Valorisez vos projets lors du 3e colloque national des aires marines protégées

A l’occasion du 3e colloque national des aires marines protégées, présentez vos photos, films, enregistrements sonores & nouvelles technologies.   Le 3e colloque des aires marines protégées aura lieu à Brest du 6 au 8 octobre 2015. Durant ces 3 jours, nous vous proposons de mettre en valeur votre aire marine et votre savoir faire. Photos, vidéos, enregistrements sonores sous-marins et nouvelles technologies seront présentés au Quartz : proposez vos projets ! Exposition photographique Les murs du Quartz de Brest seront le lieu de mise en valeur des aires marines protégées, vue par l’oeil du gestionnaire. Nous souhaitons mettre en valeur un maximum d’aires marines protégées, et vous pouvez nous envoyer jusqu’à 3 photographies. Pendant le colloque, un vote sera proposé aux participants et les 10 photos préférées des congressistes pourront faire l’objet d’un portfolio dans les actes de l’évènement (à paraître en janvier 2016). Films et vidéos Présentez vos films courts ! Documentaires, reportages, portraits, ou films d’animations, nous recherchons des films courts (10-15’) et réalisés depuis 2010 par des gestionnaires d’AMP. Ils seront diffusés pendant l’espace projets le soir du 6 octobre de 17h à 19h. Nouvelles technologies – A la découverte des AMP (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) Ce forum, organisé lors de l’espace projets sera l’occasion de présenter les projets développés pour faire découvrir les aires marines au public. Applications, jeux, plateformes web… C’est le moment de mettre en valeur vos projets. Enregistrements sonores La cabine acoustique de l’Agence des aires marines protégées proposera une immersion sonore dans les fonds sous-marins. Nous sommes à la recherche d’enregistrements sonores pouvant donner lieu à une histoire sous-marine. N’hésitez pas à prendre contact avec nous !   Proposez vos projets jusqu’au 30 mai en renvoyant formulaire ci-joint à colloque-national@aires-marines.fr   Document joint Fiche d’information

Hommage à Gérard Sournia

Le Comité français de l’UICN est profondément attristé par la disparition de Gérard Sournia, son premier Directeur de 1992 à 1997 et grand spécialiste de la conservation de la nature en Afrique. Gérard Sournia, Docteur en Géographie tropicale, a consacré la totalité de sa carrière à la coopération, en particulier avec l’Afrique, et plus particulièrement, avec les pays francophones d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale, de l’Océan indien, ainsi qu’avec le Québec et Haïti. Ses domaines de prédilection étaient les questions environnementales, la francophonie et la coopération internationale. Il a successivement vécu en Algérie, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, aux Comores et à l’île Maurice. Gérard fut délégué régional de l’UICN en Afrique de l’Ouest, puis Chargé des affaires francophones, avant de devenir le premier Directeur du Comité français de l’UICN dont il contribua directement à la création en 1992 avec Patrick Blandin, Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle et premier Président du Comité français. Il fut également Conseiller au sein du cabinet de Charles Josselin, Ministre de la Coopération et de la Francophonie, et de Brice Lalonde, Ministre de l’Environnement, puis Chef du service de coopération à l’Ambassade de France des Comores, où il fut chargé de promouvoir la coopération régionale avec les Départements de la Réunion et de Mayotte et les pays environnants (Maurice, Madagascar, Seychelles). Il termina sa carrière en 2011 au Conseil régional d’Île-de-France, où il fut, entre autres, collaborateur du Président Jean-Paul Huchon pour les questions internationales. Gérard Sournia est l’auteur d’une centaine d’articles, auteur ou coauteur d’une quinzaine d’atlas et livres, parmi lesquels l’Atlas des forêts d’Afrique, l’Atlas mondial de la Francophonie, les espaces protégés d’Afrique francophone (thème de sa thèse), Des Éléphants, des hommes et de l’ivoire, et de l’Eau et des Hommes. Il a été fait Chevalier de l’Ordre du Mérite par le Gouvernement français en 1997 et Chevalier du Mérite par le Gouvernement du Burkina Faso en 2011. Le Comité français de l’UICN rend hommage à son engagement et à sa contribution importante pour la conservation de la nature, et plus particulièrement envers l’UICN.

Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques

Dans la perspective de la 21ème conférence des parties de la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP 21, 30 novembre-11 décembre 2015, Paris), l’UICN France souhaite promouvoir le rôle des écosystèmes comme un élément clef des stratégies de lutte contre les changements climatiques. Un séminaire national intitulé « Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre les changements climatiques  » est organisé le 14 avril 2015 pour lancer cette initiative. Les solutions fondées sur la nature (nature based solutions en anglais) sont les solutions qui utilisent les écosystèmes afin de relever les défis globaux tels que la lutte contre le changement climatique, l’approvisionnement alimentaire et le développement économique et social. En effet, les réponses à apporter à ces défis dépendent, d’une manière ou d’une autre, de la santé et de la fonctionnalité des écosystèmes, qu’ils soient terrestres, littoraux ou marins. Ainsi, des écosystèmes sains, résilients, fonctionnels et diversifiés permettront le développement des solutions naturelles au bénéfice de nos sociétés et territoires confrontés aux changements globaux. On constate que si la connaissance et la sensibilisation sur les impacts des changements climatiques sur les milieux naturels ont progressé au sein de la société (modification des saisons de végétation, évolution de l’aire de répartition des espèces, extension des espèces exotiques envahissantes, augmentation du niveau des mers, accroissement de la fréquence et de la gravité des risques naturels, acidification des océans, blanchissement des récifs coralliens…), la préservation et la restauration des écosystèmes apparaissent peu ou pas dans les solutions de lutte contre les changements climatiques. Or, les solutions fondées sur la nature constituent pourtant un élément essentiel de la stratégie à adopter et représentent une alternative économiquement viable et durable, souvent moins coûteuse que la construction et l’entretien d’infrastructures, par exemple. Les écosystèmes en bon état de conservation contribuent à la fois à l’atténuation (captage et stockage du dioxyde de carbone atmosphérique…) et à l’adaptation aux effets du changement climatique (risques naturels comme les tempêtes, les avalanches ou les inondations, les glissements de terrain ou l’érosion des côtes). La protection des écosystèmes à travers un réseau d’espaces protégés, l’amélioration de la connectivité au niveau des paysages et la restauration de milieux dégradés permettront de renforcer la résilience des écosystèmes face aux changements climatiques et de sauvegarder des services environnementaux essentiels dont bénéficient les populations. Aujourd’hui, les exemples d’adaptation aux effets du changement climatique et les bonnes pratiques mises en œuvre dans ce domaine sont encore méconnus, notamment en France. Compte tenu des bénéfices apportés par les solutions naturelles à la fois pour le climat mais aussi pour les populations et la biodiversité, l’UICN France considère que celles-ci représentent des éléments clef de « l’agenda des solutions » que la France veut mettre en place à l’occasion de la COP 21. Ce séminaire permettra donc de démontrer, à travers de nombreux projets mis en oeuvre en France (métropole et outre-mer), le rôle des écosystèmes comme un élément clef des stratégies et des solutions de lutte contre les changements climatiques. Il permettra d’élaborer un argumentaire pour sensibiliser et convaincre les décideurs, les acteurs de l’environnement et le grand public sur l’importance d’investir dans la préservation et la restauration des écosystèmes pour lutter contre les changements climatiques. NB : L’inscription à ce séminaire ce fait uniquement sur invitation. Le programme détaillé est disponible ici.

Découvrez les services rendus par les écosystèmes d’eau douce en France

Le Comité français de l’UICN publie une brochure sur les services rendus par les écosystèmes d’eau douce en France, complétant le panorama réalisé pour l’ensemble des écosystèmes en France   Ce panorama établi par l’UICN France vise, sur la base des connaissances scientifiques et d’exemples concrets, à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes pour sensibiliser les différents acteurs à l’importance de préserver la biodiversité sur notre territoire. Après les écosystèmes forestiers, urbains, marins et côtiers et montagnards, l’UICN France publie aujourd’hui une nouvelle brochure sur les services écologiques fournis par les écosystèmes d’eau douce français (métropole et outre-mer). Après une présentation de l’écosystème concerné et de ses spécificités, sont illustrés l’ensemble des services selon la typologie définie dans le Millennium Ecosystem Assessment (MEA) : support, approvisionnement, régulation, culturel. Cette publication met en avant la multiplicité des services produits par les milieux d’eau douce français qui, de par leur diversité, rendent des services fondamentaux comme la régulation de la qualité de l’eau ou la régulation des inondations. Les écosystèmes d’eau douce abritent une biodiversité riche et originale. Ils représentent des lieux recherchés par les touristes et permettent la pratique de multiples activités (pêche, baignade, sports nautiques…). Aujourd’hui, ces milieux d’eau douce sont fortement impactés par les activités humaines comme l’urbanisation qui engendre la destruction et la modification de ces écosystèmes, mais aussi par l’assèchement des zones humides, la pollution, ainsi que le développement des infrastructures (endiguement, barrages et seuils…). A suivre prochainement, le dernier volume : la brochure sur les services rendus par les agroécosystèmes. CONTACT Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques » Document joint UICN France – services écologiques des écosystèmes d’eau douce en France

La loi biodiversité adoptéé par l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a voté le 24 mars 2015 en 1ère lecture, la loi relative à la biodiversité dite « Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » qui constituera une avancée importante, presque 40 ans après la loi de 1976 sur la protection de la nature. Avec son réseau d’organismes et d’experts, l’UICN France a proposé plusieurs amendements afin de la renforcer et ce sont au final plus de 200 amendements qui sont venus modifier le texte initial. Le Titre premier propose une définition de la biodiversité qui est celle de référence au niveau international, adoptée par la Convention sur la Diversité Biologique, comme le proposait l’UICN France. Ce titre a pour objectif de mettre en place des principes fondamentaux, tels une compensation obligatoire des impacts négatifs et intervenant en dernier recours ainsi qu’un principe de solidarité écologique entre les territoires. Il acte aussi la mise en œuvre par les régions de stratégies régionales pour la biodiversité, sujet depuis longtemps porté par l’UICN France et ses membres. L’UICN France a proposé que la compensation vise un objectif de non perte nette de biodiversité voire tende vers un gain net de biodiversité, amendement approuvé par les députés. L’UICN France a également proposé que soit intégré le principe de non-régression, excluant tout abaissement du niveau d’exigence de la protection de l’environnement, dans ses dispositions législatives et réglementaires. Les députés ont approuvé un amendement demandant que, dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la loi, le Gouvernement remette au Parlement un rapport sur l’opportunité d’inscrire le principe de non-régression dans le code de l’environnement. Ce projet de loi propose ensuite dans son titre II un nouveau système de gouvernanceavec la création de deux instances consultatives, l’une sociétale (le Comité national de la biodiversité), l’autre scientifique (le Conseil national de protection de la nature), ce que soutient l’UICN France, avec, pour chacune des instances, une capacité d’auto-saisine, ce qui a été approuvé par l’Assemblée nationale. Mesure phare du projet de loi, une Agence française pour la biodiversité sera créée et regroupera l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’Agence des Aires Marines Protégées, Parcs Nationaux de France et l’ATEN. Elle n’intègre en revanche pas encore l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) qui garantirait pourtant l’efficacité et la cohérence de l’Agence. Une mission spécifique de l’Agence a été ajoutée pour la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, ce dont se félicite l’UICN France. Concernant le conseil d’administration de l’Agence, l’UICN France avait souligné 3 points majeurs à respecter : une représentativité des différents membres, une représentation ultramarine où les enjeux de biodiversité sont particulièrement importants, et une opérationnalité en le limitant à 30 membres maximum. Si les deux premiers critères ont été respectés, le nombre de membres du Conseil d’administration est passé de 39 à 44 membres. L’UICN France a enfin proposé que des comités thématiques puissent être crées au sein de l’Agence en complément de celui prévu pour les milieux marins, ce qui est notamment important pour traiter des questions de biodiversité en outre-mer, amendement accepté par les députés. Le titre IV de cette future loi défini des règles pour un accès et une utilisation justes et équitables des ressources génétiques sur la base du règlement adopté par l’UE en avril dernier. De nouveaux outils de gestion des espaces naturels, terrestres et marins vont également voir le jour. Ainsi, des zones de conservation halieutiques dans le but de préserver ou restaurer leur fonctionnalité halieutique, devraient être créées ainsi qu’un outil volontaire « les obligations réelles environnementales ». Cependant, l’UICN France regrette que la possibilité d’inscrire dans les plans locaux d’urbanismes des espaces de continuités écologiques, à l’instar des espaces boisés classés ait été supprimée. Les mesures de compensation des atteintes à la biodiversité ont été clarifiées mais posent plusieurs questions dont il faudra débattre. Le maître d’ouvrage aurait ainsi trois options pour mettre en œuvre ses mesures compensatoires : les réaliser lui-même ; les confier à un opérateur extérieur ; ou bien acquérir des unités de compensation via un système de réserves d’actifs naturels. Le projet de loi propose enfin de mieux prendre en compte le paysage dans le cadre des projets de développement et d’aménagement mais le dispositif des sites inscrits véritables compléments au dispositif de protection du patrimoine naturel en France, doit continuer à produire ses effets. Au final, il restera encore plusieurs avancées à rétablir pour en faire une loi ambitieuse pour la biodiversité. L’enjeu réside désormais dans l’examen prochain au Sénat.   Le texte adopté est disponible sur le site de l’Assemblée nationale