Journee mondiale pour la biodiversite 2022 – batissons un avenir collectif pour toute vie sur terre !

A l’occasion de la journée mondiale pour la biodiversité du 22 mai 2022, le Comité français de l’UICN s’associe à la campagne de la Convention sur la Diversité Biologique qui cette année a pour thème « Bâtir un avenir collectif pour toute vie sur Terre ». Alors que la communauté internationale est appelée à adopter cette année la nouvelle stratégie mondiale pour la biodiversité lors de la COP15 Biodiversité, l’humanité réexamine sa relation avec la nature. Et le constat est unanime, l’action de l’homme sur terre diminue la biodiversité et son appauvrissement impacte le fonctionnement des écosystèmes et les services qu’ils nous rendent (santé, sécurité alimentaire, régulation du climat…).  Poursuivant la dynamique impulsée par le Congrès mondial de l’UICN de Marseille en septembre, le Comité français de l’UICN encourage tous les acteurs à mettre en œuvre les solutions proposées dans le Manifeste de Marseille et les motions adoptées au Congrès pour bâtir ce nouvel avenir collectif et répondre à la double crise du climat et de la biodiversité.  « La nature doit être au cœur de la reconstruction pour un monde résilient et durable » déclare Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN Pour y répondre, le Comité français de l’UICN appelle à stopper la dégradation actuelle de la diversité biologique et à la placer sur la voie du rétablissement d’ici à 2030, en inscrivant cet objectif dans la prochaine stratégie mondiale de la biodiversité. Ce rétablissement passe par un soutien plus fort à la restauration des écosystèmes, aux Solutions fondées sur la Nature, telles que définies et encadrées par l’UICN, et à l’approche globale Une seule santé / One health pour garantir une sécurité sanitaire mondiale et durable en s’attaquant aux causes de la perte de la biodiversité.  Cet élan s’inscrit dans la Vision 2050 « Vivre en harmonie avec la Nature », pour laquelle il est nécessaire de redéfinir nos valeurs communes et de s’engager sur des modifications plus profondes pour habiter autrement la Terre et s’engager vers un « mieux-vivre ensemble » avec toutes les autres espèces, tel que le Comité français de l’UICN l’a proposé dans son Manifeste éthique.

7 collectivités locales adhèrent à l’UICN

Le Comité français de l’UICN se félicite de l’adhésion des premières collectivités suite à l’adoption,le 10 septembre 2021, par l’Assemblée des membres de l’UICN réunie au Congrès mondial de la nature à Marseille, de la motion (A) visant à inclure les autorités locales dans la gouvernance de l’UICN, comme membres à part entière. Désormais 7 collectivités territoriales rejoignent cette nouvelle catégorie de membres : Le Gouvernement Basque Le Gouvernement de la Catalogne Le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie Le Conseil Régional Sud-PACA Le Conseil Régional d’Île-de-France La Ville de Paris La Ville de Curridabat  L’UICN, dont le rôle est d’être l’union de tous les acteurs impliqués dans la conservation de la nature dans le monde, inclut désormais de façon claire les collectivités territoriales, volontaires et actives sur la biodiversité, dans sa gouvernance. Avec 4 collectivités locales françaises admises sur 7, ces adhésions montrent la mobilisation mise en place avec les collectivités par le Comité français de l’UICN, à l’initiative de la motion adoptée au congrès mondial. Ces premières adhésions de collectivités démontrent qu’elles font partie des acteurs majeurs pour répondre de manière concrète aux enjeux internationaux sur la préservation de la biodiversité et la lutte contre les changements climatiques dans les territoires. En effet, « le rôle des collectivités territoriales est majeur dans le monde sur les questions environnementales. C’est une remarquable avancée qui permettra de renforcer la gouvernance de la nature avec des actions locales aussi bien dans les villes qu’à l’échelle de grandes régions et territoires » déclare Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN. Les collectivités sont directement concernées par la mise en œuvre de nombreuses résolutions du Congrès mondial de l’UICN de Marseille comme la lutte contre l’artificialisation des sols, les solutions fondées sur la nature, la planification des espaces maritimes, la pollution plastique marine et lumineuse, ou encore les alternatives aux pesticides. Elles ne seront pas les seules, puisque l’adhésion de la Ville de Fontainebleau, lieu de la création de l’UICN, est en cours, tout comme celle du Département des Bouches-du-Rhône qui prépare son dossier de candidature. Cela est le fruit d’un travail que le Comité français de l’UICN porte depuis plus de 15 ans, et qui a progressé grâce à la mobilisation collective de ses membres et des participants de son groupe de travail « Collectivités & Biodiversité » présidée par Stéphane Woynaroski, Conseiller régional délégué à la biodiversité et à l’eau du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Ces adhésions ouvrent la voie à un renforcement des actions des collectivités en faveur de la biodiversité à la veille de l’adoption de la prochaine stratégie mondiale de la biodiversité à la COP15 Biodiversité cette année. G

La Fête de la Nature démarre !

La 16e édition de la Fête de la Nature se tient du 18 au 22 mai 2022, partout en France métropolitaine et en Outre-mer. Créée en 2006 par le Comité Français de l’UICN et le magazine Terre Sauvage, elle est désormais installée et identifiée dans l’ensemble du territoire français, et même au-delà puisqu’elle s’est implantée dans 7 pays. Découvrez les animations près de chez vous : Cette 16ème édition met l’accent sur plusieurs thématiques qui permettront notamment de fêter avec les gestionnaires des Réserves naturelles les 40 ans de leur réseau ou, dans un cadre plus intimiste, de rencontrer des propriétaires de jardin qui ouvrent exceptionnellement les portes de leur écrin de verdure. Les villes seront aussi au rendez-vous ! Et certaines en profiteront pour présenter leur Atlas de la Biodiversité Communale. Une façon de mieux connaître et de préserver la nature tout près de chez soi. Diverses animations seront l’occasion de laisser parler la nature et apprendre à l’écouter, de se laisser émerveiller par la richesse du monde nocturne et de poser un regard sur la nature sauvage présente en ville. En autonomie, de nombreux jeux de piste numérique avec l’application Explorama ou contribuer à un inventaire des espèces en utilisant les programmes de sciences participatives et participer au Grand observatoire de la nature mené par Science & Vie. Les personnes accompagnées par le Secours Populaire et certaines personnes placées sous main de justice pourront, elles aussi, bénéficier de sorties exceptionnelles pour renouer avec la nature et le vivant, Et enfin parce que la Fête de la Nature n’a pas de frontières, les citoyens et citoyennes de 7 pays se joignent à la célébration pour prendre part à cette grande fête ! Pour tout savoir, rendez-vous sur le site de la Fête de la Nature. Plus d’informations Site de la Fête de la Nature Page dédiée à la Fête de la Nature Programme Éducation Communication du Comité français

Quarry Life Award : Découvrez les deux projets de la catégorie « Initiatives sociétales » !

Tous les deux ans, le Groupe HeidelbergCement organise le Quarry Life Award, un concours scientifique et éducatif qui se déroule dans plus de vingt pays à travers le monde. L’ambition de ce concours est d’améliorer les connaissances en matière de biodiversité sur les sites de carrières, de la favoriser et d’informer et de sensibiliser le grand public à l’importance de sa préservation. Durant cette édition, quatre projets français concourent dans les catégories « Recherche et gestion de la biodiversité » et « Initiatives sociétales ». Depuis février et jusqu’à septembre, les porteurs de projet vont mettre en œuvre leurs projets sur les carrières de Bazoches, Achères, Ségrie et La Huellerie. Dans cet article, découvrez les deux projets de la catégorie « Initiatives sociétales » qui regroupe les projets d’engagement et de sensibilisation des parties prenantes de la carrière. Ces projets seront évalués au regard de plusieurs critères comme la sensibilisation réalisée, la participation des parties prenantes locales et la valeur ajoutée pour la collectivité et la carrière. Sensibiliser à la préservation de la biodiversité et fédérer grâce à l’entretien participatif Des îlots de La Grande Bosse et de Champmorin – carrière de Bazoches (77) Précédent Suivant Porté par l’ANVL (Association des naturalistes de la Vallée du Loing), ce projet consiste à réaliser des chantiers d’entretien participatifs sur les îlots de La Grande Bosse et de Champmorin grâce à l’appui des salariés de l’entreprise et des habitants de Balloy, Bazoches-les-Bray et des communes environnantes. L’objectif est de conserver le caractère pionnier des îlots et de favoriser la nidification d’espèces d’oiseaux menacés via la gestion de la végétation herbacée. « Dans le cadre de la participation de l’ANVL au programme QLA, trois chantiers ont déjà pu être réalisés. Ces chantiers avaient pour mission l’entretien, dans la bonne humeur, grâce à la remise à nu des îlots de Champmorin et Champ Courceaux. L’objectif derrière ce maintien d’une terre sablo-granuleuse sans végétation est de favoriser la nidification de certaines espèces avifaunistiques : les Laridés. En effet, chaque année des colonies de Mouettes mélanocéphales, de Mouettes rieuses et de sternes nichent de manière privilégiée sur ces sols pionniers. De plus, ces actions nous ont permis de sensibiliser les bénévoles et les salariés de GSM sur la préservation de ces espèces. » Thomas Béthencourt, ANVL Consultez le blog du projet pour suivre sa mise en œuvre ! Biodiversité et changement climatique : implication de la carrière d’Achères et des exploitants de granulats – Carrière d’Achères (78) Précédent Suivant Ce projet mené par la LPO Normandie a pour but de sensibiliser, de former et d’impliquer les salariés et les citoyens aux effets du changement climatique sur notre société et sur la biodiversité. Cette sensibilisation est réalisée grâce à des outils pédagogiques, développés par l’association avec l’appui des salariés de la carrière, qui présentent les liens entre l’activité extractive, ses impacts et les leviers qu’offre la biodiversité pour faire face au changement climatique. « Deux premiers ateliers de conception des supports pédagogiques ont déjà été organisés avec les salariés et certains sous-traitants de la carrière. Ils ont ainsi pu aider la LPO Normandie en leur proposant des idées notamment pour adapter les outils aux enjeux et problématiques rencontrés dans leur métier. Ces actions ont été un vrai succès ! Nous avons maintenant hâte de voir ces outils utilisés lors des deux journées de sensibilisation prévues en juin pour l’ensemble des collaborateurs du secteur Ile-de-France Ouest. » Virginie Crenn, Responsable foncier et environnement, GSM Granulats Consultez le blog du projet pour suivre sa mise en œuvre ! Rendez vous en juin pour découvrir les deux projets de la catégorie « Recherche et gestion de la biodiversité » ! Plus d’informations Consultez les blogs des projets français sur le site du concours Contacter Fanny Brunstein, chargée de mission “Entreprises et biodiversité” Contacter Ludovic Pero, le référent national du concours (HeidelbergCement France) Les travaux du Comité français de l’UICN sur les entreprises et la biodiversité

Liste rouge des espèces menacées : 1 reptile sur 5 menacé d’extinction

Pour la première fois, l’évaluation de la Liste rouge mondiale sur l’ensemble des reptiles a été publiée le 27 avril dernier par l’UICN. 1 espèce sur 5 est en voie d’extinction. « Maintenant que les reptiles du monde sont évalués de manière exhaustive dans la Liste rouge de l’UICN, nous comprenons plus finement leur état de conservation et à quelles menaces ils doivent faire face » explique Craig Hilton-Taylor, directeur du programme Liste rouge de l’UICN. « Bien que ces résultats soient particulièrement préoccupants, cette étape nous donne des raisons d’espérer car elle pourrait nous permettre d’identifier là où les actions de conservation sont les plus urgentes ».  Plus de 10 000 espèces de reptiles ont été évaluées, révélant que 21% de la totalité de ces espèces sont en voie d’extinction. La perte d’habitat due à l’agriculture intensive, la déforestation ou l’urbanisation croissante sont les plus grandes menaces qui pèsent sur les reptiles dans le monde, notamment en Asie du Sud et du Sud-Est qui sont des centres de diversité pour les reptiles où ces menaces dominent. Parmi les autres menaces touchant significativement ces espèces, on retrouve les espèces exotiques envahissantes, en particulier la pression exercée par les prédateurs, la chasse non encadrée et le braconnage. Près de 900 experts du monde entier ont contribué aux évaluations du risque d’extinction des reptiles et à cartographier leur aire de répartition à travers le monde. Ce projet a été piloté conjointement par NatureServe, Conservation International et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. « La Liste rouge de l’UICN est un outil parfait pour évaluer le risque d’extinction des espèces de façon standardisée. Nous avons pu comparer nos résultats à ceux de la Liste rouge pour les autres vertébrés dans une étude séparée, et démontrer que le groupe des reptiles est plus menacé que celui des oiseaux, mais moins que les mammifères ou les amphibiens » explique le Dr Bruce Young, zoologiste et scientifique pour NatureServe. La moitié des crocodiles (11 espèces sur 23) est considérée comme menacée sur la Liste rouge mondiale. La destruction de leur habitat et les conflits directs avec les humains sont les deux principales menaces auxquelles ils doivent faire face. À titre d’exemple, le gavial du Gange est en danger critique d’extinction à cause des barrages et de l’urbanisation qui ont fragmenté les rivières où il vit, tandis que le pompage de l’eau pour l’irrigation a réduit leur débit et diminué la qualité de son habitat. Cette espèce est dépendante de la poursuite des programmes de conservation en Inde et au Népal, qui ont permis d’augmenter le nombre de gavials depuis les années 1970. « Cette étude ne laisse aucun doute sur les menaces auxquelles les reptiles sont confrontés. Si nous les laissons disparaître, nous perdrons des milliards d’années d’histoire évolutive cumulée » déplore Neil Cox, manager au sein du programme d’Étude internationale pour la conservation de la biodiversité à l’UICN. « La communauté mondiale a une opportunité sans précédent d’inverser la crise d’extinction dès maintenant en établissant un cadre mondial de la biodiversité post-2020 solide et en mettant en œuvre des objectifs de conservation ambitieux et atteignables ». PLUS D’INFORMATIONS : L’article original sur le site de l’UICN (en anglais) Etude comparative entre les reptiles et le reste des tétrapodes – Nature (en anglais) La Liste rouge nationale des reptiles et amphibiens de France métropolitaine La Liste rouge des reptiles et amphibiens de Mayotte La Liste rouge des espèces menacées en France Crédit photo : Claudine Delmas – Lézard d’Aurelio, classé « En danger » sur la Liste rouge nationale des espèces menacées