Nouvelle étape pour la Liste rouge des mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises

Publication de deux documents clés pour l’évaluation des mangroves des Antilles françaises : l’étude préliminaire à la Liste rouge des écosystèmes pour les mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises, et la dernière phase de l’analyse diachronique des mangroves de l’Outre-mer français. La Liste rouge des écosystèmes (LRE), développée par l’UICN et adoptée en 2014, est un outil d’évaluation du risque d’effondrement des écosystèmes. Basée sur des critères scientifiques standardisés, elle permet d’identifier les écosystèmes les plus menacés et de guider les actions de conservation et de gestion durable à différentes échelles. Le Comité français de l’UICN, en collaboration avec Patrinat, décline cette méthodologie pour évaluer l’état de menace des écosystèmes présents sur le territoire français (Hexagone et Corse, collectivités d’outre-mer). Un cycle d’évaluation des mangroves des territoires ultra-marins français a été lancé en 2017, avec un premier chapitre consacré aux mangroves de Mayotte. Deux autres chapitres sont en cours d’élaboration : l’un dédié aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises, et l’autre aux mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis. Dans ce cadre, un premier document vient d’être publié, consacré aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises. Il constitue l’étude préliminaire descriptive de ce chapitre, fondamental pour l’évaluation de ces écosystèmes selon les critères de la LRE. Ce rapport dresse un état des lieux des connaissances et données disponibles relatives aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises. Il présente une description de ces écosystèmes littoraux, en identifiant leurs caractéristiques, les menaces auxquelles ils sont exposés, ainsi que les données mobilisables pour leur évaluation. L’étude couvre l’ensemble des Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint-Martin), tout en tenant compte, lorsque cela est possible, des spécificités propres à chaque territoire. En parallèle, la phase 3 de l’analyse diachronique des mangroves de l’Outre-mer français a également été publiée. L’objectif de cette analyse est d’obtenir des données sur l’évolution des surfaces de mangroves sur l’ensemble des territoires ultra marins. Cette dernière phase s’est concentrée sur les territoires de Mayotte pour les années 1950 et 1988, la Martinique pour l’année 1988 et Saint-Martin et Saint-Barthélemy pour l’année 1987. La synthèse et le rapport complet peuvent également être téléchargés sur le site du Pôle relais zones humides tropicales. Ces données (ainsi que celles issues des précédentes phases de ce projet) contribueront directement à l’évaluation LRE des mangroves des Antilles. Publications Herteman M., 2025. Mangroves et forêts marécageuses des Antilles : une continuité écologique indispensable mais fragile. Étude préliminaire à la Liste rouge des écosystèmes des mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises. Rapport d’étude pour le Comité français de l’UICN. Taureau F., 2025. Analyse diachronique des mangroves de l’Outre-mer français – Phase 3. Rapport d’étude pour le Comité français de l’UICN. Ces publications ont bénéficié du soutien financier de la Collectivité territoriale de Martinique, de l’IFRECOR, de l’OFB, du ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche et du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter Le chapitre mangroves de Mayotte La page dédiée à la Liste rouge des écosystèmes La page du Pôle-Relais Zones Humides Tropicales Photo bandeau © Mélanie Herteman 2023
Nouvelle étape pour la Liste rouge des mangroves des collectivités françaises du Pacifique

Publication d’un document clé pour l’évaluation des mangroves dans le Pacifique : l’étude préliminaire descriptive sur les mangroves de Nouvelle-Calédonie et Wallis. La Liste rouge des écosystèmes (LRE), développée par l’UICN et adoptée en 2014, est un outil d’évaluation du risque d’effondrement des écosystèmes. Basée sur des critères scientifiques standardisés, elle permet d’identifier les écosystèmes les plus menacés et de guider les actions de conservation et de gestion durable à différentes échelles. Le Comité français de l’UICN, en collaboration avec Patrinat, décline cette méthodologie pour évaluer l’état de menace des écosystèmes présents sur le territoire français (Hexagone et Corse, collectivités d’outre- mer). Un cycle d’évaluation des mangroves des territoires ultra-marins français a été lancé en 2017, avec un premier chapitre consacré aux mangroves de Mayotte. Deux autres chapitres sont en cours d’élaboration : l’un dédié aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises, et le deuxième aux mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis. Dans ce cadre, un premier document vient d’être publié, consacré aux mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis. Il constitue l’étude préliminaire descriptive de ce chapitre, fondamental pour l’évaluation de ces écosystèmes selon les critères de la LRE. Ce rapport dresse un état des lieux des connaissances et données disponibles relatives aux mangroves de ces territoires du Pacifique. Il présente une description de ces écosystèmes littoraux, en identifiant leurs caractéristiques, les menaces auxquelles ils sont exposés, ainsi que les données mobilisables pour leur évaluation. L’étude couvre la Nouvelle-Calédonie et Wallis, tout en tenant compte, lorsque cela est possible, des spécificités propres à chaque territoire. La Polynésie française n’est pas concernée par l’évaluation Liste rouge, car les palétuviers y ont été introduits. Publications Virly S., Duke N., Ruet-Garioud E., 2025. État des connaissances sur les mangroves du Pacifique (Nouvelle-Calédonie et Wallis) pour la Liste rouge des écosystèmes en France. Nouvelle-Calédonie, Bio eKo Consultants pour le Comité Français de l’UICN. Cette publication a bénéficié du soutien financier de l’IFRECOR, de l’OFB, du ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche et du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter Le chapitre mangroves de Mayotte La page dédiée à la Liste rouge des écosystèmes Photo bandeau © Martial Dosdane
UNOC 3 : le bilan du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature

La troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC 3), accueillie conjointement par la France et le Costa Rica du 9 au 13 juin 2025 à Nice, a constitué une étape clé de la Décennie onusienne des sciences océaniques pour le développement durable 2021-2030 et a permis des avancées majeures vers l’atteinte de l’Objectif de développement durable (ODD) 14 «Vie aquatique». 55 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que 15 000 participant/es issus de la société civile, du secteur privé et des sciences, étaient mobilisés afin d’accélérer l’action en faveur de la conservation et de l’utilisation durable des océans. Le Comité français de l’UICN était mobilisé pour UNOC 3 et lors des évènements parallèles afin de porter son appel à l’action pour l’Océan, présentant ses recommandations pour protéger et restaurer la santé de l’Océan, signé par près de 80 organisations membres de son réseau et d’autres pays. Le Comité français de l’UICN était représenté à Nice par sa présidente, Maud Lelièvre, son directeur, Sébastien Moncorps, la présidente de son groupe Mer & littoral, Céline Liret, et une partie de son équipe : Florence Clap, Haizea Jimenez, Jean-François Sys, Laurie Lefebvre, Benjamin Konnert, Leilani Wong et Aude Bontemps ; ainsi que de nombreux membres et expert/es du Comité français. Récapitulatif de UNOC 3 Dans son bilan de conclusion, le Comité français de l’UICN propose un récapitulatif des grandes annonces et évènements de UNOC 3, et des synthèses et des liens pour en apprendre plus sur la participation du Comité français, de ses membres et des engagements de la France. Les grandes annonces : L’Accord des Nations Unies sur la haute mer (Traité BBNJ). Le Traité mondial sur le plastique. Le moratoire sur l’exploitation des fonds marins. Le Pacte européen pour les océans. Les engagements de la France. Les engagements des autres Etats. Les évènements spéciaux et parallèles : Retours sur le One Ocean Science Congress (OOSC), 3-6 juin 2025. Le Ocean Rise and Coastal Resilience Summit, 7 juin 2025. Le Blue Economy and Finance Forum (BEFF), 7-8 juin 2025 à Monaco. Les side events du Comité français et de ses membres Lire le bilan UNOC 3 du Comité français de l’UICN Photo bandeau © Leilani Wong 2025