Interview d’Osiris Doumbé, SEKAKOH

Osiris, parlez-nous un peu de l’histoire de SEKAKOH et de sa création : quelle est la raison d’être de l’organisation, sa genèse et à quoi renvoie le nom de l’ONG ? Tout est parti du Projet Ellioti. Le but de ce projet que j’ai lancé en 2013 était de mener une étude sur la distribution du plus rare et moins connu des chimpanzés, le chimpanzé d’Elliot (Pan troglodytes ellioti), et d’étudier la diversité des singes de la région du Nord-Ouest Cameroun. Cette région est très anthropisée, et trop peu de projets de conservation y sont menés. En plus de l’aspect scientifique, nous avons eu une démarche de sensibilisation des habitants des villages entourant les derniers fragments de forêt, en contact plus ou moins direct avec les chimpanzés. Après deux années d’études et de marche dans le Nord-Ouest, j’ai créé avec des amis passionnés de l’environnement SEKAKOH, afin de poursuivre les efforts engrangés par le projet. Les objectifs de SEKAKOH sont de protéger les animaux sauvages et leurs milieux tout en aidant les habitants à utiliser leurs ressources de manière durable. SEKAKOH signifie « souvenez-vous d’eux » en Balikumbat, une langue du Nord-Ouest Cameroun. Le logo de l’ONG est un rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest – sous-espèce dont les derniers individus sont désormais éteints au Cameroun. Il est peint en blanc, la couleur du deuil dans ce pays.   Depuis le démarrage des activités, quelles ont été vos axes d’actions prioritaires ? Quelles sont les actions déjà menées et celles dont vous êtes le plus heureux et fier ? Depuis 2015, au sein de SEKAKOH nous avons principalement travaillé dans la forêt de Kom, dans le Département de Boyo, à une vingtaine de kilomètres de Bamenda. Cette petite forêt située dans les basses montagnes en bordure de la chaîne montagneuse de Bamenda est le refuge d’au moins deux groupes de chimpanzés et de 12 autres primates selon nos études. Une recherche ethnobotanique nous a permis de mettre en évidence plus de 90 espèces de plantes utilisées par les habitants des 4 villages alentours pour l’alimentation, la médecine, le bois de construction, et le bois de chauffe. Même si jusqu’ici nous avons privilégié la recherche, nous n’avons pas négligé le rapport avec les communautés locales avec qui nous entretenons de bons rapports à travers des activités de sensibilisation (distribution de livres scolaires sur l’environnement camerounais) et de développement (construction de fours améliorés et don de moulin pour moudre les grains de maïs). Je pense que l’activité qui m’a personnellement rendu le plus fier était le don du moulin au village de Baiso. Cette machine a ainsi permis aux villageois de ne plus avoir à envoyer leurs enfants à Fundong (à plusieurs kilomètres de Baiso) pour y moudre les grains de maïs, aliment de base de la région.   Quelles sont les perspectives en cours pour l’année 2018 ? Quelles activités particulièrement excitantes envisagez-vous de mettre en œuvre ? Pour 2018, SEKAKOH a plusieurs activités prévues à Kom, la plus grande partie financée par PPI-5. Ces activités seront développées en collaboration avec une autre ONG, SURUDEV, qui apportera son expertise en matière d’agroforesterie. Au sein de SEKAKOH, nous poursuivrons nos recherches en mettant un accent particulier sur la diversité des plantes et l’alimentation des chimpanzés. En plus de cela, nous avons prévu de construire un centre de recherche, qui permettra aux scientifiques d’avoir un lieu où se poser dans un village isolé, proche de la forêt. De plus, nous allons commencer un projet de reforestation en bordure de forêt, très excitant selon moi. En effet, la question de reboiser les forêts tropicales est souvent débattue mais rarement efficace sur le terrain, notamment à cause des feux de brousse saisonniers. Nous espérons innover et trouver une solution durable, permettant de planter diverses espèces d’arbres utiles aussi bien aux hommes qu’aux primates de la forêt.   Un mot à propos de la société civile… Quel est selon vous le rôle de cette dernière dans le combat en cours pour protéger la biodiversité africaine et sauver certaines espèces emblématiques, telles que notamment le chimpanzé Nigéria-Cameroun ? La société civile est très importante pour la conservation de l’environnement et des espèces menacées. Elle a prouvé son utilité à nombreuses reprises. Un bon exemple est celui d’ERuDEF, au Sud-Ouest Cameroun, qui a été le maître d’œuvre du processus de création du Sanctuaire de Tofala Hills, une Aire Protégée où vivent des gorilles de la Cross River (Gorilla gorilla diehli), en Danger Critique, et des chimpanzés d’Elliot. Le Cameroun a la chance d’avoir une société civile active et c’est un atout que le pays se doit d’utiliser à bon escient, notamment pour la protection de P. t. ellioti. Avec probablement moins de 6,000 individus dans le monde, et surement pas plus de 4,000 au Cameroun, cette sous-espèce de chimpanzés est une richesse régionale que nous devons sauver. Malheureusement, le Ministère des Forêts et de la Faune du Cameroun bénéficie d’un trop petit budget pour protéger efficacement la biodiversité au niveau national. Ainsi, qui d’autre que les sociétés civiles, proches des communautés locales qui partagent leur environnement avec les chimpanzés, peuvent travailler avec elles et promouvoir ce changement de comportement qui  redonnerait une chance aux générations futures d’observer librement leurs plus proches cousins dans la nature ?   Plus d’informations – Site internet de SEKAKOH : https://sekakoh.org – La fiche de présentation du projet porté par SEKAKOH et SURUDEV

PPI : 14 nouveaux projets de conservation de la biodiversité en Afrique

Le Comité de Sélection du Programme de Petites Initiatives (PPI) s’est réuni au siège du Comité français de l’UICN afin d’étudier les dossiers de candidature à l’appel à projets « petites subventions » lancé en mars 2017. Cet appel à projets s’adressait à des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement PPI dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. À la clôture de l’appel à projets, 592 propositions de projets ont été réceptionnées (214 pour l’Afrique de l’Ouest et 378 pour l’Afrique Centrale). 21 projets ont été présélectionnés et ont été invités à soumettre un dossier complet pour lequel les OSC ont bénéficié d’un accompagnement du Programme d’Afrique Centrale et Occidentale de l’UICN (UICN PACO). Le 12 décembre, les membres du comité de sélection, représentants des institutions variées (liste des membres disponible ici), ont rendu leurs évaluations des projets basées sur des critères de pertinence, de cohérence, de faisabilité technique et financière ainsi que de durabilité. Parmi les 21 propositions présentées, le comité de sélection a retenu 14 projets pour un montant total attribué de 450 000 euros. Sur les 14 projets retenus, 7 seront mis en œuvre dans des pays d’Afrique de l’Ouest et 7 en Afrique de Centrale sur des thématiques aussi variées que la protection d’espèces menacées, l’atténuation des conflits Homme/Faune ou encore l’amélioration de la gouvernance d’aires protégées (liste complète des projets sélectionnés disponible ici). Les organisations sélectionnées auront comme objectif commun de mettre en œuvre des projets locaux de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique (32 k€ en moyenne sur 18 mois) à travers la réalisation d’actions concrètes de terrain. Cette étape marque ainsi la fin du processus de sélection des projets dans le cadre de la cinquième phase du programme (2016-2019). Un 1er appel à projets restreint avait permis de sélectionner 20 projets au mois de juin 2017. Au total, ce sont donc 34 projets portés par 38 OSC (certains projets sont menés en consortium) et réseaux d’OSC qui seront soutenus dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale jusque fin 2019 pour un montant total de 1 590 000 euros. Depuis 2007, le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec l’UICN PACO, est chargé de mettre en œuvre le PPI, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Cet outil a pour objectif de renforcer la contribution de la société civile des pays d’Afrique subsaharienne à la préservation de l’environnement mondial tout en améliorant les conditions de vie des populations locales. Le PPI constitue aujourd’hui le principal outil de la coopération française finançant directement les OSC de pays du sud pour des actions spécifiques de conservation de biodiversité.   Plus d’informations – Paul Estève – Chargé de mission du Programme de Petites Initiatives – Nicolas Salaün – Chargé de programme « Coopération internationale » – Page dédiée au Programme des petites initiatives (PPI) – Page Facebook du PPI

20 nouveaux projets de conservation de la biodiversité en Afrique

Le Comité de Sélection du Programme de Petites Initiatives (PPI) s’est réuni au siège du Comité français de l’UICN afin d’étudier les dossiers de candidature à l’appel à projets « moyennes subventions » lancé fin 2016. Parmi les 23 propositions reçues, le comité de sélection a retenu 20 projets pour un montant total de 1 140 000 euros.  Sur les 20 projets retenus, 7 projets seront mis en œuvre dans des pays d’Afrique de l’Ouest, 11 en Afrique de Centrale et 2 seront des projets régionaux multi-pays qui concernent l’Afrique Centrale également (liste complète des projets sélectionnés disponible ici). Les organisations sélectionnées auront comme objectif commun de mettre en œuvre des projets de moyenne envergure (60 k€ en moyenne sur 2 ans) intégrant la réalisation d’actions concrètes de terrain, l’appui à l’amélioration de la gouvernance locale des ressources naturelles et l’engagement citoyen. Depuis 2007, le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec le Programme d’Afrique Centrale et Occidentale de l’UICN (UICN PACO), est chargé de mettre en œuvre le PPI, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Cet outil est dédié au renforcement de la société civile africaine sur les questions environnementales dans des pays où elle est historiquement peu active sur ces sujets. Il s’appuie sur un comité de sélection, représentant des institutions variées (liste des membres disponible ici), qui apportent leur expertise sur la pertinence, la cohérence, la faisabilité technique et financière ainsi que sur la durabilité des projets présentés. Cette première étape de sélection des projets « moyennes subventions » marque ainsi un temps fort de la cinquième phase du PPI. Elle sera suivie par une deuxième période de sélection des projets ayant répondu à l’appel à propositions « petites subventions » clôturé le 1er mai dernier et qui lui était ouvert à toute nouvelle organisation n’ayant jamais bénéficié du PPI. A ce stade, 22 organisations ont été présélectionnées, et ont été invitées à soumettre des propositions complètes qui seront analysées par le comité de sélection qui se réunira à la fin de l’année. Pour l’élaboration de leurs propositions, les organisations bénéficieront entre temps de l’appui de l’UICN PACO qui portera notamment sur les aspects institutionnels, administratifs, techniques et financiers des projets. CONTACT Nicolas Salaün – Chargé de programme « Coopération internationale » Paul Estève – Chargé de mission du Programme de Petites Initiatives Photo bandeau : Girafe au Niger © JP Suraud  

Nouvel appel à projets petites subventions PPI 5

Le Programme de Petites Initiatives (PPI), financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), et mis en œuvre par le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec le Programme d’Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l’UICN, lance un nouvel appel à projets « petites subventions ». Le PPI 5 a comme objectif principal de renforcer la contribution de la société civile et des collectivités décentralisées d’Afrique de l’Ouest et Centrale à la conservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique à travers le financement de projets locaux. Les thématiques environnementales ciblées sont la protection de la biodiversité remarquable et la lutte contre les changements climatiques à travers des solutions fondées sur la nature tout en favorisant l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Le programme vise la mise en œuvre d’environ 15 projets « petites subventions » dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Objectifs de l’appel à projets Le PPI poursuit les objectifs suivants : La réalisation de projets de terrain de conservation de la biodiversité remarquable (espèces/écosystèmes rares et/ou menacés, endémiques) et de lutte contre le réchauffement climatique par les acteurs de la société civile d’Afrique de l’Ouest et Centrale, Le renforcement de la société civile en matière d’instruction, de gestion et de suivi de projets et en matière de compétences techniques associées à la mise en œuvre de ces projets, Le renforcement de la capacité d’influence des organisations de la société civile sur les politiques environnementales de ces pays, Le partage et la diffusion des expériences entre acteurs de la société civile. Les porteurs de projets éligibles Les porteurs de projets éligibles à cet appel à propositions « petites subventions » du PPI.5 sont des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement du PPI travaillant autour de forts enjeux de conservation de la nature et/ou de lutte contre les changements climatiques. Les pays éligibles pour cet appel à projets sont : Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, le Sud et Centre Burkina-Faso et l’Extrême Sud Niger. Afrique Centrale : Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, Gabon, Sao Tomé-et-Principe, République Démocratique du Congo. Le montant maximum pour ces petites subventions est de 45 000 €, avec un montant moyen accordé de 30 000 €. Le niveau de cofinancement est de 50% (maximum de 75 % si cofinancement local) et la durée des projets est de 18 mois maximum. Date de clôture de l’appel à projets lundi 1er Mai 2017 – 18h00 (heure de Paris GTM +1) Vous souhaitez présenter un dossier ? Pour déposer un dossier de demande de financement, lisez attentivement le règlement du concours de projets (disponible en téléchargement ci dessous) et si vous estimez que votre projet répond aux critères, remplissez une fiche-résumé selon le modèle disponible ci-dessous. Règlement du concours petites subventions Fiche-résumé YOU WANT TO SUBMIT A PROPOSAL? To submit a proposal, carefully read the rules and criteria call for proposals and if you feel that your project meets the criteria, fill out a pre-proposal according to the template available below. Rules and criteria Pre-proposal template CONTACT ppi@uicn.fr

Un nouveau programme de soutien à la société civile africaine

Après 10 ans de succès, un nouveau programme de soutien à la la société civile africaine est lancé par le FFEM et l’UICN France pour renforcer l’action sur la biodiversité et le climat Le Programme de Petites Initiatives (PPI) renouvelle pour les 3 prochaines années son appui à la société civile africaine active dans la protection de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Une nouvelle convention est signée aujourd’hui entre le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN France), pour la mise en œuvre de ce programme, au moment où il célèbre ses 10 années d’existence.   De petits projets pour de grands enjeux Depuis 2006, le Programme de Petites Initiatives, financé par le FFEM, accompagne directement les organisations de la société civile (OSC) des pays d’Afrique subsaharienne actives dans la préservation de la biodiversité grâce à des subventions d’un montant maximum de 50 000 €. En 10 ans, 144 organisations ont reçu une aide de ce programme dont la gestion est assurée par l’UICN France et le programme Afrique Centrale et de l’Ouest de l’UICN (UICN-PACO). Les projets apportent des résultats concrets pour la conservation de la nature en Afrique et intègrent le plus souvent, dans leurs actions, des activités génératrices de revenus qui bénéficient directement aux populations locales et à leur développement socio-économique (par ex. plus de 60 projets de développement de filières de commercialisation de produits naturels ont été financés). Le PPI constitue aujourd’hui le principal outil de la coopération française finançant directement les OSC de pays du sud pour des actions spécifiques de conservation.   Une société civile africaine renforcée pour répondre aux défis environnementaux Le PPI contribue à renforcer les capacités des organisations africaines grâce à un accompagnement de proximité mis en œuvre par l’UICN-PACO. Progressivement certaines de ces OSC sont devenues des acteurs majeurs au sein de leurs pays respectifs. Elles participent aujourd’hui à des commissions nationales, mènent des actions de plaidoyer auprès des responsables politiques, partagent leur expertise, etc. Le PPI a permis la constitution et la structuration de réseaux et d’alliances entre acteurs travaillant sur les mêmes thématiques ou/et au sein d’une même région. Ces partenariats se sont même parfois étendus à l’international, aboutissant à la création de synergies et coopérations entre acteurs de la société civile au Nord et au Sud.   Une nouvelle phase PPI pour consolider les actions et encourager les dynamiques régionales L’objectif de cette nouvelle phase, est de continuer à soutenir les OSC afin de favoriser l’émergence d’une masse critique d’organisations capables de mener des actions concrètes sur le terrain, de travailler ensemble et d’influencer les politiques publiques et les acteurs du secteur privé. A titre d’exemple, le PPI va poursuivre son accompagnement à l’Alliance pour la conservation des Grands Singes en Afrique Centrale (GSAC), qui regroupe six OSC de quatre pays d’Afrique Centrale (Gabon, Congo Brazzaville, RDC et Cameroun) et dont l’objectif est de contribuer à la conservation des grands singes et de leurs habitats tout en appuyant le développement des communautés locales. Leur mise en réseau permettra de mutualiser les efforts, de valoriser les travaux des membres et de communiquer et porter des messages au niveau régional et international en faveur des grands singes d’Afrique (le Gorille de l’Est, le Gorille de l’Ouest, le Chimpanzé et le Bonobo), tous menacés d’extinction.   Pour en savoir plus Page dédiée au PPI Site internet du FFEM   Documents joints Communiqué de presse Dossier de presse sur les 10 ans du PPI

Forum PPI : 10 ans de petites initiatives pour protéger l’environnement en Afrique

A l’occasion du 10ième anniversaire du Programme de Petites Initiatives (PPI), l’UICN France, en partenariat avec le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Programme Afrique Centrale et Occidentale de l’UICN (UICN-PACO) ont organisé le Forum PPI 2016 du 18 au 20 octobre 2016 à Limbé au Cameroun. Ce Forum intitulé « 10 ans de petites initiatives pour protéger l’environnement en Afrique » a permis de réunir plus de 70 participants venant de 12 pays africains, avec parmi eux 50 représentants des organisations de la société civile (OSC) et des partenaires techniques et financiers régionaux et internationaux. L’objectif était double : dresser un bilan collectif de ces 10 ans d’actions à travers le partage d’expériences et permettre aux OSC de s’exprimer sur leurs attentes en matière de renforcement des capacités de la société civile. Organisé sur trois jours, la première journée a été l’occasion de revenir sur le bilan des 10 ans du programme et de mettre en avant des réseaux d’acteurs soutenus par le PPI et qui permettent d’encourager les dynamiques collectives et la recherche de solutions communes. Parmi ces réseaux, ont peut citer le Réseau des Acteurs de la Sauvegarde des Tortues Marines en Afrique Centrale (RASTOMA) ou encore l’Alliance pour la conservation des Grands Singes en Afrique Centrale (Alliance-GSAC) qui a profité de l’occasion pour tenir son assemblée générale constituante. Cette alliance est ainsi le résultat de nombreux échanges depuis 2015 entre six OSC de quatre pays d’Afrique Centrale (Gabon, Congo Brazzaville, RDC et Cameroun) toutes actives sur les questions de conservation des grands singes dans le Bassin du Congo. La deuxième journée s’est structurée autour de travaux de groupes visant à questionner les participants sur des thématiques transversales telles que la recherche de financements durables, la stratégie, la communication, la bonne gouvernance, le suivi-évaluation des projets ou encore l’engagement communautaire. Lors de la dernière journée, un accent particulier a été mis sur le développement des filières vertes et la valorisation des produits naturels. A cette occasion, un marché a été organisé afin de présenter certains produits (miel blanc d’Oku, mangue sauvage, huile de coco,…) qui contribuent au développement local tout en protégeant les ressources naturelles. Au-delà des thèmes discutés et des initiatives présentées, le Forum PPI 2016 a été l’occasion pour les représentants des organisations, de renforcer leurs liens et de réfléchir aux outils permettant de continuer à faire grandir la « communauté des acteurs PPI » à laquelle ils appartiennent. DOCUMENT JOINT Découvrez le Rapport de capitalisation des 10 ans du PPI CONTACT Nicolas Salaün – Chargé de programme « Coopération internationale » Paul Estève – Chargé de mission du Programme de Petites Initiatives

Le PPI célèbre ses 10 ans au congrès mondial de la nature

[facebook_follow url= »https://www.facebook.com/PPInitiatives/ » width= » » height= » » color= »light » layout= »standard » faces= »false »] Le programme de petites initiatives (PPI) fête cette année ses 10 ans d’actions en faveur de l’accompagnement des acteurs de la société civile africaine dans la conservation de la biodiversité et la lutte contre les changements climatiques.   Depuis 2006, le PPI, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), géré par le Comité Français de l’UICN en partenariat avec le Programme Afrique Centrale et de l’Ouest (PACO) de l’UICN, a soutenu 181 projets en Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi qu’à Madagascar et au Mozambique. Le programme a ainsi permis de consolider une cinquantaine d’Organisations de la Société Civile (OSC) en particulier dans sept pays prioritaires (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Cameroun, Congo et RDC) où elles ont bénéficié d’un accompagnement sur mesure. En dix ans, ce sont plus de 6.3 millions d’euros qui ont été mobilisés par le FFEM pour financer directement les projets qui reçoivent en moyenne 34 000 €  sur une durée de 20 mois environ. Ces subventions permettent d’obtenir des résultats de terrain significatifs et particulièrement bien dimensionnés par rapport aux OSC sélectionnées avec 8,3 millions d’euros de cofinancements provenant des OSC elles-mêmes, des bénéficiaires et/ou d’autres partenaires financiers. 14,6 millions d’euros ont ainsi été levés au total entre 2006 et 2016. Dans un contexte global d’États peu actifs — voire défaillants — sur les questions de conservation de la biodiversité et de lutte contre les changements climatiques en Afrique, les OSC constituent des acteurs incontournables. En tant qu’acteurs de terrain indépendants et non-étatiques, elles ont en effet un rôle essentiel à jouer afin d’améliorer les conditions de vie des populations locales, de renforcer les mécanismes locaux ainsi que la gouvernance de la Gestion des Ressources Naturelles (GRN) et d’entretenir un lien avec les institutions nationales dont elles contribuent à élaborer et mettre en œuvre les politiques d’actions. Elles promeuvent des approches participatives permettant aux populations de proposer des solutions innovantes, et réalisent des actions concrètes sur le terrain. Ce programme a permis aux OSC d’obtenir un appui sur l’élaboration et la mise en oeuvre de leurs projets couvrant de nombreuses thématiques (espèces menacées, aires protégées, filières vertes…). 10 ans après son lancement, le PPI représente aujourd’hui un « label » reconnu dans le monde de la conservation. Dans le cadre du congrès mondial de la nature, qui se tiendra à Hawaii du 1er au 10 septembre 2016, le comité français de l’UICN organise une conférence le samedi 3 septembre afin de présenter et de discuter les résultats de ces 10 années d’expérience. Retrouvez l’invitation à la conférence en cliquant ici. CONTACT PRESSE ppi.evenement@gmail.com Nicolas Salaün – Chargé de Programme Coopération Internationale – nicolas.salaun@uicn.fr – +33 1 73 78 28 22   DOCUMENTS JOINTS Plaquette sur « Les 10 ans du PPI » : français Plaquette sur « Les 10 ans du PPI » : anglais  

Destruction de 3 tonnes d’ivoire illicite par la France

L’UICN France salue l’action du gouvernement français pour la destruction d’un stock de 3 tonnes d’ivoire illicite saisi en France et sa détermination à renforcer la lutte contre le commerce illégal de la faune sauvage. Ce matin, Philippe Martin, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, en présence de Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, a procédé à la destruction par concassage d’un stock de 3 tonnes d’ivoire illicite saisi en France entre 1987 et 2007 sur le champ de Mars, à Paris. Après avoir été concassés, les débris d’ivoire seront incinérés afin que plus rien n’en subsiste. Cette action spectaculaire concrétise l’engagement du Président de la République, pris lors de la table ronde organisée le 5 décembre dernier en marge du Sommet pour la Paix et la Sécurité en Afrique : détruire systématiquement l’ivoire saisi pour envoyer un message de fermeté et d’autorité sans équivoque aux trafiquants comme aux acheteurs et marquer la solidarité du gouvernement français aux pays africains. La France est le premier pays européen à détruire ses stocks depuis l’entrée en vigueur en 1989 du moratoire sur le commerce de l’ivoire. A l’avenir, toutes les pièces illégalement mises sur le marché seront confisquées puis détruites. Par ailleurs, le ministre a précisé que la multiplication par 10 des amendes encourues en cas d’infraction simple (passage de 15 000 à 150 000 euros) et par cinq en cas de trafic en bande organisée (passage de 150 000 à 750 000 euros) serait inscrite dans le projet de loi « Biodiversité ». Le Comité français de l’UICN salue cette action en faveur de l’Eléphant d’Afrique, espèce classée dans la Liste rouge mondiale des espèces menacées, à laquelle il a été associé. Son Groupe de spécialistes de l’Eléphant d’Afrique tient à jour les informations les plus récentes sur la situation de l’espèce et apporte son expertise pour assurer sa préservation. Avec 22000 éléphants abattus en 2012 et probablement plus en 2013, sur une population totale d’environ 500 000 individus, l’UICN estime qu’un cinquième des éléphants d’Afrique va disparaître dans les 10 prochaines années si rien n’est fait. En décembre dernier, l’UICN a convié au Botswana les principaux Etats et ONG concernés pour un Sommet sur l’Eléphant d’Afrique, à l’issu duquel 14 mesures d’urgence ont été adoptées pour renforcer la lutte contre le commerce illégal de l’ivoire et la protection des populations d’éléphants africains. Depuis 2007, le Comité français de l’UICN gère également le Programme de Petites Initiatives (PPI) du Fonds Français pour l’Environnement Mondial, destiné à renforcer les capacités de la société civile des pays d’Afrique occidentale et centrale, de Madagascar et du Mozambique en matière de conservation et de développement local. Ce programme se traduit par la mise en oeuvre d’environ 150 petits projets, qui portent notamment sur la protection des espèces menacées, les conflits homme/animal et la mise en application des lois sur la faune.

Les ONG africaines bénéficiaires de 2,2 millions d’euros sur 2011-2013 pour de nouvelles actions sur l’environnement

Le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN France) renouvellent leur partenariat dans le cadre du programme de petites initiatives. La mobilisation des acteurs locaux de la société civile africaine est essentielle pour faire progresser la protection de l’environnement. C’est pour accompagner le renforcement de leurs capacités à répondre aux enjeux de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique que le FFEM et l’UICN France engagent la troisième phase du Programme Petites Initiatives (PPI 3). Un financement de 2.2 millions d’euros pour la période 2011-2013 permettra de soutenir 40 nouveaux projets, avec une priorité sur cinq pays : Burkina Faso, Ghana, Togo, Cameroun et République Démocratique du Congo. Chaque projet est une histoire originale qui répond à des réalités de terrain et à une demande des communautés locales qui montre ainsi l’engagement de la société civile africaine à s’investir dans la préservation de l’environnement. Les actions réalisées concernent différentes thématiques comme : la conservation et la valorisation de zones humides, côtières ou marines à travers la protection des habitats (forêts littorales à Madagascar, mangroves au Ghana), l’amélioration des ressources halieutiques lacustres (RDC), le développement d’activités éco-touristiques liées à l’avifaune (Bénin), la création d’espaces protégés (Madagascar) ; le suivi scientifique et la protection d’espèces menacées comme les gorilles de plaines et de montagne, les baleines, les tortues marines ou les hippopotames ; la gestion de forêts tropicales communautaires et le développement de filières durables de commercialisation des produits forestiers non ligneux ; le traitement des déchets avec une valorisation des crédits carbone (Cameroun, Madagascar, Mozambique et Togo). Ces ONG ont développé de nombreuses expériences et méthodes permettant d’apporter des solutions concrètes aux défis de l’environnement, montrant toute la richesse des initiatives locales. Entre 2006 et 2011, environ 100 projets ont été subventionnés dans 25 pays. Tous les renseignements sur le programme et les critères de sélection des projets sont disponibles sur www.ffem.fr et sur la page dédié au Programme de Petites Initiatives (PPI). Le programme de Petites Initiatives du Fonds Français pour l’Environnement Mondial est soutenu, depuis sa création, par le Ministère du développement durable et le Ministère des Affaires étrangères et européennes.

Les petits projets dans les pays du Sud : un outil efficace pour la préservation de la biodiversité

A l’occasion de la journée mondiale de la biodiversité, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Comité français de l’UICN montrent que les ONG des pays du Sud peuvent jouer un rôle essentiel face à la dégradation de la biodiversité et à l’épuisement des ressources naturelles. Depuis 2005, le FFEM a mis au point un Programme « Petites Initiatives » afin de soutenir les ONG du Sud pour mettre en oeuvre des projets de protection de la biodiversité et de développement local. Aujourd’hui, 56 projets, situés essentiellement en Afrique francophone, ont été financés et sont suivis par le Comité français de l’UICN. Les résultats sont au rendez-vous : des hectares de mangroves sont maintenant protégés au Bénin, des pêcheurs ont créé une réserve marine pour protéger les poulpes à Madagascar, une réserve gérée par une communauté locale protège les hippopotames au Niger… Tous ces projets présentent également un volet de développement qui consiste à assurer aux populations une source de revenus grâce à la protection de la biodiversité (ex : écotourisme) et l’utilisation durable des ressources. Ces petits projets souples, gérés directement par les ONG, permettent d’obtenir des résultats concrets pour la biodiversité et de mobiliser les populations locales. Leur efficacité par rapport aux moyens employés est reconnue. D’importantes institutions financières comme le Fonds pour l’Environnement Mondial (Global Environment Facility en anglais) ou la Banque Mondiale investissent de plus en plus dans ce type de projets qui représentent un outil prometteur, à soutenir et promouvoir, pour protéger la biodiversité mondiale. Un dossier de presse sur le Programme Petites Initiatives du FFEM a été préparé par le Comité français de l’UICN, présentant 13 projets financés : www.uicn.fr – rubrique « actualités ». Des photos sont disponibles sur demande pour illustrer articles et reportages.   Contacts Silvia Ritossa Chargée de mission « actions internationales » Tél. 01 40 79 57 75 / silvia.ritossa@uicn.fr Rémi Gouin Consultant Tél. 06 28 32 54 32 Julien Calas Chargé de mission Biodiversité du Fonds Français pour l’Environnement Mondial Tél. 01 53 44 30 93 Le Programme Petites Initiatives est un programme du Fonds Français pour l’Environnement Mondial ; www.ffem.fr.   Document joint Dossier de presse FFEM – PPI