Entreprises et Solutions fondées sur la Nature : lancement d’une nouvelle page ressource et retours d’expérience d’ENGIE accompagné par le Comité français de l’UICN

Après son premier guide, publié en 2022 « Entreprises et Solutions fondées sur la Nature : s’emparer du concept pour passer à l’action », le Comité français de l’UICN dévoile aujourd’hui une page Internet dédiée aux entreprises et aux Solutions fondées sur la Nature. A travers son programme Politiques de la biodiversité, le Comité français de l’UICN se mobilise depuis de nombreuses années pour renforcer l’implication des entreprises. Considérant qu’elles ont un rôle majeur à jouer — en évitant et réduisant leurs impacts sur la biodiversité, mais aussi en contribuant activement à la protection et à la restauration des écosystèmes, il accompagne au quotidien six grands groupes : EDF, ENGIE et STORENGY, VEOLIA, HEIDELBERG MATERIALS, EQIOM, NESTLE WATERS FRANCE. Au travers de ces partenariats et d’un groupe de travail dédié, un guide de référence sur les Solutions fondées sur la Nature (SfN), a été publiée en 2022. Le concept des Solutions fondées sur la Nature (ou SfN) émerge en 2009 sous l’impulsion de l’UICN. En 2016, à l’occasion du Congrès mondial de la nature, les SfN sont devenues internationalement reconnues et inscrites dans l’agenda des solutions avec l’adoption d’une définition officielle par les membres de l’UICN : « les actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés pour relever directement les défis de société de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité ». Il s’agit par exemple de la préservation d’un écosystème en bon état, l’amélioration de sa gestion, ou la restauration d’un milieu dégradé. Face à l’intérêt croissant suscité pour les SfN — et à certaines dérives, comme certains projets de plantation d’arbres qui se révèlent néfastes pour la biodiversité locale — l’UICN a développé en 2020 un Standard mondial, articulé autour de 8 critères et 27 indicateurs, et a déposé en 2025 un TradeMark, affirmant sa volonté d’encadrer rigoureusement l’utilisation des SfN. Pour accompagner les acteurs de manière opérationnelle, le Comité français de l’UICN a créé un outil d’accompagnement « de la planification à l’évaluation d’un projet SfN ». Ainsi, les entreprises sont encouragées à s’en saisir avec l’accompagnement du Comité français : une première étape consiste à vérifier que le projet répond à trois critères essentiels : apporter une réponse à un défi sociétal identifié sur le territoire, s’appuyer sur le fonctionnement des écosystèmes et générer des bénéfices concrets pour la biodiversité et le défi sociétal visé. Les projets qui franchissent ce premier filtre font ensuite l’objet d’une auto-évaluation réalisée par l’entreprise à l’aide d’un outil dédié. Un dialogue s’engage alors avec les équipes afin de préciser certains éléments et d’améliorer les réponses apportées. Lorsque cette première analyse est jugée satisfaisante, l’entreprise renseigne la grille complète du standard, composée de 27 indicateurs. Les échanges se poursuivent tout au long du processus pour compléter les informations, affiner le projet et formuler des recommandations. Cette démarche, résolument itérative, repose sur un engagement fort des équipes de terrain. Dans cette nouvelle page Internet qui est aujourd’hui proposée, l’ensemble des ressources essentielles sont décrites pour comprendre et évaluer les Solutions fondées sur la Nature (SfN) : On y retrouve des éléments de définition et de cadrage du concept, les grilles d’évaluation du standard international ainsi que l’outil développé par le Comité français de l’UICN pour évaluer ses propres projets. La page propose également une carte interactive recensant, à travers le monde, des projets reconnus comme SfN au regard du standard mondial, ainsi que de nombreuses fiches de retour d’expérience destinées à inspirer les acteurs souhaitant s’engager dans cette démarche. En mettant en lumière ces initiatives concrètes, le Comité français de l’UICN souhaite montrer que les Solutions fondées sur la Nature constituent déjà une réalité opérationnelle pour de nombreuses entreprises. Ces retours d’expérience démontrent qu’il est possible pour le secteur privé de s’approprier les SfN de manière rigoureuse et ambitieuse, tout en contribuant directement à l’atteinte des objectifs du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité. Grâce à la carte interactive et aux fiches projets, cette page offre ainsi un véritable espace de référence et d’inspiration pour passer de l’intention à l’action. ©ENGIE ©ENGIE FOCUS ENGIE Dans le cadre de son partenariat avec le Comité français de l’UICN, et parmi ses engagements avec Act4Nature International, ENGIE s’est fixé pour objectif d’atteindre la reconnaissance de 10 projets comme des Solutions fondées sur la Nature (SfN) selon le Standard mondial de l’UICN pour les SfN™ d’ici fin 2025. En répondant aux critères rigoureux et scientifiques de ce Standard, ENGIE porte une ambition forte et fait figure de précurseur dans le secteur privé. Nous présentons aujourd’hui 4 projets exemplaires, portés par ENGIE dans des contextes et des territoires variés. Chacun d’eux répond à un défi sociétal spécifique, tout en générant des bénéfices mesurables pour la biodiversité et les communautés locales. Regenera+ | Promotion de la sécurité alimentaire via l’agriculture régénérative au Brésil A Passo Fundo, les propriétaires fonciers sont encouragés à mettre en place une agriculture régénératrice autour du réservoir hydroélectrique, réduisant les coûts de production et d’utilisation d’intrants, et améliorant la santé des agriculteurs. Création d’une Aire Marine Protégée à Madagascar A Sainte-Marie, la Fondation ENGIE (avec GoodPlanet et le GRET) se porte mécène d’un projet visant la création d’une Aire Marine Protégée en gouvernance partagée, où récifs et mangroves sont restaurés pour réduire les risques naturels et promouvoir un écotourisme communautaire Restauration d’écosystèmes dégradés au Brésil Dans l’Etat du Paraná, des espèces d’arbres indigènes comme l’Araucaria sont plantés et les agriculteurs locaux formés pour assurer la viabilité de leur développement socio-économique ce qui permet aussi de garantir la conservation génétique des arbres Lutter contre les risques naturels au Bangladesh Dans le district de Satkhira, une plantation de mangroves est mise en œuvre pour lutter contre l’érosion des sols et protéger les exploitations agricoles contre la salinisation avec un accompagnement des populations locales pour diversifier leurs moyens de subsistance Ces projets illustrent la diversité des défis auxquels les Solutions fondées sur la