7 nouveaux sites français sur la Liste verte des aires protégées et conservées  !

La Liste verte des aires protégées et conservées de l’UICN avait, depuis octobre 2019, 10 nouveaux sites français candidats. Lors d’un premier examen de ces sites par le Comité international de la Liste verte le 18 septembre 2020, la réserve naturelle nationale de l’Ile du Grand Connétable en Guyane avait été inscrite sur la Liste verte. Ayant délibéré une nouvelle fois le 4 mars dernier, le Comité international de la Liste verte a décidé d’inscrire 7 nouvelles aires protégées et conservées françaises ! Ce sont ainsi désormais 22 sites français qui figurent sur cette liste et sont donc reconnus au niveau international pour leur bonne gouvernance, leur planification solide, leur gestion efficace et leurs résultats obtenus pour la conservation de la nature. La France compte aujourd’hui le plus grand nombre de sites inscrits sur la Liste verte avec 22 sites sur 59 dans le monde. Nous nous félicitons de cette reconnaissance de la gestion efficace et du bon état de conservation de ces 7 aires protégées françaises, qui seront, je n’en doute pas, des sources d’inspiration et autant de références pour de futurs candidats à la Liste verte ! La diversité et la richesse des habitats et des espèces, des statuts de protection et des systèmes de gouvernance français de métropole et d’Outre-mer sont mis à l’honneur au travers de ces 22 sites labellisés qui participeront très prochainement à la création d’un réseau francophone de la Liste verte, et plus globalement, au rayonnement de la communauté de la Liste verte au niveau international. Jean-Philippe SIBLET, Président du Groupe d’experts Liste verte France du Comité français de l’UICN Cette nouvelle série de labellisations françaises illustre bien la diversité des systèmes de protection français, accueillant notamment pour la première fois une réserve naturelle nationale à vocation de préservation du patrimoine géologique : la réserve de la Montagne Sainte-Victoire. Qui, à l’issue de cette candidature à la Liste verte, a décidé de se donner également le mandat d’étudier et de protéger les valeurs naturelles « vivantes » de son territoire ainsi que ses fonctionnalités écologiques. Dans le département des Bouches-du-Rhône, c’est également le Domaine de la Tour du Valat, en plus de la Réserve de la Sainte-Victoire et du Parc marin de la Côte Bleue (labellisé lui en 2018), qui vient grossir les rangs de la Liste verte, faisant de ce département celui qui accueille le plus de sites Liste verte en France métropolitaine et ultra-marine. Il s’agit également, à travers la Tour du Valat, de la première candidature en tant qu’aire conservée (et potentielle Autre Mesure de Conservation Efficace par Zone  – AMCEZ. Et enfin pour la première fois également, un site Natura 2000 français se voit attribuer le label, il s’agit du Bassin du Drugeon recouvrant en partie le Doubs et le Jura. Les sites de montagne ont par ailleurs été mis à l’honneur car 2 candidatures  représentant 6 réserves naturelles nationales de Haute-Savoie (Contamines-Montjoie, Aiguilles Rouges, Passy, Sixt-Passy, Carlaveyron, Vallon de Bérard) ont été listées, rejoignant ainsi les Parcs nationaux des Ecrins, des Pyrénées et la réserve de chasse et de faune sauvage d’Orlu déjà inscrits respectivement depuis 2014, 2019 et 2018. Les territoires ultra-marins sont désormais également représentés par les deux Réserves Biologiques Dirigées, celle du littoral de Saint-Philippe et celle des Forêts de Bois de Couleur des Bas à La Réunion. Enfin, les Espaces Naturels Sensibles sont une fois de plus valorisés par l’inscription des Marais des Basses Vallées de l’Essonne et de la Juine dans le département de l’Essonne. Les sites Natura 2000 du Massif du Canigou et de la Baie de Seine Occidentale sont toujours dans la course pour un accompagnement vers une labellisation à venir. Toutes ces candidatures ont été accompagnées par le Comité français de l’UICN. Plus d’informations – Programme Aires protégées du Comité français de l’UICN– La Liste verte des aires protégées de l’UICN Photo bandeau : Réserve Biologique Dirigée du littoral de Saint-Philippe, La Réunion © J.Triolo

130 listes rouges régionales des espèces menacées labellisées en France métropolitaine

En sept ans, 130 listes rouges des espèces menacées ont vu le jour dans les régions françaises, s’intéressant à de nombreux groupes d’animaux, de plantes ou de champignons. Réalisés à l’échelle des régions administratives, tous ces inventaires ont été menés selon une méthodologie commune, sur la base des critères internationaux de l’UICN. Ils fournissent des informations précieuses pour identifier les espèces les plus menacées, déterminer les priorités d’action et guider les politiques et les stratégies régionales de conservation de la nature. Le panorama des résultats fait apparaître un niveau général de menace marqué, dans tous les groupes d’espèces et toutes les régions, à des degrés variables. Les libellules sont menacées à hauteur de 11 à 31 %, les mammifères de 12 à 24 % et la flore vasculaire de 9 à 29 % selon les territoires. Figurant en première ligne, les oiseaux nicheurs sont menacés pour 26 à 44 % d’entre eux suivant les régions. Représentatif des territoires et des différents groupes d’espèces, cet état des lieux est cohérent avec les résultats de la liste rouge nationale et confirme un niveau de dégradation de la biodiversité préoccupant dans l’Hexagone. Toutes ces listes rouges sont l’œuvre d’acteurs régionaux : associations de protection de la nature, sociétés naturalistes, observatoires de la biodiversité, conservatoires d’espaces naturels ou conservatoires botaniques notamment. Elles ont été menées le plus souvent en coordination avec les services déconcentrés de l’Etat et des Régions. Le Comité français de l’UICN a accompagné leur réalisation et a apporté pour chacune une labellisation de la méthodologie et de la démarche appliquées. Cet accompagnement s’est inscrit dans le cadre d’un projet d’appui associant également la fédération France Nature Environnement, le Muséum national d’Histoire naturelle et la Fédération des conservatoires botaniques nationaux. Depuis la première labellisation décernée en mars 2011, les listes ont concerné des groupes d’espèces variés : vertébrés, papillons de jour, crustacés d’eau douce, mollusques, coccinelles, criquets, mousses ou encore champignons. Leur représentativité est cependant variable : alors que des listes rouges de la flore sont maintenant disponibles dans la quasi-totalité des régions, les listes concernant les invertébrés restent peu nombreuses et demandent à être développées. A ce jour, chacune des vingt-deux anciennes régions administratives dispose d’au moins une liste rouge labellisée ou en cours de labellisation, et certaines régions en ont développé jusqu’à une dizaine. De premières listes réalisées à l’échelle des nouvelles régions sont également en train d’apparaître. Pour marquer ce cap, l’UICN France publie une seconde édition, revue et enrichie, de son guide pratique pour la réalisation de listes rouges des espèces menacées, afin d’accompagner les nouveaux projets émergeant dans les régions françaises. En articulation avec les résultats de la liste rouge nationale, ces listes constituent des outils de connaissance essentiels, fournissant une vision plus fine des enjeux pour la biodiversité à l’échelle des régions, afin d’orienter les politiques et les stratégies de conservation de la nature. Plus largement, elles contribuent à mesurer les défis à relever et les progrès accomplis en vue d’éviter l’extinction des espèces menacées et d’améliorer leur situation d’ici 2020, comme s’y est engagée la France dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique. Documents joints • Communiqué (avril 2018) • Panorama des résultats des listes rouges régionales • Nouvelle édition du guide pratique pour la réalisation de listes rouges régionales Pour plus d’informations >> Listes rouges régionales des espèces menacées >> Etat des lieux des listes rouges régionales  Photo bandeau : Alsine sétacée © Sébastien Filoche / CBNBP