Nouvel appel à projets petites subventions PPI 5

Le Programme de Petites Initiatives (PPI), financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), et mis en œuvre par le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec le Programme d’Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l’UICN, lance un nouvel appel à projets « petites subventions ». Le PPI 5 a comme objectif principal de renforcer la contribution de la société civile et des collectivités décentralisées d’Afrique de l’Ouest et Centrale à la conservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique à travers le financement de projets locaux. Les thématiques environnementales ciblées sont la protection de la biodiversité remarquable et la lutte contre les changements climatiques à travers des solutions fondées sur la nature tout en favorisant l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Le programme vise la mise en œuvre d’environ 15 projets « petites subventions » dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Objectifs de l’appel à projets Le PPI poursuit les objectifs suivants : La réalisation de projets de terrain de conservation de la biodiversité remarquable (espèces/écosystèmes rares et/ou menacés, endémiques) et de lutte contre le réchauffement climatique par les acteurs de la société civile d’Afrique de l’Ouest et Centrale, Le renforcement de la société civile en matière d’instruction, de gestion et de suivi de projets et en matière de compétences techniques associées à la mise en œuvre de ces projets, Le renforcement de la capacité d’influence des organisations de la société civile sur les politiques environnementales de ces pays, Le partage et la diffusion des expériences entre acteurs de la société civile. Les porteurs de projets éligibles Les porteurs de projets éligibles à cet appel à propositions « petites subventions » du PPI.5 sont des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement du PPI travaillant autour de forts enjeux de conservation de la nature et/ou de lutte contre les changements climatiques. Les pays éligibles pour cet appel à projets sont : Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, le Sud et Centre Burkina-Faso et l’Extrême Sud Niger. Afrique Centrale : Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, Gabon, Sao Tomé-et-Principe, République Démocratique du Congo. Le montant maximum pour ces petites subventions est de 45 000 €, avec un montant moyen accordé de 30 000 €. Le niveau de cofinancement est de 50% (maximum de 75 % si cofinancement local) et la durée des projets est de 18 mois maximum. Date de clôture de l’appel à projets lundi 1er Mai 2017 – 18h00 (heure de Paris GTM +1) Vous souhaitez présenter un dossier ? Pour déposer un dossier de demande de financement, lisez attentivement le règlement du concours de projets (disponible en téléchargement ci dessous) et si vous estimez que votre projet répond aux critères, remplissez une fiche-résumé selon le modèle disponible ci-dessous. Règlement du concours petites subventions Fiche-résumé YOU WANT TO SUBMIT A PROPOSAL? To submit a proposal, carefully read the rules and criteria call for proposals and if you feel that your project meets the criteria, fill out a pre-proposal according to the template available below. Rules and criteria Pre-proposal template CONTACT ppi@uicn.fr

40 ans de protection de la nature : succès et défis de la préservation des espèces

Alors que l’année 2016 marque les 40 ans de la première grande loi relative à la protection de la nature en France, le réseau des spécialistes des espèces du Comité français de l’UICN dresse à cette occasion un bilan de la situation. Si l’avenir de nombreuses espèces de la faune et de la flore est aujourd’hui très préoccupant, quelques succès marquants tracent la voie à suivre et démontrent que les actions de conservation permettent de sauver des espèces parmi les plus menacées.   Des responsabilités mondiales Selon la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN, la France figure parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces animales et végétales menacées au niveau mondial. Avec 1143 espèces mondialement menacées présentes sur son territoire, notre pays porte une responsabilité majeure dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité qui frappe la planète. Ce sont en particulier les collectivités françaises d’outre-mer qui placent la France dans cette position. Les territoires français ultra-marins sont en effet quasiment tous situés dans des points chauds de la biodiversité mondiale, c’est-à-dire des régions très riches en espèces mais également très menacées : îles Caraïbes, îles de l’océan Indien, Polynésie-Micronésie, Nouvelle-Calédonie. A l’échelle du continent européen, la France est également directement concernée : 275 espèces mondialement menacées sont recensées dans l’Hexagone. Cette situation est liée à la grande diversité des habitats naturels considérés comme prioritaires au niveau européen sur notre territoire, ainsi qu’à la richesse biologique de la zone méditerranéenne, autre point chaud de la biodiversité mondiale. Les principales menaces pesant sur les espèces sont bien connues : dégradation et fragmentation des milieux naturels, surexploitation, introduction d’espèces devenant envahissantes, pollutions et changement climatique.   Une loi constituant un acte fondateur La loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature a posé les grands principes du droit français de l’environnement en matière de préservation des espèces et des milieux et a apporté des outils importants pour les faire respecter. Elle est en particulier à l’origine des premières listes d’espèces animales et végétales protégées. Elle a permis de renforcer significativement la protection des espaces naturels, avec la création des réserves naturelles et des arrêtés de protection de biotope. Elle a introduit un régime de permis obligatoire pour la détention et la commercialisation des espèces de la faune et de la flore protégées au niveau international par la Convention de Washington (ou CITES). Elle a également imposé la réalisation d’études d’impact environnemental avant tout projet d’aménagement portant atteinte aux milieux naturels et a introduit le principe de la compensation écologique. Par ses dispositions novatrices, la loi de 1976 a constitué un véritable tournant pour la protection de la nature en France. Sa mise en œuvre a impulsé une réelle dynamique positive et favorisé l’investissement de nombreux bénévoles et professionnels dans la conservation de la biodiversité.   Des succès qui tracent la voie à suivre Parmi les succès marquants, la protection réglementaire de la Loutre d’Europe et les campagnes menées en sa faveur ont fini par porter leurs fruits : alors que l’espèce était en situation très précaire il y a quelques décennies, elle a désormais recolonisé de vastes secteurs de son territoire dans la plupart des régions françaises. Les actions de protection des zones humides ont amélioré la situation de plusieurs échassiers, comme la Spatule blanche ou le Blongios nain. Le Bouquetin des Alpes, lui, avait quasiment disparu de l’arc alpin français. Grâce à l’action d’associations, à sa protection et à la création des parcs nationaux alpins, il a aujourd’hui repeuplé plusieurs départements. Enfin, suite au succès de son programme de réintroduction, le Vautour moine niche à nouveau dans les Grands Causses, après avoir disparu de France pendant près d’un siècle. D’autres succès sont encourageants mais restent fragiles. Dans les Antilles françaises et en Guyane, la situation des tortues marines est en voie d’amélioration, grâce à la mobilisation continue des acteurs de la société civile depuis de nombreuses années pour assurer la surveillance des plages de ponte, désormais renforcée par un plan national d’action. De même à la Réunion, où la restauration des plages et la réduction des captures accidentelles en collaboration avec les pêcheurs de l’île ont permis le retour de la Tortue verte. Ces réussites remarquables sont le plus souvent le résultat d’actions efficaces des pouvoirs publics et des associations de protection de la nature, menées en synergie et soutenues par des moyens financiers et humains adaptés, sur la base de lignes directrices scientifiques et avec l’adhésion des acteurs locaux.   Des efforts à conforter et des obstacles à surmonter Pour autant, d’autres espèces demeurent en situation précaire alors qu’elles font l’objet d’initiatives pour restaurer leur état de conservation. C’est le cas d’oiseaux comme l’Aigle de Bonelli et le Râle des genêts, ou d’un papillon comme l’Azuré de la sanguisorbe, qui bénéficient actuellement de plans nationaux d’action. C’est le cas également de plusieurs plantes faisant l’objet de programmes de conservation, comme la Saxifrage oeil-de-bouc ou l’Armérie de Belgentier. Les actions entreprises doivent encore s’inscrire dans la durée pour assurer à ces espèces un avenir pérenne en France. Pour d’autres espèces, malgré la mise en place de programmes et de plans de conservation, la situation reste très préoccupante en raison d’un manque d’actions, de coordination, de concertation ou de moyens financiers. L’Anguille d’Europe, bien que protégée à divers titres et bénéficiant de plans de gestion dans tous les pays de l’Union européenne, subit toujours de nombreuses pressions et demeure menacée. En dépit des efforts entrepris, le Vison d’Europe et la Grande Mulette continuent quant à eux de voir leurs effectifs chuter de manière alarmante. Et la situation complexe et fragile de l’Ours brun, du Loup et du Lynx en France illustre bien les difficultés de coexistence et les polémiques qui n’ont pas été résolues depuis 40 ans. Enfin, au-delà du cadre législatif national, les collectivités françaises du Pacifique font face à d’importants défis. Si l’Etat français est garant de la préservation de la biodiversité sur l’ensemble de son territoire, les collectivités locales et la

Un nouveau programme de soutien à la société civile africaine

Après 10 ans de succès, un nouveau programme de soutien à la la société civile africaine est lancé par le FFEM et l’UICN France pour renforcer l’action sur la biodiversité et le climat Le Programme de Petites Initiatives (PPI) renouvelle pour les 3 prochaines années son appui à la société civile africaine active dans la protection de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Une nouvelle convention est signée aujourd’hui entre le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN France), pour la mise en œuvre de ce programme, au moment où il célèbre ses 10 années d’existence.   De petits projets pour de grands enjeux Depuis 2006, le Programme de Petites Initiatives, financé par le FFEM, accompagne directement les organisations de la société civile (OSC) des pays d’Afrique subsaharienne actives dans la préservation de la biodiversité grâce à des subventions d’un montant maximum de 50 000 €. En 10 ans, 144 organisations ont reçu une aide de ce programme dont la gestion est assurée par l’UICN France et le programme Afrique Centrale et de l’Ouest de l’UICN (UICN-PACO). Les projets apportent des résultats concrets pour la conservation de la nature en Afrique et intègrent le plus souvent, dans leurs actions, des activités génératrices de revenus qui bénéficient directement aux populations locales et à leur développement socio-économique (par ex. plus de 60 projets de développement de filières de commercialisation de produits naturels ont été financés). Le PPI constitue aujourd’hui le principal outil de la coopération française finançant directement les OSC de pays du sud pour des actions spécifiques de conservation.   Une société civile africaine renforcée pour répondre aux défis environnementaux Le PPI contribue à renforcer les capacités des organisations africaines grâce à un accompagnement de proximité mis en œuvre par l’UICN-PACO. Progressivement certaines de ces OSC sont devenues des acteurs majeurs au sein de leurs pays respectifs. Elles participent aujourd’hui à des commissions nationales, mènent des actions de plaidoyer auprès des responsables politiques, partagent leur expertise, etc. Le PPI a permis la constitution et la structuration de réseaux et d’alliances entre acteurs travaillant sur les mêmes thématiques ou/et au sein d’une même région. Ces partenariats se sont même parfois étendus à l’international, aboutissant à la création de synergies et coopérations entre acteurs de la société civile au Nord et au Sud.   Une nouvelle phase PPI pour consolider les actions et encourager les dynamiques régionales L’objectif de cette nouvelle phase, est de continuer à soutenir les OSC afin de favoriser l’émergence d’une masse critique d’organisations capables de mener des actions concrètes sur le terrain, de travailler ensemble et d’influencer les politiques publiques et les acteurs du secteur privé. A titre d’exemple, le PPI va poursuivre son accompagnement à l’Alliance pour la conservation des Grands Singes en Afrique Centrale (GSAC), qui regroupe six OSC de quatre pays d’Afrique Centrale (Gabon, Congo Brazzaville, RDC et Cameroun) et dont l’objectif est de contribuer à la conservation des grands singes et de leurs habitats tout en appuyant le développement des communautés locales. Leur mise en réseau permettra de mutualiser les efforts, de valoriser les travaux des membres et de communiquer et porter des messages au niveau régional et international en faveur des grands singes d’Afrique (le Gorille de l’Est, le Gorille de l’Ouest, le Chimpanzé et le Bonobo), tous menacés d’extinction.   Pour en savoir plus Page dédiée au PPI Site internet du FFEM   Documents joints Communiqué de presse Dossier de presse sur les 10 ans du PPI

Un partenariat pour les Zones Clés pour la Biodiversité

Des acteurs clés de la conservation s’unissent pour cartographier, monitorer et préserver les sites vitaux pour le maintien de la vie sur Terre   Hawaii, 3 septembre 2016 – 11 des principales organisations mondiales de la conservation de la nature annoncent un nouveau et ambitieux partenariat pour identifier, cartographier, monitorer et préserver les Zones Clés pour la Biodiversité (ZCB) – des sites qui abritent notamment des habitats vitaux pour les espèces menacées – en y engageant plus de 15 millions de dollars dans les cinq années à venir. Cette annonce a été effectuée pendant le Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tient actuellement à Hawaii, États-Unis d’Amérique. Le Partenariat pour les ZCB permettra de mobiliser des ressources et des compétences afin d’identifier et de cartographier les Zones Clés pour la Biodiversité dans le monde entier. Le suivi de ces sites permettra de détecter des menaces potentielles et de définir des mesures de conservation pertinentes. Le Partenariat apportera aussi des conseils aux gouvernements nationaux en vue de l’expansion de leur réseau d’aires protégées, et collaborera avec le secteur privé afin d’aider les entreprises à réduire et à atténuer l’impact de leurs activités sur la nature.  « Il s’agit d’une initiative d’une importance vitale pour la biodiversité de notre planète, » dit Braulio Ferreira de Souza Dias, Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique. « Ce Partenariat renforcera les efforts de conservation sur le plan mondial en mettant en lumière des sites d’importance internationale qui nécessitent des mesures de conservation urgentes. Il contribuera aussi à atteindre les objectifs du Plan stratégique pour la biodiversité et permettra aux gouvernementaux nationaux et aux organisations environnementales de veiller à ce que les moyens limités dont on dispose soient affectés aux sites vitaux pour la nature. » L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a travaillé avec des centaines d’experts et de décideurs afin d’élaborer un Standard mondial pour l’identification des Zones Clés pour la Biodiversité. Ce Standard sera également présenté lors du Congrès mondial de la nature, lundi 5 septembre. « Notre planète est à la croisée des chemins et nous devons d’urgence prendre des mesures si nous voulons qu’elle soit en mesure de continuer à assurer notre existence, » dit Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Connaître l’emplacement et les raisons pour lesquelles un site est considéré comme vital pour la survie d’espèces menacées est un élément essentiel de tout développement durable et deviendra crucial pour la réalisation des Objectifs du développement durable. » Plus particulièrement, les informations relatives aux Zones Clés pour la Biodiversité contribueront à atteindre l’Objectif de développement durable 14, relatif à la conservation et l’utilisation durable des océans, et l’Objectif 15, sur la gestion des forêts, la lutte contre la désertification et l’arrêt du processus de dégradation des sols. Le Partenariat pour les ZCB peut tirer profit du solide bilan des partenaires en matière d’identification, suivi et préservation de sites. Depuis 40 ans, BirdLife International a identifié plus de 13 000 Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux et de la Biodiversité, terrestres et marines, dans toutes les régions du monde, par le biais de ses 120 partenaires nationaux et d’autres acteurs, tandis que le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques a apporté son appui à l’identification de 6000 Zones Clés pour la Biodiversité dans les « points chauds » de la biodiversité mondiale. Plus de 18 000 Zones Clés pour la Biodiversité, d’importance mondiale et régionale, ont été identifiées et cartographiées, dont le Parc national Ujung Kulon en Indonésie, qui abrite la dernière population connue du Rhinocéros de Java (Rhinoceros sondaicus), classé En danger critiques d’extinction, et la zone marine protégée de Molokai à Hawaii, dont les eaux peu profondes sont le seul site connu du corail Porites pukoensis, En danger critique d’extinction.   Le nouveau partenariat va fédérer tous ces efforts sous une bannière commune : les Zones Clés pour la Biodiversité.   Le réseau de ZCB sera étendu à d’autres espèces et écosystèmes en utilisant le Standard mondial des ZCB. Ces données permettront d’orienter les décideurs pour reconnaître les zones nécessitant une sauvegarde et aideront un grand nombre d’utilisateurs à définir leurs priorités en matière de conservation, respecter les engagements pris au niveau international et mettre en œuvre leurs politiques environnementales. Les partenaires de cette initiative pour les ZCB sont les suivants : l’Amphibian Survival Alliance, BirdLife International, Conservation International, le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques, le Fonds pour l’environnement mondial, Global Wildlife Conservation, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), NatureServe, la RSPB, la Wildlife Conservation Society et le Fonds mondial pour la nature. « Promouvoir et mettre en œuvre des solutions de conservation efficaces nécessite d’avoir des stratégies globales clairement identifiées, » dit Naoko Ishii, directrice générale et présidente du FEM.  « À cet égard, nous sommes fiers d’être l’un des membres fondateurs de ce nouveau partenariat pour aider à cartographier et à protéger certains aspects les plus précieux de la biodiversité de la planète. »

Le monde protège désormais près de 15% de ses terres

Le monde protège désormais près de 15% de ses terres, mais des zones cruciales pour la biodiversité restent oubliées Près de 15% des terres de notre planète et 10% de ses eaux territoriales sont couvertes par des parcs nationaux et autres aires protégées. La couverture des aires marines protégées a augmenté de presque 300% au cours des dix dernières années. Cependant, dans le monde, huit zones clés pour la biodiversité sur dix ne bénéficient pas d’une protection complète. Avec 14,7% des terres et 10% des eaux territoriales protégées, le monde est en bonne voie pour réaliser un objectif majeur de la conservation mondiale, selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), lancé le 3 septembre au Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se déroule actuellement à Hawai’i. Cependant, le rapport Planète protégée 2016 souligne également que des zones cruciales pour la biodiversité sont oubliées, des espèces et habitats essentiels sont sous-représentés, et l’efficacité des aires protégées est limitée par une gestion inadéquate. « Les avancées énormes que nous avons faites ces dix dernières années en termes de nombre et de taille des aires protégées doivent aller de pair avec des améliorations de leur qualité », souligne le Directeur du PNUE, Erik Solheim. « Le monde doit faire plus pour protéger efficacement nos espaces biologiques les plus divers. Les aires protégées doivent être mieux connectées, afin de permettre aux populations animales et végétales de se mélanger et s’épanouir. Il est également important de veiller à ce que les communautés locales soient impliquées dans les efforts de protection. Leur soutien est fondamental pour la conservation à long terme. » « Aujourd’hui, le monde fait face à des défis environnementaux et sociétaux de taille, comme les changements climatiques, la sécurité hydrique et alimentaire » affirme la Directrice générale de l’UICN, Inger Andersen. « Les aires protégées jouent un rôle essentiel dans la conservation d’espèces et d’écosystèmes qui nous aident à lutter contre ces problèmes. Il est donc crucial de garantir leur cartographie soigneuse et leur gestion efficace si nous voulons continuer à prospérer sur notre planète. » Selon les scientifiques du Centre mondial de surveillance de la conservation de l’UICN et du PNUE, il existe aujourd’hui 202 467 aires protégées qui couvrent presque 20 millions de kilomètres carrés, soit 14,7% des terres du monde, Antarctique exclue. Nous sommes donc un peu en dessous de l’objectif de 17% établi pour 2020 par la Convention sur la diversité biologique dans le cadre des Objectifs d’Aichi pour la biodiversité. La couverture terrestre des aires protégées a diminué de 0,7% depuis le dernier rapport Planète protégée. Cependant, les scientifiques attribuent davantage ce déclin aux flux dans les données – modifications de frontières, suppression de certains grands sites de la Base de données mondiale sur les aires protégées, amélioration de la qualité des données – plutôt qu’à une diminution réelle dans la couverture sur le terrain. Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes sont ceux qui protègent la plus grande part de leurs terres, avec presque 5 millions de kilomètres carrés au total. Le Brésil compte pour environ la moitié, et peut s’enorgueillir de posséder le plus grand système d’aires protégées terrestres au monde, avec 2,47 millions de kms². Le Moyen-Orient a le taux de protection terrestre le moins élevé, à environ 3%, ce qui équivaut à environ 119 000 kilomètres carrés. La décennie passée a été témoin de progrès remarquables dans la protection des océans du monde. La taille des aires marines protégées a augmenté, passant d’un peu plus de 4 millions de kms² en 2006 à près de 15 millions de kms² aujourd’hui, soit 4% des océans de notre planète, une zone équivalente à la taille de la Russie. Mais malgré cette augmentation, il reste encore beaucoup à faire pour améliorer la qualité des aires protégées.   Zones d’importance pour la biodiversité Actuellement, moins de 20% des Zones clés pour la biodiversité du monde sont entièrement couvertes par des aires protégées.   Manque de gestion efficace Moins de 20% des pays ont rempli leurs engagements pour évaluer la gestion de leurs aires protégées, ce qui soulève des questions quant à la qualité et l’efficacité des mesures existantes en faveur de la conservation.   Les aires protégées sont fondamentales pour le développement durable Le rapport recommande d’investir dans les aires protégées pour renforcer la gestion durable de la pêche, contrôler les espèces envahissantes, s’adapter aux changements climatiques et réduire les incitations préjudiciables, comme les subventions, qui menacent la biodiversité. L’adoption de ces recommandations aiderait à mettre un terme à l’appauvrissement de la biodiversité, améliorerait la sécurité hydrique et alimentaire, permettrait aux communautés humaines vulnérables de mieux lutter contre les catastrophes naturelles et conserverait les connaissances traditionnelles. Consultez le rapport (en anglais)

Lancement de l’appel à reconnaissance SNB 2016

L’appel à reconnaissance de projets pour 2016 dans le cadre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité a été lancé le 2 août 2016 par Barbara Pompili, Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité. L’UICN France soutient la poursuite de cette mobilisation des acteurs en faveur de la biodiversité. La préservation et la reconquête de la biodiversité constituent des enjeux planétaires, auxquels chacun doit contribuer. La France a ainsi souscrit aux objectifs de la Convention internationale sur la diversité biologique, qu’elle a retranscrite dans sa Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020. Cette mobilisation en faveur de la biodiversité doit également être celle de toute la société. C’est pourquoi Barbara Pompili appelle collectivités, entreprises, associations, fédérations professionnelles,… à s’engager et à faire connaître leurs projets en faveur de la biodiversité. Les engagements qui participeront à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de la Biodiversité seront reconnus et mis en valeur. Les projets déposés lors des appels à reconnaissance des années précédentes témoignaient d’une grande capacité d’innovation des acteurs, ainsi que d’une volonté de toutes et tous de participer à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité et de ses priorités. Au lendemain du vote définitif de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, qui inscrit la Stratégie Nationale pour la Biodiversité dans le Code de l’environnement, un nouvel appel à projets pour l’année 2016 a été lancé. De nombreux acteurs se sont déjà engagés et ont été reconnus comme l’UICN France, plusieurs de ses membres et entreprises partenaires. La mise en œuvre de la SNB reposant sur une implication de tous les acteurs, l’UICN France les invite ainsi à proposer des engagements volontaires constitué d’actions significatives, cohérentes, proportionnées et additionnelles. Les candidats sont invités à remettre leur projet avant le 30 septembre 2016. Seront distinguées les meilleures initiatives en faveur de la biodiversité à l’automne 2016. Pour en savoir plus Lire le communiqué de presse ministériel : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Barbara-Pompili-lance-l-appel-a.html S’engager dans la mise en œuvre de la stratégie http://www.developpement-durable.gouv.fr/Comment-agir-avec-la-strategie

L’UICN France et L’OCCITANE en Provence s’associent

L’UICN France et L’OCCITANE en Provence s’associent pour la préservation de la biodiversité L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) – France et les Laboratoires M&L, société française du groupe L’OCCITANE ont signé le mercredi 29 juin 2016, une convention de partenariat de trois ans en faveur de la biodiversité. Elle a pour but de renforcer la mobilisation de l’entreprise sur cet enjeu environnemental majeur et la conservation des écosystèmes en Méditerranée. A horizon 2018, ce partenariat contribuera à la réalisation de la liste rouge des écosystèmes méditerranéens de France métropolitaine, et permettra au groupe L’OCCITANE de se doter d’une stratégie et d’un plan d’actions ambitieux en faveur de la biodiversité. Particulièrement investi dans la préservation du patrimoine naturel méditerranéen, L’OCCITANE en Provence participera au projet de l’UICN France de réaliser d’ici 2018 les listes rouges des forêts et littoraux méditerranéens menacés. En dressant cet état des lieux solide, ce projet apportera des connaissances sur les milieux naturels les plus sensibles, favorisera la sensibilisation et guidera la mise en place d’actions de sauvegarde de la biodiversité par les acteurs publics et privés. L’OCCITANE en Provence rejoindra le groupe de travail « Entreprises et Biodiversité » de l’UICN France qui rassemble ses membres, ses experts et entreprises partenaires pour échanger avec eux et travailler sur le renforcement de la mobilisation des salariés ou encore l’évolution du reporting biodiversité. L’UICN France accompagnera également L’OCCITANE en Provence dans la réalisation du bilan de l’impact de l’ensemble de ses activités sur la biodiversité et de sa dépendance aux services écologiques pour développer dès 2017 la stratégie biodiversité que doit mener l’entreprise pour accélérer son engagement. La mise en œuvre de cette feuille de route contribuera ainsi aux objectifs internationaux d’Aichi issus de la Convention sur la Diversité Biologique (2010). « Pour répondre au défi de l’érosion de la biodiversité qui se poursuit, nous avons besoin d’entreprises engagées pour sa protection et sa restauration. Ce partenariat est stratégique car L’OCCITANE dépend de façon étroite de la biodiversité et des ressources naturelles, et que la principale région concernée est la Méditerranée, l’un des 35 points chauds de la biodiversité mondiale », explique Sébastien Moncorps, Directeur de l’UICN France. « Ce partenariat est une formidable opportunité pour L’OCCITANE en Provence d’être accompagné par un réseau d’organismes et d’experts reconnus pour poursuivre son engagement, intégrer de manière toujours plus forte la biodiversité dans les activités de l’entreprise et sensibiliser davantage ses collaborateurs. », explique Katia Michieletto, Directrice RSE de Laboratoires M&L, société française du groupe L’OCCITANE. Cette nouvelle étape dans la stratégie Développement durable de L’OCCITANE en Provence permettra donc à l’entreprise d’accélérer son engagement dans la restauration et la reconquête de la biodiversité. L’entreprise est déjà investie depuis plusieurs années sur ce sujet avec notamment la mise en place de filières durables à travers le programme Sustainable Communities (71 filières, 400ha) et son soutien à la conservation du patrimoine naturel. L’OCCITANE en Provence soutient par exemple depuis 2012 le Fonds de Dotation « Sauvegarde du Patrimoine Lavandes en Provence » qui finance des programmes pour trouver des solutions écologiques en faveur de la préservation de la lavande face au défi du changement climatique, et a lancé dès 2004 en Corse le premier programme de plantation d’immortelles biologiques à grande échelle. L’OCCITANE en Provence soutient également la STAtion de REcherches Sous-marines et Océanographique (STARESO) pour la préservation des algues du littoral corse et plus largement la recherche marine en Méditerranée. Pour en savoir plus, consultez le site de l’UICN France ou de L’OCCITANE.   CONTACTS PRESSE TG Communication Brigitte Démare +33 1 53 30 74 74 Elan Edelman Renato Martinelli +33 6 25 98 11 75 UICN France Florence Clap – Chargée de programme « Politiques de la biodiversité » – +33 6 74 94 70 42 Découvrir le communiqué de presse   L’UICN France Créé en 1992, l’UICN France est le réseau des organismes et des experts de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature en France. Il regroupe au sein d’un partenariat original 2 ministères, 13 organismes publics, 41 organisations non gouvernementales et plus de 250 experts. Par cette composition mixte, il est une plate-forme unique de dialogue, d’expertise et d’actions sur les enjeux de la biodiversité, associant également les collectivités locales et les entreprises. L’OCCITANE en Provence Depuis 1976, L’OCCITANE en Provence développe des produits cosmétiques et de bien-être riches en ingrédients naturels et biologiques, aux origines traçables. Parce que la nature est la matière première de ses produits, L’OCCITANE en Provence porte un grand soin à la préservation de l’environnement dans toutes les dimensions de son activité.

Stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne

L’UICN France soutient la mise en œuvre de la stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne Afin de répondre plus efficacement aux enjeux de préservation de la biodiversité, l’UICN France recommande à toutes les régions de mettre en place des stratégies régionales pour la biodiversité. Dans le cadre d’un partenariat avec Alterre Bourgogne, l’agence régionale pour l’environnement et le développement soutenable en Bourgogne, l’UICN France a accompagné les acteurs bourguignons dans l’élaboration de leur stratégie régionale pour la biodiversité qui entre en phase de mise en œuvre dans un contexte régional renouvelé. Un territoire engagé pour la biodiversité aux côtés de l’UICN France La Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), qui concrétise l’engagement international de la France au titre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), met l’accent sur la nécessité d’agir ensemble et à tous les niveaux territoriaux pour répondre aux enjeux de la biodiversité qui continue de se dégrader. Elle vise à être mise en œuvre non seulement par l’Etat mais aussi par les collectivités territoriales et les différents acteurs de la société civile. Conscients de leurs responsabilités, l’Etat et le Conseil régional de Bourgogne ont souhaité s’inscrire dans ce processus dès 2012 en élaborant une stratégie régionale pour la biodiversité (SRB), fondée sur les principes directeurs définis par l’UICN France avec le soutien du secrétariat de la CDB. Cette démarche, articulée avec l’élaboration du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), a bénéficié de l’expertise de l’UICN France et a reçu l’appui technique et méthodologique d’Alterre Bourgogne. Une mobilisation des acteurs bourguignons de deux ans pour construire la stratégie régionale pour la biodiversité Une gouvernance collégiale et pérenne associant l’ensemble des acteurs régionaux est un des points fondamentaux de l’élaboration et de la mise en œuvre d’une SRB. L’objectif est en effet de doter la région d’un cadre de référence commun, construit par et pour tous les acteurs du territoire afin qu’ils s’approprient les enjeux de la biodiversité et agissent de concert pour améliorer la connaissance, la restauration et la conservation du capital écologique régional. L’élaboration de la SRB bourguignonne a ainsi fait l’objet d’une large concertation de 2 ans qui a rassemblé plus de 1500 participants au cours d’une quarantaine de réunions d’échanges et de co-construction. Ce travail a permis la production des trois documents composant la SRB : • le diagnostic présente une synthèse des enjeux sur la base d’un état des lieux de la biodiversité régionale et de ses interactions avec les activités du territoire ; • la stratégie définit les orientations stratégiques et les objectifs opérationnels de préservation et de valorisation de la biodiversité régionale à horizon 2020 ; • le guide d’accompagnement pour l’action fournit les informations et recommandations nécessaires pour passer à l’action et mettre en œuvre la SRB concrètement et partout sur le territoire. Des engagements à poursuivre et à renforcer pour mettre en œuvre la SRB A ce jour, ce sont déjà 45 acteurs bourguignons (associations, collectivités, établissements publics, socio-professionnels, etc.) qui ont adhéré à la stratégie régionale pour la biodiversité en signant la charte d’adhésion, 1re étape d’engagement dans la mise en œuvre de la stratégie. Les premières signatures ont eu lieu le 22 mai 2015, à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, et le 10 juin 2015, pendant les Assises nationales de la biodiversité, qui avaient lieu à Dijon.Tout acteur du territoire souhaitant s’engager dans la SRB est invité à : 1. Adhérer à la stratégie en signant la charte d’adhésion. 2. S’engager en proposant un plan d’action. 3. Faire labelliser son engagement.   La SRB offre également la possibilité à tout citoyen de devenir « ambassadeur de la biodiversité en Bourgogne » en signant une charte citoyenne. L’UICN France encourage tous les acteurs du territoire à s’engager dans la mise en œuvre de leur stratégie régionale pour la biodiversité, en mettant en place des projets concrets et démonstratifs. Afin de susciter et de soutenir ces engagements, l’UICN France recommande de poursuivre le travail d’animation et de suivi de la SRB bourguignonne. Par ailleurs, compte tenu du nouveau contexte régional, l’UICN France préconise d’y intégrer dès que possible les enjeux et spécificités du territoire franc-comtois, afin d’évoluer vers un dispositif applicable à l’ensemble du territoire et des acteurs de la nouvelle région Bourgogne – Franche Comté.   Pour en savoir plus Accéder à la stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne UICN France, 2015. Etat des lieux synthétique des politiques ou stratégies de préservation de la biodiversité des régions de France métropolitaine et en outre-mer. Paris. 4 p. UICN France, 2011. Lignes directrices pour l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine. Paris. 8 p. Egalement disponibles en anglais et en espagnol. UICN France, 2011. Quelles stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine ? Paris. 116 p. Pour plus d’informations sur les travaux de l’UICN France avec les collectivités, consulter la page dédiée. Disponible en téléchargement Plaquette Stratégie régionale pour la biodiversité Bourguignone   Contacts Florence Clap, Chargée de programme « Politiques de la biodiversité » Valérie Moral, Chargée de mission « Collectivités territoriales et biodiversité » Tél. : 01 47 07 78 58

Biodiversité d’Outre-mer

Une exceptionnelle richesse et une responsabilité mondiale de la France pour la protection de la planète Le Comité français de l’UICN publie « Biodiversité d’Outre-mer » un ouvrage de référence présentant les dernières connaissances scientifiques sur la biodiversité terrestre et marine des collectivités françaises d’outre-mer ainsi que les actions mises en œuvre pour la protéger. Grâce à la contribution de plus de 150 experts, il permet de mesurer les efforts accomplis depuis dix ans et de souligner les défis restant à relever pour la conservation de la biodiversité. Un atout exceptionnel, des responsabilités internationales Les collectivités d’outre-mer abritent des richesses naturelles exceptionnelles : l’un des plus importants sites de ponte du monde pour les tortues luth en Guyane, des colonies de millions de manchots dans les archipels de Crozet et de Kerguelen (TAAF), des hauts lieux de reproduction pour les baleines à bosse à Mayotte, la deuxième plus grande barrière de récifs coralliens au monde en Nouvelle-Calédonie… Grâce aux outre-mer, la France possède le 2ème domaine maritime mondial incluant 55 000 km² de récifs coralliens et lagons, soit environ 10 % de la superficie mondiale. Les outre-mer sont caractérisés par leurs très forts niveaux d’endémisme : plus de 98 % de la faune vertébrée et 96 % des plantes vasculaires endémiques à la France sont ultramarins. Cette spécificité implique une responsabilité de premier plan pour la France : si les espèces disparaissent de ces territoires, elles disparaissent de la planète. Les Outre-mer aux premières loges de la crise mondiale de la biodiversité Revers de la médaille, la France se place au sixième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées selon la Liste rouge de l’UICN publiée en 2013. Cette situation est principalement due aux collectivités françaises d’outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie, troisième place mondiale pour le nombre de reptiles menacés, ou la Polynésie française, territoire avec le plus grand pourcentage d’espèces d’oiseaux menacées ou éteintes. Des efforts de conservation en 10 ans… à poursuivre et amplifier Pour protéger ce patrimoine, de nombreuses aires protégées ont été créées : deux Parcs nationaux à La Réunion et en Guyane, la plus grande Réserve naturelle nationale dans les TAAF, deux Parcs naturels marins à Mayotte et dans les îles Glorieuses… Ainsi, en dix ans, la superficie cumulée totale des aires protégées en outre-mer a été multipliée par 10. De plus, les inscriptions du lagon de Nouvelle-Calédonie et des Pitons, cirques et remparts de La Réunion sur la liste des biens naturels au Patrimoine mondial de l’UNESCO témoignent de la reconnaissance internationale de ces hauts-lieux de biodiversité. Pour autant, le réseau des aires protégées, marines et terrestres, doit poursuivre son extension et les moyens nécessaires doivent être accordés pour assurer une gestion efficace de ces espaces. Depuis 2003, la prise en compte des enjeux ultramarins dans les politiques de la biodiversité s’est améliorée au niveau national, comme en témoigne la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité, et au niveau européen grâce au financement par la Commission européenne de trois récents appels à projets dédiés à la biodiversité des outre-mer dotés chacun de 2 millions d’euros. Malgré ces signes encourageants, il reste encore à construire une véritable politique européenne pour la biodiversité des outre-mer dotée d’un financement pérenne. Sur le territoire national, les défis de l’intégration de la biodiversité dans les autres politiques, comme celles liées à l’exploitation minière et pétrolière ou à la construction d’infrastructures et l’urbanisme restent majeurs. L’implication des collectivités locales est cruciale sur ces sujets et pour la mise en place de stratégies territoriales pour la biodiversité, comme c’est le cas en ce moment à Mayotte. Le réseau des acteurs de la biodiversité dans les collectivités d’outre-mer s’est structuré donnant lieu à la mise en place de nouveaux programmes de conservation mais les financements des associations de protection de la nature, acteurs essentiels, doivent être consolidés et accrus. Plus globalement, un renforcement des moyens humains et financiers pour la mise en œuvre des politiques de la biodiversité est nécessaire pour répondre efficacement aux enjeux de conservation. Grâce aux outre-mer, la France porte une responsabilité de premier plan au niveau mondial pour enrayer l’extinction de la biodiversité. Elle doit accentuer ses efforts dans ces territoires si elle veut atteindre les objectifs d’Aïchi en 2020 et respecter ses engagements internationaux auprès de la Convention sur la diversité biologique. Biodiversité d’Outre-mer ISBN : 978-2- 915964-06-6 Ouvrage coordonné par Olivier Gargominy et Aurélie Bocquet Coédité par les éditions Roger Le Guen et le Comité français de l’UICN avec le soutien du Ministère des Outre-mer, du Centre National du Livre, de l’Office National des Forêts et de la Fondation Nature et Découvertes. Prix de vente : 45 € En vente en librairie ou auprès du Comité français de l’UICN (uicn@uicn.fr)

10 ème édition de la Fête de la Nature : Du 18 au 22 mai 2016

La Fête de la Nature, c’est chaque année plus de 5 000 manifestations gratuites partout en France et près de 800 000 participants. La Fête de la Nature est depuis 10 ans l’évènement nature de référence en France pour découvrir ou redécouvrir les richesses naturelles souvent insoupçonnées et renouer avec notre environnement. Durant une semaine des milliers de manifestations gratuites sont ainsi organisées par les associations de conservation et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… Sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne, des évènements sont proposés à deux pas de chez soi ! Le thème 2016 : « Passionnés par nature » Et pour son 10ème anniversaire, la Fête de la Nature met à l’honneur les hommes et les femmes qui œuvrent pour la nature au quotidien. L’occasion pour le public de découvrir des métiers et vocations à travers des rencontres, des témoignages d’acteurs et de portraits illustrant les implications de ces « passionnés ». Les dates à ne pas manquer Avis aux organisateurs : Inscrivez vos manifestations ! Entreprises, collectivités, associations et même particuliers, vous avez jusqu’au 11 mai pour les proposer. Pour proposer des manifestations évènements : http://www.fetedelanature.com/je-veux-organiser 15 mars 2016 – Avis au grand public : Retrouvez le programme complet de la Fête de la Nature. 18-22 mai 2016 : Nous y sommes ! Que la fête commence !