La conférence internationale de Guadeloupe renouvelle l’engagement des outre-mer européens sur la biodiversité et le changement climatique
Le Comité français de l’UICN a participé à la Conférence Internationale sur la Biodiversité et le Changement climatique dans les Outre-mer européens, organisée par le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, la Commission européenne, le gouvernement français, le Conseil Régional de la Guadeloupe, le gouvernement des îles Vierges britanniques, l’association des Pays et Territoires d’Outre-mer et l’UICN, qui s’est tenue en Guadeloupe du 22 au 25 octobre 2014. Six ans après le « Message de La Réunion », les 250 experts et représentants de haut niveau ont adopté le « Message de Guadeloupe », une feuille de route pour guider les efforts en matière de lutte contre la perte de biodiversité et les effets du changement climatique pour les 5 prochaines années. Les ateliers thématiques ont porté sur la résilience au changement climatique, la lutte contre la perte de la biodiversité, le développement des économies verte et bleue, l’avancement de la recherche sur la biodiversité et le changement climatique et la facilitation de la mobilisation des financements et l’accès aux ressources. « L’adoption du Message de la Guadeloupe est d’une importance particulière pour les entités de l’outre-mer européen et pour leurs pays voisins car ils sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique », déclara Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République française pour la protection de la planète. Parmi les actions définies dans la feuille de route du Message de la Guadeloupe, le Comité français de l’UICN salue en particulier : la mise en place d’observatoires du changement climatique, le développement de stratégies d’adaptation et d’atténuation au changement climatique qui s’appuient sur des solutions fondées sur la nature, le renforcement de la gestion des aires protégées, le développement de stratégies régionales de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, la mise en œuvre de plans d’actions sur les espèces menacées, la meilleure prise en compte des services rendus par la nature, l’amélioration de l’éco-conditionnalité des financements publics, la poursuite de la mise en œuvre du dispositif BEST avec une gouvernance représentative et un mécanisme financier spécifique. Le Comité français de l’UICN accueille favorablement les engagements pris par la France, présentés par la Ministre de l’écologie, Ségolène Royal, en particulier la création du Parc naturel marin de Martinique, l’étude d’un projet de parc national pour les marais de Kaw en Guyane, la finalisation du Réseau écologique des départements d’outre-mer (REDOM), le soutien à la poursuite des chapitres outre-mer de la Liste rouge nationale des espèces menacées ainsi que du programme TEMEUM. Madame George Pau-Langevin, Ministre des Outre-mer se félicita de la qualité des travaux ainsi que de la dynamique enclenchée. Elle indiqua que le processus d’engagements devait se poursuivre et s’amplifier, en particulier sur le milieu marin et qu’elle apportera son soutien total pour porter le Message de Guadeloupe. Associé à ses membres et experts, le Comité français de l’UICN sera un partenaire de la mise en œuvre du « Message de la Guadeloupe » et suivra la réalisation des engagements pris. « Le Message de Guadeloupe démontre un haut niveau d’ambition et une voie à suivre pour la mise en œuvre d’objectifs concrets, qui, nous l’espérons, permettra aux entités d’outre-mer de l’Union Européenne d’atteindre, – et même de précéder – les objectifs internationaux de biodiversité d’Aichi en 2020 », déclara Julia Marton- Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. Document joint Message from Guadeloupe
Un nouveau guide sur les financements en Outre Mer
Le Comité français de l’UICN a coordonné la réalisation du premier guide TE ME UM à destination des gestionnaires d’espaces naturels d’outre-mer. Le guide présente les différentes sources de financements existantes pour réaliser des projets de conservation de la biodiversité ultramarine, ainsi que les modalités de soumission des dossiers. Le réseau TEMEUM (Terres et Mers Ultramarines) a été créé en 2006 afin de renforcer les capacités des gestionnaires d’espaces naturels en outre-mer. Selon la collectivité dont ils dépendent, les gestionnaires ultramarins n’ont pas les mêmes possibilités d’accès aux financements pour la conservation de la biodiversité. Par exemple, au niveau européen, les gestionnaires issus de RUP (régions ultrapériphériques) peuvent prétendre à des financements LIFE+, ce qui n’est pas le cas des gestionnaires issus des PTOM (pays et territoires d’outre-mer). Cette synthèse présente les informations-clés des principaux financements à destination des gestionnaires : éligibilité, montants disponibles, calendrier de dépôt des dossiers, et principaux contacts. Le guide se décompose en quatre parties, selon les sources de financements : les financements européens, les financements nationaux, les financements régionaux et locaux, les financements privés. Une dernière partie présente quelques projets financés par ces différentes sources. Pour télécharger le guide (6 Mo), cliquez >>ici. Pour visiter le site TEMEUM, cliquez ici. Document joint Guide des financements à destination des gestionnaires d’outre-mer