Guide technique sur la restauration de mangrove : se fonder sur les meilleures pratiques pour ne pas se « planter » !

Le Pôle-relais zones humides tropicales (PRZHT) co-animé par le Comité français de l’UICN, est heureux de vous présenter son Guide technique pour la restauration de mangrove, résultat d’un travail de fond de plus de 2 ans qui a permis d’examiner et de retransmettre les meilleures pratiques au niveau international, pour mener un chantier de restauration écologique réussi. Ce guide, qui se veut le plus pratique et facile possible, peut être utilisé par quiconque souhaite se lancer dans un projet de restauration en mangrove : gestionnaire, collectivité, association… sans oublier bien sûr de se mettre d’abord en lien avec le Conservatoire du Littoral pour les territoires où il est présent et propriétaire de terrains où se situent les mangroves ! Le guide donne les clés pour identifier les différents paramètres à considérer afin de s’orienter vers l’une des deux alternatives possibles : – La restauration par colonisation naturelle (restauration du terrain, notamment des flux hydrauliques) préconisée comme approche à privilégier dans tous les cas et, – La plantation, qui peut être envisagée si la colonisation naturelle n’est pas possible (sites isolés de sources potentielles de semences par exemple) et si les conditions le permettent, parfois en complément d’autres actions de restauration de site (nettoyage, dépollution, retrait des remblais etc…). Le guide a pour vocation d’orienter vers une restauration efficace et durable, avec pour résultat le rétablissement d’une forêt de mangrove écologiquement fonctionnelle et autosuffisante. En effet, les mangroves étant soumises à de fortes pressions anthropiques (la pollution, les remblais, l’artificialisation des sols et l’urbanisation par exemple), les opération de restauration sont de plus en plus fréquentes, et ce, sur l’ensemble des territoires d’Outre-mer, souvent par le biais de chantiers de plantations qui ne sont pas toujours concluants dans la durée. En complément de ce guide, le Pôle-relais prévoit d’organiser des journées d’échange technique pour les acteurs des Antilles et de Mayotte afin d’accompagner au plus près les gestionnaires dans leurs initiatives. Plus d’informations – Pour obtenir une copie papier du guide, contactez pole-tropical@uicn.fr – Découvrir le guide technique sur la restauration de mangrove – Le Pôle-relais zones humides tropicales – Accéder au site internet du PRZHT Photo bandeau  © Maxwell Ridgeway on Unsplash

Réserver la date : 4ème Colloque national des aires marines protégées

Le prochain colloque national des aires marines protégées est programmé : il se tiendra du 22 au 24 octobre 2019 à Biarritz et réunira environ 500 participants (gestionnaires, services de l’Etat, acteurs socioprofessionnels, associations ou représentants d’usagers de loisirs, scientifiques, etc.). Le colloque national des aires marines protégées est organisé conjointement par l’Agence Française pour la Biodiversité et le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en appui au Ministère de la Transition écologique et solidaire.   Un programme construit collectivement Tout comme pour les éditions précédentes, le programme du colloque sera construit de façon collaborative et s’appuiera sur des axes de travail destinés à orienter un appel à contributions. Cet appel à contribution devrait être diffusé au cours du deuxième trimestre 2019.   Un événement important dans la construction de la nouvelle stratégie nationale des aires marines protégées Cette 4ème édition intervient à un moment particulièrement important dans l’agenda national et international. En application de l’action n°38 du Plan biodiversité, le colloque constituera une étape essentielle dans l’élaboration de la prochaine stratégie nationale des aires marines protégées qui doit être présentée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020 à Marseille. La nouvelle stratégie 2020-2030 participera également à définir la réponse de la France quant à ses engagements au titre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) dont la COP15 aura lieu en Chine en décembre 2020.   Plus d’informations – Retour sur les Actes du 3ème Colloque – Contact : jean-francois.sys@uicn.fr, chargé de mission Colloque national des aires marines protégées – Le Programme Aires protégées de l’UICN France

La 2ème phase des Assises de l’eau met à l’honneur les Solutions fondées sur la Nature

Annoncée par le Président de la République et portée par François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, la deuxième séquence des Assises de l’eau vise à trouver des solutions pour permettre aux territoires et à l’ensemble des acteurs d’adapter leur gestion de l’eau à l’heure du changement climatique. Dans le prolongement de la première séquence, organisée du 27 avril au 25 mai 2018, centrée sur les enjeux de réseaux d’eau et d’assainissement,la deuxième phase de ces assises s’est ouverte le 9 novembre 2018. Elle doit contribuer à la mise en œuvre de plusieurs mesures du plan biodiversité, présenté en juillet par le Gouvernement, notamment sur les milieux humides et la gestion des eaux fluviales. Le comité de pilotage de cette séquence a décidé de mettre en place 4 groupes de travail sur 3 thématiques essentielles pour la gestion de l’eau : économiser ; partager ; protéger et un groupe de travail transversal sur la mise en œuvre des solutions fondées sur la nature. Enfin, Jean Launay est chargé d’assurer une coordination transversale sur les thématiques de gouvernance, de financement et de mise en œuvre de l’objectif de développement durable n°6 « garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». Ces groupes de travail, ainsi que l’organisation d’ateliers dans les territoires seront le support d’une large concertation des acteurs visant à identifier les priorités d’actions et les freins et leviers pour leur déploiement sur le territoire français. Sur la base d’échanges à partir de projets existants, le groupe de travail portant sur les Solutions fondées sur la Nature, présidé par le Comité français de l’UICN, représenté par Pauline Teillac-Deschamps, veut souligner la nécessaire concertation et gouvernance partagée pour la mise en œuvre de telles solutions, le besoin d’une ingénierie financière innovante et d’une approche foncière intégrée, l’appui sur des réglementations existantes ou à créer, ainsi que le besoin de communication et de renforcement des connaissances au service de l’action. Cette deuxième phase se clôturera à la fin du printemps 2019 afin de passer à la phase de mise en œuvre des recommandations issues des différents groupes de travail et validées par le Comité de Pilotage.   Plus d’informations – Le Dossier de presse sur la première séquence des Assises de l’Eau – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France – Les Solutions fondées sur la Nature – La journée mondiale de l’Eau 2019 sur le site de l’ONU

7ème plénière de l’IPBES : Quels enjeux ?

La France va accueillir la 7ème session de l’IPBES, la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, se tiendra du 29 avril au 4 mai 2019, à Paris.  Quels enjeux lors de cet évènement ? Une nouvelle synthèse mondiale décisive sur l’état de la nature et des écosystèmes ainsi que des contributions apportées par la nature aux populations sera présentée aux représentants de 131 Etats, qui en discuteront en vue d’une approbation. C’est le premier rapport de ce type depuis l’évaluation des écosystèmes pour le millénaire (Millenium Ecosystem Assessment) a de l’ONU publiée en 2005, et le tout premier qui soit intergouvernemental. Entre 2016 et 2018, l’IPBES a également publié deux rapports thématiques sur les pollinisateurs et la dégradation des sols, un rapport méthodologique sur les scénarios et les modèles, ainsi que quatre rapports régionaux sur l’état de la biodiversité dans le monde. Objectif : Contribuer à améliorer les politiques et les actions en faveur de la conservation et de l’usage durable de la biodiversité au cours de la décennie à venir.   Le rapport Il a été élaboré par 150 experts internationaux issus de 50 pays, conciliant les domaines des sciences naturelles et sociales, avec des contributions additionnelles de 250 experts supplémentaires, travaillant avec l’IPBES. Le rapport sera achevé et examiné lors cette septième session plénière de l’IPBES. Ayant exigé trois années de travail et un coût total de plus de 2,4 millions de dollars, l’évaluation mondiale de l’IPBES s’appuie sur près de 15 000 références, y compris des documents scientifiques et des informations gouvernementales. Il s’agit également de la toute première évaluation qui examine systématiquement et intègre les savoirs, problématiques et priorités des populations autochtones et locales. Le rapport aidera à évaluer les progrès (ou l’absence de progrès) liés aux principaux objectifs internationaux, dont les objectifs de développement durable (ODD), les objectifs d’Aïchi relatifs à la diversité biologique et l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Il étudie les causes des changements affectant la biodiversité et les écosystèmes, les conséquences pour les populations, les options politiques et les futures trajectoires possibles pour les trois prochaines décennies si les tendances actuelles se confirment, ainsi que d’autres scénarios. En résumé : il couvre l’ensemble des écosystèmes terrestres (à l’exception de l’Antarctique), des eaux intérieures et des océans il évalue les changements survenus au cours des 50 dernières années, et les conséquences pour nos économies, nos moyens de subsistance, notre sécurité alimentaire et notre qualité de vie il explore les incidences du commerce et d’autres processus mondiaux sur la biodiversité et les services écosystémiques il traite des impacts relatifs du changement climatique, des espèces envahissantes, de la pollution, des changements dans l’utilisation des mers et des terres et de toute une série d’autres défis posés à la nature il identifie les lacunes prioritaires dans nos connaissances disponibles, qu’il conviendra de combler il anticipe ce à quoi pourrait ressembler la biodiversité dans plusieurs décennies à la lumière de six scénarios il évalue les changements, options et trajectoires en matière politique, de technologie, de gouvernance et de comportement en vue d’atteindre des objectifs mondiaux, en observant les synergies et les compromis entre production alimentaire, sécurité hydrique, énergie et expansion des infrastructures, atténuation du changement climatique, protection de la nature et développement économique   Un « résumé à l’intention des décideurs » détaillé qui souligne les principaux messages, résultats et options, doit être présenté au public au siège mondial de l’UNESCO, à Paris, le lundi 6 mai 2019.   Plus d’informations – Toutes les informations sur l’évènement – Le Millenium Ecosystem Assessment – Les principaux messages et chiffres des rapports régionaux – Consulter les rapports complets publiés entre 2016 et 2018 – Le Programme Ecosystèmes de l’UICN France

L’ONU met à l’honneur la restauration des écosystèmes

La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030) a été officiellement adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette décision met le monde sur la bonne voie pour intensifier de manière décisive la restauration des écosystèmes dégradés et stopper leur disparition pour lutter contre la crise climatique, améliorer la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau, et protéger la biodiversité. L’UICN prend déjà des mesures pour relever ce défi. Le 1er mars 2019, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes 2021-2030. La proposition a été dirigée par le Salvador, rejoint par 71 co-parrains, qui a fait de la restauration des écosystèmes une solution essentielle, fondée sur la nature, pour accélérer la réalisation de nombreuses conventions internationales et du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Immédiatement après le discours à l’Assemblée générale du ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles du Salvador, Lina Pohl, une liste impressionnante de pays, a exprimé son soutien à ce qui sera une voie d’action concertée et de résultats accélérés en faveur de la restauration des écosystèmes. L’UICN est fière d’avoir soutenu le gouvernement du Salvador dans la réalisation de cette importante décision. Le leadership du Salvador en matière de restauration des écosystèmes découle de son engagement à participer au Défi de Bonn, un objectif mondial de la restauration du paysage forestier mobilisant de nombreux autres pays. En outre, la promesse du Salvador de restaurer un million d’hectares – soit l’équivalent de la moitié de son territoire – est suivie grâce au baromètre du progrès du Défi de Bonn. En participant activement en tant que l’un des six pays pilotes à cet effort dirigé par l’UICN pour suivre la mise en œuvre des engagements du Défi de Bonn, le Salvador a déjà fait preuve de progrès réels dans la restauration des écosystèmes, de l’évaluation des possibilités de restauration et de la promotion de politiques de soutien à la remise en état des terres.   Et maintenant, où allons-nous ? Alors que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et les Nations Unies pour l’environnement a été chargée de faciliter la mise en œuvre de cette Décennie, chaque gouvernement, chaque communauté, chaque organisme de conservation et entreprise privée peut jouer un rôle dans la réalisation de cette promesse. Des millions d’hectares d’écosystèmes terrestres et marins sont déjà en cours de restauration dans le monde entier, à l’appui d’efforts comme le Défi de Bonn et d’autres initiatives régionales comme afr100 et Initiative 20×20. L’objectif déclaré de la Décennie est de renforcer ces efforts déjà en cours. L’UICN, par son travail avec ses membres et partenaires du monde entier au cours des 70 dernières années, et dans ses fonctions de Secrétariat du Défi de Bonn, contributeur aux initiatives de restauration régionale de soutien du Défi de Bonn, et en tant que fondateur et coordinateur du Partenariat mondial pour la restauration des forêts et du paysage (GPFLR), est déjà profondément ancré dans la restauration des écosystèmes. Le groupe des Solutions fondées sur la Nature de l’UICN participe à des programmes phares comme The Restoration Initiative, SUSTAIN, Catalyser l’engagement du secteur privé envers le Défi de Bonn et l’Alliance mondiale des mangroves. Combinée à l’application de la méthodologie d’évaluation des possibilités de restauration (ROAM) – la méthodologie la plus largement utilisée dans ce domaine – et à son expérience croissante en matière de politique de restauration et de renforcement des capacités, l’UICN est bien placée pour soutenir les pays dans la mise en œuvre de cette décennie. Une autre façon unique pour l’UICN d’appuyer cette Décennie est de la valoriser lors du Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille, en France. Ce rassemblement quadriennal de la communauté internationale de la conservation favorisera le dialogue à ce sujet et tracera la voie à suivre pour atteindre les objectifs de la Décennie.   Plus d’informations – Visualiser le discours de Lina Pohl en vidéo – Les Solutions fondées sur la Nature – Le programme Ecosystèmes de l’UICN France © Photo by Felipe Dias on Unsplash

CITES COP18 : Quelles décisions pour le commerce des espèces sauvages ?

La 18e session de la Conférence des parties (CoP18) à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) initialement prévue du 23 mai au 3 juin 2019 à Colombo, Sri Lanka, se tiendra dans les prochains mois, suite à son report. La CITES est un accord international qui a pour objectif de veiller à ce que le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent.  Le commerce international des espèces sauvages représente des milliards de dollars par an et porte sur des centaines de millions de spécimens de plantes et d’animaux. Ce commerce est varié, allant de plantes et d’animaux vivants à une large gamme de produits dérivés – produits alimentaires, articles en cuir exotique, instruments de musique en bois, souvenirs pour touristes, remèdes, et bien d’autres encore. L’exploitation et le commerce intensifs de certaines espèces, auxquels s’ajoutent d’autres facteurs tels que la disparition des habitats, peuvent épuiser les populations et même conduire certaines espèces au bord de l’extinction. De nombreuses espèces sauvages faisant l’objet d’un commerce ne sont pas en danger d’extinction mais l’existence d’un accord garantissant un commerce durable est importante pour les préserver. Comme le commerce des plantes et des animaux sauvages dépasse le cadre national, sa réglementation nécessite la coopération internationale pour préserver certaines espèces de la surexploitation. La CITES a été conçue dans cet esprit de coopération. Aujourd’hui, plus de 35 000 espèces sauvages sont couvertes par la CITES en étant inscrites à l’une des trois annexes de la Convention selon le degré de protection dont elles ont besoin. Lors de cette prochaine Conférence mondiale de la vie sauvage, les 183 Parties à la CITES (182 pays, plus l’Union Européenne) se réuniront afin d’examiner les 57 propositions d’amendements aux Annexes de la CITES demandés par les Etats membres, certaines propositions visant à limiter plus encore leur commerce, d’autres contre-propositions visant à supprimer les restrictions, par exemple concernant le commerce des éléphants et de leur ivoire ou des cornes de rhinocéros.   Les actions de l’UICN France pour la CITES Le Comité français de l’UICN est consulté par les autorités françaises avant chaque Conférence des Parties à la CITES, en fournissant des avis reposant sur les analyses de l’UICN et de TRAFFIC et sur la contribution des experts de la Commission de Sauvegarde des espèces.   Plus d’informations – Site dédié à la COP18 de la CITES – Les 57 propositions d’amendements aux Annexes : en français / en anglais – Retrouver toutes les analyses de l’IUCN et de TRAFFIC – Le Programme Espèces de l’UICN France – Le Programme Coopération internationale de l’UICN France photo bandeau © PPI  – Films au clair de lune

Mieux cartographier les mangroves : de nouvelles avancées !

Réussir à produire une cartographie des mangroves de manière précise, souple, rapide et reproductible : c’est le défi que s’était lancé Dr. Florent Taureau et une équipe scientifique de l’université de Nantes il y a quelques années. Défi relevé, puisqu’un article scientifique vient d’être publié dans la revue Remote Sensing MDPI démontrant que c’est désormais chose possible. Résultat d’un travail de plusieurs années « éreintant psychologiquement » aux dires des scientifiques, l’article expose une méthode originale, reposant sur une analyse cartographique d’images satellites pour calculer les différentes surfaces d’occupation du sol (végétation, eau, sol et ombres) à une échelle encore plus fine que celle du pixel. Cette méthode permet donc de caractériser précisément le type de canopée et de cartographier finement les zones de mangroves. Testée sur trois territoires (Guadeloupe, Mayotte et la Nouvelle-Calédonie), cette approche souple et rapide a de beaux jours devant elles, et apporte une belle complémentarité à d’autres méthodes employées jusqu’ici comme les relevés LiDAR disponibles en Guyane (données 3D pouvant service à décrire les peuplements forestiers). Elle pourra être utilisée pour affiner les indicateurs nationaux sur les mangroves dans le cadre du Réseau d’Observation et d’Aide à la Gestion des Mangroves (ROM) par exemple. Ces recherches ont bénéficié du soutien financier de l’Initiative française pour les Récifs Coralliens (IFRECOR) et du soutien logistique du Pôle-relais zones humides tropicales, co-piloté par le Comité français de l’UICN et le Conservatoire du Littoral.   PLUS D’INFORMATIONS – Article scientifique (en anglais) – Réseau d’Observation et d’Aide à la Gestion des Mangroves (ROM) – Site internet du Pôle-relais zones humides tropicales – Le programme Outre-mer de l’UICN France Photo bandeau © Chloé Desmots