Découvrez le panorama des services rendus par les écosystèmes en France
Le Comité français de l’UICN présente un panorama des services rendus par les écosystèmes forestiers, marins et côtiers, urbains, montagnards, d’eau douce et agricoles en France. Chaque écosystème a fait l’objet d’une brochure (6 au total) qui visent, sur la base des connaissances scientifiques et d’exemples concrets, à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes en France pour sensibiliser les différents acteurs à l’importance de préserver la biodiversité sur notre territoire. Elles concernent à la fois les milieux naturels métropolitains et ultramarins. Elles présentent, dans un premier temps, chaque écosystème concerné et ses spécificités. Puis, l’ensemble des services fournis par les écosystèmes, définis selon la typologie du Millennium Ecosystem Assessment (MEA) (support, approvisionnement, régulation, culturel) y sont détaillés et illustrés par des exemples recensés en France. Outre les services d’approvisionnement (bois, poissons, produits alimentaires…) souvent bien identifiés, ce panorama souligne les multiples services issus des écosystèmes français tels que la régulation de la qualité de l’eau, des risques naturels (inondations, tempêtes, glissement de terrain…) ou encore du climat mais aussi leur importance pour les loisirs, le bien-être physique et psychologique, la culture et l’éducation. Aujourd’hui, les diverses menaces qui dégradent les écosystèmes conduisent à une régression de la biodiversité riche et originale de ces milieux naturels et à réduire les bénéfices apportés pour notre société. Préserver nos milieux naturels est ainsi indispensable pour maintenir leur bon état écologique, la diversité du vivant qu’ils abritent, et la multitude des services qu’ils nous rendent. Plus d’informations – Pour plus de détails, l’ensemble des documents est disponible ci-dessous et dans la rubrique « Publications« . – Pour toute question, merci de contacter : Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques »
Bilan de l’Atelier international #Nature4climate
Retour sur l’Atelier international Eau & Climat – « Génie écologique et risques climatiques » 220 participants des 5 continents ont participé à l’atelier international Eau & Climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques » organisé par l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de développement en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le Partenariat Français pour l’Eau, l’Institut du développement durable et des relations internationales et l’Agence française pour la biodiversité, les 20, 21 et 22 septembre 2017 à Paris. Les présentations, échanges et groupes de travail ont permis de souligner l’importance de s’appuyer sur les écosystèmes pour s’adapter au changement climatique et les avantages apportés par ces solutions fondées sur la nature, grâce à des retours d’expériences diversifiés. Les débats ont également mis en lumière la nécessité d’intégrer ces solutions dans les politiques et projets d’aménagement du territoire, d’assurer un portage institutionnel et une appropriation de ces solutions par les populations locales. Sous l’effet du changement climatique, la raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions fondées sur la nature, « sans regret » et multifonctionnelles, permettant de protéger à la fois les populations et les écosystèmes, et les services écologiques qu’ils procurent, sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques. Face aux enjeux des risques naturels et dans un contexte de changement climatique, cet atelier a su montrer la nécessité de : Faire de la nature une alliée, de s’inspirer et s’appuyer sur des écosystèmes en bon état pour mieux s’adapter aux changements climatiques, tout en restant humble face aux dynamiques naturelles. Développer un dialogue, permettant de partager des éléments de diagnostic qui vont permettre aux acteurs, praticiens, décideurs de s’en inspirer pour proposer des réponses à la hauteur des enjeux. Des réflexions qui seront portées sur la scène internationale Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau Brasilia 2018 et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins français pour s’adapter aux changements climatiques en cohérence avec la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable des Nations Unies. Des écosystèmes sains pour s’adapter au changement climatique Préserver des écosystèmes sains et fonctionnels permet de les rendre plus résilients face aux changements globaux et de favoriser l’adaptation de nos économies et nos modes de vie qui en sont bien plus dépendants que nous le pensons. Des solutions multifonctionnelles Les solutions fondées sur la nature sont multifonctionnelles (comme l’agroforesterie ou la restauration de zones humides) et apportent des co-bénéfices pour l’emploi, les rendements agricoles, l’environnement, les ressources en eau, la biodiversité… Ces solutions nécessitent une réflexion sur l’aménagement du territoire Faire de la place au vivant, accepter des espaces de liberté le long de nos côtes, pour les cours d’eau, pour les dynamiques écologiques de la biodiversité sont autant de « nouvelles » façons de gérer les risques naturels liés à l’eau. Les politiques publiques et d’aménagement doivent intégrer les solutions fondées sur la nature dans le panel des solutions de gestion des risques naturels. Les zones humides, urbaines ou en milieux ruraux, par exemple en Chine ou sur la vallée de l’Oise, supposent un aménagement radicalement différent de l’espace associé à une redistribution des ressources et des priorités. Les solutions fondées sur la nature doivent être de plus en plus considérées, explorées et utilisées tout en sachant qu’il n’y a pas de solution unique mais plusieurs solutions adaptées à un territoire et à sa population. Elles n’excluent pas le recours aux solutions plus classiques de génie civil qui peuvent être combinées dans les territoires à ces solutions douces en fonction des enjeux. Des retours d’expériences diversifiés Nous avons maintenant de nombreux exemples de toutes natures qui sont autant de démonstrateurs qu’il est possible d’avoir recours à la restauration et/ou la protection des écosystèmes dans la gestion des risques liés à l’eau et de leur pertinence dans un contexte de changement climatique. Il s’agit aujourd’hui d’encourager leur mise en œuvre, au-delà de la réalisation technique de ces solutions. La conduite des politiques et acceptabilité sociale Un certain nombre de pistes ont été évoquées, parmi lesquelles l’importance et l’efficacité de la participation, qui suggèrent qu’il faut des politiques non seulement participatives, mais plus encore inclusives, qui s’appuient sur des diagnostics clairs des besoins des populations locales, comme l’a souligné l’exemple brésilien. Les projets ont pu pointer les insuffisances ou les limites à la mise en œuvre des solutions fondées sur la nature : acceptabilité sociale, portage politique, financement spécifique, manque de données à la fois hydrologique mais aussi sur les écosystèmes, maîtrise du foncier, mais aussi un retour sur l’efficacité des solutions choisies et des bénéfices pour la biodiversité. Nous bénéficions en effet de plusieurs décennies d’expérience de génie écologique, dans des domaines aussi divers que la gestion du trait de côte, de l’érosion, de l’agroforesterie, des trames vertes et bleues en zone urbaine. L’enjeu aujourd’hui est de faire sortir ces expériences, ces savoir-faire techniques, de leur domaine spécialisé et d’en faire les bases de politiques publiques qui répondent à ces défis. Ils l’ont dit durant l’atelier « Nous n’arriverons pas à relever les défis du climat sans prendre en compte les écosystèmes » Sébastien MONCORPS, Directeur de l’UICN France « Notre responsabilité de décideur politique c’est d’agir, au plan local, par bassin et au plan international. La stratégie d’adaptation au changement climatique du bassin Seine-Normandie, partagée par l’ensemble des acteurs rassemblent nos forces et actions pour relever le défi du changement climatique. » François SAUVADET, Président du Comité de bassin Seine-Normandie « Rendre la ville plus perméable, infiltrer la pluie là où elle tombe, rendre nos milieux naturels plus résistants aux impacts du changement climatiques sont des solutions mises en œuvre par les acteurs du bassin et soutenus par l’Agence de l’eau Seine-Normandie » Patricia BLANC, Directrice générale de l’Agence de l’eau Seine-Normandie « Les pays partenaires de l’Agence Française de Développement sont des pays en
Capitale française de la biodiversité – résultats 2017
La ville de Muttersholtz, commune de 2 004 habitants du Bas-Rhin, est la nouvelle « Capitale française de la biodiversité » pour 2017 dont le thème était « Aménager, rénover et bâtir en favorisant la biodiversité ». Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours national qui récompense depuis 2010 les collectivités locales qui s’engagent dans la préservation de la biodiversité. Muttersholtz mène depuis de nombreuses années une politique publique forte en matière d’environnement et de biodiversité. Pionnière en matière d’éducation à la nature, elle conduit une politique de maîtrise foncière et de restauration de la trame verte et bleue sur son territoire rural, y compris par le maintien ou l’accueil d’activités économiques liées à la nature et au paysage (vergers et pressoir, génie écologique…) et l’écoconstruction ; sa Maison de la Nature en est une bonne illustration. « Meilleure petite ville pour la biodiversité 2017 », déjà reconnue Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) en 2015, elle prouve ainsi que ce n’est pas forcément la taille qui compte en matière de transition écologique mais bien la volonté politique, la cohérence de l’action et la mobilisation des acteurs du territoire. En savoir plus L’édition 2017 a permis de mettre en avant l’importance de l’intégration de la biodiversité dans les projets d’aménagement et de rénovation, ainsi que le rôle des collectivités pour assurer la préservation et la restauration des fonctions écologiques, y compris au travers de 19 ateliers de formation organisés au printemps et qui ont réuni plus de 1300 participants. Cinq autres collectivités récompensées Trois autres collectivités sont distinguées d’un titre national au regard du thème 2017 « Aménager, rénover et bâtir en favorisant la biodiversité » : Rosny-sous-Bois (44 448 habitants, Seine-Saint-Denis) est désignée « Meilleure ville moyenne pour la biodiversité 2017 » : elle offre un des exemples français les plus aboutis d’écoconstruction de bâtiments scolaires (groupe scolaire des Boutours), et démontre que construire écologique vite, bien et moins cher est possible ! En savoir plus Strasbourg (276 170 habitants, Bas-Rhin) est désignée « Meilleure grande ville pour la biodiversité 2017 », pour son action globale en faveur de la biodiversité depuis les documents d’urbanisme et de planification, l’aménagement de friches industrielles en nouveaux parcs urbains ou encore la dynamique de végétalisation citoyenne de l’espace public qu’elle anime et soutient. À noter, Strasbourg avait déjà été lauréate dans sa catégorie et désignée Capitale française de la Biodiversité en 2014 autour du thème « Agriculture urbaine et biodiversité ». Elle démontre avec ce prix 2017 qu’elle continue d’agir, qu’elle amplifie son action et son implication en faveur de la biodiversité dans d’autres politiques publiques, avec son plan d’action participatif « Strasbourg Grandeur Nature 2016-2020. En savoir plus La Communauté de communes Val d’Ille-Aubigné (34 373 habitants, Ille-et-Vilaine) est désignée « Meilleure Intercommunalité pour la biodiversité 2017 », pour son action de préservation et de restauration concrète de la trame verte et bleue sur son territoire par l’aménagement de passages à faune notamment et ses efforts en matière d’écoconstruction d’un équipement public. En savoir plus Deux prix régionaux ont de plus été décernés : Mouans-Sartoux (9 544 habitants, Alpes-Maritimes) reçoit le trophée de « Capitale régionale de la biodiversité 2017 » décerné par l’Agence régionale pour l’Environnement en Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARPE). Un titre qui récompense la commune pour son action continue de préservation et de valorisation de ses terres agricoles, forestières et naturelles. Elle aussi déjà lauréate nationale en 2014 autour du thème « Agriculture et biodiversité », Mouans-Sartoux poursuit donc et amplifie son action en faveur de la restauration collective bio et locale produite en régie agricole municipale en grande partie, mais aussi la transformation de son espace public de centre-ville avec la création d’allées piétonnes qui participent à la trame verte urbaine aux côtés des actions de végétalisation citoyenne qu’elle encourage et accompagne. En savoir plus Versailles (85 461 habitants, Yvelines) est distinguée par le « prix régional Île-de-France 2017» décerné par l’agence régionale pour la Nature et la biodiversité en Île-de-France (Natureparif), pour son travail pionnier de transformation paysagère de ses cimetières afin d’éviter l’usage de désherbants toxiques pour l’homme et la nature. Un travail qui a inspiré de nombreuses autres collectivités et qui va beaucoup plus loin que l’obligation désormais réglementaire pour les acteurs publics de ne plus utiliser de pesticides chimiques sur certains de leurs espaces ouverts au public. En savoir plus L’ARPE Provence-Alpes-Côte d’Azur expérimentait cette année un travail innovant d’animation régionale de l’opération nationale Capitale française de la Biodiversité, avec le soutien de la Région Provence Alpes Côte d’Azur et de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et l’appui d’un jury régional. Une expérimentation réussie et qui inspirera sans doute d’autres régions volontaires à l’avenir. Contacts presse : Ludovic Provost, Plante & Cité – ludovic.provost@plante-et-cite.fr – tél. 02 41 72 38 15 – 06 01 33 68 17 Gilles Lecuir, Natureparif – gilles.lecuir@natureparif.fr – tél. 01 83 65 40 22 – 06 09 69 00 61 Stéphanie Garrido, ARPE Provence-Alpes Côte d’Azur – s.garrido@arpe-paca.org – tél. 04 42 90 90 54 Céline Piquier, Agence française pour la Biodiversité – celine.piquier@afbiodiversite.fr – tél. 06 48 15 33 29 L’opération Capitale française de la Biodiversité est organisée par Plante & Cité, centre technique national sur les espaces verts et la nature en ville, par Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, et par l’Agence française pour la Biodiversité, avec l’Agence régionale pour l’Environnement et l’écodéveloppement en Provence Alpes-Côte d’Azur dans le cadre de l’expérimentation de la régionalisation de l’opération. Elle est soutenue par les ministères de la Cohésion des territoires et de la Transition écologique et solidaire et par le Secrétariat exécutif de la Convention biologique des Nations-Unies. Enfin, elle s’appuie sur de nombreux autres partenaires, réunis au sein de son Comité scientifique et technique, en charge de l’évaluation des candidatures. Muttersholtz est la septième ville à décrocher le titre de « Capitale française de la biodiversité » après Rennes (2016), Strasbourg (2014), Niort (2013), Lille (2012), Montpellier (2011) et Grande-Synthe (2010). En savoir plus En 2018, l’opération Capitale française de la
L’Atelier international eau et climat débute aujourd’hui
Les 20, 21 et 22 septembre 2017, l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de Développement en partenariat avec l’UICN France, l’AFB, le PFE et l’IDDRI organisent un atelier international eau et climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques ». Les acteurs de l’eau, de l’aménagement des territoires, du développement et de la biodiversité, sont rassemblés ces 3 prochains jours pour échanger sur les « solutions fondées sur la nature » pour réduire les risques naturels liés à l’eau (sécheresses, inondations, érosions…). La raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions fondées sur la Nature, multifonctionnelles et adaptatives pour renforcer les capacités protectrices des milieux naturels sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques. Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins versants français pour s’adapter aux changements climatiques. Autour de tables rondes, de présentations de projets, de groupes de travail et de visites de terrain, seront partagées les expériences et bonnes pratiques de projets français et internationaux ce qui permettra d’identifier les principaux freins et leviers d’actions au développement des solutions. PROGRAMME et INSCRIPTIONS sur water-climate-workshop.com. Suivez l’actualité de l’atelier international avec #nature4climate et depuis le compte de l’UICN France PLUS D’INFORMATIONS Agence de l’eau Seine-Normandie contact@water-climate-workshop.com 51 rue Salvador Allende 92 027 NANTERRE (France) Site internet dédié au Workshop Programme de l’atelier
Le Quarry Life Award : un concours pour la biodiversité des carrières
Le Groupe HeidelbergCement organise tous les deux ans le « Quarry Life Award », un concours international dédié à la biodiversité. Chercheurs, associations, étudiants, scolaires et citoyens sont invités à proposer des projets liés à la biodiversité dans les carrières du groupe. En France, 12 carrières participent au concours (localisation et description des carrières participantes). Les projets sont organisés en deux thématiques, chacune comportant 3 catégories de projets : – la recherche (gestion de la biodiversité, recherche sur les habitats et les espèces, à l’extérieur de la carrière) – les initiatives sociétales (éducation/ enseignement, communautés locales, projet scolaire) Les candidats sont invités à soumettre une « proposition de projet » d’ici au 20 novembre 2017, pour une mise en œuvre des projets après sélection nationale entre janvier et septembre 2018. Les projets sélectionnés concourront à la fois pour un prix national (jusqu’à 5000 €) et international (jusqu’à 30 000 €). L’UICN France accompagnera les sites participants et les candidats porteurs de projets dans leur démarche. Plus d’informations Consulter le site de Ciments Calcia et le communiqué de presse Contacter Elodie Russier-Decoster (UICN France) : elodie.russier@uicn.fr
26 juillet : Journée internationale des mangroves
2ème édition de la Journée internationale des mangroves Aujourd’hui, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales célèbre pour la seconde fois en Guadeloupe, et dans tout l’Outre-mer français, la Journée Internationale des Mangroves. Cette journée internationale de célébration des mangrove, validée par l’UNESCO en 2015, a pour objectif de souligner l’importance des mangroves, des biotopes uniques, vulnérables et qui prodiguent des bénéfices importants aux populations humaines y compris en termes de sécurité alimentaire. Elles sont aussi particulièrement importantes dans le contexte de réduction des impacts du changement climatique et notamment l’intensification des cyclones, la montée du niveau de la mer avec l’augmentation de la houle. Depuis 1998, le 26 Juillet a été nommé « Journée Internationale des Mangroves » ou « Journée d’Action pour la Mangrove », porté notamment par notre partenaire Mangrove Action Project.” Le Pôle relais organise des évènements s’inscrivant dans cette action au niveau mondiale afin de promouvoir l’importance des mangroves dans les territoires d’Outre-mer. En Guadeloupe par exemple, un évènement est organisé en partenariat avec la commune des Abymes ; d’autres évènements sont organisés à Mayotte et à Wallis. Plus d’informations Proclamation du 26 juillet comme « Journée Internationale pour la Conservation de l’Ecosystème des Mangroves » par l’UNESCO Site internet du Pôle relais zones humides tropicales Page dédiée aux actions du Pôle relais zones humides tropicales Dossier de presse de l’événement en Guadeloupe
Accélération de la crise d’extinction des espèces
D’après une étude scientifique qui vient de paraître, basée sur les données de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN, la disparition des espèces s’est accélérée sur la période de 1900 à 2016. L’étude réalisée par les chercheurs Gerardo Cebellas (Université nationale autonome du Mexique), Paul Ehrlich et Rodolfo Dirzo (Université de Stanford) et publiée le 10 juillet dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) rappelle la situation alarmante de la réduction du nombre d’individus pour de nombreuses espèces de vertébrés (mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens), ainsi que la diminution de leurs aires de répartition géographique. L’érosion de la biodiversité se poursuit La Liste rouge des espèces menacées de l’UICN constitue l’inventaire de référence sur la situation des espèces. En se basant sur celles-ci, les trois scientifiques ont examiné les évolutions des populations de 27 600 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens terrestres, réparties sur les cinq continents. Plus précisément, ils ont étudié les données plus détaillées de 177 espèces de mammifères et leurs évolutions depuis 1900. Au total, 32 % des espèces étudiées déclinent en termes de population et d’étendue. Plusieurs mammifères qui se portaient bien il y a une ou deux décennies sont maintenant en voie de disparition. Leur constat indique que beaucoup d’espèces qualifiées de communes sont touchées (30% de l’échantillon des 27600 espèces). Des populations d’espèces en déclin sur tous les continents En 2016, plusieurs espèces déjà considérées comme menacées ont subi un déclin important sur les 10 à 30 dernières années. C’est le cas des guépards (plus que 7000 individus), des lions d’Afrique (35000, soit – 43 % depuis 1993) ou des orangs-outans vivants à Bornéo et Sumatra (-25 % ces dix dernières années). Cependant des espèces encore communes il y quelques années sont aussi maintenant touchées par un déclin sévère : c’est le cas en Afrique des girafes qui sont passées de 155 000 individus en 1985 à 97 000 en 2015 (-40%), ou, en France, du Chardonneret élégant, un petit passereau, dont les effectifs ont chuté de 40% en 10 ans ou de l’Alouette des champs dont la population a diminué de 20% en 15 ans. Ce déclin généralisé de la faune sauvage terrestre a été observé dans tous les continents. Il est plus marqué dans les régions tropicales (Amazonie, bassin du Congo, Asie du Sud-Est), compte-tenu de l’importante biodiversité qu’elles abritent, mais il est aussi prononcé dans les régions tempérées comme l’Europe. Les conclusions de l’étude confirment celles du dernier rapport « Planète vivante », publié en octobre 2016 par le Fonds mondial pour la nature (WWF), en estimant que la planète a actuellement perdu au moins 50% du nombre d’animaux vertébrés vivant dans les mieux terrestres et que la 6ème crise d’extinction de la biodiversité s’amplifie. Plus d’informations – Lien vers l’étude – La liste rouge des espèces menacées de l’UICN – La liste rouge des espèces menacées en France Photo : © Thomas Bacha
Pacte mondial pour l’environnement
L’environnement comme droit fondamental : Pacte mondial pour l’environnement Vient d’être dévoilé un projet de pacte mondial pour l’environnement : c’était samedi 24 juin dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne, événement organisé par le Club des Juristes, sous la présidence de Laurent Fabius. Le projet de Pacte mondial sur l’environnement a vocation à être adopté par l’Assemblée générale des Nations unies dans les années à venir, pour devenir la pierre angulaire du droit international de l’environnement. Plusieurs figures marquantes de l’action contre le dérèglement climatique et pour le développement sont intervenues : Ban Ki-moon, Arnold Schwarzenegger, Anne Hidalgo, Mary Robinson, Laurence Tubiana, Manuel Pulgar-Vidal, Jean Jouzel, ainsi que d’éminents juristes et magistrats de cours constitutionnelles ou cours suprêmes du monde entier. L’UICN a été hautement représenté, par son Président, Zhang Xinsheng, ainsi que par le Président de sa Commission du Droit de l’environnement, Antonio Benjamin, Juge à la Haute Cour nationale du Brésil. Après les deux Pactes internationaux de 1966 – l’un relatif aux droits civils et politiques, l’autre relatif aux droits économiques, sociaux et culturels –, ce nouveau Pacte consacrerait une troisième génération de droits fondamentaux. L’idée d’un Pacte mondial pour l’environnement est ancienne, elle est portée par la communauté internationale des juristes depuis plus de 30 ans. C’est au lendemain de la Charte mondiale de la nature adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1982 qu’elle trouve son origine. Par la suite, la Commission Brundtland en 1986 recommandait la préparation d’une Déclaration universelle et d’une Convention internationale pour la protection de l’environnement et le développement durable. Dans le prolongement de cette recommandation, en 1995, un projet de convention, qui deviendra une référence majeure en la matière, le « Draft International Covenant on Environment and Development » était adopté par la Commission mondiale du droit de l’environnement de l’UICN, en coopération avec le Conseil international pour le droit de l’environnement (International Council of Environmental Law, ICEL). Mais ce n’est qu’après la COP 21 que l’initiative voit concrètement le jour sous l’impulsion de Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel de la République française, ancien ministre des Affaires étrangères et président de la COP21 et de Yann Aguila, avocat au barreau de Paris et président de la commission environnement du Club des juristes. Ce sont plus de 80 experts de 40 nationalités juges, avocats et professeurs de droit, du Brésil, d’Argentine, du Canada, des Etats-Unis, d’Inde, du Pakistan, de Chine, de Turquie, du Cameroun, de Russie ou de l’Union européenne qui ont travaillé ensemble à cette proposition de pacte. Le projet de pacte pose comme principe le droit à un environnement écologiquement sain mais aussi le devoir pour chaque personne de prendre soin de l’environnement. Le document d’une trentaine d’articles pose de grands principes tels que le principe de prévention, de précaution, le principe pollueur-payeur, le principe d’information et de participation du public, l’accès à la justice en matière environnementale, la non-régression. Il a été remis à Emmanuel Macron, qui a clôturé les débats à la Sorbonne en annonçant qu’il s’engageait à agir et « pour que ce travail ainsi amorcé, soit continué, d’aboutir à un texte, de convaincre nos partenaires et de placer ces efforts sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies en association l’assemblée générale de l’ONU avec la volonté de renforcer les agences existantes et pour dès septembre prochain, porter les bases de ce qui ne sera pas l’avant-projet mais bien un pacte mondial pour l’environnement que la France portera ». Plus d’informations : – Découvrez le texte de l’avant-projet de Pacte mondial pour l’environnement : http://www.leclubdesjuristes.com/wp-content/uploads/2017/06/Avant-projet-de-Pacte-mondial-pour-lenvironnement-24-juin-2017.pdf – Lien vers l’allocution du Président de la république : http://www.elysee.fr/declarations/article/allocution-du-president-de-la-republique-vers-un-pacte-mondial-pour-l-environnement/ – Lien vers la page dédiée à la Commission Droit et Politiques Environnementales de l’UICN France Photo : © Pierre Metivier
SAVE THE DATE : Atelier international eau et climat 2017
Les 20, 21 et 22 septembre 2017 à l’UIC-P, l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de Développement organisent un atelier international eau et climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques ». Acteurs de l’eau, de l’aménagement des territoires, du développement et de la biodiversité, venez échanger sur les « solutions fondées sur la nature » pour réduire les risques naturels liés à l’eau (sécheresses, inondations, érosions…). La raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions vertes, « sans regret » et multifonctionnelles pour maximiser les services écosystémiques et renforcer les capacités protectrices des milieux naturels sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques. Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins français pour s’adapter aux changements climatiques. Autour de tables rondes, de présentations de projets, de groupes de travail et de visites de terrain, vous pourrez identifier les freins et leviers d’actions au développement des solutions d’ingénierie écologique et partager les expériences et bonnes pratiques de projets français et internationaux. Inscriptions gratuites et obligatoires. PROGRAMME et INSCRIPTIONS sur water-climate-workshop.com. Suivez l’actualité de l’atelier international avec #nature4climate PLUS D’INFORMATIONS Agence de l’eau Seine-Normandie contact@water-climate-workshop.com 51 rue Salvador Allende 92 027 NANTERRE (France) Site internet dédié au Workshop
Elections présidentielles et biodiversité
Elections présidentielles et biodiversité Le Comité français de l’UICN s’est impliqué au sein du Conseil d’Orientation Stratégique de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, dont il est membre et Vice-président, pour interpeller les principaux candidats à l’élection présidentielle 2017 sur la prise en compte des enjeux de la biodiversité. Un appel a été lancé auprès des candidats pour qu’ils soutiennent la recherche sur la biodiversité et proposent des solutions pour préserver et utiliser durablement la biodiversité. L’appel souligne que la biodiversité est au cœur du fonctionnement des sociétés humaines (alimentation, régulation du climat, santé) et qu’elle fait partie des solutions aux grands défis environnementaux. Le respect de la biodiversité dans son fonctionnement, ses dynamiques, son évolution, constitue un impératif pour l’Humanité et une préoccupation de nombreux citoyens. Le lancement de cet appel a été suivi d’une rencontre avec les représentants des 5 principaux candidats organisée le 23 mars 2017. Bertrand Pancher pour François Fillon, Yannick Jadot pour Benoît Hamon, Arnaud Leroy pour Emmanuel Macron, Eric Coquerel pour Jean-Luc Mélenchon et Philippe Murer pour Marine Le Pen ont présenté le contenu des programmes et répondu aux questions des différents membres du Conseil d’Orientation Stratégique de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, dont celles du Comité français de l’UICN. Les représentants des candidats ont abordé les thèmes de la lutte contre l’érosion de la biodiversité notamment via l’artificialisation des sols, la réduction ou suppression des pesticides et la lutte contre le changement climatique, le développement du réseau des espaces protégés et des plans de protection des espèces, les mesures pour concilier agriculture et biodiversité, la protection des océans et de la biodiversité des outre mer, le soutien et les moyens dédiés à la nouvelle Agence française de la biodiversité, la fiscalité, ainsi que le soutien à la recherche scientifique. Les vidéos des interventions sont consultables aux liens suivants : Arnaud Leroy, En Marche ! Emmanuel Macron Bertrand Pancher, Les Républicains, François Fillon Yannick Jadot, Parti socialiste, Benoit Hamon Philippe Murer, Front national, Marine Le Pen Eric Coquerel, La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon