Le Comité français de l’UICN partenaire de #NaturePourTous

#NaturePourTous est une initiative lancée par l’UICN pour accroître l’action collective en faveur de la conservation de la nature. Le Comité français de l’UICN s’est joint aux 175 partenaires mondiaux actuellement engagés au sein de ce mouvement mondial afin de permettre au plus grand nombre de tisser des liens avec la nature. Le mouvement #NatureForAll en anglais ou #NaturePourTous en français, repose sur une idée très simple : plus les gens auront des expériences avec la nature, s’en rapprocheront et communiqueront leur amour de la nature, plus le soutien pour sa conservation sera grand. L’UICN France avec son programme Education et Communication et les experts de sa Commission, a tenu à devenir partenaire de ce mouvement afin de mettre en avant les actions de communication et les projets éducatifs de ses membres. Une étude a ainsi été réalisée (prochainement disponible) pour recenser ces différentes activités. Elle sera le réservoir à Success Stories de l’UICN France pour faire connaître les initiatives françaises à la coalition mondiale #NaturePourTous. L’ensemble des partenaires du mouvement pourront s’en inspirer pour créer des expériences et des liens avec la nature. #NaturePourTous rejoint également directement les objectifs de la Fête de la Nature, lancée par l’UICN France et le magazine Terre Sauvage, avec ses membres et partenaires, qui sont de rapprocher le public de la nature, en contact avec elle, pour découvrir ou re-découvrir toutes ses richesses. L’association « Fête de la Nature », qui gère l’événement, est ainsi également devenu partenaire de #NaturePourTous.  La 12e édition de la Fête de la Nature se tiendra du 23 au 27 mai 2018.   REJOIGNIEZ VOUS AUSSI LE MOUVEMENT Depuis un an, le nombre de partenaires rejoignant la dynamique #NaturePourTous ne cesse d’augmenter. Ils proviennent de 36 pays (tous des 11 régions de l’UICN) apportant ainsi leurs idées et leurs savoir faire au bénéfice de #NaturePourTous. En tant que membre du Comité français de l’UICN, vous prenez déjà part à des pratiques respectueuses de la nature. Pourquoi ne pas le faire connaître en devenant partenaire de #NaturePourTous ? En tant que partenaire, vous prendrez connaissance du travail réalisé par d’autres organisations, et vous mettrez en valeur celui de votre propre organisation (success stories). En faisant partie du mouvement #NaturePourTous, vous pousserez d’autres personnes et d’autres organisations à en faire de même. Les partenaires du mouvement, en unissant leurs efforts, donnent ainsi à #NaturePourTous une voix unie pour montrer de quelle façon le bien-être de tous est directement lié à celui de la nature. Avec #NaturePourTous, vous ferez partie d’un mouvement mondial avec une influence plus forte ! – Devenir partenaire du mouvement #NaturePourTous – Formulaire pour devenir partenaire (FR)   RESTEZ À L’ÉCOUTE POUR DE NOUVELLES INITIATIVES EN 2018 Plusieurs réunions et événements organisés en 2018 seront des occasions de présenter et promouvoir le travail des partenaires de #NatureForAll. Si vous souhaitez contribuer au mouvement en envoyant des expériences d’éducation à la nature, mettre en place une initiative, devenir partenaire, obtenir des documents de communication (les messages clés du mouvement, des PowerPoint, etc.), rendez-vous sur le site internet du mouvement.   PLUS D’INFORMATIONS – Site internet de #NatureForAll – Contact #NatureForAll: info@natureforall.global – Tout savoir sur #NaturePourTous – Contacts du programme Education et Communication de l’UICN France : florence.clap@uicn.fr, en charge du programme Education et Communication et emilie.dupouy@uicn.fr, Chargée de communication

Bilan de l’Atelier international #Nature4climate

Retour sur l’Atelier international Eau & Climat – « Génie écologique et risques climatiques » 220 participants des 5 continents ont participé à l’atelier international Eau & Climat sur le thème « Génie écologique et risques climatiques » organisé par l’Agence de l’eau Seine-Normandie et l’Agence Française de développement en partenariat avec le Comité français de l’UICN, le Partenariat Français pour l’Eau, l’Institut du développement durable et des relations internationales et l’Agence française pour la biodiversité, les 20, 21 et 22 septembre 2017 à Paris. Les présentations, échanges et groupes de travail ont permis de souligner l’importance de s’appuyer sur les écosystèmes pour s’adapter au changement climatique et les avantages apportés par ces solutions fondées sur la nature, grâce à des retours d’expériences diversifiés. Les débats ont également mis en lumière la nécessité d’intégrer ces solutions dans les politiques et projets d’aménagement du territoire, d’assurer un portage institutionnel et une appropriation de ces solutions par les populations locales.   Sous l’effet du changement climatique, la raréfaction des ressources en eau, la multiplication des événements extrêmes et la montée du niveau de la mer menacent les écosystèmes et les populations. Favoriser les solutions fondées sur la nature, « sans regret » et multifonctionnelles, permettant de protéger à la fois les populations et les écosystèmes, et les services écologiques qu’ils procurent, sont des défis essentiels pour faire face aux changements climatiques.  Face aux enjeux des risques naturels et dans un contexte de changement climatique, cet atelier a su montrer la nécessité de : Faire de la nature une alliée, de s’inspirer et s’appuyer sur des écosystèmes en bon état pour mieux s’adapter aux changements climatiques, tout en restant humble face aux dynamiques naturelles. Développer un dialogue, permettant de partager des éléments de diagnostic qui vont permettre aux acteurs, praticiens, décideurs de s’en inspirer pour proposer des réponses à la hauteur des enjeux.   Des réflexions qui seront portées sur la scène internationale Les échanges issus de cet atelier seront portés à la COP23 et au Forum Mondial de l’Eau Brasilia 2018 et contribueront à enrichir la dynamique lancée dans les bassins français pour s’adapter aux changements climatiques en cohérence avec la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable des Nations Unies. Des écosystèmes sains pour s’adapter au changement climatique Préserver des écosystèmes sains et fonctionnels permet de les rendre plus résilients face aux changements globaux et de favoriser l’adaptation de nos économies et nos modes de vie qui en sont bien plus dépendants que nous le pensons. Des solutions multifonctionnelles Les solutions fondées sur la nature sont multifonctionnelles (comme l’agroforesterie ou la restauration de zones humides) et apportent des co-bénéfices pour l’emploi, les rendements agricoles, l’environnement, les ressources en eau, la biodiversité… Ces solutions nécessitent une réflexion sur l’aménagement du territoire Faire de la place au vivant, accepter des espaces de liberté le long de nos côtes, pour les cours d’eau, pour les dynamiques écologiques de la biodiversité sont autant de « nouvelles » façons de gérer les risques naturels liés à l’eau. Les politiques publiques et d’aménagement doivent intégrer les solutions fondées sur la nature dans le panel des solutions de gestion des risques naturels. Les zones humides, urbaines ou en milieux ruraux, par exemple en Chine ou sur la vallée de l’Oise, supposent un aménagement radicalement différent de l’espace associé à une redistribution des ressources et des priorités. Les solutions fondées sur la nature doivent être de plus en plus considérées, explorées et utilisées tout en sachant qu’il n’y a pas de solution unique mais plusieurs solutions adaptées à un territoire et à sa population. Elles n’excluent pas le recours aux solutions plus classiques de génie civil qui peuvent être combinées dans les territoires à ces solutions douces en fonction des enjeux. Des retours d’expériences diversifiés Nous avons maintenant de nombreux exemples de toutes natures qui sont autant de démonstrateurs qu’il est possible d’avoir recours à la restauration et/ou la protection des écosystèmes dans la gestion des risques liés à l’eau et de leur pertinence dans un contexte de changement climatique. Il s’agit aujourd’hui d’encourager leur mise en œuvre, au-delà de la réalisation technique de ces solutions.   La conduite des politiques et acceptabilité sociale Un certain nombre de pistes ont été évoquées, parmi lesquelles l’importance et l’efficacité de la participation, qui suggèrent qu’il faut des politiques non seulement participatives, mais plus encore inclusives, qui s’appuient sur des diagnostics clairs des besoins des populations locales, comme l’a souligné l’exemple brésilien. Les projets ont pu pointer les insuffisances ou les limites à la mise en œuvre des solutions fondées sur la nature : acceptabilité sociale, portage politique, financement spécifique, manque de données à la fois hydrologique mais aussi sur les écosystèmes, maîtrise du foncier, mais aussi un retour sur l’efficacité des solutions choisies et des bénéfices pour la biodiversité. Nous bénéficions en effet de plusieurs décennies d’expérience de génie écologique, dans des domaines aussi divers que la gestion du trait de côte, de l’érosion, de l’agroforesterie, des trames vertes et bleues en zone urbaine. L’enjeu aujourd’hui est de faire sortir ces expériences, ces savoir-faire techniques, de leur domaine spécialisé et d’en faire les bases de politiques publiques qui répondent à ces défis.   Ils l’ont dit durant l’atelier « Nous n’arriverons pas à relever les défis du climat sans prendre en compte les écosystèmes » Sébastien MONCORPS, Directeur de l’UICN France « Notre responsabilité de décideur politique c’est d’agir, au plan local, par bassin et au plan international. La stratégie d’adaptation au changement climatique du bassin Seine-Normandie, partagée par l’ensemble des acteurs rassemblent nos forces et actions pour relever le défi du changement climatique. » François SAUVADET, Président du Comité de bassin Seine-Normandie « Rendre la ville plus perméable, infiltrer la pluie là où elle tombe, rendre nos milieux naturels plus résistants aux impacts du changement climatiques sont des solutions mises en œuvre par les acteurs du bassin et soutenus par l’Agence de l’eau Seine-Normandie » Patricia BLANC, Directrice générale de l’Agence de l’eau Seine-Normandie « Les pays partenaires de l’Agence Française de Développement sont des pays en