La Fête de la Nature 2018 c’est dans 1 mois !
La 12e édition de la Fête de la Nature se tiendra du 23 au 27 mai 2018 ! Le thème 2018 : « Voir l’invisible » La Fête de la Nature se déroule chaque année au mois de mai, à une date la plus proche du 22 mai, qui correspond à la journée internationale de la biodiversité. A cette occasion, des milliers de manifestations sont organisées par les réseaux publics et associatifs de protection et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne. Envie de participer à la 12ème édition ? Trouvez une manifestation près de chez en découvrant le programme complet en vous rendant sur le site internet. Envie de proposer une manifestation ? Vous avez jusqu’au 15 mai pour inscrire votre événement en vous rendant sur la page « coins des organisateurs ». Découvrez la bande annonce de la Fête de la nature 2018 : Fête de la Nature 2018 from Fête de la Nature on Vimeo. Et aussi : A l’occasion de la thématique de son édition 2018, la Fête de la Nature édite une collection de 10 fiches pour « Voir l’invisible ». Elles présentent pour chaque sujet des infos, des repères géographiques ou temporels, des éléments à voir, des idées d’activités. Visualiser les fiches Plus d’informations – Site internet de la Fête de la Nature – Page dédiée à la Fête de la Nature – Le programme Education et Communication de l’UICN France
Espèces exotiques envahissantes : enjeux et risques de leur valorisation socio-économique
Le Comité français de l’UICN publie une étude sur les enjeux et les risques de la valorisation socio-économique des espèces exotiques envahissantes établies dans les milieux naturels. Les espèces exotiques envahissantes sont à l’origine d’impacts multiples à la fois écologiques, économiques et sanitaires. Ces espèces représentent des sources importantes de difficultés pour les acteurs des territoires qui y sont confrontés : rythme d’introduction croissant, régulation constante et complexe à mettre en œuvre, dépenses publiques associées importantes. Dans certaines situations où elles sont déjà largement établies en milieux naturels, et face aux difficultés de gestion, elles peuvent parfois être envisagées comme des ressources commercialement exploitables : pêche, production de bois, extraction de composés pour l’industrie pharmaceutique, etc. Cette démarche de valorisation socio-économique n’est cependant pas sans risques pour les milieux naturels et soulève de nombreuses interrogations sur ses incidences possibles. Parmi ces questions figurent l’accroissement des risques de dispersion des espèces valorisées ou encore le maintien volontaire des populations de ces espèces dans les sites colonisés lorsqu’elles deviennent un enjeu économique. Conduite dans le cadre du groupe de travail national « Invasions biologiques en milieux aquatiques », coordonné par le Comité français de l’UICN et l’Agence française pour la biodiversité, l’étude montre, à partir de nombreux exemples issus du monde entier, que l’exploitation économique des espèces exotiques envahissantes ne constitue pas la solution miracle aux difficultés de gestion. Alors que des projets de valorisation de ces espèces émergent régulièrement en France, le rapport propose des points de vigilance et un cadre général de réflexion afin d’accompagner toute structure qui serait amenée à émettre un avis sur de tels projets, notamment les services de l’État et des collectivités territoriales. Ces résultats apportent des éléments de réponses dans le cadre des objectifs fixés par la stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes et par le règlement européen sur ce sujet. Document joint L’étude est disponible ici Plus d’informations Site Internet du GT IBMA Programme « espèces » de l’UICN France Photo bandeau : La Jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes) et la Laitue d’eau (Pistia stratiotes) © Gerard Peltre
130 listes rouges régionales des espèces menacées labellisées en France métropolitaine
En sept ans, 130 listes rouges des espèces menacées ont vu le jour dans les régions françaises, s’intéressant à de nombreux groupes d’animaux, de plantes ou de champignons. Réalisés à l’échelle des régions administratives, tous ces inventaires ont été menés selon une méthodologie commune, sur la base des critères internationaux de l’UICN. Ils fournissent des informations précieuses pour identifier les espèces les plus menacées, déterminer les priorités d’action et guider les politiques et les stratégies régionales de conservation de la nature. Le panorama des résultats fait apparaître un niveau général de menace marqué, dans tous les groupes d’espèces et toutes les régions, à des degrés variables. Les libellules sont menacées à hauteur de 11 à 31 %, les mammifères de 12 à 24 % et la flore vasculaire de 9 à 29 % selon les territoires. Figurant en première ligne, les oiseaux nicheurs sont menacés pour 26 à 44 % d’entre eux suivant les régions. Représentatif des territoires et des différents groupes d’espèces, cet état des lieux est cohérent avec les résultats de la liste rouge nationale et confirme un niveau de dégradation de la biodiversité préoccupant dans l’Hexagone. Toutes ces listes rouges sont l’œuvre d’acteurs régionaux : associations de protection de la nature, sociétés naturalistes, observatoires de la biodiversité, conservatoires d’espaces naturels ou conservatoires botaniques notamment. Elles ont été menées le plus souvent en coordination avec les services déconcentrés de l’Etat et des Régions. Le Comité français de l’UICN a accompagné leur réalisation et a apporté pour chacune une labellisation de la méthodologie et de la démarche appliquées. Cet accompagnement s’est inscrit dans le cadre d’un projet d’appui associant également la fédération France Nature Environnement, le Muséum national d’Histoire naturelle et la Fédération des conservatoires botaniques nationaux. Depuis la première labellisation décernée en mars 2011, les listes ont concerné des groupes d’espèces variés : vertébrés, papillons de jour, crustacés d’eau douce, mollusques, coccinelles, criquets, mousses ou encore champignons. Leur représentativité est cependant variable : alors que des listes rouges de la flore sont maintenant disponibles dans la quasi-totalité des régions, les listes concernant les invertébrés restent peu nombreuses et demandent à être développées. A ce jour, chacune des vingt-deux anciennes régions administratives dispose d’au moins une liste rouge labellisée ou en cours de labellisation, et certaines régions en ont développé jusqu’à une dizaine. De premières listes réalisées à l’échelle des nouvelles régions sont également en train d’apparaître. Pour marquer ce cap, l’UICN France publie une seconde édition, revue et enrichie, de son guide pratique pour la réalisation de listes rouges des espèces menacées, afin d’accompagner les nouveaux projets émergeant dans les régions françaises. En articulation avec les résultats de la liste rouge nationale, ces listes constituent des outils de connaissance essentiels, fournissant une vision plus fine des enjeux pour la biodiversité à l’échelle des régions, afin d’orienter les politiques et les stratégies de conservation de la nature. Plus largement, elles contribuent à mesurer les défis à relever et les progrès accomplis en vue d’éviter l’extinction des espèces menacées et d’améliorer leur situation d’ici 2020, comme s’y est engagée la France dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. Documents joints • Communiqué (avril 2018) • Panorama des résultats des listes rouges régionales • Nouvelle édition du guide pratique pour la réalisation de listes rouges régionales Pour plus d’informations >> Listes rouges régionales des espèces menacées >> Etat des lieux des listes rouges régionales Photo bandeau : Alsine sétacée © Sébastien Filoche / CBNBP
Le rôle des écosystèmes face à l’érosion côtière en Aquitaine
Dans le prolongement de ses travaux sur les services écosystémiques, le Comité français de l’UICN publie une évaluation du service de régulation du recul du trait de côte par les écosystèmes côtiers sableux en Aquitaine. Cette étude souligne en quoi les écosystèmes sableux aquitains (barres sableuses, plages, dunes, forêts dunaires) contribuent à la régulation de l’érosion côtière à long terme selon 3 principaux processus : (i) l’atténuation de l’énergie éolienne par la végétation, (ii) le maintien d’une réserve de sable locale grâce aux végétaux qui stabilisent le sol et permettent la réalimentation naturelle des plages, (iii) l’atténuation de l’énergie éolienne et de la houle par les reliefs dunaires. Cette étude, réalisée dans le cadre de l’évaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (Efese), donne également des éléments de comparaison des coûts financiers entre des Solutions « grises » (infrastructures artificielles) et des Solutions fondées sur la Nature. Les coûts de gestion des écosystèmes littoraux apparaissent inférieurs en comparaison à ceux consentis pour le rechargement des plages ou la mise en place et l’entretien d’ouvrages de protection. Cette étude rappelle que ces écosystèmes côtiers font l’objet de multiples pressions, au premier rang desquelles figure l’artificialisation du littoral. Ces pressions se traduisent par une faible résilience et une disparition de ces écosystèmes particulièrement vulnérables notamment dans le contexte du changement climatique. Cette étude recommande donc une intervention graduée en fonction des risques et de la gravité des enjeux. Elle montre que la gestion naturelle concerne plutôt le temps long et des échelles spatiales larges tandis que les solutions de génie civil répondent à des enjeux locaux, à court terme. Les structures en dur restent en effet des réponses possibles pour protéger les côtes urbanisées, mais elles constituent une protection temporaire et limitée face aux éléments naturels et peuvent aggraver la situation des territoires périphériques. Il est donc crucial de prévoir des interventions graduées en fonction des risques et de la gravité des enjeux dans les choix d’aménagement et la décision politique : les solutions fondées sur la nature (préservation, gestion et restauration des écosystèmes) doivent être considérées de façon prioritaire avant la construction d’ouvrages de protection. Ces deux solutions peuvent être complémentaires en fonction des enjeux, de l’urgence de la situation et des échelles de temps d’action. Il est ainsi nécessaire de mieux intégrer les Solutions fondées sur la Nature dans la planification de l’aménagement du territoire et de faciliter la mise en oeuvre de projets, tout en poursuivant l’acquisition de connaissances. Plus d’informations – Le programe EFESE du Ministère de la transition écologique et solidaire – Télécharger la publication – Le programme écosystèmes de l’UICN France – Contacts : Pauline Teillac-Deschamps, chargée de programme écosystèmes / Justine Delangue, chargée de mission services écologiques
Portrait biodiversité des Eco Maires
Maud Lelièvre Déléguée Générale des Eco Maires Qu’est ce que les Eco Maires ? Créée en 1989, l’Association nationale des maires et des élus locaux pour l’environnement et le développement durable – Les Eco Maires – est une association Loi 1901 qui rassemble aujourd’hui près de 2000 collectivités, soucieuses d’améliorer la prise en charge de façon opérationnelle et prospective des questions environnementales à l’échelle locale. Quelles sont vos missions au service de la biodiversité ? Notre association a fait de la lutte pour la reconquête de la biodiversité une priorité. Elle rédige notamment des lettres d’information et d’accompagnement scientifique et technique concernant l’actualité de la biodiversité, dans une optique de sensibilisation. Elle participe également à recueillir des données et à encourager les collectivités dans les démarches de préservation de la biodiversité, notamment en étant membre du Comité de pilotage des Atlas de la Biodiversité Communales (ABC). Les Eco Maires ont créé en 2011 les assises nationales de la biodiversité qu’elle co-organise avec IDEAL Connaissances et l’Agence Française pour la Biodiversité, un événement d’envergure nationale sur les questions de biodiversité, qui rassemble pendant trois jours plusieurs centaines de participants. Pouvez-vous nous présenter une action phare de votre organisme ? Le cœur majeur de notre action est d’œuvrer à travers des partenariats avec les différents acteurs du monde de la biodiversité au développement de politiques publiques locales en faveur de la biodiversité et le soutien et la diffusion des solutions fondées sur la nature. Le principal événement en nombre de participants sont les assises nationales de la biodiversité mais au delà de ces échanges rassemblant de 700 à 1200 participants nous sommes aussi au plus près du terrain par l’organisation de réunion locale avec les élus locaux. C’est ce que nous ferons, aux côtés de l’UICN France – à Mayotte, c’est également le sens des travaux d’accompagnement que nous faisons en Guyane sur un dossier comme la montagne d’or ou de façon plus positive dans la préservation des écosystèmes marins aux Antilles. Pourquoi avez-vous adhéré au Comité français de l’UICN ? L’adhésion des Eco Maires au Comité français de l’UICN a été motivée par des convergences d’intérêt et de valeur. Pour nous l’UICN est le seul organisme international qui a la capacité de rassembler les diverses parties prenantes, d’apporter les dernières connaissances scientifiques en toute objectivité. Au-delà notre association est engagée aux côtés du Comité français de l’UICN dont elle apprécie la qualité des travaux et l’efficacité de l’équipe. Quelle est votre priorité pour les années à venir ? Les actions des Eco Maires vont s’orienter vers l’intensification des efforts pour développer des politiques efficientes de préservation et de mise en valeur de la biodiversité dans tous les territoires, y compris en Outre-Mer. Nous allons également travailler à la mise en place d’un baromètre qui permette d’avoir des indicateurs communs de mesure de la biodiversité. Plus d’informations – Site internet des Eco Maires : https://ecomaires.com – Les Assises Nationales de la biodiversité 2018