Articles en partenariat avec les Echos Planète

En amont du Congrès mondial de la nature de l’UICN, des articles décryptant les enjeux de biodiversité et les solutions pour renforcer sa conservation, en partenariat avec le Comité français de l’UICN, sont publiés dans les Echos Planète.  

TRIBUNE « Appel pour la nature »

A l’occasion du Congrès Mondial de la nature de l’UICN (3 au 11 septembre, Marseille), les membres du Comité français de l’UICN ont publié une tribune parue dans le Journal du Dimanche. « Projetons-nous en 2030 : alors que depuis des décennies l’état de la biodiversité ne cessait de se dégrader dans le monde, les décisions fortes et historiques prises lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN, du 3 au 11 septembre 2021 à Marseille, ont permis de stopper l’érosion de la biodiversité et même commencer à rétablir son état. Nous n’avons plus déploré d’extinction d’espèces et les effectifs de celles qui étaient menacées se reconstituent progressivement. C’est le cas des mammifères marins, dont 1 espèce sur 4 était menacée en 2021, selon la liste rouge de l’UICN et alors que plus de 2 300 dauphins et phoques s’échouaient chaque année sur les côtes françaises. Nous avons investi dans la protection et la restauration des écosystèmes en reconnaissant le rôle indispensable qu’ils jouent pour le maintien de la vie sur Terre et tous les services qu’ils apportent à nos sociétés. Nos vieilles forêts d’Europe, qui ne représentaient que 1% de la superficie forestière européenne, ont été strictement protégées. Et alors que plus de la moitié des mangroves avaient disparu dans le monde, de nombreuses initiatives ont commencé à les restaurer. La planète est maintenant couverte par plus de 30% d’aires protégées sur terre et en mer contre respectivement 15,7% et 7,7% en 2021. Nous en avons créé de nouvelles sur des sites importants pour la biodiversité et pour le patrimoine géologique, et nous avons renforcé le niveau de protection pour s’assurer que nos activités n’y dégradent pas la nature. Nous les gérons quasiment toutes maintenant de façon efficace selon le standard mondial de la Liste verte de l’UICN. La nature, notre alliée pour le climat   En déployant les solutions fondées sur la nature proposées par l’UICN, nous avons efficacement contribué à limiter les effets du changement climatique. Grâce à la nature, notre alliée pour le climat, nous progressons bien vers la neutralité carbone et nous avons réduit les risques naturels comme les inondations, les sécheresses, l’érosion côtière en protégeant et restaurant nos zones humides, nos prairies et forêts, ainsi que nos littoraux. Le nombre d’incendies que nous constations en 2021, dans le sud de la France, tout comme en Grèce ou en Californie, a largement diminué. Tant pour le climat que pour la biodiversité, nous avons lutté contre la déforestation importée et nous n’importons plus que du soja, de l’huile de palme, du cacao, de l’hévéa et du bois dont la production n’a pas entraîné de déforestation. Cela a permis aussi de protéger les grands singes qui étaient tous menacés. Nous avons aussi maîtrisé l’artificialisation des sols, qui détruisait en France plus de 20.000 hectares chaque année notamment à cause de l’urbanisation, et, en mer, nous avons adopté une planification rigoureuse de nos activités et de leurs impacts cumulés. Nous avons aussi considérablement réduit les impacts de l’industrie extractive comme l’exploitation des minéraux et du sable. Nous sommes en passe de mettre fin à la surpêche, notamment en encadrant rigoureusement des dispositifs de concentration des poissons, et à la pollution plastique dans l’océan grâce à des mesures urgentes prises en 2021 et à un nouvel accord international contraignant qui a été adopté. La criminalité organisée sur l’environnement, comme le trafic illégal d’espèces menacées, a été considérée comme un crime grave. Nous avons réussi à généraliser les techniques alternatives aux pesticides de synthèse dans les espaces urbains et agricoles, notamment grâce à l’agroécologie. Et nous en voyons le résultat sur les pollinisateurs, les sols, et notre propre santé. Il faut agir et promouvoir une vision éthique de nos relations à la nature À la suite de la pandémie de Covid-19, nous avons aussi décidé d’investir dans la protection de la biodiversité comme dans une assurance santé, car nous avons compris que nos atteintes multiples à la nature favorisaient l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. Pour obtenir ces résultats, nous avons augmenté les financements disponibles. Nous ne consacrons ainsi plus 0,2% du PIB mondial à la biodiversité, comme en 2021, mais 1%, soit 800 milliards de dollars par an. C’est une juste reconnaissance car plus de la moitié de nos activités économiques dépendent d’une nature en bonne santé. Mais pour que tout cela devienne bien la réalité de demain, il faut agir et promouvoir une vision éthique résolument nouvelle de nos relations à la nature. Donnons une impulsion forte et décisive à la protection de la biodiversité à l’occasion du Congrès mondial de la nature de l’UICN !«  Les signataires : Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN et déléguée générale des Ecomaires Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN Allain Bougrain-Dubourg, Président de la Ligue pour la protection des oiseaux Arnaud Schwartz, Président de France Nature Environnement Bruno David, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle Véronique Andrieu, Directrice Générale du WWF France Pierre Dubreuil, Directeur Général de l’Office Français de la Biodiversité Stéphanie Clément-Grandcourt, Directrice Générale de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme Philippe Mauguin, Président Directeur Général d’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement) Valérie Verdier, Présidente Directrice Générale de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) Élisabeth Claverie de Saint Martin, Présidente Directrice Générale du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) Michaël Weber, Président de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux Christophe Lépine, Président de la Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels Charlotte Meunier, Présidente de Réserves Naturelles de France Louis Villaret, Président du Réseau des Grands Sites de France Agnès Vince, Directrice du Conservatoire du Littoral Gilles Kleitz, Directeur du Département des transitions écologiques de l’Agence Française de Développement et Président de la commission des aires protégées du Comité français de l’UICN Jean Jalbert, Directeur Général de la Tour du Valat Arnaud Greth, Président de Noé Emmanuel Delannoy, Secrétaire Général d’Humanité & Biodiversité David Sève, Directeur des engagements et de la Fondation de Nature &

Congrès mondial de la Nature de l’UICN : mobilisation du groupe de travail Pays en développement & Biodiversité

Le Congrès mondial de la nature de l’UICN, confirmé en format hybride, se tient du 03 au 11 septembre au Parc Chanot de Marseille. Il est décomposé en plusieurs temps forts et formats : Le 03 septembre se tiendront la cérémonie d’ouverture (format hybride) ainsi que les sommets des villes et autorités locales (format hybride), des entreprises (format hybride) et des peuples autochtones (uniquement en virtuel). Le Forum (uniquement accessible avec un pass), composé de plusieurs formats comme des e-posters (uniquement en virtuel), de sessions thématiques (en présentiel, virtuel ou au format hybride), de cafés actions nature (en présentiel) et de plénières (présentiel avec retransmission en direct), se tiendra du 04 au 07 septembre. L’espace exposition (accessible gratuitement et sans inscription de 10h à 17h30 en fonction des capacités de l’espace) est ouvert du 04 au 09 septembre et est composé de plusieurs stands et pavillons sur lesquels se dérouleront nombre d’évènements. L’assemblée générale de l’UICN (accessible avec pass mais le vote est réservé uniquement aux membres de l’UICN) se tient du 08 au 10 septembre en présentiel avec retransmission en direct. Les votes électroniques sont acceptés donc les membres n’étant pas sur place peuvent faire une procuration auprès d’autres membres ou des comités nationaux. Les Espaces Générations Nature sont ouverts au grand public gratuitement du 04 au 11 septembre et seront composés de diverses conférences, activités et stands. Pavillon du Comité Français de l’UICN Plusieurs temps forts sur le sujet Biodiversité & Développement sont prévus sur le pavillon du Comité français, dont l’inauguration du Pavillon le samedi 4 septembre de 12h à 14h, et d’autres avec la participation des membres du groupe de travail « Pays en développement & Biodiversité » dont : Les enjeux de la gestion à long terme des Aires protégées Africaines (le 4 septembre de 15h à 16h) avec Noé et Nitidae ; Les aires protégées françaises au service de la coopération internationale (le 4 septembre de 17h00 à 18h00) avec RNF, FCEN, FPNRF et les Parcs Nationaux ; Soirée : Pour sauver la biodiversité mondiale, parions sur la francophonie (le 5 septembre de 18h15 à 20h00) avec le lancement du réseau francophone Liste Verte ; Engagements pour la protection des Grands Singes (Attention : évènement hybride – SALLE DU FORUM HALL H8 – 10 (Alpilles)) (le 6 septembre de 11h00 à 12h00) avec Nicolas Hulot (FNH), Sabrina Krief (MNHN), Stéphanie Bouziges-Eschmann (FFEM), l’Alliance pour la Conservation des Grands Singes d’Afrique Centrale (AGSAC) et des OSC locales ; Vers une meilleure coexistence entre l’élevage et la grande faune sauvage (le 7 septembre de 9h30 à 10h30) avec Philippe Chardonnet (Antelope Specialist Group Co-Chair), Mamadou Karama (AGEREF Comoé-Léraba), Violeta Barrios (SCF), Brahim Haddane, (Comité Marocain de l’UICN) et Pierre Peyret (FERUS) ; Les conflits homme-faune : enseignements tirés, bonnes pratiques et solutions concrètes (le 7 septembre de 10h30 à 11h30) avec Aliénor Scrizzi (Awely, des animaux et des hommes), Grégory Breton (Panthera France), Thomas Prin (Fondation François Sommer) et Marie Nourtier (Nitidae) ; Le Programme de Petites Initiatives (PPI) : un levier d’influence pour la conservation de la biodiversité en Afrique avec des représentants des OSC soutenues par le PPI et des membres du Comité de sélection (le 7 septembre de 11h30 à 12h30)  ; Quel financement de la biodiversité dans les pays en développement ? (le 7 septembre de 18h00 à 19h00) avec Sébastien Pinchon (Parcs de Noé et Président du GT), Gilles Kleitz (AFD), Romain Calaque (R2C et membre du bureau du GT), Olivier Langrand (CEPF) et Guillaume Tati (Alliance pour la Conservation des Grands Singes d’Afrique Centrale). Pavillon France Plusieurs temps forts sur le sujet Biodiversité & Développement sont prévus sur le pavillon France avec la participation des membres du groupe de travail « Pays en développement & Biodiversité » dont : Création d’un Forum d’affaires pour la mise en place de chaines de valeur durables en Afrique (le 6 septembre à 17h en format hybride) Signature des conventions PPI et PPI OSCAN en présence de la Secrétaire d’Etat à la Biodiversité (le 7 septembre de 14h00 à 15h15) ; Mobiliser tous les acteurs pour la protection des Grands Singes (le 8 septembre de 10h30 à 11h00) Alliance pour la préservation des forêts tropicales et humides (le 8 septembre à 18h30 en format hybride) Stand Capacity Development for Conservation Plusieurs évènements seront organisés sur ce stand situés dans le Hall d’exposition en A12 dont : Renforcer la société civile en Afrique pour la conservation de la biodiversité : le Programme de Petites Initiatives le samedi 4 septembre de 10h30 à 11h15 (Espace Exposition – A12 Capacity Development for Conservation) Présence des membres sur l’espace exposition et les Espaces Générations Nature De nombreux membres seront présents au Congrès sur l’espace exposition au travers de pavillons ou de stands dont : France Nature Environnement (G15) avec un évènement sur la déforestation importée prévu le 7 septembre de 16h45 à 17h30 sur la scène centrale B avec Adeline Favrel (FNE), Aurélien Sautière (FSC France), Alain Karsenty (CIRAD), Sébastien Mabile (CF UICN) et Michèle Rivasi (EELV). Office Français de la Biodiversité (A10) Solutions Méditerranéennes (A28) LPO (L10) WWF – Post 2020 Alliance (A29) D’autres auront également un stand au sein des Espaces Générations Nature dont : L’Agence Française de Développement autour de 3 espaces de sensibilisation composés d’animations variées dont un de présentation de la biodiversité comme bien commun, un second sur les menaces pesant sur la biodiversité et un troisième sur les solutions ; L’Alliance pour la Préservation des Forêts avec des ateliers Quelle ambition pour ma planète ? et Tuto : « Quels sont les bons gestes à adopter au quotidien pour préserver notre planète ? » ; Envol Vert avec le Superbosquet ; Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme ; France Nature Environnement ; Ligue de Protection des Oiseaux ; Museum National d’Histoire Naturelle ; Office français de la Biodiversité ; Office national des forêts ; WWF France. Interventions des membres du Groupe de travail Pays en développement & Biodiversité Plusieurs membres du groupe de travail organiseront des évènements ou interviendront lors du Congrès Mondial de la Nature, que ce soit au sein du Forum, de l’espace

Interview de Jean-Marc Civière

Membre du bureau du Groupe de travail Pays en développement & Biodiversité Jean-Marc, vous travaillez aujourd’hui en tant que Responsable du développement au sein d’HUMY. Pouvez-vous vous présenter, et préciser notamment les raisons qui vous ont conduit à travailler dans la protection de la nature ? J’ai 53 ans. J’ai fait mes études dans le marketing des achats et ne suis donc pas issu d’un sérail scientifique lié à l’environnement. En 2006, j’ai eu une annus horribilis d’un point de vue professionnel et personnel avec comme point culminant le décès de ma mère. J’ai eu l’impression d’être dans une lessiveuse. J’ai perdu mes repères. Cette année fût fondamentale et charnière dans ma vie. Confronté à la mort de celle qui m’avait donné la vie, j’ai été confronté au temps qui passe et qui ne revient jamais. Que faire de ma vie à l’approche de la quarantaine ? J’ai eu ma crise un petit peu plus précocement que des quadragénaires. Ces bouleversements m’ont conduit à une réflexion profonde sur ma vie et mes choix professionnels. J’ai voulu utiliser le temps qui me reste à vivre à faire quelque chose qui me fasse vibrer. Protéger l’environnement me fait vibrer, aussi j’ai fait une dinguerie en quittant un confort relatif pour aller dans un inconfort épanouissant. J’ai créé Humy le 25 décembre 2006, comme un cadeau de Noël. Je ne connaissais rien au domaine associatif et rien au domaine environnemental. J’ai appris sur le tas avec une vision intuitive qui n’a pas changé depuis : travailler avec des partenaires locaux pour déployer une vision holistique des projets de conservation. Quel est votre parcours professionnel et quelles sont vos plus belles expériences ? J’ai travaillé dans les achats, le marketing de produits, et le développement de partenariat dans différentes structures, toujours en lien avec les composants électroniques et l’informatique. J’ai eu aussi une expérience courte de création d’entreprise. La plus belle expérience est celle que je vis maintenant, mais je ne pourrais la vivre si je n’avais pas vécu mes autres expériences antérieures. Je ne jette rien de ma trajectoire professionnelle, tout m’a servi et me sert encore aujourd’hui. Cependant, malgré les difficultés innombrables, j’ai du contentement à faire ce que je fais aujourd’hui alors que ce n’était pas toujours le cas avant. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager dans la conservation de la biodiversité à l’international et en particulier dans les pays en développement ? Si l’on a conscience de l’importance de la protection de la biodiversité, il est alors naturel de travailler dans les pays en développement car très souvent la biodiversité est exceptionnelle. Les moyens financiers et parfois humains sont faibles, aussi cela devrait être une priorité de la communauté internationale de se préoccuper concrètement de projets de conservation et de protection de l’environnement dans ces pays. La sauvegarde de la biodiversité dans les pays en voie de développement est le parent pauvre de l’aide internationale alors qu’elle ne devrait pas l’être. D’une part parce que cette richesse est intégrée au patrimoine mondial terrien, d’autre part parce que protéger la biodiversité, et en particulier les écosystèmes, permet aux riverains de ces zones de ne pas s’appauvrir davantage de par les services rendus par la Nature gratuitement. Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez aujourd’hui et quels sont les principaux défis auxquels vous êtes confronté dans le cadre de vos actions ? Les réalisations dont vous êtes le plus fier ? Nous travaillons conjointement avec d’autres structures à la protection d’une quinzaine d’espaces naturels remarquables au Bénin, Cambodge, Colombie, Indonésie et Madagascar. Les défis sont immenses pour chaque zone. Les stratégies ne sont pas simples à être conçues et encore moins à être déployées. Les réalités locales de certaines zones nous rattrapent bien vite. Comment œuvrer dans un cadre de corruption généralisée, de démographie importante nécessitant l’accaparement d’espaces forestiers toujours plus nombreux ? Parfois, je me sens dépassé par des situations inextricables où la bonne volonté n’est pas grand-chose face à l’avidité, la médiocrité humaine ou le désintérêt complet pour la protection de l’environnement. Tous les acteurs de taille modeste dont nous faisons partie sont confrontés à des manques de ressources humaines et financières. Nous devons être poly-compétents ce qui est difficile. Idéalement, nous devrions pouvoir intervenir avec des équipes composées de spécialistes en ethnologie, biodiversité, développement économique local, médecine, éducation, etc. Dans la pratique, à l’instar de beaucoup de mes confrères, je me contente de faire du mieux que je peux, ce qui n’est pas tout le temps à la hauteur des enjeux. Je n’ai pas de fierté par rapport à ce que j’ai pu faire à travers la structure que j’ai créée. Il m’arrive, en revanche, d’avoir du contentement. Dans notre milieu, j’ai rencontré quelques personnes abjectes, d’autres sans intérêts, mais majoritairement des personnes remarquables qui ne comptent pas leurs heures pour protéger la Nature. J’aime travailler avec des gens qui ont leurs tripes sur la table, qui ne connaissent pas forcément le chemin pour l’accomplir, mais qui ont un but simple : protéger et/ou restaurer une zone remarquable. Confrontés à des difficultés et à des avenirs parsemés de nuages plus ou moins noirs, ces moments appréciables liés au devoir accompli ne sont pas très nombreux. Je vis plutôt dans des problèmes permanents à résoudre. Concernant les projets en cours, nous avons un défi de taille actuellement au Bénin. Nous intervenons pour la protection de la forêt de Hlanzoun (connue aussi sous le nom de Lokoli) depuis quelques mois. Différentes structures ont essayé et échoué durant les 15 dernières années dans cette zone. Le contexte est complexe. Notre écologue s’est rendu sur place pendant 4 mois et a pu travailler avec les équipes d’Ecodec, notre partenaire béninois que nous avons intéressé à la protection de cette forêt. Elle est la seule d’Afrique de l’Ouest à être traversée par un cours d’eau permanent. Le nombre de problèmes à gérer est colossal. Si rien n’est fait, dans peu d’années il ne restera plus grand chose de cette forêt déjà bien amochée. Elle