Webinaires biodiversité

Découvrez notre playlist YouTube avec nos webinaires sur les enjeux de biodiversité ⤵️ PLUS D’INFORMATIONS Merci à nos membres, experts et partenaires pour leurs participations à ces sessions virtuelles. – Pew Bertarelli Ocean Legacy– Université de Montpellier– Office français de la biodiversité– Ministère de la Transition Ecologique– Parc Naturel Marin d’Iroise– Parc National de Port Cros– Réserve Naturelle du Grand-Connétable– Parc Naturel de la Mer de Corail– Réserve Naturelle des Terres Australes– DTAM de Saint Pierre et Miquelon– Fédération des Associations de Protection de l’Environnement de Polynésie française (FAPE)– Plateforme Océan Climat– CRIOBE– CNRS– Medreact– France Nature Environnement– WWF France– Greenpeace– Oceana– Fondation Tour du Valat– Expédition 7e Continent

7 nouveaux sites français sur la Liste verte des aires protégées et conservées  !

La Liste verte des aires protégées et conservées de l’UICN avait, depuis octobre 2019, 10 nouveaux sites français candidats. Lors d’un premier examen de ces sites par le Comité international de la Liste verte le 18 septembre 2020, la réserve naturelle nationale de l’Ile du Grand Connétable en Guyane avait été inscrite sur la Liste verte. Ayant délibéré une nouvelle fois le 4 mars dernier, le Comité international de la Liste verte a décidé d’inscrire 7 nouvelles aires protégées et conservées françaises ! Ce sont ainsi désormais 22 sites français qui figurent sur cette liste et sont donc reconnus au niveau international pour leur bonne gouvernance, leur planification solide, leur gestion efficace et leurs résultats obtenus pour la conservation de la nature. La France compte aujourd’hui le plus grand nombre de sites inscrits sur la Liste verte avec 22 sites sur 59 dans le monde. Nous nous félicitons de cette reconnaissance de la gestion efficace et du bon état de conservation de ces 7 aires protégées françaises, qui seront, je n’en doute pas, des sources d’inspiration et autant de références pour de futurs candidats à la Liste verte ! La diversité et la richesse des habitats et des espèces, des statuts de protection et des systèmes de gouvernance français de métropole et d’Outre-mer sont mis à l’honneur au travers de ces 22 sites labellisés qui participeront très prochainement à la création d’un réseau francophone de la Liste verte, et plus globalement, au rayonnement de la communauté de la Liste verte au niveau international. Jean-Philippe SIBLET, Président du Groupe d’experts Liste verte France du Comité français de l’UICN Cette nouvelle série de labellisations françaises illustre bien la diversité des systèmes de protection français, accueillant notamment pour la première fois une réserve naturelle nationale à vocation de préservation du patrimoine géologique : la réserve de la Montagne Sainte-Victoire. Qui, à l’issue de cette candidature à la Liste verte, a décidé de se donner également le mandat d’étudier et de protéger les valeurs naturelles « vivantes » de son territoire ainsi que ses fonctionnalités écologiques. Dans le département des Bouches-du-Rhône, c’est également le Domaine de la Tour du Valat, en plus de la Réserve de la Sainte-Victoire et du Parc marin de la Côte Bleue (labellisé lui en 2018), qui vient grossir les rangs de la Liste verte, faisant de ce département celui qui accueille le plus de sites Liste verte en France métropolitaine et ultra-marine. Il s’agit également, à travers la Tour du Valat, de la première candidature en tant qu’aire conservée (et potentielle Autre Mesure de Conservation Efficace par Zone  – AMCEZ. Et enfin pour la première fois également, un site Natura 2000 français se voit attribuer le label, il s’agit du Bassin du Drugeon recouvrant en partie le Doubs et le Jura. Les sites de montagne ont par ailleurs été mis à l’honneur car 2 candidatures  représentant 6 réserves naturelles nationales de Haute-Savoie (Contamines-Montjoie, Aiguilles Rouges, Passy, Sixt-Passy, Carlaveyron, Vallon de Bérard) ont été listées, rejoignant ainsi les Parcs nationaux des Ecrins, des Pyrénées et la réserve de chasse et de faune sauvage d’Orlu déjà inscrits respectivement depuis 2014, 2019 et 2018. Les territoires ultra-marins sont désormais également représentés par les deux Réserves Biologiques Dirigées, celle du littoral de Saint-Philippe et celle des Forêts de Bois de Couleur des Bas à La Réunion. Enfin, les Espaces Naturels Sensibles sont une fois de plus valorisés par l’inscription des Marais des Basses Vallées de l’Essonne et de la Juine dans le département de l’Essonne. Les sites Natura 2000 du Massif du Canigou et de la Baie de Seine Occidentale sont toujours dans la course pour un accompagnement vers une labellisation à venir. Toutes ces candidatures ont été accompagnées par le Comité français de l’UICN. Plus d’informations – Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN– La Liste verte des aires protégées de l’UICN Photo bandeau : Réserve Biologique Dirigée du littoral de Saint-Philippe, La Réunion © J.Triolo

Fête de la Nature 2021 : les premières manifestations en ligne

La Fête de la Nature 2021 aura bien lieu du 19 au 23 mai dans un contexte sanitaire qui invite à réinventer l’organisation des animations nature afin que chacun puisse en profiter. Le programme de la Fête de la Nature 2021 est en ligne sur fetedelanature.com! Cette programmation continuera de s’enrichir jusqu’au 12 mai : d’ici cette date l’examen des projets se poursuit.   La 15e édition de la Fête de la Nature, sera un temps fort de mobilisation des acteurs engagés pour la biodiversité en prémices au Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se tiendra du 3 au 11 septembre à Marseille. Cette année, le thème sera « A travers mille et un regards ».  Plus de 400 manifestations déjà inscrites Organisateurs , il vous reste un mois pour annoncer vos projets et intégrer le programme officiel de cette 15e édition. L’examen des projets se fera jusqu’au 12 mai 2021. Une sélection des 10 projets « coups de cœur » se tiendra également le 4 mai prochain. Alors n’attendez plus pour enregistrer vos animations ! > Exemples de coups de coeur 2019/2020 Photo : Mesure d’une empreinte d’ours – projet coup de coeur – source Des outils de communication complémentaires Pour vous aider à communiquer sur vos rendez-vous, un kit communication est mis à disposition des organisateurs. Une série de bannières web ainsi que des posts pour les réseaux sociaux sont désormais disponibles. La mobilisation des partenaires et citoyens est aussi possible grâce aux outils du kit d’appel à organisation.  Plus d’informations – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 et la Fête de la nature– Le site internet de la Fête de la nature– Le Guide de l’organisateur– Les bannières et le kit communication– La programmation 2021– A propos du Comité français de l’UICN et de la Fête de la nature– Le programme Education et communication

8 avril : Participez à la session « Mobilisation de la jeunesse en faveur de la biodiversité »

Le Sommet mondial de la jeunesse de l’UICN se tient du 5 au 16 avril 2021. Ce Sommet virtualisé, le premier organisé par l’UICN pour la jeunesse, réunit des milliers de jeunes sur le thème « La Nature, notre avenir » pour qu’ils se rencontrent et échangent sur leurs expériences et leurs solutions en faveur de la conservation de la nature. La participation est gratuite et ouverte aux personnes de tout âge : https://www.iucnyouthsummit.org Cet évènement est l’occasion pour le Comité français de l’UICN de réunir, au sein d’une délégation française, des jeunes de son réseau pour suivre le sommet et d’organiser une session sur la mobilisation des jeunes pour la biodiversité Le 8 avril de 17h à 19h, le Comité français de l’UICN organise une session “Mobilisation de la jeunesse en faveur de la biodiversité” avec les jeunes du réseau du Comité français de l’UICN et du réseau francophone de l’UICN, les Jeunes ambassadeurs pour l’environnement et – la Secrétaire d’Etat française chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry– l’Ambassadeur de France à l’Environnement, Yann Wehrling– le Président de la Commission internationale « Education et Communication » de l’UICN, Sean Southey– la Présidente du Comité français de l’UICN, Maud Lelièvre Et des invités comme Nathan Méténier, Conseiller pour le climat du Secrétaire général de l’ONU, Camille Etienne, Porte-parole du mouvement “On est prêt” et Chloé Gerbier, Coordinatrice juridique de l’association « Notre Affaire A Tous » A l’issue du Sommet mondial de la jeunesse, une tribune signée par les membres de la Délégation française et les acteurs impliqués dans cette session sera publiée. Elle fera le bilan de ce premier Sommet de l’UICN dédié à la jeunesse et apportera une contribution à la déclaration du sommet qui sera présentée au Congrès mondial de l’UICN à Marseille. S’INSCRIRE AU SOMMET MONDIAL DE LA JEUNESSE Une fois l’inscription faite, sur : https://www.iucnyouthsummit.org Veuillez passer par la plateforme Whova (un lien automatique sera reçu par mail après l’inscription préalable au Sommet) : https://whova.com/portal/igys_202010/  Dans la rubrique « agenda », sélectionner la session en faisant dérouler les dates en choisissant le 8 avril, puis sélectionner la session « La mobilisation de la jeunesse en faveur de la biodiversité : rencontre avec les jeunes de la délégation française et du réseau francophone de l’UICN sur les enjeux clés de la biodiversité » La session est indiquée de 3 à 5 PM (horaires UTC, équivalent à 17h00-19h00 heure française), cliquer sur « Add to my agenda » Un lien de connexion sera envoyé sur l’adresse e-mail renseignée au moment de l’inscription 10 minutes avant le début de la session, soit à 16h50 (heure française). La session se déroulera via l’application Whova. A défaut, une connexion par l’application Zoom sera possible. Plus d’informations – S’inscrire au Sommet– L’implication du réseau du Comité français de l’UICN dans le Sommet– Le Congrès mondial de la nature de l’UICN

Evaluation environnementale des projets éoliens en mer : 18 recommandations pour la biodiversité

Dans le cadre de ses travaux sur la conciliation des énergies renouvelables avec la préservation de la biodiversité, le Comité français de l’UICN publie un rapport formulant 18 recommandations stratégiques pour une meilleure intégration de la biodiversité dans la démarche d’évaluation environnementale des projets éoliens en mer à destination des porteurs de projets et des autorités de régulation. Pour lutter contre les changements climatiques, l’Union Européenne s’est fixé comme objectif d’atteindre 32% d’énergie provenant de filières renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030. En France, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vise à augmenter de 50% la capacité de production d’électricité renouvelable en 2023 par rapport à 2017. Les éoliennes en mer font partie des technologies ciblées par la PPE française. Huit consultations publiques portant sur la construction de parcs éoliens posés ont déjà eu lieu, et le premier parc devrait être mis en service à Saint-Nazaire en 2022. Quatre fermes pilotes d’éoliennes flottantes devraient aussi être installées d’ici 2023. Suite à la publication d’une première étude sur les impacts des énergies marines renouvelables sur la biodiversité, le Comité français de l’UICN a analysé les études d’impacts de 4 projets éoliens en mer posés et flottants français pour identifier les bonnes pratiques et les éventuelles faiblesses, et formuler des recommandations pour améliorer le processus d’évaluation environnementale de ces projets. Cette étude révèle tout d’abord un besoin de références méthodologiques communes entre les projets aussi bien concernant les protocoles d’acquisition de données que les méthodes d’évaluation des impacts et de suivi des mesures concernant leur évitement, leur réduction et leur compensation (ERC). Dans ce contexte, se référer aux descripteurs du Bon Etat Ecologique du milieu marin de la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM) permettrait d’avoir une référence partagée entre les projets éoliens mais aussi entre les différentes activités maritimes qui influent sur cet état écologique. Elle met ensuite en évidence que les impacts de ces parcs éoliens sur la biodiversité pourraient être, pour une part notable, évités ou réduits si une Evaluation Environnementale Stratégique complète à l’échelle des Documents Stratégiques de Façade avait été menée en incluant une évaluation des impacts propres et cumulés de l’ensemble des activités en mer. Cette démarche permettrait d’appliquer une séquence ERC intégrée à l’échelle des façades et de statuer en amont des projets sur la compatibilité entre les parcs éoliens et les aires marines protégées en fonction des enjeux écologiques identifiés sur la zone. Enfin, cette analyse souligne la nécessité d’améliorer sans tarder l’évaluation des impacts cumulés de toutes les activités humaines sur la biodiversité marine et littorale. Si elle confirme l’existence d’impacts réels des projets éoliens sur la biodiversité et la nécessité d’appliquer strictement à ces projets la démarche ERC, elle met aussi en évidence les limites des bénéfices attendus de cette démarche si elle n’est mise en œuvre, comme elle l’est actuellement, que sur quelques types de projets et non sur toutes les activités qui peuvent avoir des incidences sur l’environnement marin en général, et la biodiversité marine en particulier. Découvrez le rapport complet et ses recommandations ici. Plus d’informations – Analyse de l’intégration des enjeux de biodiversité dans l’évaluation environnementale des projets éoliens offshore (2020)– Développement des énergies marines renouvelables et préservation de la biodiversité » (2014)– Reconcile offshore wind energy development and marine biodiversity conservation in the context of global change » (FOWT, 2020)– Le programme « Ecosystèmes » du Comité français de l’UICN Photo bandeau © Nicolas   Doherty – Unsplash

Les espèces d’éléphants d’Afrique sont désormais En danger et En danger critique d’extinction selon la Liste rouge de l’UICN

Gland, Suisse, 25 mars 2021 (UICN) – Suite au déclin de ses populations depuis plusieurs décennies, en raison du braconnage pour l’ivoire et de la perte d’habitats naturels, l’éléphant de forêt d’Afrique (Loxodonta cyclotis) est désormais classé « En danger critique d’extinction » et l’éléphant de savane d’Afrique (Loxodonta africana) « En danger » sur la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™. Avant la présente mise à jour, les éléphants d’Afrique étaient considérés comme une seule espèce, classée comme « Vulnérable ». C’est la première fois que les deux espèces sont évaluées séparément pour la Liste rouge de l’UICN, suite à l’émergence de nouvelles preuves génétiques. La Liste rouge de l’UICN comprend désormais 134 425 espèces dont 37 480 sont menacées d’extinction. « Les éléphants d’Afrique jouent un rôle clé dans les écosystèmes et les économies, mais aussi dans notre imaginaire collectif, partout dans le monde. Les nouvelles évaluations publiées aujourd’hui par la Liste rouge de l’UICN des deux espèces d’éléphants d’Afrique soulignent les pressions persistantes auxquelles sont confrontés ces animaux emblématiques. Nous devons, de toute urgence, mettre un terme au braconnage et veiller à ce que suffisamment d’habitats convenables soient conservés pour les éléphants de forêt et de savane. Ces dernières années, plusieurs pays africains ont montré la voie à suivre, démontrant qu’inverser la tendance du déclin des éléphants est possible. Nous devons travailler ensemble pour que leur exemple puisse être suivi. » Dr Bruno Oberle, Directeur général de l’UICN Les dernières évaluations mettent en évidence une diminution importante du nombre d’éléphants d’Afrique sur l’ensemble du continent. Le nombre d’éléphants de forêt d’Afrique a chuté de plus de 86% sur une période de 31 ans, tandis que la population d’éléphants de savane d’Afrique a diminué d’au moins 60% au cours des 50 dernières années, selon les évaluations. Les deux espèces ont connu de fortes diminutions depuis 2008 en raison d’une augmentation significative du braconnage, qui a atteint un pic en 2011, mais continue de menacer les populations. La conversion continue de leurs habitats, principalement à des fins agricoles, entre autres utilisations des terres, constitue une autre menace importante pour les éléphants. Le Rapport de situation de l’UICN sur l’éléphant d’Afrique de 2016 fournit l’estimation fiable la plus récente de la population continentale des deux espèces combinées, soit environ 415 000 individus. Malgré la tendance globale à la baisse des deux espèces d’éléphants d’Afrique, les évaluations mettent également en évidence l’impact positif des efforts de conservation. Les mesures de lutte contre le braconnage sur le terrain, associées à une législation plus favorable et à une planification de l’utilisation des terres visant à favoriser la coexistence entre l’homme et la faune, ont été essentielles aux succès de conservation des éléphants. En conséquence, certaines populations d’éléphants de forêt se sont stabilisées dans des aires de conservation adéquatement gérées, au Gabon et en République du Congo. Le nombre d’éléphants de savane est également stable ou augmente depuis des décennies, en particulier dans l’aire de conservation transfrontalière Kavango-Zambèze, qui abrite la plus grande sous-population de cette espèce sur le continent. « Bien que les résultats de l’évaluation placent la population continentale d’éléphants de savane dans la catégorie ‘En danger’, il est important de garder à l’esprit qu’à l’échelle de certains sites, certaines sous-populations sont en plein essor. Pour cette raison, une grande prudence et des connaissances locales sont nécessaires lors de la traduction de ces résultats en politiques » Dr Dave Balfour, évaluateur des éléphants d’Afrique et membre du Groupe de spécialistes de la CSE-UICN sur les éléphants d’Afrique La décision de considérer les éléphants de forêt et de savane africains comme deux espèces distinctes est le résultat d’un consensus ayant émergé parmi les experts, suite à de nouvelles recherches sur la génétique des populations d’éléphants. Les éléphants de forêt sont présents dans les forêts tropicales d’Afrique centrale et dans une série d’habitats en Afrique de l’Ouest. Leur aire de répartition ne chevauche que rarement celle de l’éléphant de savane, qui préfère les paysages ouverts et occupe une variété d’habitats en Afrique subsaharienne, y compris des prairies et des déserts. On estime que l’éléphant de forêt, dont la répartition naturelle est plus restreinte, n’occupe aujourd’hui qu’un quart de son aire de répartition historique, les populations restantes les plus importantes se trouvant au Gabon et en République du Congo. « Pour ces évaluations, une équipe de six évaluateurs a utilisé des séries de données remontant parfois jusqu’aux années 1960 et une approche de modélisation entièrement axée sur les données pour consolider, pour la première fois, les efforts déployés depuis des décennies par de nombreuses équipes de suivi. Les résultats montrent l’ampleur dramatique du déclin de ces animaux de grande importance écologique. L’inquiétude est grande pour les éléphants d’Afrique, du fait de la demande persistante d’ivoire et des pressions humaines croissantes sur les terres sauvages d’Afrique. La nécessité de conserver de manière créative et de gérer de manière judicieuse ces animaux et leurs habitats est plus pressante que jamais » Dr Kathleen Gobush, évaluatrice principale des éléphants d’Afrique et membre du Groupe de spécialistes de la CSE-UICN sur les éléphants d’Afrique Plus d’informations – L’article complet sur le site de l’UICN– Contacts : Harriet Brooker, Relations médias UICN, +44 7960241862, press@iucn.orgMatthias Fiechter, Relations médias UICN, +41 795360117, press@iucn.org– La Liste rouge mondiale des espèces menacées– La Liste rouge nationale des espèces menacées Photo bandeau : Eléphants de savane © PPI / Claire de Lune  

Un appel à projets « Solutions fondées sur la nature en Afrique »

En Afrique, les pressions sur la biodiversité et les ressources naturelles continuent d’augmenter à l’échelle du continent. Or 62% de la population dépend directement de la bonne santé des écosystèmes et des services qu’ils rendent, dans les zones rurales. Face à ce constat, les Solutions fondées sur la Nature (SfN) sont des alternatives intéressantes pour répondre à la fois au défi de l’érosion de la biodiversité et aux autres défis sociétaux (changement climatique, sécurité alimentaire, approvisionnement en eau, développement socio-économique, etc.). En 2020, l’UICN a lancé un Standard mondial, offrant le tout premier référentiel pour les SfN. Le Programme de Petites Initiatives (PPI), géré par le Comité français de l’UICN, souhaite aujourd’hui accompagner les Organisations de la Société Civile (OSC) africaine à mettre en œuvre des projets de SfN à travers une démarche d’appropriation de ce standard mondial. LE PREMIER APPEL À PROJETS « SOLUTIONS FONDÉES SUR LA NATURE » EN AFRIQUE PILOTÉ PAR LE PPI ET LE PROGRAMME ÉCOSYSTÈMES DU COMITÉ FRANÇAIS DE L’UICN Concrètement, à travers le programme PPI, et avec le soutien de la Fondation Groupe EDF, le Comité français de l’UICN lance un appel à projets ciblé sur les « solutions fondées sur la nature » dans 5 pays : le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Togo. Il s’agira de sélectionner, de financer et d’accompagner la réalisation des 2 meilleurs projets de SfN par des Organisations de la Société Civile locale sur une durée de 2 ans. Pourquoi les Organisations de la Sociétés Civiles (OSC) ont un rôle essentiel à jouer ? – Elles sont souvent perçues comme plus légitimes aux yeux des citoyens car ancrées dans les territoires.– Elles sont porteuses de changements et d’innovations et encouragent les approches participatives et les actions concrètes de terrain.– Elles sont donc un levier particulièrement intéressant sur lequel se reposer en matière de gestion durable des ressources naturelles. Les porteurs de projets éligibles à cet appel seront les OSC des pays cibles (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal et Togo) ayant déjà bénéficié du PPI et travaillant à des échelles de territoires clairement déterminés et à forts enjeux de conservation de la nature. Au-delà des 2 projets retenus, cette approche permettra de sensibiliser l’ensemble des porteurs de projets à l’approche des SfN. La sélection des projets sera réalisée par un comité de sélection composé d’experts, de membres et de partenaires du Comité français de l’UICN (ONG et fondations françaises qui financent des projets dans les mêmes géographies). Plus d’informations – Le site internet PPI– Le règlement du concours est disponible ici ainsi que le modèle de fiche-résumé à compléter ici– Contact : ppi@uicn.fr– La Fondation Groupe EDF– Le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) – La Fondation MAVA– Les Solutions fondées sur la Nature photo bandeau © PPI/Choisis ta planète

TRIBUNE : Pour sauver la biodiversité mondiale, parions sur la francophonie

« L’avenir accuse le passé et convoque Prométhée à la barre » parce que demain nos enfants ne sauront peut-être plus ce qu’est le Rhinocéros noir d’Afrique, le Phoque moine de Méditerranée ou le Vison d’Europe. La sixième extinction de masse est désormais de notre temps et de notre lieu. La disparition des espèces est 10 à 100 fois supérieure au taux naturel d’extinction et elle est exclusivement liée aux activités humaines. Nous sommes face à l’un des défis mondiaux les plus importants de notre époque : la réduction de la biodiversité et des services écosystémiques qui sous-tendent la quasi-totalité des Objectifs de Développement Durable. 75 % du milieu terrestre est sévèrement altéré à ce jour par les activités humaines, de même que 60 % du milieu marin. Dans le même temps, le nombre d’espèces exotiques envahissantes a augmenté d’environ 70 % depuis 1970, tant à cause de la multiplication des échanges commerciaux que du réchauffement climatique. Des changements majeurs devront être opérés pour assurer la préservation, l’utilisation durable et la restauration de la biodiversité dont la vie humaine dépend. La perte de biodiversité n’est pas seulement un problème environnemental, elle est un défi majeur pour nos sociétés. Et sa sauvegarde doit s’appuyer sur la diversité culturelle des peuples dans une alliance renouvelée des nations pour sauvegarder ce bien commun. Avec ses 88 États et gouvernements membres et ses 300 millions de francophones dans le monde, la Francophonie peut et doit jouer un rôle déterminant pour le succès des prochaines grandes échéances internationales sur ce défi : le Congrès mondial de la nature de l’UICN et la COP 15 Biodiversité de l’ONU qui auront lieu en 2021. Plusieurs pays francophones se sont engagés dans la coalition pour la haute ambition pour la nature et les hommes, coordonnée par la France et le Costa Rica, soutenant l’objectif d’avoir un réseau d’aires protégées couvrant 30 % de la planète en 2030. Dans cet engagement, il faut soutenir une extension de la superficie des aires protégées, qui représente aujourd’hui 15,4 % sur terre et 7,6 % en mer, mais aussi la gestion efficace des aires protégées existantes et à créer. À cet effet, l’UICN a lancé la Liste verte des aires protégées pour accompagner et évaluer l’efficacité de la gestion mise en place. Aujourd’hui, plus de cinquante pays sont impliqués dans cette initiative, parmi lesquels dix sont francophones. Ce nombre est suffisant pour constituer un réseau francophone de la Liste verte, qui par l’usage commun du français, peut promouvoir son déploiement, faciliter les échanges d’expériences et contribuer in fine à améliorer la performance des aires protégées. C’est l’initiative qu’a lancée le Comité français de l’UICN avec des gestionnaires d’aires protégées d’Algérie, du Bénin, du Canada (Québec), de la Côte d’Ivoire, du Liban, de Madagascar, du Maroc, de la Suisse et de la Tunisie. Tandis que la pression des zoonoses s’accroît, nous prenons conscience que l’être humain est partie intégrante, et non surplombante, de la Nature. Il faut développer de nouvelles solidarités avec la biodiversité et agir concrètement pour sa préservation en soutenant des initiatives locales. C’est en ce sens qu’il est crucial de mobiliser davantage la société civile des pays francophones en faveur de la biodiversité. Le Programme de Petites Initiatives (PPI), géré par le Comité français de l’UICN avec les financements du Fonds Français pour l’Environnement Mondial et de la Fondation MAVA, montre que des résultats concrets peuvent être obtenus pour la conservation de la biodiversité et le développement local des populations. Depuis 14 ans, le PPI a soutenu 245 projets portés par 190 associations dans 33 pays, essentiellement en Afrique Centrale et de l’Ouest. Plus de 500 000 hectares d’aires protégées ont été créées, des espèces menacées ont vu leur protection s’améliorer, et 120 projets de création ou d’appui à de 25 filières économiques durables ont été soutenus. Notre objectif est de continuer à renforcer l’influence et la contribution de la société civile d’Afrique Centrale et de l’Ouest à la préservation de la biodiversité mondiale et à la lutte contre les changements climatiques à travers des Solutions fondées sur la Nature. En accueillant le Congrès mondial de l’UICN en septembre prochain, la France doit donner l’impulsion nécessaire et vitale pour renforcer la coalition mondiale de la conservation de la nature en développant le réseau d’expertise francophone. La francophonie est une chance, un levier essentiel pour favoriser la mobilisation des États, travailler ensemble à un programme convergent de mobilisation des acteurs de terrain, des ONG et de la société civile. Des rives du fleuve Congo aux mangroves du Sénégal, du Parc Marin de la Côte Bleue en France à la Réserve naturelle du Chouf au Liban, du grand glacier d’Aletsch en Suisse au parc national forestier de la Mauricie au Québec, nous partageons une même langue pour échanger notre savoir-faire et nos solutions afin de préserver notre patrimoine naturel commun. » Maud LELIEVRE,Présidente du Comité français de l’UICN

Congrès de l’UICN : Le Sommet mondial de la jeunesse débutera le 5 avril

À quelques mois du Congrès mondial de la nature de l’UICN, le Sommet mondial de la jeunesse de l’UICN se tiendra du 5 au 16 avril 2021. Ce Sommet virtualisé, le premier organisé par l’UICN pour la jeunesse, réunira des milliers de jeunes de 18 à 35 ans sur le thème « La Nature, notre avenir » pour qu’ils se rencontrent et échangent sur leurs expériences et leurs solutions en faveur de la conservation de la nature. Pendant deux semaines, les participants pourront prendre part à des ateliers interactifs virtuels dirigés par des jeunes et organisés en voies thématiques (changements climatiques, milieux marins et d’eau douce, technologie et innovation, droits et gouvernance…), dialogues intergénérationnels, opportunités de rencontres, etc. Le programme officiel du sommet sera bientôt disponible sur : https://www.iucnyouthsummit.org/accueil/fr Un Sommet ambitieux A son issue, les jeunes engagés dans cet évènement mondial, rédigeront la déclaration finale du Sommet, qui sera présentée à l’Assemblée des membres de l’UICN à Marseille en septembre 2021. Les conclusions du Sommet mondial de la jeunesse auront ainsi vocation à enrichir les stratégies et programmes internationaux (COP15, climat, stratégie de l’UICN pour la jeunesse, campagne de communication, etc.). Afin de favoriser la collaboration et les échanges intergénérationnels, les personnes de tous âges sont les bienvenues et la participation au Sommet est gratuite. Ce premier Sommet des jeunes est une étape dans l’ambition internationale de l’UICN d’associer davantage les jeunes à sa gouvernance et ses actions. Avec le 2ème plus grand nombre de membres de l’UICN dans le monde et ses relations avec les autres membres francophones, le Comité français de l’UICN s’est investi dans la préparation de ce sommet. Le Comité français de l’UICN, acteur de ce congrès Impliqué fortement dans l’événement, le Comité français de l’UICN sera notamment présent à travers une session principale d’échange (atelier), le jeudi 8 avril de 17h à 19h. Autour de deux invités, la Secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry, et de l’Ambassadeur de France à l’Environnement, Yann Wehrling, le Comité français de l’UICN réunira de jeunes délégués français, issus de son réseau d’organisations membres et d’experts, et l’ensemble de la délégation française pour montrer leur engagement en faveur de la biodiversité. Plus d’informations – S’inscrire au Sommet– Le Congrès mondial de la nature de l’UICN

Conservation de la nature en Afrique : un site internet pour le PPI

6 mois en amont du Congrès mondial de la Nature de l’UICN qui sera organisé à Marseille en septembre 2021, le Programme de Petites Initiatives (PPI), géré par le Comité français de l’UICN et financé depuis 2007 par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), met en lumière les projets des acteurs africains de la conservation de la Nature avec le lancement d’un nouveau site internet (www.programmeppi.org). RENFORCER LA VISIBILITÉ DES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE (OSC) AFRICAINES ENGAGÉES DANS LA PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ Ce site internet répertorie les dernières actualités du programme mais aussi les 245 projets soutenus depuis 2007 en Afrique subsaharienne sur des actions concrètes sur des thématiques variées, comme par exemple la résolution des Conflits Homme-Animaux ou la création d’aires protégées communautaires. Les dernières actualités du PPI sont disponibles ainsi qu’une section spécifique pour informer sur les prochains appels à projets et processus de sélection. Ce site est l’image du PPI. Il vise à favoriser l’émergence des organisations africaines et renforcer leur visibilité. Il permet à nos partenaires, qui pour la plupart n’ont pas de site web, de disposer d’une page pour présenter leur organisation et les nombreuses actions de conservation de la nature qu’ils mènent. Nicolas Salaün, Chargé de programme Coopération internationale au Comité français de l’UICN En effet, les 190 organisations bénéficiaires du PPI disposent toutes d’une page dédiée qu’elles peuvent mettre à jour quand elles le souhaitent. La communication et la visibilité de nos actions sont aujourd’hui clés pour nous faire connaitre, en particulier des bailleurs de fonds qui peuvent soutenir nos activités en faveur de la biodiversité et du développement des populations locales.  Stephen Kankam de l’ONG Hen Mpoano, un bénéficiaire ghanéen du programme  L’objectif est de renforcer la crédibilité et la notoriété des bénéficiaires du PPI auprès des décideurs politiques et des bailleurs en valorisant les résultats du PPI, et montrer que les associations apportent des solutions et des résultats aux défis environnementaux des pays africains concernés. LE DIGITAL AU SERVICE DE LA COMMUNAUTÉ PPI Une plateforme digitale, avec un accès privé, complète le site et offre aux organisations la possibilité d’échanger des contenus (documents, forum de discussions, photothèque…) et de partager des informations sur leurs projets, permettant de capitaliser sur les meilleures pratiques. Cette plateforme sera particulièrement utile pour renforcer les liens entre les organisations et agir davantage en faveur de la protection de la biodiversité exceptionnelle en Afrique. Elle renforcera le sentiment d’appartenance à la communauté d’acteurs bénéficiaires du PPI et fournira à l’ensemble des partenaires des données et outils utiles à leur communication. Plus d’informations – Le site internet PPI– Communiqué de presse– La page dédiée au PPI– Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) – La Fondation MAVA Photo bandeau © Alexis Huguet