Deuxième appel BESTLIFE2030 visant à mobiliser plus de 8 millions d’euros pour 81 projets en faveur de la biodiversité dans les régions ultrapériphériques et les PTOM de l’UE

Le deuxième appel à propositions dans le cadre du programme BESTLIFE2030 mobilisera plus de 8 millions d’euros pour soutenir 81 projets locaux en faveur de la biodiversité dans les régions ultrapériphériques (RUP) et les pays et territoires d’outre-mer (PTOM) de l’Union européenne. Les résultats confirment le vif intérêt suscité par le programme et marquent une étape importante dans la mise en œuvre de son budget global de 23,4 millions d’euros, qui devrait permettre de soutenir environ 234 projets dans le cadre de quatre appels à propositions. S’appuyant sur le premier appel, qui a octroyé 57 subventions et mobilisé 5,57 millions d’euros, ce deuxième cycle élargit à la fois le nombre d’initiatives soutenues et la diversité des organisations menant des efforts de conservation sur le terrain. Résultats du portefeuille Les 81 projets recommandés pour un financement reflètent une large couverture géographique dans les RUP et les PTOM. L’appel confirme l’intérêt continu des parties prenantes dans tous les territoires et démontre une adoption régulière à mesure que le programme progresse dans sa phase de mise en œuvre. Ensemble, les premier et deuxième appels représentent une part substantielle du soutien prévu par le programme, renforçant le rôle de BESTLIFE2030 dans le renforcement des capacités de conservation de la biodiversité dans certaines des régions les plus riches et les plus vulnérables d’Europe sur le plan écologique. Thèmes prioritaires Le portefeuille du deuxième appel met fortement l’accent sur les actions écologiques pratiques et concrètes. La restauration des écosystèmes et la conservation des espèces apparaissent comme les types d’actions les plus courants, ce qui confirme l’importance accordée à la lutte contre la dégradation des habitats et à la protection des espèces menacées et endémiques. Les principales catégories thématiques comprennent la restauration des écosystèmes, la restauration des espèces, la gestion durable, les zones protégées et la gestion des espèces exotiques envahissantes. Dans l’ensemble, le portefeuille montre une concentration sur les résultats directs en matière de biodiversité, conformément à l’objectif du programme qui consiste à renforcer la résilience des écosystèmes et à intensifier les efforts de conservation dans les territoires d’outre-mer de l’UE. Large participation et leadership local Le deuxième appel reflète un large engagement de la part de différents types d’organisations. Les principaux candidats sont des organisations non gouvernementales, des instituts de recherche, des autorités locales et d’autres entités éligibles. L’élargissement des critères d’éligibilité entre les appels a permis une plus grande participation, soutenant ainsi un large éventail d’acteurs travaillant au niveau territorial. Cette approche renforce l’engagement du programme à renforcer l’appropriation locale et la prise de décision dans le domaine de la biodiversité. En permettant aux organisations implantées dans les régions de diriger des projets, BESTLIFE2030 continue de promouvoir un modèle qui soutient les initiatives de conservation locales adaptées à des contextes écologiques spécifiques. Prochaine phase Avec deux appels à projets désormais clôturés et deux autres prévus, BESTLIFE2030 progresse régulièrement vers la mise en œuvre complète de son budget de 23,4 millions d’euros. Les 81 projets recommandés vont maintenant passer à la phase de contractualisation et de mise en œuvre. À mesure que les activités commenceront sur le terrain, elles contribueront directement à renforcer les actions de conservation dans les RUP et les PTOM et à faire progresser les objectifs de l’UE en matière de biodiversité. Les résultats du deuxième appel témoignent de la dynamique continue et de l’intérêt soutenu pour le programme, renforçant son rôle en tant que mécanisme clé pour soutenir la conservation de la biodiversité dans les régions d’outre-mer de l’Europe. Photo bandeau : © La société PRO-VISION
Publication d’une évaluation de l’IPBES sur le lien entre entreprises et biodiversité

L’IPBES a publié son dernier rapport sur les entreprises et la biodiversité : le Comité français de l’UICN soutient pleinement les analyses et constats et appelle l’ensemble des acteurs à collaborer et s’en saisir. Selon la nouvelle évaluation de l’IPBES sur les entreprises et la biodiversité, les actions positives des entreprises et des institutions financières sont essentielles à la transition vers un système économique juste et durable. Cette évaluation met en garde contre le fait que le déclin accéléré de la biodiversité et des contributions de la nature à l’humanité n’est pas seulement un problème environnemental, mais aussi un risque systémique qui menace la stabilité économique mondiale, les marchés financiers et le bien-être humain. L’évaluation méthodologique par l’IPBES[1] des conséquences de l’activité des entreprises sur la biodiversité et sur les contributions de la nature aux populations et de la dépendance des entreprises à leur égard (connu sous le nom de Rapport « Entreprises & biodiversité » ou « Business and Biodiversity Report ») a été approuvée lors de la 12e session de la plénière de l’IPBES, qui s’est tenue à Manchester, au Royaume-Uni, (du 3 au 8 février 2026) par les représentants des 150 gouvernements membres de l’IPBES. Le rapport constate que les conditions actuelles dans lesquelles les entreprises opèrent ne sont globalement pas compatibles avec la réalisation d’un avenir juste et durable, et que ces conditions perpétuent également des risques systémiques. Le rapport souligne qu’un changement fondamental est possible et nécessaire pour créer un environnement propice permettant d’aligner ce qui est rentable pour les entreprises sur ce qui est bénéfique pour la biodiversité et les populations. « S’engager en faveur de la nature n’est pas une option pour les entreprises, c’est une nécessité. Les entreprises sont à la fois des bénéficiaires de la nature et des acteurs majeurs de son déclin. Elles ont donc un rôle essentiel à jouer pour garantir une gestion responsable de notre environnement. Cette démarche est vitale pour leurs résultats financiers, leur prospérité à long terme et la transformation nécessaire à un avenir plus juste et plus durable. » explique le Professeur Ximena Rueda Fajardo, School of Management de l’Universidad de los Andes, coprésidente de l’Evaluation des Entreprises et de la Biodiversité de l’IPBES. Cette évaluation préparée par 80 experts internationaux issus de 35 pays de toutes les régions du monde et de diverses disciplines, a nécessité trois ans de développement et s’appuie sur des milliers de références. Le rapport, composé de six chapitres est accompagné par un résumé pour décideurs (gouvernements, entreprises, société civile) avec l’énonciation de messages-clés pour faciliter le passage à l’action. Il met en évidence des méthodes et plus de 100 actions spécifiques pour mesurer et répondre aux impacts et dépendances des entreprises, à l’intention des entreprises, des gouvernements, des institutions financières et de la société civile, notamment : Des stratégies transparentes et crédibles pour suivre les impacts et les dépendances vis-à-vis de la nature. Des indicateurs spécifiques à chaque secteur pour mesurer les résultats en matière de biodiversité tout au long des chaînes de valeur. Un engagement inclusif avec les peuples autochtones et les communautés locales, reconnaissant leurs connaissances et leurs droits. Le Comité français de l’UICN est déjà mobilisé sur un certain nombre des solutions proposées telles que : Accompagnement d’entreprises pour évaluer leurs impacts et dépendances vis-à-vis de la biodiversité, intégrer la biodiversité dans leur stratégie et renforcer leurs actions pour la préserver Contributeur et évaluateur des initiatives telles que « Act4Nature International » et « Entreprise engagée pour la nature » Soutien à des actions de protection et de restauration de la nature d’entreprises Développement et accompagnement sur des outils et des approches permettant de mieux connaître les impacts des entreprises et cibler les actions à mener (STAR, listes rouges, standard mondial des Solutions fondées sur la Nature, RHINO). Sensibilisation des dirigeants et collaborateurs aux enjeux biodiversité. Réalisation d’études sur les impacts biodiversité sur la chaîne de valeur amont de certains produits et sensibilisation des connaissances des services achats des entreprises. Réflexions et travaux pour structurer et améliorer l’action des entreprises (reporting biodiversité, certificats biodiversité, cadre d’action positif pour la nature, économie de régénération). L’évaluation de l’IPBES sur les entreprises et la biodiversité donne également un nouvel élan à la mise en œuvre de la résolution approuvée par les membres de l’UICN lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2025 et proposée par le Comité français de l’UICN, intitulée « Définir un cadre solide pour le Positif pour la nature pour les entreprises ». Cette évaluation arrive à point nommé, après l’adoption du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité en 2022 et à quatre ans de l’échéance pour atteindre ses objectifs pour 2030. Le Cadre précise clairement que la mise en place d’un avenir positif pour la nature nécessite une approche globale de la société, y compris du secteur privé, et comprend un objectif spécifique en matière d’engagement et de divulgation d’informations par les entreprises. Cela signifie que les entreprises et les institutions financières sont tenues non seulement d’atténuer leurs propres impacts négatifs, mais aussi de contribuer aux objectifs mondiaux en faveur de la nature, c’est-à-dire d’obtenir des résultats positifs pour la nature. L’ensemble des acteurs doivent maintenant collaborer et se saisir de ce rapport dans cette perspective. Photo bandeau : © Jevgenij Voronov/Unsplash [1] Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques
Pour une stratégie dédiée aux outre-mer pour le 4ᵉ Plan national milieux humides (2026–2030)

A l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, le Comité français de l’UICN, via le Pôle relais Zones humides tropicales (PRZHT) qu’il anime, a publié sa Proposition de stratégie outre-mer du 4ᵉ Plan national milieux humides (PNMH 2026–2030). Remise au ministère de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, cette proposition de stratégie constitue une feuille de route inédite et ambitieuse, spécifiquement pensée pour répondre aux enjeux écologiques, climatiques, sociaux et culturels des zones humides des territoires ultramarins. Des milieux clés pour l’avenir des territoires Mangroves, mares, lagunes, forêts marécageuses, vasières ou encore ripisylves : les milieux humides d’outre-mer concentrent une biodiversité exceptionnelle, fournissent des services écosystémiques essentiels (régulation de l’eau, protection contre les risques naturels, stockage du carbone) et sont au cœur des équilibres sociaux et culturels des territoires. Pourtant, ces milieux restent parmi les plus menacés : urbanisation, pollutions, espèces exotiques envahissantes, artificialisation, impacts croissants du changement climatique et événements extrêmes. Une proposition co-construite, territorialisée et opérationnelle Cette proposition de stratégie est le fruit d’un important travail de co-construction, mené par l’équipe du PRZHT, épaulée par Mélanie Herteman – docteure en écologie, spécialiste mangroves & zones humides – en partenariat avec 151 acteurs mobilisés en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte (services de l’État, collectivités, gestionnaires, chercheurs, associations, usagers). Structurée autour de trois grands axes – AGIR, MOBILISER, CONNAÎTRE – cette proposition décline : des mesures concrètes de protection, de gestion et de restauration des milieux humides par territoire, le renforcement des compétences locales, de la gouvernance et des coopérations régionales, le développement de la connaissance, de la cartographie et du suivi des milieux humides ultramarins. Elle s’inscrit pleinement dans les objectifs de la Stratégie nationale biodiversité 2030 et du PNMH4, en proposant une approche adaptée aux réalités locales des outre mer. Ce travail a bénéficié du soutien financier du ministère de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, de la DEAL Guadeloupe et de la DGTM Guyane, ainsi que d’un comité de relecture rassemblant de nombreux partenaires institutionnels. Lien vers la stratégie Photo bandeau © Pôle Relais sur les Zones Humides Tropicales
Les mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis menacées, selon la Liste rouge des écosystèmes en France

La Liste rouge des écosystèmes en France évalue pour la première fois les mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis, selon les critères et la méthodologie de l’UICN. Ces deux écosystèmes, respectivement classés « Vulnérable » et « En danger critique », sont menacés par de multiples pressions, à la fois locales et globales, parmi lesquelles le changement climatique joue un rôle central. Des écosystèmes sous pressions Les mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis subissent des pressions importantes comme l’urbanisation, les remblaiements et les pollutions, qui entraînent une réduction de leur surface et une dégradation de leur état écologique. Elles sont également particulièrement exposées à l’élévation du niveau de la mer, l’un des effets majeurs du changement climatique sur les zones littorales. Les mangroves de Wallis sont évaluées « En danger critique » (CR). Si récemment leur surface semble stable, voire en légère augmentation, leur distribution très restreinte, leur structure en étroites franges côtières, ainsi que la configuration de l’île, basse et entièrement ceinturée par une route limitant leur extension dans les terres, les rendent éminemment sensibles aux événements climatiques extrêmes et à la montée des eaux. Les mangroves de Nouvelle-Calédonie sont évaluées « Vulnérables » (VU) avec un niveau d’incertitude compris entre les catégories « Vulnérable » et « En danger » (VU-EN). L’urbanisation est la pression principale qui affecte la distribution de ces mangroves. Bien que concentrée localement, elle a déjà entraîné des pertes importantes de superficies de mangroves par le passé. Aujourd’hui encore, la pression sur ces milieux fragiles reste bien réelle. Tout comme les mangroves de Wallis, l’élévation du niveau de la mer constitue un facteur déterminant du risque d’effondrement de l’écosystème. En raison des incertitudes quant aux effets du changement climatique à moyen terme, qui peuvent varier selon le contexte et les différents scénarios, le niveau de menaces pesant sur les mangroves de Nouvelle-Calédonie oscille entre les catégories « Vulnérable » et « En danger ». Renforcer la protection et les connaissances La Liste rouge des écosystèmes de mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis révèle également qu’un certain nombre de critères ont abouti à l’évaluation « Données Insuffisantes » (DD), faute de données suffisantes ou homogènes sur le long terme. Ceci souligne l’importance de renforcer, parallèlement aux efforts de conservation, des programmes d’acquisition de connaissances sur le fonctionnement des mangroves dans ces deux collectivités d’outre-mer. Outre leur biodiversité remarquable, les mangroves ont de multiples rôles écologiques et rendent de nombreux services écosystémiques essentiels à la résilience des territoires, tels que le stockage de carbone, la limitation des risques naturels (érosion côtière, submersion marine, impacts des tempêtes) ou la filtration des eaux. Pour anticiper l’évolution de ces écosystèmes clés et afin d’assurer leur avenir, il apparaît nécessaire de pérenniser les programmes de suivi de la biodiversité des mangroves et des processus écologiques qu’elles soutiennent, et de mieux connaître les réponses de ces écosystèmes au changement climatique, notamment face à la montée du niveau marin, et en tenant compte du contexte particulier de chaque collectivité. Ces connaissances sont essentielles pour renforcer les actions de conservation et de restauration menées sur ces écosystèmes menacés. Consulter la brochure : La Liste rouge des écosystèmes en France – Les mangroves du Pacifique Nouvelle-Calédonie et Wallis, Le rapport technique : La Liste rouge des écosystèmes en France – Les mangroves du Pacifique Nouvelle-Calédonie et Wallis, Le communiqué de presse. Photo bandeau © Sylvain Corbel
Le B.A.-BA des stratégies régionales pour la biodiversité

Les stratégies régionales pour la biodiversité (SRB), devenues obligatoires avec la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages de 2016, constituent aujourd’hui l’un des principaux cadres d’action pour préserver et restaurer la biodiversité à l’échelle régionale. Mais concrètement, qu’est-ce qu’une SRB ? Quels sont ses objectifs et ses caractéristiques ? Qui en sont les acteurs clés, et comment ces stratégies sont-elles déployées sur l’ensemble du territoire ? Pour répondre à ces questions, le Comité français de l’UICN publie, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité et le Ministère de la transition écologique, la fiche introductive de la boîte à outils des SRB. Cette nouvelle fiche, intitulée « Le B.A.-BA des stratégies régionales pour la biodiversité », plante le décor : elle offre une vision claire et synthétique de ce qu’est une SRB, et du déploiement de ces stratégies en France métropolitaine et d’outre-mer. Elle propose notamment : une présentation des caractéristiques fondamentales d’une SRB : définition, objectifs, contenu, gouvernance ; un état des lieux national des SRB ; une introduction à la boîte à outils et aux fiches qui la composent. Élaborée par le Comité français de l’UICN et son groupe de travail « Collectivités & Biodiversité », en partenariat avec l’Office français de la biodiversité et le Ministère de la transition écologique, la boîte à outils des SRB est un outil opérationnel destiné à accompagner les territoires dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de leurs stratégies en faveur de la biodiversité. Chaque fiche propose des pistes méthodologiques illustrées par des retours d’expériences territoriales sur des thèmes identifiés par le groupe de travail « Collectivités & Biodiversité » comme étant prioritaires pour « réussir » sa stratégie. Si elle s’adresse en priorité aux Régions et à leurs partenaires (ARB, services et opérateurs de l’État principalement), elle peut également être mobilisée par toute collectivité (Département, Intercommunalité, Ville) engagée dans une stratégie biodiversité. Ce travail s’inscrit dans plus de dix années d’accompagnement du Comité français de l’UICN pour soutenir le développement et le renforcement des SRB. Plus d’informations ici. Contact : Valérie Moral, Coordinatrice “Collectivités & Biodiversité”. Télécharger la fiche « Le B.A.-BA des SRB »
Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature – Bilan du Comité français de l’UICN

Bilan du Comité français de l’UICN à Abu Dhabi Du 9 au 15 octobre, plus de 10 000 participants se sont réunis à Abu Dhabi à l’occasion du 8ème Congrès mondial de la nature de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Face à l’accélération de l’érosion de la biodiversité et la fragilisation du multilatéralisme, cet événement majeur, à la fois fédérateur et structurant, a permis de dégager de nouvelles orientations et d’adopter des décisions qui façonneront l’agenda environnemental international, dans la continuité de la dynamique amorcée lors du Congrès de Marseille en 2021. En ce sens, le Congrès a adopté 148 motions portant sur divers enjeux prioritaires afin d’amplifier les efforts de conservation de la biodiversité dont 8 motions nouvelles et urgentes. Parmi celles-ci, 38 motions avaient été préparées par les Membres et les experts du Comité français de l’UICN, qui les a appuyés dans leur rédaction et leur valorisation. Cinq grands enseignements peuvent être tirés du Congrès mondial de la nature 2025 et de la participation française à cet évènement que nous vous proposons de découvrir dans notre bilan en téléchargement. Consulter la note bilan du Congrès mondial de la nature. Photo bandeau : © IUCN
Congrès mondial de la nature : les grandes conclusions

Le Congrès mondial de la nature, organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) s’achève aujourd’hui à Abu Dabi. Il a rassemblé plus de 10 000 participant.es sur place, et plusieurs milliers en visioconférence. Le réseau français de l’UICN y était particulièrement bien représenté (ONG, ministères, collectivités locales) et y a fait adopter le plus grand nombre de résolutions. Organisé tous les 4 ans, le Congrès mondial rassemble les organisations membres de l’UICN (plus de 1 400 Etats, agences gouvernementales, collectivités locales, ONG, représentant.es des peuples autochtones) et ses expert.es (plus de 16 000). Il permet d’identifier, de débattre et d’adopter des positions sur les enjeux prioritaires de conservation de la nature à travers des évènements organisés dans deux enceintes – le Forum et l’Exposition, vastes espaces d’échange et de débat – et l’Assemblée générale, par le vote de motions. Le Congrès mondial 2025 a été marqué par plusieurs temps forts, tels que : l’actualisation de la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN et de la Liste rouge européenne des pollinisateurs ; le lancement du nouveau standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature ; l’annonce des sites labellisés dans la Liste verte des aires protégées de l’UICN ; l’adoption de la vision stratégique de l’UICN à 20 ans et son programme mondial pour les 4 prochaines années ; L’annonce de l’organisation du prochain Congrès mondial des aires protégées et conservées, qui se tiendra au Panama en 2027. Une cérémonie en l’honneur de Jane Goodall, figure emblématique de la conservation de l’UICN, y a également été organisée. Les acteurs français de la conservation à l’honneur Les acteurs français de la conservation se sont distingués par leur mobilisation et leurs nombreuses contributions aux actions de l’UICN : Parmi les sites labellisés de la Liste verte des aires protégées, trois sites – la réserve biologique forestière du Champ du Feu et celle de Hochfeld (Bas-Rhin), ainsi que le parc naturel marin d’Iroise (Finistère) – ont vu leur label renouvelé ; Le Comité français de l’UICN a organisé et participé à de nombreux évènements de présentation du nouveau standard international des Solutions fondées sur la Nature, auquel il a largement contribué, et travaille d’ores et déjà à faciliter sa mise en œuvre, à travers des outils et ressources à destination des acteurs publics et privés ; Le lancement de la 7e phase du Programme de Petites Initiatives, programme historique du Comité français de l’UICN en appui aux organisations de la société civile. Benjamin Bassono de l’ONG « les Anges Gardiens de la Nature », partenaire du PPI au Burkina Faso depuis 2019, a reçu le prestigieux Ranger Award lors du Congrès mondial ; Une déclaration commune des acteurs francophones de la conservation identifiant les priorités d’action pour les prochaines décennies ; Dix motions portées par des membres français de l’UICN ont été adoptées sur des sujets de première importance pour l’atteinte des objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité. Celles-ci s’ajoutent aux 28 motions portées par des membres français de l’UICN adoptées par vote électronique en amont du Congrès. Les premières motions portées par des collectivités locales ont été adoptées, sur les forêts urbaines et péri-urbaines (Ville de Paris) et le rôle des des aires protégées régionales ou infranationales dans l’atteinte de l’objectif 30×30 (Région Ile-de-France) ; En réaction aux feux de forêts d’une ampleur inédite à travers le monde en 2025, le Comité français de l’UICN et ses membres ont déposé une motion nouvelle et urgente pour renforcer la prévention et la lutte contre les incendies qui ravagent les milieux naturels. Avec 38 motions, la France est le pays dont le plus grand nombre de motions a été adopté. « Ce congrès nous a permis de présenter nos propositions sur plusieurs enjeux portés par les membres français de l’UICN comme le financement de la conservation de la biodiversité, la protection de la haute mer et des glaciers, ou des approches nouvelles comme la libre évolution et Une seule santé. Nous étions aussi à nouveau présents pour montrer notre engagement en faveur des Solutions fondées sur la Nature et de la Liste verte des aires protégées de l’UICN », indique Sébastien Moncorps, directeur du Comité français de l’UICN. Le renouvellement de la Présidence et la déclaration finale Les Membres ont également approuvé le nouveau programme de l’UICN pour les quatre années à venir et élu le nouveau Conseil d’administration international de l’UICN, avec la réélection de la présidente, Razan Al Mubarak, et celle de Maud Lelièvre, réélue en tant que conseillère régionale pour l’Europe de l’Ouest, également présidente du Comité français de l’UICN. Le Congrès de l’UICN a adopté sa déclaration finale, l’Appel à l’action d’Abu Dabi, réaffirmant la nature comme fondation de notre humanité et de notre bien-être, l’importance du multilatéralisme, de la coopération, de la justice, de l’équité, de la science et de l’éducation pour amplifier les actions pour la conservation. « La dynamique du Congrès doit maintenant se traduire en actions concrètes. Notre rôle, au sein du Comité français, est de décliner la feuille de route mondiale à l’échelle nationale. Cela passe par l’accompagnement des acteurs – entreprises, collectivités, gestionnaires d’espaces naturels – avec les standards et l’expertise scientifique de l’UICN, comme la Liste rouge des écosystèmes ou la Liste verte des aires protégées. », conclut Maud Lelièvre, présidente du Comité français de l’UICN. Pour aller plus loin : Le communiqué de presse du Congrès mondial de la nature 2025 Photo bandeau : © IUCN
Des forêts aux récifs coralliens : l’excellence dans la conservation au cœur des Prix de la Liste verte

Au cours d’une nuit de célébration, de reconnaissance et de détermination mondiale renouvelée, la cérémonie de remise des prix de la Liste verte a illuminé le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2025 à Abu Dhabi avec un message puissant : lorsque la nature gagne, nous gagnons tous. © Marcus Rose / Workers Photos – Green List Awards at the IUCN World Conservation Congress 2025 in Abu Dhabi Organisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la cérémonie a honoré 27 nouvelles inscriptions sur la Liste verte de l’UICN des aires protégées et conservées au cours de l’année écoulée, portant le total à 104 inscriptions, couvrant désormais 230 sites individuels dans le monde. Ces sites illustrent des succès vérifiés de la conservation, combinant une gouvernance équitable, un fort engagement communautaire, l’intégrité écologique et une gestion efficace. « En un peu plus d’une décennie, la Liste verte de l’UICN est devenue une référence mondiale pour l’excellence en matière de conservation », a déclaré la Dr Grethel Aguilar, Directrice générale de l’UICN. « Avec plus de 100 sites inscrits, elle inspire des communautés du monde entier à viser les plus hauts standards, pour la nature et pour les personnes ». Soutenus par le mécanisme de garantie mondialement reconnu de l’UICN, les sites de la Liste verte sont des exemples rigoureusement analysés, évalués par des pairs et des références internationales en matière de conservation efficace et équitable. La Norme de la Liste verte de l’UICN constitue la base de cette qualité et crédibilité, donnant aux parties prenantes nationales et internationales la confiance nécessaire pour investir dans des aires protégées et conservées qui profitent à la fois à la nature et aux personnes. « La Liste verte est la norme mondiale ouvrant la voie vers des aires protégées et conservées efficaces et équitables, inspirant des actions qui offrent de réels avantages à la fois pour les personnes et pour la planète », a déclaré Thierry Lefebvre, Responsable du programme de la Liste verte à l’UICN. Une célébration mondiale, des champions locaux Les sites récompensés cette année couvrent 13 pays d’Afrique, d’Asie, des Amériques, de France et d’Asie occidentale, y compris des sanctuaires marins, des parcs nationaux, des réserves privées et des sites du Patrimoine mondial. Des forêts luxuriantes de Côte d’Ivoire aux merveilles côtières du Vietnam, ces sites sont la preuve qu’une conservation efficace est en cours à grande échelle. Les sites récompensés incluent : Côte d’Ivoire : parc national de la Comoé et complexe du parc national de Taï – réserve partielle de faune N’zo Chili : parc national du Cerro Castillo Brésil : réserve privée de Lote Cristalino Colombie : sanctuaire de la flore et de la faune des Galères et parc naturel national de Gorgona États-Unis : réseau d’aires marines protégées de Californie Chine : composante Bogda du site du Patrimoine naturel mondial du Xinjiang Tianshan, site du Patrimoine naturel mondial de Huanglong, réserve naturelle nationale du Hubei Dalaoling, réserve naturelle nationale du Hubei Mulinzi, réserve naturelle nationale du Hubei Wufeng Houhe, réserve naturelle nationale de la salamandre géante du Hunan Zhangjiajie, réserve naturelle nationale des oiseaux rares des zones humides du Jiangsu Yancheng, réserve naturelle nationale de Shaanxi Zhouzhi France : réserve biologique gérée du Champ du Feu, réserve biologique gérée de Hochfeld, parc naturel marin d’Iroise Malaisie : réserve forestière de Pin Supu Jordanie : réserve marine d’Aqaba Liban : réserve naturelle des cèdres d’Al Shouf Arabie Saoudite : réserve d’Ibex, réserve royale du roi Abdulaziz, réserve naturelle royale du roi Salman, parc national de Sharaan et aire protégée UruqBani Ma’ arid Émirats Arabes Unis : aire protégée de l’île Sir Bu Nair Vietnam : parc national de Con Dao Une conservation crédible : une assurance qui donne des résultats Ce qui distingue la Liste verte de l’UICN, c’est son processus de garantie indépendant. Chaque site est évalué par rapport à la Norme de la Liste verte de l’UICN, qui repose sur quatre éléments : une bonne gouvernance, une conception et une planification saines, une gestion efficace et des résultats éprouvés en matière de conservation. Ce processus est dirigé par plus de 300 experts locaux et internationaux, et vérifié par des évaluateurs indépendants, garantissant que les résultats soient fiables et les progrès mesurables. Stimuler les engagements mondiaux et l’élan régional La Liste verte de l’UICN est plus qu’une reconnaissance, c’est une norme pour des engagements nationaux, des objectifs politiques mondiaux et une transformation positive pour la nature. Alors que le monde s’efforce de mettre en œuvre le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, la Liste verte offre un moyen pratique de suivre la cible 3 (30×30) tout en garantissant la qualité, l’équité et la durabilité. Un élan croissant : Plus de 300 sites dans le monde sont désormais sur la voie d’une certification par la Liste verte de l’UICN. De nouveaux engagements nationaux ont émergé en Asie centrale, dans la région du Triangle de corail, en Europe de l’Est et en Amérique centrale et latine, ouvrant la voie à une collaboration régionale plus étendue. Les gouvernements et les partenaires adoptent la Liste verte de l’UICN non seulement pour évaluer les progrès accomplis, mais aussi pour stimuler les investissements et la responsabilité dans les aires protégées et conservées. Envisager l’avenir La cérémonie de cette année marque également l’intégration croissante de la Liste verte de l’UICN dans les programmes d’adaptation climatique, de conservation autochtone et de finance durable. Alors que le monde se prépare à franchir des étapes importantes en 2026 et au-delà, la Liste verte de l’UICN se positionne comme un puissant levier pour une action unifiées, par-delà les secteurs et les frontières. À Abu Dhabi, la célébration rejoignait la détermination : une détermination à développer le mouvement, à soutenir davantage de sites et à faire en sorte que les aires protégées et conservées soient plus que des traits sur une carte. Ce sont des paysages d’espoir vivants et florissants. Le partenariat France-UICN a été un moteur clé dans le soutien et l’expansion du programme de la Liste verte de l’UICN. Avec le soutien financier de la France, notamment à travers l’Agence française de développement (AFD), le ministère de la Transition écologique et le
Les phoques arctiques menacés par les changements climatiques, les oiseaux déclinent à l’échelle mondiale – Liste rouge de l’UICN

Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 10 octobre 2025 (UICN) – Trois espèces de phoques arctiques se sont rapprochées de l’extinction, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™. La mise à jour d’aujourd’hui révèle également que plus de la moitié des espèces d’oiseaux dans le monde sont en déclin. Parallèlement, la population mondiale de tortues vertes rebondit grâce à la conservation. La mise à jour a été publiée aujourd’hui lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Abu Dhabi. La Liste rouge de l’UICN comprend désormais 172 620 espèces dont 48 646 menacées d’extinction. « La mise à jour de la Liste rouge d’aujourd’hui, publiée lors du Congrès de l’UICN à Abu Dhabi, met en lumière à la fois les défis urgents et les puissantes opportunités qui se présentent à nous. Alors que des espèces comme les phoques arctiques et de nombreux oiseaux font face à des menaces croissantes, le rétablissement de la tortue verte nous rappelle que la conservation fonctionne lorsque nous agissons avec détermination et unité. Alors que nous nous tournons vers la COP sur le climat à Belém, les gouvernements et les communautés ont une occasion cruciale d’accélérer les actions qui protègent la biodiversité, stabilisent notre climat et construisent un avenir où les personnes et la nature pourront s’épanouir ensemble », a déclaré la Dr Grethel Aguilar, Directrice générale de l’UICN. Les changements climatiques rapprochent les phoques de l’Arctique de l’extinction La mise à jour d’aujourd’hui montre que le phoque à capuchon (Cystophora cristata) est passé de Vulnérable à En danger, tandis que le phoque à moustaches (Erignathus barbatus) et le phoque du Groenland (Pagophilus groenlandicus) sont passés de Préoccupation mineure à Quasi menacés. La principale menace pour les phoques de l’Arctique est la perte de glace marine causée par le réchauffement climatique. Les phoques arctiques dépendent de la glace marine pour leur reproduction et l’élevage de leurs petits, ainsi que pour leur mue, leur repos et pour accéder aux zones d’alimentation. L’amincissement et la disparition de la glace marine affectent également les habitudes alimentaires des phoques arctiques et rendent l’Arctique plus accessible aux humains, ce qui augmente encore le risque global pour ces espèces. Le réchauffement climatique se produit quatre fois plus rapidement dans l’Arctique que dans les autres régions, ce qui réduit considérablement l’étendue et la durée de la couverture de glace marine. Cela menace tous les phoques dépendants des glaces, les morses (Odobenus rosmarus) et autres mammifères marins de l’Arctique, ainsi que les phoques de l’Antarctique et les espèces de phoques subpolaires tributaires de la glace, comme le phoque de la mer Caspienne (Pusa caspica). Les phoques tributaires de la glace sont une source de nourriture essentielle pour d’autres animaux. Dans l’Arctique, cela inclut les ours polaires, ainsi que les peuples autochtones vivant dans toute la région. Ils jouent également un rôle central dans la chaîne alimentaire, en consommant des poissons et des invertébrés et en recyclant les nutriments. Leur impact disproportionné sur l’écosystème en fait des « espèces clés », ce qui signifie que la santé de l’ensemble du milieu marin est liée à leur survie. « Chaque année dans le Svalbard, le recul de la glace marine révèle à quel point les phoques de l’Arctique sont de plus en plus menacés. En effet, ce phénomène les empêche de se reproduire, de se reposer et de se nourrir. Leur situation est un rappel brutal que les changements climatiques ne sont pas un problème lointain, mais qu’ils se produisent depuis des décennies et ont des impacts ici et maintenant. La protection des phoques arctiques va au-delà de ces espèces. Il s’agit de préserver l’équilibre délicat de l’Arctique, ce qui est essentiel pour nous tous », a déclaré la Dr Kit Kovacs, Coprésidente du Groupe de spécialistes des pinnipèdes de la Commission pour la sauvegarde des espèces de l’UICN et Responsable du programme Svalbard à l’Institut polaire norvégien. Les pressions supplémentaires sur les phoques de l’Arctique comprennent la navigation, le bruit, l’exploitation pétrolière et minérale, la chasse et les prises accessoires dans les engins de pêche. La protection des habitats clés contre les activités humaines, la réduction des prises accessoires, une chasse durable et la réduction des impacts sonores sont des étapes essentielles pour mettre fin au déclin des phoques de l’Arctique. La déforestation à l’origine du déclin mondial des oiseaux Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN comprend des réévaluations de 1 360 espèces d’oiseaux et complète la huitième évaluation exhaustive de toutes les espèces d’oiseaux du monde par BirdLife International. Impliquant des milliers d’experts depuis neuf ans, 1 256 (11,5%) des 11 185 espèces évaluées sont globalement menacées. Globalement, 61% des espèces d’oiseaux présentent des populations en déclin, une estimation qui était de 44% en 2016. La cause la plus répandue du déclin des populations d’oiseaux est la perte et la dégradation de leurs habitats, entraînées en particulier par l’expansion et l’intensification de l’agriculture et l’exploitation forestière, principales menaces pour les oiseaux en danger. Cette mise à jour identifie Madagascar, l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique centrale en tant que régions où la perte de forêts tropicales constitue une menace croissante pour les oiseaux. À Madagascar, 14 espèces d’oiseaux forestiers endémiques ont été classées dans la catégorie Quasi menacée et trois dans la catégorie Vulnérable, y compris le philépitte de Schlegel (Philepitta schlegeli), dont les mâles sont connus pour leur plumage bleu et vert vif autour des yeux. En Afrique de l’Ouest, cinq espèces sont aujourd’hui Quasi menacées, dont le calao à casque noir (Ceratogymna atrata), qui est également chassé et commercialisé. En Amérique centrale, la perte de forêts a conduit le troglodyte à ailes blanches (Microcerculus philomela) vers la catégorie Quasi menacé. « Le fait que trois espèces d’oiseaux sur cinq dans le monde présentent des populations en déclin montre à quel point la crise de la biodiversité est devenue profonde et à quel point il est urgent que les gouvernements prennent les mesures qu’ils se sont engagés à prendre en vertu de plusieurs conventions et accords », a déclaré le Dr Ian Burfield, Coordinateur scientifique mondial de BirdLife (Espèces)
UNOC 3 : le bilan du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature

La troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC 3), accueillie conjointement par la France et le Costa Rica du 9 au 13 juin 2025 à Nice, a constitué une étape clé de la Décennie onusienne des sciences océaniques pour le développement durable 2021-2030 et a permis des avancées majeures vers l’atteinte de l’Objectif de développement durable (ODD) 14 «Vie aquatique». 55 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que 15 000 participant/es issus de la société civile, du secteur privé et des sciences, étaient mobilisés afin d’accélérer l’action en faveur de la conservation et de l’utilisation durable des océans. Le Comité français de l’UICN était mobilisé pour UNOC 3 et lors des évènements parallèles afin de porter son appel à l’action pour l’Océan, présentant ses recommandations pour protéger et restaurer la santé de l’Océan, signé par près de 80 organisations membres de son réseau et d’autres pays. Le Comité français de l’UICN était représenté à Nice par sa présidente, Maud Lelièvre, son directeur, Sébastien Moncorps, la présidente de son groupe Mer & littoral, Céline Liret, et une partie de son équipe : Florence Clap, Haizea Jimenez, Jean-François Sys, Laurie Lefebvre, Benjamin Konnert, Leilani Wong et Aude Bontemps ; ainsi que de nombreux membres et expert/es du Comité français. Récapitulatif de UNOC 3 Dans son bilan de conclusion, le Comité français de l’UICN propose un récapitulatif des grandes annonces et évènements de UNOC 3, et des synthèses et des liens pour en apprendre plus sur la participation du Comité français, de ses membres et des engagements de la France. Les grandes annonces : L’Accord des Nations Unies sur la haute mer (Traité BBNJ). Le Traité mondial sur le plastique. Le moratoire sur l’exploitation des fonds marins. Le Pacte européen pour les océans. Les engagements de la France. Les engagements des autres Etats. Les évènements spéciaux et parallèles : Retours sur le One Ocean Science Congress (OOSC), 3-6 juin 2025. Le Ocean Rise and Coastal Resilience Summit, 7 juin 2025. Le Blue Economy and Finance Forum (BEFF), 7-8 juin 2025 à Monaco. Les side events du Comité français et de ses membres Lire le bilan UNOC 3 du Comité français de l’UICN Photo bandeau © Leilani Wong 2025