Découvrez le panorama des services rendus par les écosystèmes en France

Le Comité français de l’UICN présente un panorama des services rendus par les écosystèmes forestiers, marins et côtiers, urbains, montagnards, d’eau douce et agricoles en France. Chaque écosystème a fait l’objet d’une brochure (6 au total) qui visent, sur la base des connaissances scientifiques et d’exemples concrets, à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes en France pour sensibiliser les différents acteurs à l’importance de préserver la biodiversité sur notre territoire. Elles concernent à la fois les milieux naturels métropolitains et ultramarins. Elles présentent, dans un premier temps, chaque écosystème concerné et ses spécificités. Puis, l’ensemble des services fournis par les écosystèmes, définis selon la typologie du Millennium Ecosystem Assessment (MEA) (support, approvisionnement, régulation, culturel) y sont détaillés et illustrés par des exemples recensés en France. Outre les services d’approvisionnement (bois, poissons, produits alimentaires…) souvent bien identifiés, ce panorama souligne les multiples services issus des écosystèmes français tels que la régulation de la qualité de l’eau, des risques naturels (inondations, tempêtes, glissement de terrain…) ou encore du climat mais aussi leur importance pour les loisirs, le bien-être physique et psychologique, la culture et l’éducation. Aujourd’hui, les diverses menaces qui dégradent les écosystèmes conduisent à une régression de la biodiversité riche et originale de ces milieux naturels et à réduire les bénéfices apportés pour notre société. Préserver nos milieux naturels est ainsi indispensable pour maintenir leur bon état écologique, la diversité du vivant qu’ils abritent, et la multitude des services qu’ils nous rendent.    Plus d’informations – Pour plus de détails, l’ensemble des documents est disponible ci-dessous et dans la rubrique « Publications« . – Pour toute question, merci de contacter : Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques »

Journée Mondiale des Zones Humides : les découvrir, les préserver

Chaque année, une pluralité d’acteurs se mobilise dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides (JMZH) pour sensibiliser le public à la préservation des milieux humides et faire connaître leur importance écologique. L’édition 2018, intitulée « Des zones humides pour les villes de demain », proposera une multitude d’activités partout en France (métropole et les outre-mer) sur les enjeux qui entourent la disparition des zones humides et les solutions à mettre en oeuvre pour préserver et utiliser de manière durable ces écosystèmes uniques. En effet, à l’heure où près de quatre français sur cinq vivent en ville, les villes doivent faire face à de multiples enjeux : l’adaptation au changement climatique, la lutte contre le mal-être urbain, la préservation de la nature en ville, le développement de l’économie locale ou encore la qualité des eaux, potables comme de baignade, et bien d’autres problématiques. Les zones humides jouent un rôle important sur ces enjeux en fournissant de nombreux services écologiques pour le bien-être humain (voir aussi l’infographie ci-contre) et leur protection et restauration sont des solutions fondées sur la nature pour y apporter des réponses concrètes. Le 2 février est la date officielle de lancement de la JMZH, qui correspond à la date de signature de la convention internationale sur les zones humides à Ramsar, en Iran, le 2 février 1971. Cette journée, dont le Comité français de l’UICN est partenaire, est l’occasion de présenter au public et aux acteurs des territoires « leur » zone humide ou celles des environs, à travers une visite de terrain, une exposition, un conte ou encore un débat. Autour de cette journée mondiale, du 27 janvier au 28 février, associations, gestionnaires d’espaces naturels, centres d’éducation ou de documentation ou encore collectivités feront découvrir les richesses et les rôles de ces milieux en proposant de multiples animations. Dans les outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par l’UICN France, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins. Pour trouver une animation pour la Journée mondiale des zones humides près de chez soi, rien de plus simple : toutes les animations « Journée mondiale des zones humides » de France sont recensées sur le Portail national zones humides. Vous pourrez les découvrir à travers une application smartphone et un moteur de recherche multicritères (lieu, type d’animation, accessibilité).   Plus d’informations – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Consulter le Dossier de presse de l’édition 2018 – Site internet de la convention Ramsar – Site internet du Pôle Relais Zone Humides Tropicales  

2018 déclarée « Année internationale pour les récifs coralliens »

2018 est la troisième Année Internationale pour les Récifs Coralliens (IYOR2018) Lors de la 31e Assemblée Générale (Novembre 2016 Paris, France), l’Initiative Internationale pour les Récifs Coralliens (ICRI) a déclaré 2018 comme troisième année internationale des récifs coralliens (voir la recommandation en français, anglais, espagnol) et encourage à : – Renforcer la sensibilisation à l’échelle mondiale sur la valeur de, et les menaces pour les récifs coralliens, et des écosystèmes associés; – Promouvoir les partenariats entre les gouvernements, le secteur privé, du monde universitaire et de la société civile sur la gestion des récifs coralliens; – Identifier et mettre en œuvre des stratégies de gestion efficaces pour la conservation, l’augmentation de la résilience et l’utilisation durable de ces écosystèmes et la promotion des meilleures pratiques; et – Partager l’information sur les meilleures pratiques en matière de gestion des récifs coralliens durable. L’ICRI encourage ses membres à soutenir et à participer à la planification IYOR (International Year of the Reef) 2018, et de faciliter le développement des activités de IYOR au niveau national.    Au niveau français C’est par le biais de l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens) que les évènements organisés en France et ses Outre-mer dans le cadre de IYOR2018 seront coordonnées. Le Comité français de l’UICN participe à la promotion de cette Année Internationale pour les Récifs Coralliens, à commencer par la diffusion d’un Calend’Art labellisé IYOR2018.   Plus d’informations – Pour de plus amples informations sur IYOR 2018 et/ou pour labelliser un événement > cliquer ici – Twitter @IYOR2018 – Site internet de l’ICRI – Site internet de l’IFRECOR

L’UICN France défavorable au projet minier guyanais « Montagne d’Or »

L’UICN France a fait part de ses très vives inquiétudes sur le projet minier « Montagne d’Or» porté par les sociétés Nordgold et Columbus Gold en Guyane. Un courrier a été adressé au Président de la République fin décembre 2017 pour faire connaître la position défavorable de l’organisation à  ce projet. Ce projet minier, le plus grand projet d’extraction aurifère jamais proposé en France, inquiète fortement l’UICN France à plusieurs titres : – l’empreinte du site d’extraction sur 2,5 km de long, 500 mètres de large et 400 mètres de profondeur va engendrer un impact majeur et durable sur la forêt guyanaise, reconnue pour sa très grande richesse écologique ; – le site est situé en limite des deux parties de la réserve biologique intégrale de Lucifer Dékou Dékou, la plus grande réserve biologique intégrale française, qui subira les impacts de l’exploitation ; – il mènera nécessairement à une forte perturbation hydraulique de la zone, avec des effets négatifs pérennes sur les réserves naturelles avoisinantes comme le drainage du mont Lucifer qui héberge de nombreuses espèces endémiques. Ceci est d’autant plus grave que la disparition des grands blocs forestiers en périphérie immédiate de la Guyane française s’accélère, et qu’il reste très peu de grands blocs forestiers non fragmentés en Amazonie ; – il présente des risques sociaux et environnementaux significatifs sur le long terme, notamment du fait de l’utilisation d’explosifs et du stockage par bassins digués de cinquante millions de tonnes de déchets cyanurés, dont la sécurité n’est jamais parfaitement avérée – en particulier avec l’augmentation de l’intensité des impacts des inondations lié au changement climatique (voir exemple de Samarco au Brésil en novembre 2015) ; – il sera nécessairement accompagné d’impacts bien au delà de la zone, avec la construction envisagée d’un port industriel à Coswine et d’une centrale thermique à Saint-Laurent du Maroni ; – il mènera à une augmentation de 20% de la consommation annuelle de la Guyane en énergie, et s’appuiera sur des énergies combustibles pour cela, contribuant ainsi au réchauffement climatique, en contradiction avec l’Accord de Paris sur le climat. En plus de ces considérations écologiques, le modèle économique de ce projet apparaît contestable et fragile puisque celui-ci nécessite des subventions publiques estimées à plus de 420 millions d’euros (rapport du WWF France) et que sa rentabilité reste dépendante du cours du taux de change euro/dollar dont la volatilité n’est pas exclue dans les décennies années à venir. Le soutien public devrait se concentrer sur des filières contribuant directement au développement durable de la Guyane telles que le tourisme, les énergies renouvelables, la valorisation des ressources génétiques, ainsi que la pêche, l’agriculture et la forêt. Le développement de ces filières permettrait de générer des nombreux emplois locaux sur le long terme tout en préservant la très grande richesse écologique du territoire. Par ailleurs, ce projet de la Montagne d’Or ne permettra pas d’endiguer les impacts de l’orpaillage illégal, actuellement en recrudescence y compris au sein de réserves naturelles et du Parc amazonien de Guyane. Le Président de la République a annoncé, lors d’un récent déplacement en Guyane, une augmentation des moyens de surveillance et de détection des chantiers illégaux mais il est aussi primordial de renforcer les moyens de lutte et notamment les interventions de l’armée dont l’efficacité sera améliorée si celles-ci se font dans le cadre de missions conjointes avec la gendarmerie, l’Office National des Forêts et le Parc Amazonien de Guyane.   Plus d’informations : – Les travaux du Groupe Outre-mer du Comité français de l’UICN

La première édition du Calend’Art 2018 est disponible

Pour l’année 2018, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales co-animé par l’UICN France a tenu à célébrer les zones humides des territoires ultramarins en lançant la 1ère édition de son « Calend’Art ». Un grand concours dessin sur le thème « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? » a été proposé et ce sont plus de 300 enfants et adolescents qui ont joué le jeu et ont pris le temps de représenter sur papier leur définition d’une zone humide.  C’est pourquoi la sélection fut extrêmement difficile et toute l’équipe du pôle relais tient à remercier chaleureusement les jeunes artistes d’avoir mis tant de cœur à l’ouvrage ainsi que leurs parents et enseignants pour les avoir guidé et encouragé dans ce projet à la fois artistique et pédagogique. Outre les dessins des grands gagnants illustrant les 12 mois, ce calendrier contient des informations et anecdotes sur les zones humides, un quiz ainsi que les dates importantes à retenir sur les événements liés à ces milieux. Nous espérons que ce calendrier, inspiré et réalisé par cette jeune génération des Outre-mer, saura sensibiliser le plus grand nombre à la conservation et à la protection de nos zones humides, patrimoine naturel essentiel à notre avenir, malheureusement aujourd’hui encore trop souvent menacées par nos activités (urbanisation, industries, pollutions…).   UN CALENDRIER TÉLÉCHARGEABLE EN LIGNE Si vous souhaitez télécharger le Calend’Art, cliquez sur le lien suivant : Calendrier PRZHT ! Quant aux grands gagnants (cités ci-après), ils recevront sous peu par courrier un exemplaire de celui-ci: RISKWAIT Joris – 15 ans – Martinique (couverture) RAMASSAMY Thélia – 10 ans – Guadeloupe (janvier) ENCY Thomas – 12 ans – Martinique (février) TAMOU ANICHAT – 9 ans – Mayotte (mars) LEE Ella – 9 ans – Guyane (avril) OUJANOU Bianca – 13 ans – Nouvelle Calédonie (mai) École du Morne Vert, classe de Mme LAURENT – Martinique (juin) DIVAD Maïlys – 11 ans – Guadeloupe (juillet) DE REYNAL Louise – 9 ans – Martinique (août) BRIAL Higano – 11 ans – Wallis (septembre) ABDOU Abdourahamane – 14 ans – Mayotte (octobre) TOMA Elvira – 13 ans – Nouvelle Calédonie (novembre) RAYMOND Timothé – 10 ans – Guyane (décembre) NESTOR Johan – 12 ans – Wallis (dos) Outre ces grands gagnants, d’autres jeunes artistes en herbe ont également leurs dessins dans notreCalend’Art, et recevront également un calendrier. Leurs oeuvres nous ont permis d’illustrer nos différents textes et mosaïques. Feuilletez vite notre calendrier pour découvrir leurs œuvres ! Les écoles ayant participé auront également le plaisir de recevoir dans les prochaines semaines plusieurs Calend’Art à exposer et distribuer au sein de leurs classes !   Plus d’informations : – Télécharger le Calend’Art 2018 – Site internet du Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT) – Le Comité français de l’UICN et le PRZHT – Suivez l’actualité du PRZHT sur Twitter et sur Facebook

PPI : 14 nouveaux projets de conservation de la biodiversité en Afrique

Le Comité de Sélection du Programme de Petites Initiatives (PPI) s’est réuni au siège du Comité français de l’UICN afin d’étudier les dossiers de candidature à l’appel à projets « petites subventions » lancé en mars 2017. Cet appel à projets s’adressait à des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement PPI dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. À la clôture de l’appel à projets, 592 propositions de projets ont été réceptionnées (214 pour l’Afrique de l’Ouest et 378 pour l’Afrique Centrale). 21 projets ont été présélectionnés et ont été invités à soumettre un dossier complet pour lequel les OSC ont bénéficié d’un accompagnement du Programme d’Afrique Centrale et Occidentale de l’UICN (UICN PACO). Le 12 décembre, les membres du comité de sélection, représentants des institutions variées (liste des membres disponible ici), ont rendu leurs évaluations des projets basées sur des critères de pertinence, de cohérence, de faisabilité technique et financière ainsi que de durabilité. Parmi les 21 propositions présentées, le comité de sélection a retenu 14 projets pour un montant total attribué de 450 000 euros. Sur les 14 projets retenus, 7 seront mis en œuvre dans des pays d’Afrique de l’Ouest et 7 en Afrique de Centrale sur des thématiques aussi variées que la protection d’espèces menacées, l’atténuation des conflits Homme/Faune ou encore l’amélioration de la gouvernance d’aires protégées (liste complète des projets sélectionnés disponible ici). Les organisations sélectionnées auront comme objectif commun de mettre en œuvre des projets locaux de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique (32 k€ en moyenne sur 18 mois) à travers la réalisation d’actions concrètes de terrain. Cette étape marque ainsi la fin du processus de sélection des projets dans le cadre de la cinquième phase du programme (2016-2019). Un 1er appel à projets restreint avait permis de sélectionner 20 projets au mois de juin 2017. Au total, ce sont donc 34 projets portés par 38 OSC (certains projets sont menés en consortium) et réseaux d’OSC qui seront soutenus dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale jusque fin 2019 pour un montant total de 1 590 000 euros. Depuis 2007, le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec l’UICN PACO, est chargé de mettre en œuvre le PPI, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Cet outil a pour objectif de renforcer la contribution de la société civile des pays d’Afrique subsaharienne à la préservation de l’environnement mondial tout en améliorant les conditions de vie des populations locales. Le PPI constitue aujourd’hui le principal outil de la coopération française finançant directement les OSC de pays du sud pour des actions spécifiques de conservation de biodiversité.   Plus d’informations – Paul Estève – Chargé de mission du Programme de Petites Initiatives – Nicolas Salaün – Chargé de programme « Coopération internationale » – Page dédiée au Programme des petites initiatives (PPI) – Page Facebook du PPI

La 12ème Fête de la nature se tiendra du 23 au 27 mai 2018

La Fête de la Nature, le grand rendez-vous annuel du public avec la nature, organisera sa 12ème édition du 23 au 27 mai 2018 partout en France.   Quelle thématique en 2018 ? : « Voir l’invisible » La nature offre à observer une diversité d’êtres souvent discrets, des formes insolites, des éléments minuscules, des détails dignes d’un orfèvre… à qui sait regarder… Arbres morts, litières forestières, mares et ornières, rivages et estrans, coins de nature urbains, micro milieux naturels… présentent une vie grouillante et extraordinaire peuplée d’espèces encore plus incroyables à côté desquels beaucoup passent sans les voir. La nature offre aussi des atmosphères inhabituelles dès que les activités humaines cessent : aube ou crépuscule, « entre chien et loup » quand le sauvage s’anime, ambiance sous terre et sous mer désorientantes, atmosphère des forêts anciennes, de la canopée ou des rivières sauvages… Beaucoup d’aspects de la nature ne sont pas perceptibles au premier regard. Il est souvent nécessaire de chercher, d’observer, de prendre le temps, d’attendre, de se lever tôt, de se coucher tard, d’oser sortir des sentiers battus… …et de se faire guider par ceux qui connaissent et préservent toutes ces merveilles. La Fête de la Nature 2018 propose de faire changer les regards.   Pour les structures organisatrices d’événements, l’appel à contribution sera lancé officiellement en début d’année 2018 et les projets de festivités pourront être proposés à partir de la mi-janvier. D’ici cette date, le site internet de la Fête de la Nature fera « peau neuve », avec pour objectifs d’optimiser la publication des manifestations et de faciliter leur promotion auprès du public.   En attendant ?  Vous pouvez d’ores et déjà réfléchir et préparer votre programmation. La charte qui régit la Fête de la Nature ne change pas : choisissez une date ou des dates entre le 23 et le 27 mai 2018 invitez le public à vous rejoindre dans la nature (pas de rendez-vous au ciné, ni dans un musée…), offrez ce moment (la Fête de la Nature est gratuite ! Elle n’a lieu qu’une fois par an…), préparez des activités faisant progresser les connaissances sur les espèces, l’espace naturel que vous gérez le tout dans un esprit convivial et festif   Plus d’informations – Site internet de la Fête de la nature – A propos de l’UICN France et de la Fête de la nature

#NaturePourTous célèbre sa première année d’actions

Le mouvement #NatureForAll en anglais ou #NaturePourTous en français, a été lancé lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2016 à Hawaï. Un an après son lancement, presque 200 organismes s’y sont associés. #Naturepourtous : un mouvement pour inspirer l’amour de la nature #NaturePourTous / #NatureForAll est un mouvement collectif, créé à la suite du Congrès mondial des parcs en 2014, en collaboration avec la Commission mondiale de l’Éducation et de la Communication et de la Commission mondiale des Aires Protégées de l’UICN. Son lancement  a eu lieu lors du Congrès mondial de la nature en septembre 2016. Il est un courant d’énergie positive alimenté par des initiatives à grande échelle par des organisations de partout dans le monde. Il représente une palette diversifiée de partenaires travaillant ensemble pour un objectif commun, mettant à contribution des forces et des caractéristiques uniques sous l’égide de #NaturePourTous.   #NatureForAll : une année d’actions Les partenaires de #NatureForAll ont développé durant toute cette année, une boîte à outils visant à relier les personnes en leur donnant des clés pour aller au contact de la nature tout en s’adaptant aux contextes et aux réalités de leurs environnements. Des outils variés et pédagogiques comme par exemple une BD interactive « Anna’s forest » qui mettent en avant des pratiques respectueuses de la nature. Au fur et à mesure que #NaturePourTous s’agrandit, ces outils se multiplient. Ils sont accessibles sur le site internet du mouvement afin que le plus grand nombre se les approprient et les appliquent. – Découvrir la boîte à outils de #NatureForAll   Rejoindre le mouvement Depuis un an, le nombre de partenaires ne cesse d’augmenter. Ils viennent de 36 pays (tous des 11 régions de l’UICN) apportant ainsi leurs idées et leurs savoir faire au bénéfice de #NaturePourTous. Qui que vous soyez et quelle que soit l’organisation que vous représentez, vous prenez sûrement déjà part à des pratiques respectueuses de la nature. Pourquoi ne pas le faire de façon officielle en devenant partenaire de #NaturePourTous ? En tant que partenaire, vous apprendrez du travail réalisé par d’autres organisations, et vous mettrez en valeur le travail de votre propre organisation (success stories). En faisant partie du mouvement #NaturePourTous, vous pousserez d’autres personnes et d’autres organisations à en faire de même. Les partenaires du mouvement, travaillent en tant que coalition et donnent ainsi à #NaturePourTous une voix unie pour montrer de quelle façon le bien-être de tous les secteurs est directement lié à celui de la nature et des individus. Une coalition menant à une augmentation exponentielle dans l’aide locale et mondiale dans les engagements et les actions pour la conservation de la Nature. Avec #NaturePourTous, vous ferez partie d’un mouvement mondial avec une influence plus forte qu’une organisation seule. – Devenir partenaire du mouvement #NaturePourTous – Formulaire pour devenir partenaire (FR)   Restez à l’écoute pour de nouvelles initiatives en 2018 Plusieurs réunions et événements en 2018 seront de grandes occasions de présenter et promouvoir le travail des partenaires de #NatureForAll. Si vous souhaitez contribuer au mouvement en envoyant des études sur l’éducation à la nature, mettre en place une initiative, devenir partenaire, obtenir des documents de communication (les messages clés du mouvement, des PowerPoint, etc.), rendez-vous sur le site internet du mouvement.   Plus d’informations – Site internet de #NatureForAll – Contact: info@natureforall.global

Mise à jour de la Liste rouge mondiale des espèces menacées

Des espèces sauvages de blé, de riz et d’igname sont menacées par l’urbanisation croissante et par une agriculture surintensive, tandis que des pratiques de pêche non viables ont causé un fort déclin des populations du Dauphin de l’Irrawaddy et du Marsouin aptère, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™. Cette nouvelle édition constate aussi que le Possum à queue en anneau présent en Australie se trouve au bord de l’extinction du fait de la sécheresse croissante qui sévit dans sa zone de distribution.  Trois espèces de reptiles présentes uniquement sur une île australienne, le scinque de l’île Christmas, le scinque à queue bleue Cryptoblepharus egeriae et le gecko Lepidodactylus listeri sont éteints, d’après cette mise à jour de la Liste rouge. En Nouvelle-Zélande, en revanche, la situation de deux espèces de kiwis s’est améliorée grâce à des mesures de conservation. « Des écosystèmes en bonne santé et riches en espèces sont une condition indispensable pour nourrir la population mondiale croissante et réaliser le 2ème Objectif de développement durable, éliminer la faim d’ici 2030 », explique Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Les espèces végétales sauvages apparentées aux espèces cultivées entretiennent la diversité génétique des cultures agricoles, leur permettant ainsi de s’adapter aux changements climatiques et d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau mondial. Cette nouvelle mise à jour de la Liste rouge de l’UICN nous alerte sur leur déclin et souligne le besoin d’y répondre, afin de sauvegarder notre propre avenir. »   L’agriculture non durable et l’urbanisation menacent les espèces apparentées aux plantes cultivées Parmi les espèces apparentées aux cultures, 26 espèces de blé sauvage, 25 espèces de riz sauvage et 44 espèces d’igname sauvage ont été évaluées pour la Liste rouge de l’UICN, souvent pour la première fois, grâce à des fonds du partenariat stratégique UICN-Toyota consacrés à mieux connaître les menaces qui pèsent sur la biodiversité mondiale. Trois espèces de riz sauvage, deux espèces de blé sauvage et 17 espèces d’igname sauvage sont menacées. Le déboisement et l’urbanisation croissante, associés à une agriculture intensive, avec notamment le surpâturage et l’usage généralisé d’herbicides, représentent les principales menaces pour ces espèces. Les variétés modernes obtenues par croisement avec des espèces sauvages apparentées enrichissent la diversité génétique nécessaire, améliorant ainsi la résistance à la sécheresse, aux maladies et aux parasites. Ces problèmes devraient d’ailleurs s’aggraver avec les changements climatiques. Selon une étude récente, près des trois quarts (72%) des espèces sauvages apparentées aux cultures ne sont pas préservées de façon appropriée dans des banques de gènes et la conservation in situ à l’état sauvage demeure très difficile. Les espèces sauvages apparentées ont une grande importance économique : elles apportent annuellement 115 milliards de dollars à l’économie mondiale, et ce chiffre pourrait encore beaucoup s’accroître à l’avenir. « La diversité génétique issue des espèces sauvages apparentées nous permettra de mettre au point des cultures plus résilientes vis-à-vis du changement climatique, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire au niveau mondial. Si nous ignorons le sort de ces espèces, c’est à nos risques et périls », dit Nigel Maxted, co-président du Groupe de spécialistes des espèces sauvages apparentées de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN. « L’évaluation des espèces sauvages apparentées pour la Liste rouge de l’UICN met à notre disposition des informations détaillées sur les menaces pesant sur ces espèces. Grâce aux nouvelles évaluations, nous sommes maintenant en mesure d’agir de façon systématique pour sauvegarder les espèces sauvages apparentées à nos cultures en réduisant les pratiques agricoles surintensives, comme le surpâturage et l’usage généralisé d’herbicides. »   Le changement climatique en Australie menace le Possum à queue en anneau Le réchauffement climatique et la sécheresse croissante en Australie ont causé un très fort déclin du Possum à queue en anneau (Pseudocheirus occidentalis), qui passe de la catégorie Vulnérable à En danger critique, en raison d’une baisse de plus de 80% de sa population pendant les dix dernières années. Le possum, autrefois très répandu dans les forêts d’Eucalyptus gomphocephala et d’Agonis flexuosa, est maintenant confiné à des habitats côtiers fragmentés. Les tentatives de réinstallation de l’espèce dans le Parc de conservation de Lane-Poole, près de 100 km au sud de Perth, ont échoué à cause de la qualité médiocre de la nourriture pour cette espèce de possum, due à une sécheresse croissante. En effet, l’espèce a besoin d’aliments d’une certaine qualité, notamment de feuilles de Agonis flexuosa, en raison de son appareil digestif particulier. Le Possum à queue en anneau est sensible au stress thermique et peut se trouver en surchauffe si la température dépasse 35ºC, ce qui est de plus en plus fréquent dans cette région de l’Australie. L’espèce a subi aussi les effets de l’urbanisation, la prédation par les renards roux (Vulpes vulpes) et les chats sauvages (Felis catus), le déboisement, les incendies et des régimes inadaptés de gestion de ces derniers.   Des espèces de dauphins et de marsouins d’Asie sont menacées par la pêche non durable Le Dauphin de l’Irrawaddy (Orcaella brevirostris) et le Marsouin aptère (Neophocaena asiaeorientalis) sont en déclin ; ils passent du statut Vulnérable à En danger. Les effectifs du dauphin de l’Irrawaddy ont diminué de moitié depuis 60 ans, et ceux du marsouin aptère depuis 45 ans. Les deux espèces vivent en eaux côtières peu profondes, et leurs populations ne se trouvent que dans des milieux d’eau douce, ce qui les rend extrêmement vulnérables aux activités humaines. La cause principale de leur déclin est l’emmêlement dans des engins de pêche non sélectifs. La destruction des habitats et la surpêche de leurs proies contribuent aussi à la diminution des effectifs. « Le dauphin de l’Irrawaddy est vénéré par de nombreuses communautés et l’observation des dauphins est une activité touristique importante pour les économies locales dans certaines régions de l’Inde et du Cambodge », explique Randall Reeves, président du Groupe de spécialistes des cétacés de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN. « En raison du statut de protection dont bénéficient les deux espèces, la chasse ou la capture délibérées sont rares

Palme IFRECOR 2017 et le lauréat est …

Mardi 21 novembre, Annick Girardin, Ministre des Outre-mer a dévoilé le projet lauréat 2017 du concours Palme IFRECOR. La cérémonie de remise de la Palme s’est déroulée au Ministère des Outre-mer, en présence de Guillaume Néry, quadruple champion du monde d’apnée et Julie Gautier, sa femme et réalisatrice de vidéo en apnée, parrain et marraine de cette 6ème édition. La collectivité de la province Nord (Nouvelle-Calédonie), la mairie de Bouéni (Mayotte) et la ville de Carbet (Martinique) étaient les trois nominés pour cette édition.   Le lauréat 2017 La Palme IFRECOR 2017 est décernée au projet « Plans de gestion sur la Zone Côtière Nord-Est, Patrimoine Mondial de l’UNESCO » de Nouvelle Calédonie. Le projet est porté par Mme Nadia Heo, Présidente de la commission environnement de la province Nord. La lauréate a reçu une dotation de 5 000 euros qui viendra abonder le projet présenté. « Je suis très heureuse de récompenser une élue calédonienne qui s’est beaucoup investie pour la protection du lagon en Province Nord. Mme Heo n’hésite pas à montrer l’exemple au sein de sa propre commune pour défendre la biodiversité récifale », déclare Annick Girardin, Ministre des Outre-mer. « Je suis profondément honorée de recevoir ce trophée, qui couronne un travail de longue haleine de la province Nord, impliquant l’ensemble des acteurs locaux, les jeunes, les femmes, les mairies, ainsi que les autorités coutumières, pour mieux préserver notre lagon à valeur universelle exceptionnelle, déclare Nadio Heo, Présidente de la commission de la province Nord en Nouvelle Calédonie et Lauréate 2017 du concours Palme IFRECOR. C’est un projet ambitieux que je soutiens depuis ses débuts, et sa reconnaissance au niveau national est pour moi vraiment significative. Elle va nous permettre de redoubler d’efforts pour réduire les impacts sur nos précieux récifs coralliens, herbiers et mangroves ». « Les récifs coralliens sont de véritables oasis de vie qui rendent des services inestimables à l’humanité. En parcourant la mer et plongeant régulièrement je constate qu’il est urgent de se mobiliser pour les préserver, ajoute Guillaume Néry, quadruple champion du monde d’apnée. En tant que parrain de ce concours, je suis heureux de soutenir les actions menées par des élus engagés comme Mme Heo, qui contribuent à la protection de ces écosystèmes uniques. » « Les Outre-mer français englobent 10% des récifs coralliens du monde. Les élus ultramarins sont donc des ambassadeurs de premier rang pour encourager la protection des ces milieux naturels source d’émerveillement et de services socio-économiques et culturels. A l’échelle mondiale, les services à l’humanité de ces écosystèmes sont estimés à 30 milliards de dollars par an. Cette année, le thème de la Palme IFRECOR était « l’urgence d’agir » et a permis de mettre en valeur trois projets innovants. Bravo à la lauréate de Nouvelle-Calédonie, Mme Heo, dont le projet était particulièrement ambitieux », souligne Bernard Cressens, Président de l’UICN France.   Le projet Depuis 2014, la collectivité de la province Nord a mis en place des plans de gestion sur la Zone Côtière Nord-Est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, accompagnée des acteurs locaux des villages concernés (Touho, Poindimié, Poum et Ouégoa). Soit 371 400 hectares de récifs, herbiers et mangroves. Ces plans de gestion intègrent, sur la base d’un diagnostic environnemental participatif, l’ensemble des préoccupations des populations et des collectivités locales en matière de préservation des récifs coralliens et des écosystèmes associés. Les sites concernés présentent des enjeux de conservations variés, dont la gestion des prélèvements des ressources halieutiques, la gestion du trait de côte, la gestion des feux de brousse et la gestion des déchets. Les plans de gestion fixent les objectifs à moyen terme concernant la gestion des zones inscrites au Patrimoine Mondial. Ils définissent également les actions prévues, leur coût, les pilotes, ainsi que les indicateurs nécessaires à leur évaluation. Plusieurs actions ont d’ores et déjà été mises en œuvre en matière de replantation de mangroves, de sensibilisation locale, d’arrachage d’espèces invasives.   Découvrir la vidéo du projet :    Plus d’informations – Communiqué de presse annonçant le lauréat de la Palme 2017 – Dossier de presse de la 6ème édition de la Palme IFRECOR – Discours d’Annick Girardin, Ministre des Outre-mer – Site internet de l’IFRECOR crédit photo bandeau : © Yannick Rigaber