8 questions clés à se poser pour mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature

Suite à la publication par l’UICN du standard international sur les Solutions fondées sur la Nature, le Comité français de l’UICN présente un guide d’appropriation de ce standard, structuré en 8 questions clés à se poser pour mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature. Les Solutions fondées sur la Nature in­vitent à intégrer la biodiver­sité au cœur des projets de territoires pour assurer leur développement durable face aux défis que posent les changements globaux à nos sociétés : changements climatiques, risques naturels, sécurité alimentaire, approvisionnement en eau, etc. Elles reposent sur des actions de protection, de gestion durable et de restauration d’écosystèmes, qui peuvent être combinées dans les territoires, pour répondre à ces défis tout en préservant la biodiversité.  A quel défi sociétal répond ce projet ? En quoi ce projet est-il favorable à la biodiversité ? La gouvernance du projet permet-elle une association élargie et transversale des acteurs locaux ? Le projet est-il conçu de manière adaptative ? Facile à prendre en main et accessible à tous, les 8 questions clés proposées dans ce guide permettent d’identifier les conditions de réussite pour mettre en œuvre des Solutions fondées sur la Nature dans son territoire. Chaque question est composée d’explications qui précisent la question, de pistes de réflexion pour y répondre, et des propositions complémentaires pour inscrire les initiatives dans une démarche d’amélioration continue. Des écosystèmes préservés et diversifiés sont nos alliés dans la limitation des impacts des changements globaux. Le déploiement des Solutions fondées sur la Nature doit aujourd’hui s’accélérer fortement et être appuyé par la mise en œuvre de politiques volontaristes et opérationnelles. Si vous aussi vous souhaitez remettre la biodiversité au cœur de vos territoires, ce guide est là pour vous accompagner ! Plus d’informations – Télécharger le guide– Contact : Clémentine Azam, Chargée de programme « écosystèmes » et Justine Delangue, Chargée de mission  » Solutions fondées sur la Nature »– Les Solutions fondées sur la Nature photo bandeau © Anne Caillaud

Journée mondiale des zones humides 2020 : Inscrivez vos actions

La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2020. Pour cette nouvelle édition, le thème retenu est « zones humides et biodiversité ». Il représente une occasion unique de mettre en avant la richesse des milieux humides, l’importance et l’état de leur biodiversité; ainsi que de promouvoir des actions pour stopper le déclin observé des nombreuses espèces qui y vivent. En France métropolitaine, la surface des zones humides est estimée à 2,4 millions d’hectares, soit 3,7 % du territoire, mais ils abritent 25 % de la biodiversité en France. Pour 2020, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser.   2020 : une année pivot pour la biodiversité L’année 2020 clôt la Décennie des Nations Unies pour la biodiversité (2010-2020) et va voir l’organisation de d’événements majeurs. Du 11 au 19 juin 2020, la France accueillera le Congrès mondial de la nature 2020 de l’UICN à Marseille (Parc Chanot). Il constitue le grand rendez-vous international avant la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra en Chine en novembre 2020, évènement majeur qui révisera les objectifs internationaux de la biodiversité (objectifs d’Aïchi) et l’engagement des 196 Etats Parties à la Convention pour la période 2021 – 2030. Face aux menaces, la préservation des milieux humides et leur utilisation durable devient un enjeu prioritaire pour garantir notre avenir. L’édition 2020 de la JMZH s’inscrit dans cette année placée sous le signe de la biodiversité.   A propos de la JMZH La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 1er au 29 février 2020, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Chaque année, dans les Outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par le Comité français de l’UICN, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins.   Plus d’informations – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales

Journée mondiale des zones humides 2019

La journée mondiale des zones humides (JMZH) aura lieu le 2 février 2019. Pour cette nouvelle édition, le thème retenu est « zones humides et changement climatique ». La JMZH permettra de sensibiliser le public sur le rôle vital que jouent des zones humides dans la lutte contre le changement climatique.  La JMZH célèbre l’anniversaire de la convention sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971. Dans ce cadre, du 27 janvier 2019 au 28 février 2019, de nombreuses activités dans le monde entier feront découvrir au public l’importance de ces milieux aussi riches que variés : visites de terrain, expositions, conférences… Pour la France métropolitaine et outre-mer, il est désormais possible d’inscrire des animations « Journée Mondiale des Zones Humides » sur le portail national, afin de les labelliser. Dans les Outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par l’UICN France, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins.   Le thème 2019 de la JMZH : « Zones humides et changement climatique » Le changement climatique se traduit localement par une augmentation et une intensification des évènements météorologiques extrêmes dont nous subissons directement les conséquences : ouragans, crues, inondations, sécheresses, érosion du littoral, etc. Les milieux humides  participent à la prévention de ces risques naturels et amortissent les impacts que subissent les populations en réduisant l’érosion du littoral, atténuant l’intensité des crues et en alimentant les cours d’eau pendant les sécheresses, entre autres. En outre, les zones humides sont les puits de carbone les plus efficaces sur Terre. Elles couvrent environ 3% des terres de notre planète et retiennent près de 30% de tout le carbone terrestre, soit deux fois plus que toutes les forêts du monde réunies. À la lumière de ces faits, la protection et la gestion durable des zones humides est cruciale. En effet, l’atténuation des changements climatiques fondées sur les écosystèmes est une solution pour répondre aux défis du changement climatique tout en préservant la biodiversité de ces milieux. Ce type de solution fait écho au concept des Solutions fondées sur la Nature de l’UICN.   Le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales Co-animé par le Comité français de l’UICN et par le Conservatoire du Littoral, le Pôle-relais zones humides tropicales a permis de mettre en réseau les acteurs des territoires ultramarins travaillant sur les zones humides, d’apporter des connaissances, de former des gestionnaires et et de créer une dynamique autour des zones humides en Outre-mer.   Plus d’informations – Site internet de la convention Ramsar – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Télécharger la brochure « Les zones humides : la clé pour faire face au changement climatique » – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales Photo bandeau © Pôle relais zones humides tropicales

L’objectif international de couverture des aires terrestres et marines protégées en bonne voie d’être atteint d’ici 2020

15,4 pour cent des zones terrestres et 3,4 pour cent des océans sont actuellement protégés mais il reste des progrès à faire pour couvrir et gérer efficacement les zones importantes pour la biodiversité et les services ecosystémiques Selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) publié aujourd’hui dans le cadre du Congrès Mondial des Parcs de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le monde est sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’expansion des aires protégées d’ici 2020 mais il reste des progrès à faire pour garantir que les zones importantes pour la biodiversité et les services ecosystémiques soient protégées en priorité et gérées de manière équitable. Produit par le Centre mondial de surveillance de la conversation de la nature (WCMC) du PNUE, en partenariat avec l’UICN et financé par l’Office fédéral suisse de l’environnement (OFEV), le rapport Protected Planet effectue non seulement un suivi des efforts mondiaux en matière de soutien et d’expansion des aires protégées mais il émet également des recommandations pour aider les gouvernements à agir et à progresser plus rapidement en la matière. Le rapport constate que 15,4 pour cent des zones terrestres et des eaux intérieures et 3,4 pour cent des océans de la planète sont désormais protégés – mettant en évidence la prise de conscience mondiale croissante de la nécessité de préserver les ressources naturelles qui auront un rôle crucial dans le cadre des futurs Objectifs de développement durable. Les aires protégées sont essentielles à la conservation des espèces, des écosystèmes et des moyens de subsistance qu’ils soutiennent. Elles jouent également un rôle important pour l’adaptation et l’atténuation des impacts du changement climatique – par exemple, en réduisant les risques de catastrophes naturelles et en constituant un puits de carbone par le biais des forêts, dont 7,8 millions de km2 se trouvent dans les aires protégées. Le rapport, le deuxième d’une série de rapports visant à évaluer les progrès réalisés pour atteindre l’Objectif 11 d’Aichi de la Convention sur la diversité biologique, révèle que 1,6 million de km2 de nouvelles aires protégées ont été déclarées depuis 2012. Depuis 2010, la couverture mondiale supplémentaire totale des aires protégées équivaut à 6,1 millions de km2, soit une zone d’une superficie proche de celle de l’Australie. L’objectif 11 préconise des aires de conservation gérées efficacement et équitablement, couvrant au moins 17 pour cent des zones terrestres de la planète et 10 pour cent des zones marines et côtières – en particulier les zones importantes pour la diversité biologique et les services fournis par les écosystèmes – d’ici 2020. Le rapport Protected Planet 2014 conclut qu’il est probable que l’objectif soit atteint en termes de couverture physique. En revanche, il met en évidence le manque de progrès dans d’autres domaines tels que : assurer que les aires protégées soient situées dans des zones d’importance particulière pour la biodiversité et les services écosystémiques, qu’elles soient administrées efficacement et équitablement et qu’elles soient bien connectées. Le rapport avertit que, sans une action mondiale concertée permettant le ciblage approprié des zones à protéger, l’amélioration et l’intégration de la planification nationale et l’évaluation de l’efficacité et de l’équité de la gestion des aires protégées, l’objectif ne sera pas atteint dans sa totalité. « Les aires protégées ont un rôle vital dans l’économie grâce aux précieux services écosystémiques qu’elles fournissent, tels que l’approvisionnement en eau et en bois et la promotion de l’écotourisme », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU et Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner. « Tandis que nous travaillons vers un accord global sur le climat, la prochaine réunion ayant lieu très prochainement à Lima, et façonnons l’agenda post-2015 pour le développement durable, il est crucial d’étendre les aires protégées de manière ciblée – soutenant ainsi les efforts de lutte contre le changement climatique, et soutenant la biodiversité et les services écosystémiques qui contribuent aux moyens de subsistance de milliards de personnes. » « Ce rapport montre que la volonté de le faire est présente, » a t-il ajouté. « Nous devons maintenant rassembler le soutien et les fonds nécessaires afin d’assurer que les aires protégées soient gérées efficacement et équitablement et couvrent suffisamment de sites importants pour la biodiversité et les services écosystémiques. » Il y a dix ans, le Congrès mondial des parcs à Durban a donné naissance à l’idée d’objectifs mondiaux pour les aires protégées », explique la Directrice générale de l’UICN Julia Marton-Lefèvre. « Aujourd’hui, à Sydney, nous sommes fiers de lancer le rapport Protected Planet, qui montre les progrès que nous avons réalisés vers l’atteinte de nos objectifs. Nous nous engageons à faire en sorte que nos promesses ne soient pas vaines. Ce que nous devrions voir derrière ces chiffres ce sont des aires protégées bien gérées et équitables, saines, fortes et en mesure de fournir toute la gamme des atouts essentiels à la survie de la biodiversité et au bien-être des personnes dans le monde. » La couverture des aires protégées a été calculée en utilisant la version du mois d’août 2014 de la Base de données mondiale sur les aires protégées (Word Database on Protected Areas, en anglais). La base de données a subi une mise à jour majeure en 2014, suite à la réponse extrêmement positive à une requête de la CDB invitant les Parties à la Convention à soumettre des données actualisées à UNEP-WCMC afin de compiler la liste des aires protégées des Nations Unies. En août 2014, 124 pays avaient communiqué de nouvelles données et 15 étaient en cours de le faire. La couverture des aires terrestres protégées a augmenté d’environ un million de km2 depuis 2010, dont 126 000 km2 ont été ajouté depuis 2012. Au total, 20,6 millions de km2 de zones terrestres et d’eaux intérieures sont désormais couvertes. 2,2 millions de km2 d’aires protégées supplémentaires seront nécessaires pour atteindre une couverture de 17 pour cent des zones terrestres et des eaux intérieures. Un peu plus de six millions de km2 de zones marines protégées ont été ajoutées depuis 2010, avec 1,5 millions de km2 de ce total ayant été

Découvrez les services écologiques des écosystèmes marins et côtiers

Après la publication d’un premier volume présentant le contexte et les enjeux des services écologiques (ou écosystémiques), le Comité français de l’UICN publie une brochure sur les services rendus par les écosystèmes marins et côtiers en France, faisant suite à celles publiées sur les services écologiques fournis par les écosystèmes forestiers et urbains. Ces brochures visent, sur la base des connaissances scientifiques et d’exemples concrets, à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes pour sensibiliser les différents acteurs à l’importance de préserver la biodiversité sur notre territoire. Après les écosystèmes forestiers et les écosystèmes urbains, le Comité français de l’UICN publie aujourd’hui une nouvelle brochure sur les services écologiques fournis par les écosystèmes marins et côtiers français (métropole et outre-mer). Après une présentation de l’écosystème concerné et de ses spécificités, sont illustrés l’ensemble des services selon la typologie définie dans le Millennium Ecosystem Assessment (MEA) : support, approvisionnement, régulation, culturels. Cette publication met en avant la multiplicité des services produits par les milieux marins et côtiers français qui, outre un approvisionnement en ressources halieutiques, contribuent plus largement à la régulation de la qualité de l’eau, des risques naturels (tempêtes, cyclones…) et du climat. Les milieux marins sont également un réservoir de substances aux propriétés médicinales intéressantes. Les littoraux sont très attractifs pour les touristes et présentent donc des services culturels importants. Ils permettent des multiples activités (plongée, randonnée, sports nautiques…) et constituent également des lieux de détente et d’éducation à l’environnement. Aujourd’hui, les diverses menaces qui pèsent sur les milieux marins et côtiers conduisent à une diminution de la biodiversité riche et originale de ces écosystèmes encore peu connus. A suivre prochainement : la brochure sur les services rendus par les écosystèmes montagnards. Contact Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques » Document joint UICN France – Services écologiques marins et côtiers

Découvrez les services écologiques fournis par les forêts

Dans le cadre de ses travaux menés sur les services écologiques, le Comité français de l’UICN lance une série de brochures qui vont présenter les services fournis par 6 grands types d’écosystèmes présents sur le territoire français : voici la première consacrée aux écosystèmes forestiers. Après une première publication présentant les services écologiques (définition, contexte et enjeux – volume 1) en 2012, le Comité français de l’UICN publie aujourd’hui la première brochure d’une série (volume 2) sur les services écologiques fournis par les différents écosystèmes : elle concerne les écosystèmes forestiers français (métropole et outre-mer). Après une présentation de ces écosystèmes, l’ensemble des services sont détaillés selon la typologie définie dans le Millennium Ecosystem Assessment (MEA) : support, approvisionnement, régulation, culturels et récréatifs. Cette publication met en avant la multiplicité des services produits par les forêts françaises qui, outre un approvisionnement en bois, contribuent plus largement à la régulation de la qualité des eaux, des phénomènes d’érosion et du climat. Ce dernier service est particulièrement important dans le contexte du changement climatique. Les services culturels et récréatifs, intégrant les loisirs et le tourisme, ainsi que les aspects esthétiques, patrimoniaux et spirituels que représentent les forêts sont également importants à prendre en compte car ils font l’objet d’une forte demande sociale. La forêt est également l’un des principaux réservoirs de biodiversité et accueille ainsi une faune et une flore diversifiées. Cette publication a pour objectif de mieux faire connaître les différents services fournis par les écosystèmes en France et à favoriser leur prise en compte par les différents acteurs, notamment les décideurs, pour améliorer la préservation de la biodiversité.   A suivre prochainement, les brochures sur les écosystèmes marins et côtiers et les écosystèmes urbains. Contact Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques »   Document joint UICN France – services écologiques forestiers