La 13ème édition de la Fête de la nature est lancée !
La nouvelle édition de la Fête de la nature débute aujourd’hui ! Du 22 mai, journée internationale de la biodiversité, et jusqu’au 26 mai, un million de personnes sont attendues sur les 5 000 animations gratuites organisées partout en France pour comprendre et découvrir la nature près de chez soi. Le thème 2019 : La nature en mouvement La 13ème édition s’attachera à montrer le mouvement et toutes ses implications dans la nature. Le cycle des saisons, les mouvements des espèces et de leurs populations, la modification des écosystèmes ou encore l’évolution des paysages : à la fois fragile et surprenante, la nature bouge sans cesse et nous invite aussi à nous mobiliser pour la protéger. Si vous souhaitez y participer et trouver une manifestation près de chez, rendez-vous sur le site internet de la Fête de la Nature ou cliquez sur le programme complet. Retour sur l’évènement avant-première Mardi 21 mai se tenait la journée avant-première de la Fête de la Nature 2019 qui lançait les festivités de cette 13eédition sur la thématique de la nature en mouvement. Débutant par une balade invitant les participants à observer la nature au cœur du quartier du Marais à Paris, de la place des Vosges aux petits jardins cachés de la rue des rosiers, suivie d’une conférence de presse animée par François Letourneux, président d’honneur du Comité français de l’UICN et président de la Fête de la nature, avec Fabien Chenel et Julie Paillard respectivement directeur et chargée de mission de la Fête de la Nature. Lors ce lancement officiel de l’édition 2019, Pénélope Komitès, adjointe à la Maire de Paris, chargée des Espaces verts, de la Nature, des Affaires funéraires et de la préservation de la biodiversité, Thomas Delage, chef de département Mobilisation Citoyenne à l’Agence française pour la biodiversité, Philippe de Grissac, vice-président de la LPO et Elise Ruchonnet, coordinatrice de la Fête de la Nature en Suisse sont intervenus pour présenter l’événement. Un mois après le rapport de l’IPBES alertant sur l’état de la biodiversité, ce lancement a permis de rappeler le rôle et les ambitions de la Fête de la Nature pour sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux sur la préservation du vivant. Il a également été l’occasion de mettre en lumière la mobilisation citoyenne à travers la participation massive des particuliers qui œuvrent pour la biodiversité « ordinaire » et ouvrent leur jardin au public au cours de ces 5 jours, et son déploiement dans d’autres pays comme la Suisse. Bonne fête de la nature à tous ! PLUS D’INFORMATIONS – Site internet de la Fête de la Nature – Page dédiée à la Fête de la Nature – Le programme Education et Communication de l’UICN France
L’IYOR 2018 en France : un succès pour les récifs coralliens
L’Année internationale pour les récifs coralliens (IYOR 2018) est désormais terminée. En France et dans ses outre-mer, cette année du corail a été féconde et a permis d’aller à la rencontre d’un public très varié qui a pu découvrir ou redécouvrir les enjeux de la préservation de récifs coralliens et de ses écosystèmes associés (mangroves et herbiers). Cette célébration internationale a également été l’occasion de favoriser les échanges entre les acteurs impliqués dans la conservation des océans (associations, centres de recherche, organismes publics, etc.) pour ainsi rassembler sous le label IYOR 2018 tous les efforts de sensibilisation, donnant de l’amplitude à un message commun : il est urgent d’agir pour conserver les récifs coralliens, mangroves et herbiers. L’IYOR 2018 EN FRANCE : Un succès pour les récifs coralliens 4 à 5 millions de personnes touchées Plus de 50 actions de sensibilisation (conférences, sorties, expositions, etc.) à destination du milieu scolaire, du grand public, mais aussi des parlementaires, des élus locaux et des socio-professionnels ont été organisés en France. 26 organisateurs différents Le panel d’acteurs ayant participé à l’IYOR 2018 concerne aussi bien les associations de protection de la nature tels que Conservation International (Nouvelle-Calédonie), France Nature Environnement, Coral Guardian ou encore Te mana o te moana (Polynésie Française), que les établissements publics comme le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), le CRIOBE, Océanopolis, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Ce sont au total 58 actions de sensibilisation (dont 30 en Outre-mer et 28 en métropole) qui ont été réalisées. A titre d’exemple on peut citer : La « 2ème édition de la Fête de l’Océan » au Palais de la Porte Dorée L’exposition photographique « Récifs coralliens : un enjeu pour l’humanité » d’Alexis Rosenfeld et Alexie Valois Le Colloque « Récifs coralliens, des solutions pour aujourd’hui et pour demain » de la Fondation pour la Recherche et la Biodiversité (FRB) La découverte du milieu marin par des élèves de CM2 à Wallis et Futuna – Comité local de l’Initiative Française pour les Récifs Coralliens (IFRECOR) Le Comité français de l’UICN a travers son programme Outre-mer a participé activement à la promotion de cette Année Internationale pour les Récifs Coralliens avec la diffusion d’un Calend’Art labellisé IYOR2018, des évènements destinés aux parlementaires, la Palme IFRECOR 2018, etc. Toutes ces actions ont fait l’objet d’une analyse et a permis d’identifier plusieurs enseignements. Cette analyse et l’inventaire des 58 actions sont disponibles en téléchargement. PLUS D’INFORMATIONS – La page dédiée à l’IYOR 2018 – L’infographie des chiffres clés en français et anglais – L’analyse de l’IYOR 2018 en France – L’inventaire des actions françaises – Le site internet de l’IFRECOR – Liste des évènements IYOR 2018 au niveau international – Le Programme Outre-mer de l’UICN France Photo bandeau © The Ocean Agency / Xl Catlin Seaview Survey
Le rapport mondial de l’IPBES confirme le déclin alarmant de la nature
« La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine – et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier », alerte le nouveau et historique rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), dont le résumé a été approuvé lors de la 7ème session plénière de l’IPBES, qui s’est réunie la semaine dernière (du 29 Avril au 4 mai) à Paris. « La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais. Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier » a déclaré le président de l’IPBES, Sir Robert Watson. « Le rapport nous dit aussi qu’il n’est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant à tous les niveaux, du local au mondial », a-t-il ajouté « Grâce au « changement transformateur », la nature peut encore être conservée, restaurée et utilisée de manière durable – ce qui est également essentiel pour répondre à la plupart des autres objectifs mondiaux. Par «changement transformateur », on entend un changement fondamental à l’échelle d’un système, qui prend en considération les facteurs technologiques, économiques et sociaux, y compris en termes de paradigmes, objectifs et valeurs. Les États membres de la plénière de l’IPBES ont reconnu que, par sa nature même, un changement transformateur peut susciter une opposition de la part de ceux qui ont des intérêts attachés au statu quo, mais également que cette opposition peut être surmontée pour le bien de tous. Le rapport d’évaluation mondiale sur la biodiversité et les services écosystémiques est le document le plus exhaustif réalisé à ce jour. Il s’agit du premier rapport intergouvernemental de ce type. Il s’appuie sur l’évaluation historique des écosystèmes pour le millénaire (Millenium Ecosystem Assessment) de 2005 et introduit de nouveaux moyens pour d’évaluation des preuves. Élaboré par 145 experts issus de 50 pays au cours des trois dernières années, avec des contributions additionnelles apportées par 310 autres experts, le rapport évalue les changements au cours des cinq dernières décennies et fournit un aperçu complet de la relation entre les trajectoires de développement économique et leurs impacts sur la nature. Le document propose également un éventail de scénarios possibles pour les décennies à venir. Basé sur une revue systématique d’environ 15 000 références scientifiques et sources gouvernementales, le rapport s’appuie aussi (et pour la première fois à une telle échelle) sur les savoirs autochtones et locaux, et aborde en particulier les questions concernant les peuples autochtones et les communautés locales. « Les contributions apportées par la biodiversité et la nature aux populations sont notre patrimoine commun et forment le plus important ’filet de sécurité’ pour la survie de l’humanité. Mais ce filet de sécurité a été étiré jusqu’à son point de rupture », a déclaré la professeure Sandra Díaz (Argentine), qui a co-présidé l’évaluation avec les professeurs Josef Settele (Allemagne) et Eduardo S. Brondízio (Brésil et États-Unis). « La diversité au sein des espèces, entre les espèces et celles des écosystèmes, ainsi que de nombreuses contributions fondamentales qui proviennent de la nature se dégradent rapidement, même si nous avons encore les moyens d’assurer un avenir durable aux êtres humains et à la planète.» Le rapport estime qu’environ 1 million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction, notamment au cours des prochaines décennies, ce qui n’a jamais eu lieu auparavant dans l’histoire de l’humanité. Depuis 1900, l’abondance moyenne des espèces locales dans la plupart des grands habitats terrestres a diminué d’au moins 20 % en moyenne. Plus de 40 % des espèces d’amphibiens, près de 33 % des récifs coralliens et plus d’un tiers de tous les mammifères marins sont menacés. La situation est moins claire pour les espèces d’insectes, mais les données disponibles conduisent à une estimation provisoire de 10 % d’espèces menacées. Au moins 680 espèces de vertébrés ont disparu depuis le 16ème siècle et plus de 9 % de toutes les races domestiquées de mammifères utilisées pour l’alimentation et l’agriculture avaient disparu en 2016, et 1 000 races de plus sont menacées. « Les écosystèmes, les espèces, les populations sauvages, les variétés locales de plantes et les races locales d’animaux domestiques diminuent, se réduisent ou disparaissent. Le tissu vivant de la Terre, essentiel et interconnecté, se réduit et s’effiloche de plus en plus », a déclaré le professeur Settele. « Cette perte est la conséquence directe de l’activité humaine et constitue une menace directe pour le bien-être de l’humanité dans toutes les régions du monde. » Pour accroître la pertinence politique du rapport, les auteurs de l’évaluation ont classé, pour la première fois à une telle échelle et sur la base d’une analyse approfondie des données disponibles, les cinq facteurs directs de changement qui affectent la nature et qui ont les plus forts impacts à l’échelle mondiale. Les facteurs responsables sont, par ordre décroissant : (1) les changements d’usage des terres et de la mer ; (2) l’exploitation directe de certains organismes ; (3) le changement climatique ; (4) la pollution et (5) les espèces exotiques envahissantes. Le rapport souligne que, depuis 1980, les émissions de gaz à effet de serre ont été multipliées par deux, provoquant une augmentation des températures moyennes mondiales d’au moins 0,7 degré Celsius. Le changement climatique a déjà un impact sur la nature, depuis le niveau des écosystèmes jusqu’à celui de la diversité génétique – impact qui devrait augmenter au cours des décennies à venir et, dans certains cas, surpasser l’impact dû au changement d’usage des terres et de la mer et des autres facteurs de pression. En dépit des progrès réalisés pour conserver la nature et mettre en œuvre des politiques en faveur de celle-ci, le rapport met aussi en évidence que les trajectoires actuelles ne permettent pas d’atteindre les objectifs mondiaux visant à conserver et exploiter durablement la nature. Les objectifs pour 2030 et au-delà ne pourront