Congrès UICN : Le Pôle-relais zones humides tropicales aux Espaces Générations Nature

Près de 200 événements et stands mettant les outre-mer à l’honneur, aussi bien dans l’espace Exposition du Congrès qu’aux Espaces Générations Nature (EGN) ont été proposés aux participants et grand public. Des moments forts qui ont su mettre en avant l’importance de cette biodiversité fragile et menacée.   Les Espaces Génération Nature & le village des zones humides Les Espaces Générations Nature étaient accessibles au grand public gratuitement et sans inscription du 04 au 11 Septembre 2021. Ils proposaient aux visiteurs de vivre des expériences innovantes, créatives et ludiques : un véritable village de la biodiversité convivial et festif ! Interventions d’experts, terrarium géant, expositions artistiques, immersion découverte de la biodiversité aquatique, ateliers pratiques, projections-débats, jeux, œuvres collaboratives, escape game, volière à papillons grandeur nature ou encore des expériences de réalité virtuelle ont su ravir petits et grands. Ramsar France, en collaboration avec les Pôles-relais zones humides, a donc souhaité mettre à l’honneur les milieux humides de Métropole et d’outre-mer en proposant un « Village des zones humides » ouvert au public pendant toute la durée des Espaces Génération Nature. Situé sur l’Esplanade – espace extérieur des EGN – le village des zones humides comprenait un espace de visites virtuelles, une zone dédiée au expositions, un cabinet des curiosités et un espace d’animations où chaque jour se relayaient les équipes des pôles-relais afin de sensibiliser le grand public à la valeur de ces milieux encore trop souvent méconnus. Zoom sur les zones humides tropicales ! Le samedi 4 septembre, le village fut entièrement consacré à l’outre-mer avec tout un programme d’animations pour découvrir les zones humides des Antilles, de Guyane, de l’Océan indien et du Pacifique, le tout animé par l’équipe du Pôle-relais zones humides tropicales. Une belle journée qui a su attirer nombre de participants de tous âges venus découvrir (ou redécouvrir) ce patrimoine naturel fragile. Mais sur toute la période des EGN, le public a pu profiter de la beauté de ces milieux humides ultramarins au travers des animations suivantes : Exposition photographique « choc » sur la pollution aquatique visible et non visible : réalisée par des collégiens de Petit Bourg en Guadeloupe, cette exposition avait pour objectif de retenir l’attention du grand public par une mise en scène photographique pensée et réalisée par la jeune génération. Des photos qui ont su interpeller les visiteurs à la fois par leur côté « choquant » mais également par la « banalité de la situation » qui désormais ne choque presque plus. Une belle réussite pour ces élèves qui ont fait voyager leur projet au-delà de leur île ! Exposition sur la mangrove en LSF (Langue des Signes Française) : une autre belle réalisation de la part de jeunes guadeloupéens, de Baie Malhaut cette fois-ci, qui ont su tirer bénéfice de leurs cours de LSF pour créer cette exposition très esthétique mais également ludique. Les visiteurs étaient invités à retrouver le nom des espèces mises en lumière, aussi bien en français, qu’en anglais, espagnol ou créole guadeloupéen. Les élèves ont d’ailleurs proposer 2 nouveaux mots au registre LSF : palétuviers et mangle médaille ! Exposition sur la mangrove de Guyane de Koté forêt avec à sa tête Lucile DUDOIGNON : constituée de 9 roll-ups hauts en couleurs, cette expositions invite les jeunes et moins jeunes à partir à la découverte des mangroves guyanaises. La Mallette Pédag’Eau et sa maquette xxl: réalisée par le PRZHT pour le compte de l’Office de l’eau Guadeloupe, cette mallette sensibilise les enfants de 3 à 12 à la problématique de l’eau en général et des milieux humides en particulier. Les touts petits ont été captivés par les histoires du butaï, et les plus grands par la maquette du grand cycle de l’eau représentant les reliefs du territoire guadeloupéen. Les visites virtuelles : une partie du village était consacré à faire voyager les gens aux 4 coins de l’outre-mer pour partir à la rencontre des milieux humides. Au « menu » : mangrove de Guadeloupe & de Mayotte, étang du Gol à la Réunion, Baie de Génipa en Martinique, phénomène de mangrove rose en Martinique et mares de Guadeloupe & Martinique. Une page a été spécialement conçue pour regrouper ses différentes visites. Venez vous « immerger » dans les zones humides tropicales ici ! Plus d’informations – Plus d’informations sur le site du Pôle-Relais Zones Humides Tropicales– Les visites virtuelles– Le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales et le Comité français de l’UICN Photo bandeau © Autrevue – Laurent Juhel

Des plaidoyers pour la biodiversité rédigés par des élèves

Pour la rentrée 2019, des kits “Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité !” ont été édités et diffusés auprès des écoles qui en ont fait la demande. L’éducation à l’environnement étant essentielle, le Comité français de l’UICN a participé à l’élaboration des kits de l’Adphile. Ils étaient accompagnés de fiches pour construire un plaidoyer pour la biodiversité. Aujourd’hui, ils sont disponibles ! 800 classes du CP à la 6ème y ont participé ! Elles ont exposé dans un texte, illustré par le timbre, les actions identifiées comme prioritaires par les élèves. Les textes seront remis de manière collective aux instances représentatives (Etat et associations partenaires) et présentés lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN sur le stand du Comité français de l’UICN. Un livre blanc sera ensuite remis au Ministre de l’Education nationale.   Des sujets variés en faveur de la biodiversité Au secours des insectes Certains insectes comme l’abeille, le papillon, la coccinelle se font de plus en plus rares dans nos campagnes. Ils sont indispensables dans la chaîne alimentaire et donc aussi pour l’homme. Afin d’éviter leur extinction, je propose : – de prévoir des coins sauvages et d’installer des hôtels à insectes dans le jardin ; – de planter des fleurs qui attirent les abeilles et les papillons ; – de ne plus utiliser aucun pesticide, en plus la coccinelle est une très bonne alternative puisqu’elle préserve les fleurs et légumes des pucerons. Alexandre Viel en classe de cinquième au Collège Les Saints Anges à Pontivy  ( 56 Morbihan )   Protéger les océans Il faut commencer par jeter moins de plastique dans l’océan. Il faudrait créer une organisation de plongeurs pour aller ramasser les déchets dans la mer. Pour sauver les espèces animales marines, il faudrait limiter la pêche, faire attention aux coraux qui n’aiment pas les eaux polluées, surveiller les bateaux pour éviter qu’ils mettent du carburant dans l’eau en cas d’accident (marée noire). Stanislas Gourdin, CE2, Ecole Saint Joseph, 59730 Solesmes   Aidons la forêt Bonjour, je  m’ appelle Maryam Quand  j’  avais  6  ans  je  suis  allée  dans  une  forêt magnifique. Mais, quand j’y suis revenue, j’ai vu que des gens étaient en train de l’améliorer. Ils plantaient des graines pour agrandir la forêt. Donc je voudrais passer un message : continuer comme ça ! Un jour, de nouvelles espèces apparaîtront et la biodiversité nous apportera peut-être de nouveaux fruits qui seront les médicaments naturels de demain. CM2, Les Guiblets / 94000 Créteil   Plus d’informations – Découvrir les plaidoyers – Le kit “Connaître, comprendre et agir pour la biodiversité !” – L’association philatélique Adphile – Le programme Education et communication du Comité français de l’UICN

La France : candidat officiel pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN

Dans le cadre du processus de sélection du pays hôte engagé pour accueillir le Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2020, la France est maintenant le seul candidat officiel pour organiser ce principal événement mondial sur la biodiversité. Sous l’impulsion du Ministre Nicolas Hulot, la France a déposé son dossier de candidature le 25 septembre 2017 en sélectionnant la ville de Marseille pour l’accueil du congrès, dont la dernière édition en 2016 aux USA (Hawaii) a rassemblé environ 10 000 participants. Le Comité français de l’UICN et ses membres ont soutenu cette candidature et continueront de se mobiliser pour le congrès soit un succès.  A l’issue de sa réunion qui s’est tenue du 19 au 21 novembre 2017, le Conseil d’administration international de l’UICN s’est félicité la candidature de la France pour accueillir le congrès mondial de la nature et indiqué que sa décision finale sera prise en avril/mai après une analyse plus détaillée du dossier, une inspection du site et la négociation d’un pré-accord avec les autorités françaises. La France est le seul pays finaliste, alors que 9 autres pays avaient déclaré leur intention de candidater (Afrique du Sud, Australie, Azerbaïdjan, Canada, Chine, Emirats arabes unis, Equateur, Ethiopie et Royaume-Uni).   Une volonté forte du Ministre de la transition écologique et solidaire Lors de la dernière réunion du Conseil national de la biodiversité, le Ministre de la Transition écologique et solidaire a indiqué que la candidature de la France pour accueillir en 2020 le Congrès mondial de la nature de l’UICN était l’un de ses grands dossiers. Il a déclaré que « Cet événement doit être l’occasion d’une mobilisation forte de nos concitoyens autour de la reconquête de la biodiversité comme la COP21 l’a été en matière de changement climatique« . Le Ministre souhaite que cet événement soit co-construit avec la société civile et qu’il soit le point d’atterrissage d’une large mobilisation pour relancer les efforts nationaux et internationaux de préservation de la biodiversité. A l’image des « espaces générations climat » de la COP21, le gouvernement a proposé de mettre en place des « espaces générations nature » durant le congrès afin de favoriser une expression forte de la société civile, de façon librement accessible au grand public, et de lancer un « agenda des solutions pour la nature ». Le Ministre a pour objectif d’une part de faire émerger une conscience collective beaucoup plus forte sur la biodiversité et d’autre d’engager tous les acteurs dans une mobilisation tournée vers la reconquête de la biodiversité, pour, au final, créer une dynamique nationale et internationale similaire à celle du climat.   Une candidature encouragée et soutenue par le Comité français de l’UICN et ses membres Le Comité français de l’UICN et ses membres ont soutenu cette candidature en soulignant que le congrès est un événement international majeur sur la biodiversité et qu’il interviendra quelques mois avant la COP Biodiversité qui se tiendra en Chine et dont les enjeux sont considérables, puisqu’il s’agira de faire le bilan des objectifs d’Aichi et d’adopter le nouveau plan stratégique de la Convention sur la Diversité Biologique pour 2021-2030. Le congrès constituera ainsi une étape décisive de la mobilisation des gouvernements et de la société civile à la veille de cette échéance qui doit renouveler l’engagement de la communauté internationale pour enrayer l’érosion de la biodiversité. Le congrès de l’UICN est également une formidable opportunité pour rencontrer les différents acteurs de la conservation de la nature du monde entier, d’échanger sur les enjeux et les solutions à adopter, de connaître les dernières avancées, de présenter des projets et de nouer des partenariats. Le Comité français de l’UICN, avec ses membres et ses experts, a toujours fortement contribué aux débats et aux décisions prises lors du congrès mondial de la nature.   A propos du Congrès mondial de la nature Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble plusieurs milliers de représentants de gouvernements, des ONG, du monde scientifique, des collectivités locales et des entreprises dans le but de préserver l’environnement et d’utiliser les solutions que la nature apporte pour relever les défis actuels de notre planète. Le dernier Congrès a eu lieu du 1er au 10 Septembre 2016 au Centre des congrès d’Hawaiʻi à Honolulu, la capitale Hawaïenne. Si vous désirez voir la documentation complète (Procès-verbaux d’Assemblées des Membres, Résolutions, Motions, Statuts, etc.) des Congrès et Assemblées générales précédents, veuillez cliquer ici. Pour plus d’informations sur l’histoire du Congrès mondial de la nature de l’UICN, veuillez cliquer ici.