes du changement climatique, mais elle nous aide également à en gérer les conséquences. Cependant, nous avons besoin d’engagements concrets et quantifiables qui mobilisent pleinement les solutions fondées sur la nature, tout en réduisant les émissions dans d’autres secteurs, si nous voulons faire face à l’ampleur du défi climatique auquel nous sommes confrontés. » Le rapport « Les Solutions fondées sur la nature dans les contributions déterminées au niveau national : Synthèse et recommandations pour renforcer l’ambition et l’action climatiques d’ici 2020″ a été publié une semaine avant le Sommet de l’ONU sur l’action climatique à New York. Il fait la synthèse de plusieurs évaluations comparatives majeures sur l’importance de la nature dans les CDN et propose des recommandations pour renforcer l’ambition et l’action d’ici 2020 en  intégrant de manière significative les solutions fondées sur la nature. Les solutions fondées sur la nature ont un rôle important à jouer pour lutter contre les causes et les conséquences du changement climatique. À l’échelle mondiale, les écosystèmes contribuent à ralentir le réchauffement climatique en capturant et en stockant d’importantes quantités de carbone. Des estimations récentes suggèrent que les solutions climatiques naturelles peuvent fournir environ un tiers de l’atténuation climatique nécessaire d’ici 2030 pour stabiliser le réchauffement à moins de 2°C. Elles fournissent également une défense puissante contre les impacts et les dangers à long terme du changement climatique.   Plus d’informations – Le rapport (en anglais) – Les Solutions fondées sur la Nature – Contacts : Matthias Fiechter, IUCN Media Relations, Tel: +41229990392, Email: matthias.fiechter@iucn.org Goska Bonnaveira, IUCN Media Relations, Tel: +41792760185, Email: goska.bonnaveira@iucn.org

Les gouvernements en retard dans la mise en œuvre de leurs engagements pour la biodiversité

Quatre ans après l’adoption des 20 objectifs d’Aichi, les Etats signataires de la Convention sur la Diversité Biologique ont évalué les progrès réalisés dans leur mise en œuvre. S’ils ont réaffirmé leurs engagements et obtenu des avancées, des efforts supplémentaires importants sont nécessaires pour répondre à la crise d’extinction de la biodiversité.                   La quatrième édition des Perspectives mondiales de la diversité biologique qui a évalué à mi-parcours les résultats obtenus dans la mise en œuvre du Plan stratégique pour la diversité́ biologique 2011-2020, montre que malgré les progrès réalisés, les pays doivent clairement renforcer leurs actions et accélérer leur mise en œuvre. « Beaucoup de réponses innovantes et intéressantes à la crise de la biodiversité ont été présentées, en soulignant comment la nature peut offrir des solutions aux nombreux défis de la société. Cependant, nous aurons besoin de voir une augmentation massive du travail entrepris dans les années restantes de cette Décennie des Nations Unies pour la diversité biologique afin d’avoir un impact » a déclaré la Directrice générale de l’UICN, Julia Marton-Lefèvre.   PRINCIPAUX RÉSULTATS Le principal résultat de cette conférence internationale est l’entrée en vigueur du Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable de leur utilisation, le 12 octobre 2014, grâce à sa ratification par 53 pays et l’Union Européenne. Un comité de conformité, instrument de mise en œuvre du Protocole, a également été créé. Un autre résultat important est la réaffirmation de l’accord pris à Hyderabad (11ème Conférence des Parties) sur le doublement des flux financiers internationaux alloués à la biodiversité pour les pays en développement d’ici à 2015 et leur maintien jusqu’en 2020, en prenant comme référence la moyenne des fonds consacrés à la diversité biologique au cours de la période 2006-2010. Les gouvernements se sont aussi engagés à augmenter leurs financements nationaux en faveur de la biodiversité. En matière de biodiversité marine, la Conférence des Parties a reconnu 150 zones à travers le monde comme répondant aux critères scientifiques « d’aires marines d’importance écologique ou biologique » (EBSA suivant leur acronyme anglais). Par ailleurs, la Conférence a adopté une décision comprenant : des recommandations relatives aux impacts négatifs du bruit sous-marin d’origine anthropique sur la biodiversité marine et côtière ; une liste d’actions prioritaires à entreprendre pour réduire les pressions exercées sur les récifs coralliens et les écosystèmes associés ; un appel au renforcement des capacités des pays du Sud en matière de planification spatiale marine. Par ailleurs, les Parties ont adopté la Feuille de route de Pyeonchang pour la mise en œuvre renforcée du plan stratégique et la réalisation des objectifs d’Aichi. Ces actions portent sur la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités, la coopération scientifique et technique, le lien entre la biodiversité et l’éradication de la pauvreté, et le suivi du Plan stratégique pour la biodiversité. Enfin, les décisions ont en outre été renforcées par l’appel lancé dans la Déclaration ministérielle de Gangwon (province de Pyeonchang), pour intégrer les objectifs d’Aichi comme contribution essentielle au programme de développement post-2015 des Nations Unies et à ses objectifs de développement durable.   AUTRES RÉSULTATS La République de Corée, hôte de la Conférence a annoncé quatre nouvelles initiatives : l’initiative BioBridge pour la coopération technique et scientifique, l’Initiative de restauration des écosystèmes forestiers (FERI), l’initiative Paix et Biodiversité pour la coopération transfrontalière, ainsi qu’un soutien supplémentaire pour l’initiative Océan Durable. D’autres décisions ont été prises notamment sur la santé et la biodiversité, laréduction des risques naturels et la restauration des écosystèmes. De nouvelles étapes ont été adoptées pour atteindre l’objectif 3 d’Aichi : un calendrier et des activités concrètes pour l’élimination progressive et la réforme des subventions néfastes à la biodiversité, ainsi que pour la promotion d’une fiscalité incitative en faveur de la conservation et de l’utilisation durable des la diversité biologique. En matière de biologie de synthèse, la Conférence des Parties rappelle la pertinence de « l’approche de précaution » et prévoit la mise en place d’un groupe de travail technique chargé d’éclairer les débats de la prochaine Conférence sur le sujet.   ENGAGEMENT DU SECTEUR PRIVE ET DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES Les Parties ont également adopté des décisions pour renforcer le rôle du secteur privé et des collectivités territoriales pour l’atteinte des objectifs d’Aichi ; et deux événements qui se sont tenus en parallèles ont permis de progresser dans cette voie : le Forum sur les entreprises et la biodiversité et le Sommet de la biodiversité pour les villes et les gouvernements infranationaux.   Une conférence dédiée aux collectivités territoriales Le 13 et le 14 octobre 2014 s’est déroulé le Sommet de la biodiversité pour les villes et les gouvernements infranationaux qui a conclu au besoin d’une plus grande coopération entre les collectivités territoriales, les gouvernement et autres acteurs et la poursuite des travaux sur la promotion de la biodiversité pour le développement durable. Organisé par ICLEI – Local Governments for Sustainability et le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (CDB), en collaboration avec le gouvernement de la province de Gangwon, le Sommet a réuni plus de 200 représentants des collectivités locales, dont 40 élus de villes et gouvernement locaux (gouverneurs, maires, commissaires ou Vice-Présidents de Régions). Le Sommet a fait le point sur les progrès accomplis depuis le Sommet précédent à la COP 11 à Hyderabad et a présenté les derniers outils et initiatives sur des sujets tels que les stratégies locales pour la biodiversité, l’économie verte et créative, la planification et l’aménagement du territoire, illustrant l’importance de la biodiversité et des services qu’elle rend dans les territoires. Le Comité français de l’UICN a participé à un atelier organisé par le Secrétariat de la CDB sur les stratégies régionales pour la biodiversité en présentant les Lignes directrices pour l’élaboration et la mise en œuvre des SRB. Un des principaux résultats du Sommet est la Résolution de Gangwon / Pyeongchang pour les villes et les gouvernements infranationaux, qui a été soumise au nom des gouvernements locaux et sous-nationaux à la CDB et adoptée par les Parties. On pourra noter que

Objectifs biodiversité 2020 en difficulté : la France doit tout faire pour l’adoption de décisions ambitieuses pour la sauvegarde de la planète

Dans le cadre de la 10ème conférence de la Convention sur la diversité biologique (Nagoya, Japon, 18-29 octobre 2010), la communauté internationale négocie difficilement sur son engagement pour la protection de la biodiversité, qui continue pourtant de disparaître à un rythme alarmant. La France, pays à mégadiversité, doit contribuer à l’adoption de décisions plus fortes pour enrayer la disparition de la biodiversité et lancer une décennie décisive pour la préservation de ce bien public mondial. Après avoir échoué à réduire l’érosion de la biodiversité avant 2010, les 193 Etats signataires de la Convention sur la diversité biologique doivent réagir fortement et conclure des accords nouveaux et déterminants. C’est une opportunité historique qui se présente : l’année 2010 a été consacrée, pour la première fois, « année internationale de la biodiversité » par les Nations-Unies, 15 000 délégués du monde entier sont présents à Nagoya et la Convention doit adopter son plan d’action pour les 10 années à venir. Il ne faut pas reproduire la déception du Sommet de Copenhague sur le climat et les pays doivent assumer leurs responsabilités et les traduire en décisions et actions concrètes.   Dans ce contexte, l’UICN France presse le gouvernement français de soutenir une conclusion des accords qui soit à la hauteur des enjeux, pour faire de la Conférence de Nagoya un succès. Cela concerne en particulier l’adoption : d’un plan stratégique d’action, ambitieux et concret, pour les 10 prochaines années, centré sur la forte réduction des pressions et la mise oeuvre d’actions de protection directes de la biodiversité, comme le développement des aires protégées, à hauteur de 25% pour les milieux terrestres et 15% pour les milieux côtiers et marins, et la restauration des écosystèmes et des espèces. du protocole règlementant l’accès et le partage des avantages liés à l’exploitation des ressources génétiques, pour encadrer strictement les échanges commerciaux, lutter contre la bio-piraterie et procurer des retombées positives pour la biodiversité et les communautés locales. d’un plan de financement en augmentant fortement la part dédiée à la biodiversité dans l’aide publique au développement, en réorientant les incitations financières et les subventions dégradant la biodiversité, et en mettant en place des mécanismes de financement innovants pour sa conservation. A ce titre, l’UICN France demande que les engagements du Grenelle de l’Environnement soient tenus, à savoir l’attribution de 10% de l’aide publique au développement à des projets de préservation de la biodiversité d’ici 2012, contre 1,2 % actuellement (109 millions d’euros), et la réforme de la fiscalité défavorable à la biodiversité qui devait être engagée en 2008. Pour marquer une première étape vers cet engagement, le gouvernement doit mobiliser les financements des ministères concernés et ceux de l’Agence française de développement, reconstituer le Fonds Français pour l’Environnement Mondial, et annoncer un financement conséquent et pérenne, comme l’Allemagne qui s’est engagée à hauteur de 500 millions d’euros annuels. Le Ministre d’Etat et la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, attendus pour le sommet dans les prochains jours aux côtés de 110 ministres, doivent venir apporter un soutien fort et des propositions précises pour conclure les accords de Nagoya sur la biodiversité   Documents joints CP UICN France Nagoya