La convention sur la diversité biologique est la première et la seule convention internationale concernant la biodiversité, elle représente donc un pas remarquable franchi par la communauté internationale vers la conservation de la diversité biologique, et son utilisation durable.
La Convention sur la diversité biologique (CDB), ouverte à la signature le 5 juin 1992 lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (le Sommet de Rio) est entrée en vigueur le 29 décembre 1993. Elle compte aujourd’hui 193 États Parties, dont la France qui l’a ratifiée le 1er juillet 1994. Elle a 3 objectifs principaux :
Les 193 États Parties à la Convention sur la diversité biologique, réunis à Nagoya du 18 au 29 octobre 2010, ont pris de nouveaux engagements pour la sauvegarde de la biodiversité, à l’issue de longues négociations. Un « paquet biodiversité » a été adopté comprenant un plan stratégique d’action avec 20 objectifs à atteindre d’ici 2020 (Objectifs d’Aichi), un protocole sur l’accès et le partage des avantages liés à l’exploitation des ressources génétiques (protocole de Nagoya), et une stratégie de financement pour augmenter l’aide publique internationale consacrée à la biodiversité.
L’UICN, présent à Nagoya, a appelé les Parties présentes à Nagoya à prendre des mesures effectives et immédiates pour arrêter la perte de la biodiversité, de façon à ce qu’en 2020 toutes les politiques et les actions nécessaires soient établies et mises en œuvre.
> Pour consulter les différentes positions de l’UICN, en français, sur les enjeux de Nagoya, cliquez ici
> Pour consulter les deux communiqués de presse du comité français dans le cadre de la 10ième conférence des Parties à la CDB :
• Conférence de Nagoya : le « grand plan » pour la nature nécessite un engagement fort
• Un nouvel élan mondial pour la biodiversité lancé à Nagoya
Les stratégies et plans d’action nationaux (SPANB) sont les principaux instruments de mise en œuvre de la Convention au niveau national. La Convention exige des pays la préparation d’une stratégie de diversité biologique nationale (ou un instrument équivalent) ainsi que l’intégration de cette stratégie dans la planification et les activités de tous ces secteurs dont les activités peuvent avoir des conséquences (positives ou négatives ) sur la diversité biologique.
Un organe consultatif scientifique intergouvernemental nommé Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA) permet de fournir à la Conférence des Parties des avis concernant la mise en œuvre de la Convention.
Florence Clap | Responsable programme Politiques de la biodiversité
florence.clap@uicn.fr