Portrait biodiversité de Païolive
Jean-François Holthof Secrétaire général de l’association Païolive Qu’est ce que Païolive ? L’Association Païolive porte le nom d’un site karstique du sud-est de la France qui représente un pic de biodiversité dans le hotspot du bassin méditerranéen. C’est un éco complexe, un assemblage de cinq écosystèmes : rupestres, forestiers, souterrains, aquatiques, de pelouses, qui a connu une préhistoire et une histoire singulière. Quelles sont vos missions au service de la biodiversité ? Les trois axes de l’association sont : Etudier, faire connaître et protéger. Le premier but de l’association est l’étude pluridisciplinaire de ce vaste ensemble sans privilégier arbitrairement tel ou tel domaine du vivant. L’association entend ensuite partager et diffuser les résultats des études par tous moyens pour les publics les plus divers. Son objectif est alors de rapprocher l’homme de la nature par une démarche éducative évitant tout artifice. En matière de protection elle entend mettre en œuvre le droit de chaque citoyen, reconnu dans le préambule de la Constitution, de travailler à la protection de son environnement. Pouvez-vous nous présenter une action phare de votre organisme ? L’Inventaire général de la biodiversité entrepris sur l’ensemble du site est l’un des six de ce genre entrepris en France. Il a permis d’identifier près de 5 000 espèces et de nombreuses espèces nouvelles pour la science. Il amène une vision unifiée de la biodiversité, qui ne privilégie pas tel ou tel taxon. Il peut être considéré comme l’équivalent d’une expédition naturaliste à la découverte d’espèces encore inconnues. Pourquoi avez-vous adhéré au Comité français de l’UICN ? Sur le conseil du fondateur de ce Comité, Patrick Blandin, qui s’intéresse à notre action, nous y avons adhéré, bien que peu de petites associations en fassent partie actuellement. Nous espérons pouvoir nouer des liens avec d’autres sites karstiques et partager notre souci d’une mise en valeur de l’éthique. Quelle est votre priorité pour les années à venir ? En 15 ans d’existence nous avons perçu concrètement sur ce site la chute de la biodiversité ordinaire. Le site est de mieux en mieux connu scientifiquement mais aussi de plus en plus dégradé. Faire face à ce paradoxe représente un défi qui va nous obliger à approfondir nos actions d’éducation et de protection ainsi qu’à donner une dimension historique à nos inventaires. Plus d’informations – Site internet de Paiolive : www.bois-de-paiolive.org
Liste rouge de la flore : 742 espèces menacées ou quasi menacées en France métropolitaine

Pour la première fois, le risque de disparition de l’ensemble de la flore vasculaire de France métropolitaine a été évalué. Après un examen de la situation de chacune des 4982 espèces de plantes indigènes recensées sur le territoire, les analyses montrent que 421 espèces sont menacées et 321 autres quasi menacées, soit 15 % au total. Les plantes vasculaires rassemblent l’ensemble des plantes à fleurs, des fougères et des conifères. L’analyse fine des menaces pour ce groupe extrêmement riche et diversifié a requis plus de trois ans de travaux, la synthèse de près de trente millions de données floristiques rassemblées par les Conservatoires botaniques et la mobilisation d’une quarantaine de botanistes experts. Ces nouveaux résultats fournissent une base scientifique inédite qui aidera à réorienter les priorités et à guider les stratégies de préservation de la biodiversité à l’échelle nationale comme à l’échelle locale. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux est le fruit d’une collaboration associant le Comité français de l’UICN, la Fédération et le réseau des Conservatoires botaniques nationaux (FCBN), l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse• Infographie des résultats• Tableau synthétique avec catégories et critères (xlsx)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, FCBN, AFB & MNHN (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Armérie de Belgentier © Yves Morvant
Le Calend’Art 2019 est disponible
Mares, étangs, lacs, mangroves, tourbières…. Les zones humides des territoires d’outre-mer sont des écosystèmes riches et diversifiés, abritant de nombreuses espèces animales et végétales. Le Pôle-relais zones Humides Tropicales (PRZHT) co-animé par l’UICN France a tenu à célébrer la richesse et l’importance de ces écosystèmes une nouvelle fois, en lançant un grand concours de dessin pour la 2ème édition de son « Calend’Art ». Les élèves des établissements scolaires primaires et secondaires de tous les territoires d’outre- mer, représentant plus de 400 enfants de 6 à 16 ans, ont envoyé leurs plus beaux dessins, faisant honneur à cette diversité de paysages. Les meilleurs ont été sélectionnés par l’équipe du PRHZT, et son présentés dans ce Calend’art 2019. Ce concours est l’occasion pour cette jeune génération de s’intéresser aux zones humides de leur territoire, et de découvrir le rôle important qu’elles jouent dans leur quotidien tout en faisant appel à l’imaginaire. De nombreux professeurs ont profité de ce concours pour intégrer dans leurs programmes scolaires des interventions en classe et des sorties terrain sur les zones humides proches de leur école. Toute l’équipe du PRZHT et le Comité français de l’UICN tient à remercier les enfants ayant participé, ainsi que leurs professeurs, d’avoir pris le temps de réaliser ces œuvres : la sélection s’est avérée extrêmement difficile tant ces jeunes dessinateurs ont mis du cœur à l’ouvrage ! Un calendrier téléchargeable en ligne Si vous souhaitez télécharger le Calend’Art, cliquez sur le lien suivant : Calendrier 2019 PRZHT Feuilletez vite le calendrier pour découvrir leurs œuvres ! Une action en lien avec la « Journée Mondiale des Zones Humides » 2019 La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2019. La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 27 janvier 2019 au 28 février 2019, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Pour la France métropolitaine et outre-mer, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser. Plus d’informations – Télécharger le Calend’Art 2019 – Site internet du Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT) – Le Comité français de l’UICN et le PRZHT – Suivez l’actualité du PRZHT sur Twitter et sur Facebook – Le portail national dédié aux milieux humides
Quelles Solutions fondées sur la Nature en Méditerranée ?
L’atelier international sur la « mise en œuvre des Solutions fondées sur la Nature pour lutter contre le changement climatique – focus sur la région méditerranéenne » a rassemblé du 22 au 24 janvier 2019 à Marseille plus d’une centaine de participants intéressés par l’utilisation et la diffusion de ces solutions. Organisé conjointement par le Plan Bleu, le Centre de coopération de l’UICN pour la Méditerranée, le Comité français de l’UICN, le Conservatoire du Littoral, la Tour du Valat, MedWet et Wetlands International, cet événement a réuni les chercheurs, gestionnaires d’espaces naturels, décideurs, collectivités locales, société civile et ONG de la région méditerranéenne et de l’Union européenne afin de partager les défis et leviers pour la dissémination des Solutions fondées sur la Nature dans les territoires. Les Solutions fondées sur la Nature sont définies comme des actions de protection, de gestion durable et de restauration permettant de répondre à la fois aux enjeux de l’atténuation et l’adaptation au changement climatique et de la conservation de la biodiversité. Si, en France, ces solutions sont intégrées au nouveau Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC 2) ainsi que dans le Plan Climat et le Plan Biodiversité, elles sont encore peu identifiées parmi le panel des réponses possibles face au changement climatique dans le monde. Cet atelier visait en premier lieu à partager les meilleures pratiques européennes et méditerranéennes en termes de Solutions fondées sur la Nature afin sensibiliser les décideurs politiques à l’importance de la restauration, la gestion durable et la préservation des écosystèmes pour une adaptation efficace au changement climatique. Il était également l’occasion d’inciter à de nouvelles collaborations en faveur de la mise en œuvre de ces solutions en Europe et dans tout le bassin méditerranéen. Les conclusions de cet atelier viendront alimenter les réflexions nationales, européennes et internationales sur les Solutions fondées sur la Nature en particulier dans la perspective du Congrès mondial de la nature qui se tiendra en 2020 à Marseille. Un policy brief de l’atelier sera publié en février 2019 Plus d’informations – Les Solutions fondées sur la Nature – Le Communiqué de presse annonçant l’évènement – Consulter le site web du Plan Bleu – Contacts UICN France : Pauline Teillac-Deschamps, Chargée de Programme « Ecosystèmes », pauline.teillac-deschamps@uicn.fr et Justine Delangue, Chargée de mission « Services écologiques’ », justine.delangue@uicn.fr bandeau photo © N. Poulet