Portrait biodiversité de Noé
Valérie Collin Secrétaire Générale de Noé Qu’est ce que Noé ? Association d’intérêt général, Noé a pour mission de sauvegarder la biodiversité. Cette mission s’incarne au travers de programmes de conservation d’espèces et de leur milieu naturel, mais également à travers des programmes de sciences participatives et des campagnes de mobilisation encourageant les changements de comportements en faveur de la biodiversité. Quelles sont vos missions au service de la biodiversité ? Aux côtés de grandes ONG qui oeuvrent à la préservation d’espèces emblématiques, Noé s’attache quant à elle à préserver la biodiversité ordinaire. Pour cela, nous organisons nos programmes d’actions selon 4 missions : Reconnecter l’Homme à la nature, Restaurer la biodiversité ordinaire, Protéger les espaces naturels à l’international et Sauvegarder les espèces menacées. Noé agit sur le terrain, dans une logique de résultats, avec des messages optimistes et rassembleurs, en proposant des solutions innovantes pour que tout un chacun, entreprises et collectivités, puissent s’impliquer concrètement pour sauvegarder la biodiversité dont nous dépendons tous au quotidien pour les innombrables biens et services qu’elle nous rend. Pouvez-vous nous présenter une action phare de votre organisme ? Difficile de faire un choix, mais je dirai quelques mots de notre programme de gestion des zones humides et de conservation du pélican frisé dans le bassin méditerranéen. L’objectif principal du programme est la conservation des pélicans frisés et de leur habitat dans trois zones humides d’importance internationale (Ramsar, IBA et UNESCO) en Albanie, en Grèce et au Monténégro. L’espèce est actuellement fortement menacée par les activités humaines, dans les années 90, il ne restait au Monténégro qu’une douzaine d’individus. Au cours des cinq dernières années, le programme mis en œuvre par Noé, avec la participation active de partenaires locaux, a obtenu des résultats remarquables en matière de conservation : la population de pélicans a plus que doublé en couples reproducteurs et en oisillons dans la zone des Balkans. L’Albanie et le Monténégro ont maintenant une population stable de nids de pélicans avec d’excellents résultats de nidification. Les résultats positifs obtenus dans cette région ont classé le programme parmi les récits de conservation les plus réussis en Europe occidentale. Pourquoi avez-vous adhéré au Comité français de l’UICN ? Notre adhésion au Comité français de l’UICN a été motivée par notre volonté de rejoindre un formidable réseau d’acteurs de la conservation et d’experts de terrain, capables de répondre aux grands enjeux de préservation de la biodiversité. Le Comité français est par ailleurs un des seuls acteurs en capacité de porter les messages de ses membres auprès des décideurs, à toutes les échelles, du local à l’international, ce qui valorise nos actions. Quelle est votre priorité pour les années à venir ? Avec la révolution industrielle, l’homme a détruit et dégradé les milieux naturels et la biodiversité associée à ces milieux s’est considérablement appauvrie. Pour répondre à l’urgence de la situation, Noé propose de lancer une campagne nationale ambitieuse de restauration de la biodiversité ordinaire, « Recréons la France de la Nature ! ». Cette campagne sera basée sur la mobilisation de toutes les parties prenantes à toutes les échelles du territoire pour la mise en œuvre de programmes de restauration de la biodiversité ordinaire sur le terrain. L’objectif de cette campagne est d’impulser une dynamique durable de mobilisation et d’action en faveur de la biodiversité, et d’initier des changements profonds dans nos habitudes et nos modes de consommation. Plus d’informations – Site internet de Noé : http://noe.org/
Découvrez le panorama des services rendus par les écosystèmes en France
Le Comité français de l’UICN présente un panorama des services rendus par les écosystèmes forestiers, marins et côtiers, urbains, montagnards, d’eau douce et agricoles en France. Chaque écosystème a fait l’objet d’une brochure (6 au total) qui visent, sur la base des connaissances scientifiques et d’exemples concrets, à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes en France pour sensibiliser les différents acteurs à l’importance de préserver la biodiversité sur notre territoire. Elles concernent à la fois les milieux naturels métropolitains et ultramarins. Elles présentent, dans un premier temps, chaque écosystème concerné et ses spécificités. Puis, l’ensemble des services fournis par les écosystèmes, définis selon la typologie du Millennium Ecosystem Assessment (MEA) (support, approvisionnement, régulation, culturel) y sont détaillés et illustrés par des exemples recensés en France. Outre les services d’approvisionnement (bois, poissons, produits alimentaires…) souvent bien identifiés, ce panorama souligne les multiples services issus des écosystèmes français tels que la régulation de la qualité de l’eau, des risques naturels (inondations, tempêtes, glissement de terrain…) ou encore du climat mais aussi leur importance pour les loisirs, le bien-être physique et psychologique, la culture et l’éducation. Aujourd’hui, les diverses menaces qui dégradent les écosystèmes conduisent à une régression de la biodiversité riche et originale de ces milieux naturels et à réduire les bénéfices apportés pour notre société. Préserver nos milieux naturels est ainsi indispensable pour maintenir leur bon état écologique, la diversité du vivant qu’ils abritent, et la multitude des services qu’ils nous rendent. Plus d’informations – Pour plus de détails, l’ensemble des documents est disponible ci-dessous et dans la rubrique « Publications« . – Pour toute question, merci de contacter : Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques »
Journée Mondiale des Zones Humides : les découvrir, les préserver
Chaque année, une pluralité d’acteurs se mobilise dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides (JMZH) pour sensibiliser le public à la préservation des milieux humides et faire connaître leur importance écologique. L’édition 2018, intitulée « Des zones humides pour les villes de demain », proposera une multitude d’activités partout en France (métropole et les outre-mer) sur les enjeux qui entourent la disparition des zones humides et les solutions à mettre en oeuvre pour préserver et utiliser de manière durable ces écosystèmes uniques. En effet, à l’heure où près de quatre français sur cinq vivent en ville, les villes doivent faire face à de multiples enjeux : l’adaptation au changement climatique, la lutte contre le mal-être urbain, la préservation de la nature en ville, le développement de l’économie locale ou encore la qualité des eaux, potables comme de baignade, et bien d’autres problématiques. Les zones humides jouent un rôle important sur ces enjeux en fournissant de nombreux services écologiques pour le bien-être humain (voir aussi l’infographie ci-contre) et leur protection et restauration sont des solutions fondées sur la nature pour y apporter des réponses concrètes. Le 2 février est la date officielle de lancement de la JMZH, qui correspond à la date de signature de la convention internationale sur les zones humides à Ramsar, en Iran, le 2 février 1971. Cette journée, dont le Comité français de l’UICN est partenaire, est l’occasion de présenter au public et aux acteurs des territoires « leur » zone humide ou celles des environs, à travers une visite de terrain, une exposition, un conte ou encore un débat. Autour de cette journée mondiale, du 27 janvier au 28 février, associations, gestionnaires d’espaces naturels, centres d’éducation ou de documentation ou encore collectivités feront découvrir les richesses et les rôles de ces milieux en proposant de multiples animations. Dans les outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par l’UICN France, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins. Pour trouver une animation pour la Journée mondiale des zones humides près de chez soi, rien de plus simple : toutes les animations « Journée mondiale des zones humides » de France sont recensées sur le Portail national zones humides. Vous pourrez les découvrir à travers une application smartphone et un moteur de recherche multicritères (lieu, type d’animation, accessibilité). Plus d’informations – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Consulter le Dossier de presse de l’édition 2018 – Site internet de la convention Ramsar – Site internet du Pôle Relais Zone Humides Tropicales
2018 déclarée « Année internationale pour les récifs coralliens »
2018 est la troisième Année Internationale pour les Récifs Coralliens (IYOR2018) Lors de la 31e Assemblée Générale (Novembre 2016 Paris, France), l’Initiative Internationale pour les Récifs Coralliens (ICRI) a déclaré 2018 comme troisième année internationale des récifs coralliens (voir la recommandation en français, anglais, espagnol) et encourage à : – Renforcer la sensibilisation à l’échelle mondiale sur la valeur de, et les menaces pour les récifs coralliens, et des écosystèmes associés; – Promouvoir les partenariats entre les gouvernements, le secteur privé, du monde universitaire et de la société civile sur la gestion des récifs coralliens; – Identifier et mettre en œuvre des stratégies de gestion efficaces pour la conservation, l’augmentation de la résilience et l’utilisation durable de ces écosystèmes et la promotion des meilleures pratiques; et – Partager l’information sur les meilleures pratiques en matière de gestion des récifs coralliens durable. L’ICRI encourage ses membres à soutenir et à participer à la planification IYOR (International Year of the Reef) 2018, et de faciliter le développement des activités de IYOR au niveau national. Au niveau français C’est par le biais de l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens) que les évènements organisés en France et ses Outre-mer dans le cadre de IYOR2018 seront coordonnées. Le Comité français de l’UICN participe à la promotion de cette Année Internationale pour les Récifs Coralliens, à commencer par la diffusion d’un Calend’Art labellisé IYOR2018. Plus d’informations – Pour de plus amples informations sur IYOR 2018 et/ou pour labelliser un événement > cliquer ici – Twitter @IYOR2018 – Site internet de l’ICRI – Site internet de l’IFRECOR
L’UICN France défavorable au projet minier guyanais « Montagne d’Or »
L’UICN France a fait part de ses très vives inquiétudes sur le projet minier « Montagne d’Or» porté par les sociétés Nordgold et Columbus Gold en Guyane. Un courrier a été adressé au Président de la République fin décembre 2017 pour faire connaître la position défavorable de l’organisation à ce projet. Ce projet minier, le plus grand projet d’extraction aurifère jamais proposé en France, inquiète fortement l’UICN France à plusieurs titres : – l’empreinte du site d’extraction sur 2,5 km de long, 500 mètres de large et 400 mètres de profondeur va engendrer un impact majeur et durable sur la forêt guyanaise, reconnue pour sa très grande richesse écologique ; – le site est situé en limite des deux parties de la réserve biologique intégrale de Lucifer Dékou Dékou, la plus grande réserve biologique intégrale française, qui subira les impacts de l’exploitation ; – il mènera nécessairement à une forte perturbation hydraulique de la zone, avec des effets négatifs pérennes sur les réserves naturelles avoisinantes comme le drainage du mont Lucifer qui héberge de nombreuses espèces endémiques. Ceci est d’autant plus grave que la disparition des grands blocs forestiers en périphérie immédiate de la Guyane française s’accélère, et qu’il reste très peu de grands blocs forestiers non fragmentés en Amazonie ; – il présente des risques sociaux et environnementaux significatifs sur le long terme, notamment du fait de l’utilisation d’explosifs et du stockage par bassins digués de cinquante millions de tonnes de déchets cyanurés, dont la sécurité n’est jamais parfaitement avérée – en particulier avec l’augmentation de l’intensité des impacts des inondations lié au changement climatique (voir exemple de Samarco au Brésil en novembre 2015) ; – il sera nécessairement accompagné d’impacts bien au delà de la zone, avec la construction envisagée d’un port industriel à Coswine et d’une centrale thermique à Saint-Laurent du Maroni ; – il mènera à une augmentation de 20% de la consommation annuelle de la Guyane en énergie, et s’appuiera sur des énergies combustibles pour cela, contribuant ainsi au réchauffement climatique, en contradiction avec l’Accord de Paris sur le climat. En plus de ces considérations écologiques, le modèle économique de ce projet apparaît contestable et fragile puisque celui-ci nécessite des subventions publiques estimées à plus de 420 millions d’euros (rapport du WWF France) et que sa rentabilité reste dépendante du cours du taux de change euro/dollar dont la volatilité n’est pas exclue dans les décennies années à venir. Le soutien public devrait se concentrer sur des filières contribuant directement au développement durable de la Guyane telles que le tourisme, les énergies renouvelables, la valorisation des ressources génétiques, ainsi que la pêche, l’agriculture et la forêt. Le développement de ces filières permettrait de générer des nombreux emplois locaux sur le long terme tout en préservant la très grande richesse écologique du territoire. Par ailleurs, ce projet de la Montagne d’Or ne permettra pas d’endiguer les impacts de l’orpaillage illégal, actuellement en recrudescence y compris au sein de réserves naturelles et du Parc amazonien de Guyane. Le Président de la République a annoncé, lors d’un récent déplacement en Guyane, une augmentation des moyens de surveillance et de détection des chantiers illégaux mais il est aussi primordial de renforcer les moyens de lutte et notamment les interventions de l’armée dont l’efficacité sera améliorée si celles-ci se font dans le cadre de missions conjointes avec la gendarmerie, l’Office National des Forêts et le Parc Amazonien de Guyane. Plus d’informations : – Les travaux du Groupe Outre-mer du Comité français de l’UICN
La première édition du Calend’Art 2018 est disponible
Pour l’année 2018, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales co-animé par l’UICN France a tenu à célébrer les zones humides des territoires ultramarins en lançant la 1ère édition de son « Calend’Art ». Un grand concours dessin sur le thème « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? » a été proposé et ce sont plus de 300 enfants et adolescents qui ont joué le jeu et ont pris le temps de représenter sur papier leur définition d’une zone humide. C’est pourquoi la sélection fut extrêmement difficile et toute l’équipe du pôle relais tient à remercier chaleureusement les jeunes artistes d’avoir mis tant de cœur à l’ouvrage ainsi que leurs parents et enseignants pour les avoir guidé et encouragé dans ce projet à la fois artistique et pédagogique. Outre les dessins des grands gagnants illustrant les 12 mois, ce calendrier contient des informations et anecdotes sur les zones humides, un quiz ainsi que les dates importantes à retenir sur les événements liés à ces milieux. Nous espérons que ce calendrier, inspiré et réalisé par cette jeune génération des Outre-mer, saura sensibiliser le plus grand nombre à la conservation et à la protection de nos zones humides, patrimoine naturel essentiel à notre avenir, malheureusement aujourd’hui encore trop souvent menacées par nos activités (urbanisation, industries, pollutions…). UN CALENDRIER TÉLÉCHARGEABLE EN LIGNE Si vous souhaitez télécharger le Calend’Art, cliquez sur le lien suivant : Calendrier PRZHT ! Quant aux grands gagnants (cités ci-après), ils recevront sous peu par courrier un exemplaire de celui-ci: RISKWAIT Joris – 15 ans – Martinique (couverture) RAMASSAMY Thélia – 10 ans – Guadeloupe (janvier) ENCY Thomas – 12 ans – Martinique (février) TAMOU ANICHAT – 9 ans – Mayotte (mars) LEE Ella – 9 ans – Guyane (avril) OUJANOU Bianca – 13 ans – Nouvelle Calédonie (mai) École du Morne Vert, classe de Mme LAURENT – Martinique (juin) DIVAD Maïlys – 11 ans – Guadeloupe (juillet) DE REYNAL Louise – 9 ans – Martinique (août) BRIAL Higano – 11 ans – Wallis (septembre) ABDOU Abdourahamane – 14 ans – Mayotte (octobre) TOMA Elvira – 13 ans – Nouvelle Calédonie (novembre) RAYMOND Timothé – 10 ans – Guyane (décembre) NESTOR Johan – 12 ans – Wallis (dos) Outre ces grands gagnants, d’autres jeunes artistes en herbe ont également leurs dessins dans notreCalend’Art, et recevront également un calendrier. Leurs oeuvres nous ont permis d’illustrer nos différents textes et mosaïques. Feuilletez vite notre calendrier pour découvrir leurs œuvres ! Les écoles ayant participé auront également le plaisir de recevoir dans les prochaines semaines plusieurs Calend’Art à exposer et distribuer au sein de leurs classes ! Plus d’informations : – Télécharger le Calend’Art 2018 – Site internet du Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT) – Le Comité français de l’UICN et le PRZHT – Suivez l’actualité du PRZHT sur Twitter et sur Facebook
En 2018, l’UICN célèbre ses 70 ans et son Comité français ses 25 ans
L’UICN célèbre son 70ème anniversaire en 2018 et, dans un nouvel élan pour atteindre d’ambitieux objectifs globaux, le vent tourne enfin vers un développement plus durable. Mais il n’y a pas de temps à perdre. Les espèces s’éteignent à un rythme alarmant. Le changement climatique menace les communautés, les économies et les écosystèmes dont nous dépendons. Seul, aucun gouvernement ou organisation ne peut corriger le cours de l’humanité. Avec ses 70 ans d’expérience, de vision et d’impacts, le monde a besoin, plus que jamais, d’une UICN diversifiée et puissante. Découvrez les 70 ans d’actions de l’UICN en image Une brochure sur les 70 ans de l’UICN est également disponible en téléchargement Célébrez cet anniversaire… Les membres et les partenaires de l’UICN sont invités à fêter les 70 ans de l’organisation dans leur région. Suivez et participez à la célébration avec #IUCN70 …et celui des 25 ans du Comité français de l’UICN 2018 est également une année anniversaire pour le Comité français de l’UICN. Depuis 1992, il rassemble les membres et les experts français de l’UICN pour agir en faveur de la protection de la nature en France, tant en métropole que dans ses outre-mer, et au niveau international. Le Comité français est devenu l’un des deux plus grands comités nationaux de l’UICN dans le monde et la France est le 2ème pays qui a le plus grand nombre de membres de l’UICN. Ses 25 ans seront célébrés durant cette année 2018. Plus d’informations Article de l’UICN retraçant ses 70 ans d’actions Site internet de l’UICN Brochure sur les 70 ans de l’UICN A propos du Comité français de l’UICN
PPI : 14 nouveaux projets de conservation de la biodiversité en Afrique
Le Comité de Sélection du Programme de Petites Initiatives (PPI) s’est réuni au siège du Comité français de l’UICN afin d’étudier les dossiers de candidature à l’appel à projets « petites subventions » lancé en mars 2017. Cet appel à projets s’adressait à des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement PPI dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. À la clôture de l’appel à projets, 592 propositions de projets ont été réceptionnées (214 pour l’Afrique de l’Ouest et 378 pour l’Afrique Centrale). 21 projets ont été présélectionnés et ont été invités à soumettre un dossier complet pour lequel les OSC ont bénéficié d’un accompagnement du Programme d’Afrique Centrale et Occidentale de l’UICN (UICN PACO). Le 12 décembre, les membres du comité de sélection, représentants des institutions variées (liste des membres disponible ici), ont rendu leurs évaluations des projets basées sur des critères de pertinence, de cohérence, de faisabilité technique et financière ainsi que de durabilité. Parmi les 21 propositions présentées, le comité de sélection a retenu 14 projets pour un montant total attribué de 450 000 euros. Sur les 14 projets retenus, 7 seront mis en œuvre dans des pays d’Afrique de l’Ouest et 7 en Afrique de Centrale sur des thématiques aussi variées que la protection d’espèces menacées, l’atténuation des conflits Homme/Faune ou encore l’amélioration de la gouvernance d’aires protégées (liste complète des projets sélectionnés disponible ici). Les organisations sélectionnées auront comme objectif commun de mettre en œuvre des projets locaux de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique (32 k€ en moyenne sur 18 mois) à travers la réalisation d’actions concrètes de terrain. Cette étape marque ainsi la fin du processus de sélection des projets dans le cadre de la cinquième phase du programme (2016-2019). Un 1er appel à projets restreint avait permis de sélectionner 20 projets au mois de juin 2017. Au total, ce sont donc 34 projets portés par 38 OSC (certains projets sont menés en consortium) et réseaux d’OSC qui seront soutenus dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale jusque fin 2019 pour un montant total de 1 590 000 euros. Depuis 2007, le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec l’UICN PACO, est chargé de mettre en œuvre le PPI, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Cet outil a pour objectif de renforcer la contribution de la société civile des pays d’Afrique subsaharienne à la préservation de l’environnement mondial tout en améliorant les conditions de vie des populations locales. Le PPI constitue aujourd’hui le principal outil de la coopération française finançant directement les OSC de pays du sud pour des actions spécifiques de conservation de biodiversité. Plus d’informations – Paul Estève – Chargé de mission du Programme de Petites Initiatives – Nicolas Salaün – Chargé de programme « Coopération internationale » – Page dédiée au Programme des petites initiatives (PPI) – Page Facebook du PPI
La 12ème Fête de la nature se tiendra du 23 au 27 mai 2018
La Fête de la Nature, le grand rendez-vous annuel du public avec la nature, organisera sa 12ème édition du 23 au 27 mai 2018 partout en France. Quelle thématique en 2018 ? : « Voir l’invisible » La nature offre à observer une diversité d’êtres souvent discrets, des formes insolites, des éléments minuscules, des détails dignes d’un orfèvre… à qui sait regarder… Arbres morts, litières forestières, mares et ornières, rivages et estrans, coins de nature urbains, micro milieux naturels… présentent une vie grouillante et extraordinaire peuplée d’espèces encore plus incroyables à côté desquels beaucoup passent sans les voir. La nature offre aussi des atmosphères inhabituelles dès que les activités humaines cessent : aube ou crépuscule, « entre chien et loup » quand le sauvage s’anime, ambiance sous terre et sous mer désorientantes, atmosphère des forêts anciennes, de la canopée ou des rivières sauvages… Beaucoup d’aspects de la nature ne sont pas perceptibles au premier regard. Il est souvent nécessaire de chercher, d’observer, de prendre le temps, d’attendre, de se lever tôt, de se coucher tard, d’oser sortir des sentiers battus… …et de se faire guider par ceux qui connaissent et préservent toutes ces merveilles. La Fête de la Nature 2018 propose de faire changer les regards. Pour les structures organisatrices d’événements, l’appel à contribution sera lancé officiellement en début d’année 2018 et les projets de festivités pourront être proposés à partir de la mi-janvier. D’ici cette date, le site internet de la Fête de la Nature fera « peau neuve », avec pour objectifs d’optimiser la publication des manifestations et de faciliter leur promotion auprès du public. En attendant ? Vous pouvez d’ores et déjà réfléchir et préparer votre programmation. La charte qui régit la Fête de la Nature ne change pas : choisissez une date ou des dates entre le 23 et le 27 mai 2018 invitez le public à vous rejoindre dans la nature (pas de rendez-vous au ciné, ni dans un musée…), offrez ce moment (la Fête de la Nature est gratuite ! Elle n’a lieu qu’une fois par an…), préparez des activités faisant progresser les connaissances sur les espèces, l’espace naturel que vous gérez le tout dans un esprit convivial et festif Plus d’informations – Site internet de la Fête de la nature – A propos de l’UICN France et de la Fête de la nature
#NaturePourTous célèbre sa première année d’actions
Le mouvement #NatureForAll en anglais ou #NaturePourTous en français, a été lancé lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2016 à Hawaï. Un an après son lancement, presque 200 organismes s’y sont associés. #Naturepourtous : un mouvement pour inspirer l’amour de la nature #NaturePourTous / #NatureForAll est un mouvement collectif, créé à la suite du Congrès mondial des parcs en 2014, en collaboration avec la Commission mondiale de l’Éducation et de la Communication et de la Commission mondiale des Aires Protégées de l’UICN. Son lancement a eu lieu lors du Congrès mondial de la nature en septembre 2016. Il est un courant d’énergie positive alimenté par des initiatives à grande échelle par des organisations de partout dans le monde. Il représente une palette diversifiée de partenaires travaillant ensemble pour un objectif commun, mettant à contribution des forces et des caractéristiques uniques sous l’égide de #NaturePourTous. #NatureForAll : une année d’actions Les partenaires de #NatureForAll ont développé durant toute cette année, une boîte à outils visant à relier les personnes en leur donnant des clés pour aller au contact de la nature tout en s’adaptant aux contextes et aux réalités de leurs environnements. Des outils variés et pédagogiques comme par exemple une BD interactive « Anna’s forest » qui mettent en avant des pratiques respectueuses de la nature. Au fur et à mesure que #NaturePourTous s’agrandit, ces outils se multiplient. Ils sont accessibles sur le site internet du mouvement afin que le plus grand nombre se les approprient et les appliquent. – Découvrir la boîte à outils de #NatureForAll Rejoindre le mouvement Depuis un an, le nombre de partenaires ne cesse d’augmenter. Ils viennent de 36 pays (tous des 11 régions de l’UICN) apportant ainsi leurs idées et leurs savoir faire au bénéfice de #NaturePourTous. Qui que vous soyez et quelle que soit l’organisation que vous représentez, vous prenez sûrement déjà part à des pratiques respectueuses de la nature. Pourquoi ne pas le faire de façon officielle en devenant partenaire de #NaturePourTous ? En tant que partenaire, vous apprendrez du travail réalisé par d’autres organisations, et vous mettrez en valeur le travail de votre propre organisation (success stories). En faisant partie du mouvement #NaturePourTous, vous pousserez d’autres personnes et d’autres organisations à en faire de même. Les partenaires du mouvement, travaillent en tant que coalition et donnent ainsi à #NaturePourTous une voix unie pour montrer de quelle façon le bien-être de tous les secteurs est directement lié à celui de la nature et des individus. Une coalition menant à une augmentation exponentielle dans l’aide locale et mondiale dans les engagements et les actions pour la conservation de la Nature. Avec #NaturePourTous, vous ferez partie d’un mouvement mondial avec une influence plus forte qu’une organisation seule. – Devenir partenaire du mouvement #NaturePourTous – Formulaire pour devenir partenaire (FR) Restez à l’écoute pour de nouvelles initiatives en 2018 Plusieurs réunions et événements en 2018 seront de grandes occasions de présenter et promouvoir le travail des partenaires de #NatureForAll. Si vous souhaitez contribuer au mouvement en envoyant des études sur l’éducation à la nature, mettre en place une initiative, devenir partenaire, obtenir des documents de communication (les messages clés du mouvement, des PowerPoint, etc.), rendez-vous sur le site internet du mouvement. Plus d’informations – Site internet de #NatureForAll – Contact: info@natureforall.global