Conférence de Cancún : dépasser la crise et restaurer rapidement la confiance dans la lutte contre le changement climatique
A l’occasion du Sommet sur le climat des Nations Unies qui se tiendra à Cancun, l’UICN appelle les décideurs à restaurer la confiance dans le processus de négociation, à accroître les fonds alloués à la lutte contre le changement climatique et à veiller à ce que les alternatives naturelles soient intégrées à l’après-2012. L’adaptation au changement climatique, le financement et la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD) sont quelques-uns des principaux thèmes auxquels réfléchiront les 194 pays réunis au Mexique du 29 novembre au 10 décembre 2010. Réaliser aujourd’hui des avancées significatives afin de conclure très rapidement un accord légalement contraignant « Dans le monde entier, on peut voir de nombreux pays et communautés faire des progrès sur le terrain pour s’adapter aux impacts du changement climatique et réduire leurs émissions » affirme le Directeur de l’environnement et du développement de l’UICN, Stewart Maginnis. « Cependant, seul un accord équitable, complet et légalement contraignant offrira l’engagement international indispensable pour gérer la crise climatique. À Cancun, il faut que les gouvernements restaurent la confiance ébranlée dans le processus de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, ce qui nous rapprochera de la finalisation d’un accord pour sauver la planète ». Restaurer la confiance perdue par des plans de financement accélérés et à long terme « Nous devons mettre derrière nous la paralysie de l’après-Copenhague » analyse Claire Parker, Consultante Senior sur les politiques de lutte contre le changement climatique. « Il nous faut trouver des nouveaux financements pour limiter les impacts du changement climatique et réduire les émissions. Pour les pays en développement, il doit s’agir d’un financement additionnel à l’Aide publique au développement, qui leur permette de s’adapter aux impacts déjà perceptibles aujourd’hui et de réduire leurs émissions ». Trouver un accord sur le REDD+ (réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts) pour maintenir les forêts durables et en bonne santé « Réduire les émissions de gaz à effet de serre permet non seulement de conserver les ressources naturelles forestières dont dépendent des millions de personnes vulnérables, mais c’est aussi une solution gagnante pour les deux parties : les hommes et la nature » souligne Carole Saint-Laurent, Conseillère Senior sur les politiques forestières à l’UICN.« C’est pour l’instant l’une des évolutions les plus prometteuses dans les négociations, et il est temps que les gouvernements insistent davantage pour intégrer définitivement le REDD+ dans le futur accord sur le climat ». S’accorder sur un cadre d’adaptation pour faire avancer les négociations « Les pays vulnérables en développement en particulier luttent déjà pour faire face aux impacts du changement climatique » rappelle Ninni Ikkala, Coordinatrice à l’UICN pour le changement climatique.« Un cadre mondial d’adaptation est indispensable pour soutenir internationalement les actions urgentes et nécessaires sur le terrain, notamment une meilleure gestion des ressources naturelles et l’assurance que les communautés locales en bénéficient ». La position de l’UICN pour la conférence est téléchargeable ci-dessous. Des photos et du matériel audio et vidéo sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.iucn.org/unfccc/events/2010_cancun/ Relations avec les médias : Brian Thomson, Responsable des relations avec les médias , tel. portable : +41 79 721 8326, courriel : brian.thomson@iucn.org Borjana Pervan, Chargée des relations avec les médias, tel. portable : +41798574072, courriel : borjana.pervan@iucn.org Documents joints Position de l’UICN – Conférence de Cancún
Soixante experts et acteurs réunis sur les espèces exotiques envahissantes dans les collectivités françaises du Pacifique
Du 29 novembre au 2 décembre, le Comité français de l’UICN organise en Nouvelle-Calédonie un atelier de travail sur les espèces exotiques envahissantes dans le Pacifique. Cet événement accueille soixante experts et acteurs de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis et Futuna, ainsi que de pays voisins (Nouvelle-Zélande, Fidji…) et de tout l’outre-mer (La Réunion, Mayotte, les Antilles françaises…). Pendant 4 jours, ces participants échangent et confrontent leurs expériences sur ce sujet majeur pour la conservation de la biodiversité. L’objectif est d’identifier des priorités d’action et d’élaborer des recommandations pour renforcer la sensibilisation, la prévention et la gestion des invasions biologiques. Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité à l’échelle mondiale, et plus particulièrement dans les îles. Elles engendrent des dégâts écologiques importants, pouvant s’accompagner d’impacts négatifs pour les activités économiques ou la santé humaine. Les collectivités françaises d’outre-mer sont particulièrement concernées : 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde y sont déjà présentes. Organisé par le Comité français de l’UICN, cet atelier a été conçu en collaboration avec la Province Nord, la Province Sud et le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, et avec le Territoire de Wallis et Futuna. Pour télécharger le communiqué de presse >> cliquez ici Pour visiter le site Internet dédié à cet enjeu, rendez-vous sur : www.especes-envahissantes-outremer.fr Documents joints Communiqué Atelier espèces exotiques envahissantes Pacifique
Les espaces protégés français : un réseau crucial pour la sauvegarde de nos richesses naturelles
A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, le Comité français de l’UICN édite une nouvelle brochure de présentation des espaces protégés français, réalisée en collaboration avec l’ensemble des réseaux gestionnaires d’aires protégées et le soutien du Ministère de l’écologie. Les espaces protégés sont la pierre angulaire des stratégies de conservation de la biodiversité. Ils contribuent à la gestion des territoires et aux objectifs de développement durable. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement et du Grenelle de la Mer, le Comité français de l’UICN avait proposé que la France renforce et étende son réseau d’espaces protégés, en plaçant 2% au moins de l’espace terrestre métropolitain sous protection forte d’ici 10 ans (voir les engagements du Grenelle de l’Environnement et la circulaire du 13 août 2010 relative aux déclinaisons régionales de cette stratégie de création), et s’engage à conserver 20% de son domaine maritime d’ici 2020 (voir les engagements du Grenelle de la Mer). Le Comité français de l’UICN vient d’éditer une nouvelle brochure de synthèse pour éclairer ces enjeux et porter à la connaissance du public notre système d’espaces protégés. Ce document actualisé présente le panorama des différents types d’aires protégées existant en France métropolitaine et en outre-mer. Qu’ils soient contractuels, réglementaires ou fonciers, ces outils correspondent à différents niveaux ou modes de protection souvent complémentaires. Ils mobilisent une grande diversité d’acteurs avec des systèmes de gouvernance variés. Ils permettent de répondre aux engagements de la France sur la biodiversité tout en prenant en compte les contextes locaux. Au travers de sa lecture, vous découvrirez la richesse du patrimoine naturel hébergé dans nos espaces protégés, qui constituent un réseau remarquable à développer et à consolider au cours des prochaines années. Pour télécharger la brochure en version complète cliquez >> ici Chapitres en téléchargement à partir des liens ci-dessous : Couverture et sommaire Protection conventionnelle Protection réglementaire Maîtrise foncière Désignations internationales Outre-mer Annexes Pour en savoir plus sur nos activités concernant les aires protégées, cliquez >> ici Contact Thierry LEFEBVRE, Chargé de programme aires protégées / Téléphone : 01.47.07.78.58
Thon rouge : une épreuve test de l’application les engagements de Nagoya
Cette semaine la Commission Internationale pour la Conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT), qui réunit 48 pays pêcheurs de thonidés dans l’Atlantique, dont la France, doit décider du quota de prises pour l’année 2011. Avec le développement rapide de la pêche industrielle à la senne, cette espèce (stock atlantique ouest) est aujourd’hui en « danger critique d’extinction » sur la liste rouge de l’UICN. Lors de la récente conférence internationale sur la biodiversité de Nagoya, les Etats ont pris des engagements pour éviter l’extinction d’espèces menacées, gérer de manière durable les ressources halieutiques et supprimer la surpêche (objectifs 6 et 12 du plan d’action stratégique ) d’ici 2020. La France a annoncé qu’elle défendrait un quota de pêche global de 13 500 tonnes de thon rouge pour 2011 dont 2500 tonnes pour les pêcheurs français (mêmes quotas que l’année dernière). Or, selon les derniers travaux des scientifiques de l’ICCAT, le maintien du quota actuel ne laisserait que de 63 % de chance à la population de thon rouge de se reconstituer d’ici à 2022. De plus, ce quota ne tient compte, ni de la pêche illégale en Méditerranée, ni des nombreuses failles dans le système de déclarations. Le Comité français de l’UICN rappelle que le respect des engagements de Nagoya nécessite de définir des quotas de pêche annuels au thon rouge compatibles avec un rétablissement à 100% de l’espèce et de prendre des mesures pour mettre fin à la pêche illicite en Méditerranée. (1) Objectif 6 : D’ici à 2020, tous les stocks de poisson et d’invertébrés et plantes aquatiques sont gérés et récoltés d’une manière durable, légale et en appliquant des approches fondées sur les écosystèmes, de telle sorte que la surpêche soit évitée, des plans et des mesures de récupération sont en place pour toutes les espèces épuisées, les pêcheries n’ont pas d’impacts négatifs marqués sur les espèces menacées et les écosystèmes vulnérables, et l’impact de la pêche sur les stocks, les espèces et les écosystèmes restent dans des limites écologiques sûres. Objectif 12 : D’ici à 2020, l’extinction d’espèces menacées connues est évitée et leur état de conservation, en particulier de celles qui tombent le plus en déclin, est amélioré et maintenu.