Focus sur la flore des îles Kerguelen

Situées au sud de l’océan Indien, les îles Kerguelen forment un archipel montagneux composé d’une île principale et de centaines d’îles et îlots satellites. Une flore originale s’y est développée du fait de l’isolement extrême de ces terres subantarctiques et de leur climat humide, venteux et froid. Parmi les 29 espèces de plantes vasculaires natives, une espèce apparaît menacée et une autre quasi menacée. Même si le risque de disparition reste faible pour la plupart des espèces, la flore de l’archipel est affectée par les plantes et les animaux introduits devenus envahissants et par les impacts du changement climatique. Réalisées dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, les analyses ont été coordonnées par le Comité français de l’UICN et l’unité PatriNat (OFB-MNHN-CNRS-IRD), avec l’expertise de botanistes spécialistes de ces territoires et l’implication de la direction de l’environnement des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB, MNHN (2024). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire des îles Kerguelen. Paris, France Photo bandeau :Communauté végétale aux îles Kerguelen © Françoise Hennion
Patrimoine mondial de l’Unesco : inscription des Terres et mers australes françaises

Les Terres et mers australes françaises sont désormais inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Ces territoires incluent l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam et couvrent une superficie totale de 672 969 km2 dont environ 7 700 km2 de domaine terrestre. Ils abritent de très loin la plus vaste réserve naturelle française et comptent parmi les plus grandes aires marines protégées (AMP) au monde. La France compte désormais 45 sites classés à l’Unesco, dont six sites classés au titre du patrimoine naturel, après le golfe de Porto en Corse, les lagons de Nouvelle-Calédonie ainsi que les pitons, cirques et remparts de l’Ile de La Réunion, ou encore la chaîne des Puys, en Auvergne, et le site du mont Perdu, dans les Pyrénées (également classé site culturel). Plusieurs autres sites ont été labellisés lors de la réunion le 5 juillet 2019 du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, dont le parc national du Vatnajökull (Islande), le patrimoine naturel et culturel de la région d’Ohrid (Macédoine du Nord), le sanctuaire d’oiseaux migrateurs du littoral de la mer Jaune et du golfe de Bohai (Chine), les forêts hyrcaniennes en Iran, les sites de métallurgie ancienne du fer au Burkina Faso ou la ville de Babylone (Irak). Les Terres et mers australes Les Terres et mers australes françaises englobent les plus grandes des rares terres émergées du sud de l’océan Indien : l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam ainsi que 60 petits îlots situés dans la zone subantarctique. Cette « oasis » au cœur de l’océan Austral, qui couvre une superficie de plus de 67 millions d’hectares, abrite l’une des plus fortes concentrations d’oiseaux et de mammifères marins au monde. On y trouve notamment la plus grande population de manchots royaux et d’albatros à bec jaune au monde. Du fait de leur éloignement des centres d’activités humaines, ces îles sont des vitrines de l’évolution biologique extrêmement préservées et constituent un territoire unique pour la recherche scientifique. Leur inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Humanité constitue non seulement une reconnaissance de la richesse patrimoniale exceptionnelle de ces îles australes (Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam) mais celle des actions de conservation conduites depuis plus de 10 ans par la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises sur ce territoire. Le Groupe de travail Patrimoine mondial du Comité français de l’UICN Le patrimoine mondial constitue un domaine privilégié d’action et d’expertise de l’UICN, qui a été à l’origine de la convention en 1972. L’UICN est un organisme consultatif référent auprès du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO et joue de ce fait un rôle important dans le processus d’inscription et l’évaluation des biens naturels et mixtes sur la liste du patrimoine mondial. Il faut distinguer deux niveaux d’intervention, à l’échelle internationale et nationale. En France, le Comité français de l’UICN, à travers son groupe de travail patrimoine mondial, apporte son expertise sur les biens naturels français candidats ou classés au Patrimoine mondial. Il peut évaluer en amont le potentiel d’inscription d’un site et recommander son inscription sur la liste indicative de la France. Afin de mieux asseoir ses actions sur le Patrimoine mondial, le gouvernement français a crée en juillet 2004 le Comité national français du patrimoine mondial. Conformément au rôle dévolu à l’UICN d’organisation consultative auprès de l’UNESCO, le Comité français de l’UICN fait partie des membres de droit du comité national. Il contribue dans ce cadre à l’évaluation périodique des biens naturels français déjà inscrits et à l’examen des candidatures pouvant être portées par l’Etat français. En complément de cette mission, le Comité français de l’UICN peut intervenir en appui aux porteurs de projets, en mettant à disposition les outils méthodologiques et les lignes directrices réalisés par le Secrétariat international de l’UICN, et en analysant le potentiel d’inscription d’un site naturel ou mixte. Cependant, le Comité français de l’UICN ne pilote pas l’élaboration des dossiers de demande d’inscription. Le Comité français de l’UICN a fournit un accompagnement technique et scientifique à la la candidature des Terres et mers australes françaises pour leur inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO, dont la Réserve Naturelle a récemment rejoint la Liste verte des aires protégées de l’UICN qui récompense les sites efficacement gérés dans le monde. Plus d’informations – L’annonce officielle du Comité du patrimoine mondial – Le livret « Les Terres et mers australes françaises, candidature 2019 à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco » – Le site internet des Terres Australes et Antarctiques françaises (TAAF) – La chaîne YouTube des TAAF – Le Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN Photo bandeau : Kerguelen © Lucia Simion
Liste rouge de la faune vertébrée des Terres australes et antarctiques françaises
Les espèces vivant dans les zones isolées de la planète ne sont pas à l’abri de l’impact des activités humaines. C’est ce que montrent les nouveaux résultats de la Liste rouge des espèces menacées en France, consacrés aux oiseaux, aux mammifères et aux reptiles des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Les Terres australes françaises, la Terre Adélie et les îles Eparses sont des territoires relativement bien préservés, répartis de la zone tropicale aux latitudes polaires. Ces territoires inhabités représentent des sites majeurs pour la reproduction des tortues marines, des oiseaux et des mammifères marins. Mais le bilan réalisé met en évidence les menaces multiples qui pèsent sur cette biodiversité. Cet état des lieux a été établi par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la collectivité des TAAF. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (mars 2015)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Rapport d’évaluation• Publication : UICN France, MNHN & TAAF (2015). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Vertébrés des Terres australes et antarctiques françaises. Paris, France. Photo bandeau :Albatros d’Amsterdam © Jérémie Demay / CEBC CNRS IPEV