Découvrez l’outil d’accompagnement du Comité français de l’UICN « De la planification à l’évaluation d’un projet de Solutions fondées sur la Nature »

Dans le cadre des travaux du Comité français de l’UICN sur les Solutions fondées sur la Nature, nous vous invitons à découvrir notre nouvel outil d’accompagnement « De la planification à l’évaluation d’un projet de Solutions fondées sur la Nature (SfN) ». Cet outil permet de concevoir un projet de Solutions fondées sur la Nature, étape par étape, en vérifiant qu’il correspond bien à la définition et aux critères de l’UICN, et d’identifier des pistes d’amélioration. Il vous accompagnera de la planification à l’évaluation de votre projet SfN, en s’appuyant sur le standard mondial de l’UICN (8 critères – 28 indicateurs), avec : Une explication contextualisée des critères du standard, Des questions pour guider votre réflexion, Des exemples concrets inspirés du terrain, Un tableau de bord pour suivre vos progrès. Son objectif est d’aider à concevoir des projets plus robustes et plus efficaces de Solutions fondées sur la Nature pour répondre aux différents défis sociétaux (changement climatique, risques naturels, sécurité alimentaire, approvisionnement en eau, santé, développement socio-économique) en préservant la biodiversité. Découvrir l’outil d’accompagnement « De la planification à l’évaluation d’un projet de Solutions fondées sur la Nature ». Consulter la page dédiée aux Solutions fondées sur la Nature. Pour toute demande d’accompagnement dans la prise en main de l’outil, nous vous invitons à contacter l’équipe du programme « Ecosystèmes » du Comité français de l’UICN. Photo bandeau : © UICN / Dzenisenka
Le Comité français participe à la révision du standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature (SfN)

Du 11 au 14 mars 2025, le groupe de travail en charge de la révision du standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature (SfN) s’est réuni afin d’examiner les commentaires recueillis lors de la consultation publique relative à cette révision. Ces contributions ont permis de formuler des recommandations pour réviser les 28 indicateurs des 8 critères du standard mondial. Datant de 2020, il guide les projets et politiques qui s’appuient sur les écosystèmes pour répondre aux défis sociétaux d’aujourd’hui, en favorisant le bien-être humain et la biodiversité. L’outil d’auto-évaluation associé, mis en ligne en début d’année 2024 sera également mis à jour. Les Solutions fondées sur la Nature : un concept défini par l’UICN, repris par les Nations Unies Définies par l’UICN lors du Congrès mondial pour la nature de Hawaï en 2016, les Solutions fondées sur la Nature visent à « protéger, gérer durablement et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés pour répondre directement aux défis sociétaux, de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité ». Cette définition est alignée avec celle adoptée en 2022 par les membres des Nations Unies lors de la 5ème session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement (UNEA 5.2). Afin de préciser et d’accompagner ce concept, l’UICN a développé, en 2020, un standard mondial pour les SfN qui permet de doter le concept d’un cadre et d’un langage commun pour tous les acteurs et parties prenantes tels que les gestionnaires, les financeurs, les porteurs de projets, les politiques et le grand public. Ce standard comprend 8 critères déclinés en 28 indicateurs qui permettent de s’assurer de l’efficacité et de la durabilité d’une démarche de SfN. Afin d’opérationnaliser ce standard, et permettre d’évaluer la conformité des projets et politiques au regard du concept des SfN, un outil d’auto-évaluation a été développé et mis en ligne au début de l’année 2024 (en anglais uniquement). Ce cadre d’apprentissage permet une amélioration continue tout au long de la durée de vie du projet SfN, et ce, dès sa conception. © Angela Andrade Une mise à jour après 5 années de déploiement Afin de rendre compte des nouvelles connaissances scientifiques ainsi que des retours d’expériences des utilisateurs, une mise à jour du standard mondial de l’UICN pour les SfN, est prévue tous les 4 ans. Il s’agit de rendre ce document plus accessible et d’en clarifier le contenu, en facilitant notamment la compréhension des différents critères et indicateurs pour une bonne application « sur le terrain ». Depuis plusieurs années, une communauté grandissante d’acteurs se saisit du concept des SfN. Cette communauté se caractérise par une très grande variété de profils (gestionnaires, élus, techniciens, financeurs…) et de domaines d’intervention (climat, réduction des risques, biodiversité…). Les projets associés concernent également une grande diversité d’écosystèmes et de défis sociétaux. Ainsi, en décembre dernier, le secrétariat international de l’UICN a lancé une vaste consultation publique auprès de cette communauté afin de recueillir leurs retours et suggestions d’amélioration concernant le standard, les lignes directrices et l’outil d’auto-évaluation. Un groupe de travail constitué d’experts a été réunis pour étudier les résultats de la consultation, et dessiner les contours de cette révision du standard, très attendue des utilisateurs. Ce groupe regroupe des représentants du Comité international du Standard, des experts de la Commission de gestion des écosystèmes de l’UICN, les équipes SfN du Secrétariat de l’UICN et du Comité français de l’UICN, des membres de différentes équipes de l’UICN spécialistes des questions de genre et d’inclusivité, ainsi que des représentants des peuples autochtones. Ce groupe de travail s’est réuni à Breukelen aux Pays-Bas, du 11 au 14 mars pour travailler sur les commentaires à intégrer dans cette révision. Les discussions ont été très enrichissantes et constructives et le Comité français de l‘UICN est confiant sur les avancées et les améliorations qui seront apportées au standard et ses documents annexes (guide d’utilisation, outil d’auto-évaluation). Le groupe de travail continuera son travail de mise à jour du standard jusqu’à l’automne 2025 ; la version révisée du standard sera présentée lors du Congrès mondial pour la conservation de la Nature qui aura lieu du 9 au 15 octobre 2025 à Abu Dhabi. © 2020 UICN, Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources Mise en ligne prochaine de l’outil d’accompagnement développé par le Comité français En parallèle de son implication dans la révision du standard mondial sur les SfN, le Comité français de l’UICN a développé un outil d’accompagnement de la conception à l’évaluation des projets SfN, spécifiquement adapté au contexte français. Cet outil, qui sera mis en ligne sur notre site internet en avril, reprend les 8 critères et 28 indicateurs du standard mondial, illustrés par des exemples de retours d’expériences. Il intègre également un système de questions guidant les utilisateurs dans les réponses à apporter aux indicateurs de l’outil d’auto-évaluation de l’UICN (actuellement disponible en anglais seulement). Nous vous invitons à suivre notre page LinkedIn pour ne pas manquer le lancement de cet outil prévu en ce mois d’avril ! Photo bandeau : © tugores34
30% des espèces menacées en outre-mer sont affectées par des espèces exotiques envahissantes

Alors que la France s’est engagée à stopper et à inverser d’ici 2030 la perte de biodiversité sur son territoire, le Comité français de l’UICN publie la première évaluation des impacts des espèces exotiques envahissantes sur les espèces éteintes, menacées et quasi menacées dans les collectivités françaises d’outre-mer. Les résultats montrent qu’il est essentiel d’investir davantage dans la prévention des introductions et la gestion des espèces exotiques envahissantes, pour préserver la biodiversité ultramarine. Les espèces exotiques envahissantes désignent les espèces introduites par l’humain hors de leurs aires de répartition naturelle, volontairement ou accidentellement, et qui menacent les écosystèmes, les espèces locales, la santé ou les activités économiques. Elles figurent parmi les cinq grandes pressions pesant sur la biodiversité au niveau mondial. Les espèces menacées d’outre-mer en première ligne face aux espèces exotiques envahissantes L’analyse des données de la Liste rouge des espèces menacées établie selon la méthodologie de l’UICN met en lumière que les espèces exotiques envahissantes (EEE) constituent une pression pour près de 30 % (soit 772 espèces) des espèces végétales et animales menacées en outre-mer. Elles sont également impliquées dans 43 % (102 espèces) des extinctions documentées et affectent 18 % (142 espèces) des espèces quasi menacées. Les reptiles, les escargots, les oiseaux et les amphibiens sont les groupes biologiques les plus affectés par des EEE en proportion du nombre d’espèces. Au total, près de 150 EEE ont été identifiées comme affectant des espèces menacées et quasi menacées ou impliquées dans des extinctions. Parmi les espèces aux impacts négatifs les plus forts, le Rat noir constitue par exemple une menace pour 277 espèces menacées ou quasi menacées, dont 97 oiseaux indigènes, 84 reptiles et 74 plantes, dont il consomme les graines ou les bourgeons. La gestion des espèces exotiques envahissantes : un investissement indispensable pour la conservation des espèces menacées En application du Cadre mondial de la biodiversité, la France s’est engagée à stopper d’ici 2030 l’extinction des espèces menacées connues sur son territoire (cible 4), à réduire de moitié le taux d’introduction d’EEE et à éradiquer ou à maîtriser ces espèces, en particulier dans les zones prioritaires, dont les îles (cible 6). Pour atteindre ces objectifs d’ici 5 ans, le Comité français de l’UICN propose 6 recommandations et appelle à : Mettre en œuvre une véritable stratégie de « biosécurité » dans chaque collectivité d’outre-mer, basée sur une coopération renforcée entre les acteurs de l’environnement, de l’agriculture, de la santé, mais aussi avec les secteurs socio-économiques comme ceux du tourisme et du transport de marchandises. L’objectif est de renforcer la prévention de l’introduction des EEE dans les territoires pour éviter des dommages et la mise en place de projets coûteux de gestion de ces espèces ; Accélérer et amplifier les programmes d’éradication d’EEE en outre-mer pour la préservation de la faune et de la flore locales. L’éradication est la solution d’intervention la plus efficace, en particulier dès qu’une nouvelle espèce envahissante est détectée sur le territoire ; Définir les opérations de manière à obtenir un gain maximal pour la biodiversité, et soutenir la recherche et le développement. Cette étude permet de mieux identifier les espèces menacées par les EEE et, parmi ces dernières, celles qui menacent le plus grand nombre d’espèces. Dans les années à venir, deux défis majeurs sont à relever pour agir à plus grande échelle : accroître les capacités pour renforcer l’éradication des EEE dans les grands territoires habités et améliorer la maîtrise des EEE sur le long terme dans les espaces difficiles d’accès ; Assurer la durabilité de ces opérations et leurs bénéfices à long terme. Compte tenu des coûts humains, techniques et financiers de ces opérations, il est essentiel que les efforts déployés et leurs résultats pour la biodiversité soient durables. L’Etat et les collectivités territoriales sont donc appelés à maintenir leur soutien aux acteurs de terrain dans la durée, sous peine de voir les bénéfices récoltés depuis plusieurs années être annulés en cas de désengagement ; Expliquer davantage les objectifs pour la conservation des espèces menacées et les bénéfices écologiques, économiques et culturels des opérations d’éradication ou de maîtrise des EEE pour favoriser l’adhésion du public et de tous les acteurs; Encourager la participation du grand public à ces projets de conservation, afin de renforcer le lien entre les populations et leur environnement et de favoriser une meilleure compréhension des enjeux de la gestion des EEE. Comme le montre l’analyse détaillée de la situation des espèces menacées ultramarines, la prévention et la gestion des espèces exotiques envahissantes sont des clés essentielles pour préserver le patrimoine naturel exceptionnel des collectivités françaises d’outre-mer. Consulter la publication Les espèces terrestres menacées dans les outre-mer français face aux espèces exotiques envahissantes Le communiqué de presse. Photo bandeau : © Beatriz Conde