Le Congrès mondial de la nature de l’UICN se termine à Abu Dhabi avec une vision ambitieuse pour la conservation de la nature

Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 15 octobre 2025 (UICN) – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN s’est clôturé aujourd’hui à Abu Dhabi, Émirats arabes unis, définissant la vision pour la conservation de la nature pour les 20 prochaines années. Organisé pour la première fois aux Émirats arabes unis, le Congrès s’est déroulé sous le généreux patronage du Président des Émirats arabes unis, Son Altesse Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan. Le Congrès de l’UICN 2025 a réuni plus de 10 000 participants, sur place et en ligne, et a été le premier à accueillir un Sommet mondial des peuples autochtones et de la nature. Le Congrès de l’UICN a réuni des décideurs gouvernementaux, de la société civile, des organisations de peuples autochtones, du monde universitaire et des entreprises pour plus de 1 000 événements visant à définir l’agenda de travail en matière de conservation et de développement durable pour les décennies à venir. Les Membres ont approuvé la Vision stratégique à 20 ans et un nouveau programme pour la prochaine période quadriennale. Son Excellence Razan Khalifa Al Mubarak exercera un deuxième mandat en tant que Présidente de l’Union aux côtés des membres nouvellement élus des Commissions et du Conseil de l’UICN. Elle a déclaré : « Notre tâche n’est pas facile, mais elle est essentielle : combler les fossés entre la science et les politiques, entre le climat et la biodiversité, entre les personnes et la planète elle-même. Pour rappeler au monde que la nature n’est pas seulement victime de nos excès, mais un allié puissant dans notre survie… Quittons Abu Dhabi avec la certitude que ce qui nous unit est bien plus grand que ce qui nous divise : notre croyance commune dans la résilience de la vie elle-même ». S’exprimant lors de la cérémonie de clôture, la Directrice générale de l’UICN, la Dr Grethel Aguilar, a déclaré : « Ce Congrès témoigne du pouvoir de la collaboration, du travail d’équipe et de l’engagement… Depuis Abu Dhabi, nous envoyons un message clair et uni. Nous sommes une Union déterminée à inverser la tendance. Quittons ce Congrès avec un espoir et une détermination renouvelés : défendre la vie, agir pour la nature et construire un avenir où les personnes et la planète prospéreront ensemble ». Alors qu’il ne reste que cinq ans pour atteindre les objectifs de 2030 définis dans le Cadre mondial pour la biodiversité, l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable, le Congrès d’Abu Dhabi a exhorté la communauté mondiale à accroître son ambition et à intensifier ses efforts collectifs pour mettre en œuvre des solutions collaboratives transformatrices qui profitent à la fois aux personnes et à la nature. Les participants ont particulièrement souligné la nécessité de tirer parti de l’élan actuel pour renforcer les synergies entre les accords multilatéraux sur l’environnement et pour assurer une action audacieuse et coordonnée vers un avenir net zéro, résilient et positif pour la nature lors de la COP30 de la CCNUCC à Belém, et au-delà. La première politique sur la biologie de synthèse en relation avec la conservation de la nature, une motion visant à reconnaître l’écocide comme un crime et des motions visant à renforcer la gouvernance et l’inclusion figuraient parmi les 148 résolutions adoptées par les Membres de l’UICN lors de l’Assemblée des Membres de l’UICN à Abu Dhabi. L’Assemblée des Membres est l’organe décisionnel suprême de l’Union et rassemble les Membres de l’UICN pour débattre et établir des politiques environnementales, approuver le Programme de l’UICN et élire le Conseil et le Président de l’Union. Les résolutions et recommandations finales, telles qu’adoptées par le Congrès de l’UICN 2025 seront disponibles ici. Les résultats des votes sont disponibles ici. Plusieurs annonces et engagements à fort impact ont été dévoilés pour renforcer les efforts mondiaux de conservation. L’Appel à l’action d’Abu Dhabi appelle la communauté mondiale, sous la direction de l’UICN, à accélérer les actions urgentes et pratiques dans cinq domaines clés : réaffirmer la nature comme fondement du bien-être, renforcer le multilatéralisme, assurer la justice et l’inclusion, faire progresser les connaissances et l’innovation et accroître les ressources pour la nature et l’action climatique. Il définit une vision collective pour un changement transformateur, unissant les gouvernements, les communautés et les secteurs pour parvenir à un avenir juste, résilient et positif pour la nature, pour les personnes et la planète. L’UICN a accueilli plus de 100 nouveaux Membres dans son Union pendant le Congrès, dont six États : l’Arménie, le Tadjikistan, les Îles Marshall, le Gabon, Tuvalu et le Zimbabwe. Plusieurs initiatives mondiales et à l’échelle de l’Union ont été annoncées, notamment la sélection de la République du Panama pour accueillir le prochain Congrès mondial des aires protégées et conservées de l’UICN en septembre 2027, premier forum mondial pour définir l’agenda de travail des aires protégées et conservées. Le Congrès de l’UICN 2025 a été certifié conforme à la norme ISO 20121:2024, en reconnaissance de son engagement à garantir que tous les aspects du Congrès adhèrent à des normes de durabilité rigoureuses. Les principales annonces scientifiques comprenaient la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™, qui a révélé des menaces croissantes pour les phoques de l’Arctique dues aux changements climatiques. Une autre évaluation a révélé que près de 100 espèces supplémentaires d’abeilles sauvages en Europe ont été classées comme menacées. L’UICN a également lancé le 4e rapport Perspectives du Patrimoine mondial, qui révèle que les changements climatiques menacent 43% des sites naturels du Patrimoine mondial. POUR ALLER PLUS LOIN : Le communiqué de presse du Congrès mondial de la nature 2025 Photo bandeau : © IUCN
L’UICN lance la deuxième édition du Standard mondial de l’UICN pour les solutions fondées sur la nature

Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 10 octobre 2025 (UICN) – L’UICN a officiellement lancé la deuxième édition du Standard mondial de l’UICN pour les solutions fondées sur la nature™ lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN 2025, marquant une étape cruciale dans les efforts de l’Union pour promouvoir des solutions fondées sur la nature™ efficaces et solidement ancrées dans la science. « Les solutions fondées sur la nature sont essentielles pour lutter contre le changement climatique, la perte de biodiversité et promouvoir le développement durable. Elles nous rappellent que lorsque nous travaillons avec la nature, et non contre elle, nous ouvrons la voie à la résilience, à l’équité et à l’espoir. Le standard mondiale actualisée de l’UICN renforce cette vision en fournissant des orientations plus claires, des garanties plus solides et en mettant à nouveau l’accent sur l’impact à long terme. Elle permet à nos membres et partenaires de concevoir et de mettre en œuvre des solutions pratiques, inclusives et transformatrices, qui restaurent non seulement les écosystèmes, mais aussi le bien-être des communautés qui en dépendent », a déclaré la Dr Grethel Aguilar, directrice générale de l’UICN. La publication d’aujourd’hui, produite par le Centre de gestion des solutions fondées sur la nature de l’UICN et la Commission de gestion des écosystèmes de l’UICN, a été lancée lors d’un événement de haut niveau du Forum organisé par le Secrétariat et la Commission de gestion des écosystèmes (CGE) de l’UICN avec l’Agence française de développement. Le document constitue une publication marquante qui souligne le leadership de l’Union dans la promotion de Solutions fondées sur la nature (SfN) à l’échelle mondiale. « Le nouveau Standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature est un outil essentiel pour renforcer la qualité et la crédibilité des projets SfN. Alors que nous célébrons les 10 ans de l’Accord de Paris, il nous rappelle le chemin parcouru depuis la COP21, lorsque la France et l’UICN ont uni leurs efforts pour placer les Solutions fondées sur la Nature au cœur de l’action mondiale pour le climat et la biodiversité. Pour une banque publique de développement comme l’AFD, ce Standard fournit des repères précieux pour promouvoir des approches solides, inclusives et à fort impact – et renforcer la confiance nécessaire pour accélérer le financement des SfN. » a déclaré Marie Bjornson-Langen, directrice exécutive adjointe Solutions de développement durable de l’AFD. « Le Standard mondial révisé reflète les leçons apprises depuis 2020 et la demande croissante d’actions crédibles et fondées sur la science. Il donne aux professionnels et aux décideurs les outils nécessaires pour concevoir des solutions efficaces, équitables et durables, fondées à la fois sur la science et sur l’expérience du monde réel », a souligné Angela Andrade, Présidente de la Commission de gestion des écosystèmes (CGE) de l’UICN et Présidente du Comité international de normalisation (ISC, en anglais). « La nouvelle version du Standard mondial renforce le lien entre l’intégrité écologique et l’investissement durable. Elle met l’accent sur la faisabilité financière, l’équité et la gestion adaptative — aidant les gouvernements, les entreprises et les communautés à concevoir des Solutions fondées sur la nature qui apportent des bénéfices mesurables aux populations, à la nature et aux économies, tout en restant résilientes dans le temps », a ajouté Charles Karangwa, Directeur mondial du Centre des Solutions fondées sur la nature de l’UICN. L’UICN a été pionnière du concept de Solutions fondées sur la nature (SfN) il y a vingt ans, définissant d’abord les Solutions fondées sur la nature comme des « actions visant à protéger, utiliser de manière durable, gérer et restaurer les écosystèmes naturels ou modifiés, qui répondent aux défis sociétaux de manière efficace et adaptative, offrant des avantages pour le bien-être humain et la biodiversité ». L’UICN a depuis développé un standard rigoureux pour éclairer la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des interventions : le Standard mondial de l’UICN pour les solutions fondées sur la nature™. La première édition du standard a été publiée en 2020. L’objectif du Standard mondial de l’UICN pour les solutions fondées sur la nature™ est de fournir des orientations et un cadre mondial pour la conception, la vérification et l’ampliation de SfN. Le standard comprend des critères et des indicateurs cohérents à l’échelle mondiale, étayés par des Principes pour des Solutions fondées sur la nature, afin de mesurer la force des interventions. Structurée comme un outil d’apprentissage systématique et d’assurance qualité, le standard garantit que les SfN soient appliquées de manière efficace et durable, en maximisant leur potentiel pour relever les défis sociétaux tout en offrant des avantages mesurables pour les personnes et la nature. La deuxième édition comprend des mises à jour importantes qui renforcent la clarté, la convivialité et les garanties. S’appuyant sur cinq ans d’expérience, le standard révisé va au-delà d’une approche de liste de contrôle pour adopter une pensée systémique, mettant l’accent sur les interconnexions entre les dimensions écologique, sociale et économique. Elle rationalise le langage et la structure pour plus de clarté, tout en renforçant l’équité et les droits en plaçant les peuples autochtones et les communautés locales au centre de la prise de décision. Les garanties, les mécanismes de grief et la gestion adaptative sont renforcés pour garantir que les SfN restent efficace au fil du temps. La mise à jour introduit également une définition plus claire de la faisabilité financière et de la viabilité à long terme, et met davantage l’accent sur les conditions favorables, telles que les cadres politiques, financiers et réglementaires, pour aider à étendre l’échelle des SfN en toute confiance dans le monde entier. Les révisions et mises à jour du standard ont été examinées et approuvées par d’éminents organes d’experts et techniques impliqués dans sa gouvernance, y compris le groupe de travail central au sein de l’équipe SfN du secrétariat, le Comité international de normalisation (ISC, en anglais) et le Conseil de l’UICN. Le Standard mondial pour les SfN est accompagné d’un guide et d’un outil d’auto-évaluation en ligne. L’équipe SfN du secrétariat aide les gouvernements à intégrer les
Des risques croissants menacent la survie des pollinisateurs européens sauvages – Liste rouge de l’UICN

Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 11 octobre 2025 (UICN) – Près de 100 espèces supplémentaires d’abeilles sauvages en Europe ont été classées comme menacées dans une nouvelle évaluation de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™, plus de 20% des espèces dans des groupes tels que les bourdons et les abeilles cellophanes étant désormais menacées d’extinction. De nouvelles évaluations de la Liste rouge de l’UICN révèlent également que le nombre d’espèces de papillons européennes menacées a fortement augmenté de 76% au cours de la dernière décennie. Financées par la Commission européenne, ces dernières évaluations à l’échelle européenne pour la Liste rouge de l’UICN réévaluent l’état de conservation d’un grand nombre de groupes d’espèces pour la première fois depuis le début ou le milieu des années 2010 : abeilles, papillons, mammifères, amphibiens, reptiles, poissons et mollusques d’eau douce, coléoptères saproxyliques (dépendants du bois), libellules et demoiselles. « Au-delà de leur beauté et de leur importance culturelle, les pollinisateurs comme les abeilles et les papillons sont des bouées de sauvetage pour notre santé, nos systèmes alimentaires et nos économies, soutenant les fruits, les légumes et les graines qui nous nourrissent. En fait, quatre espèces de cultures et de fleurs sauvages sur cinq dans l’UE dépendent d’une pollinisation par les insectes. Les dernières évaluations de la Liste rouge européenne révèlent de sérieux défis, avec des menaces croissantes pour les papillons et des espèces d’abeilles sauvages cruciales. Pourtant, cette connaissance est puissante : en mettant en évidence les pressions auxquelles les espèces sont confrontées, la Liste rouge nous aide également à tracer la voie à suivre. Elle fournit les données nécessaires pour mener des actions de conservation urgentes, guider les efforts de rétablissement et aider les pays européens à atteindre les objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité. Bien que les défis soient réels, ce travail éclaire les solutions, nous aidant à assurer un avenir prospère pour les personnes et la nature », a déclaré la Dr Grethel Aguilar, Directrice générale de l’UICN. « Cette nouvelle évaluation montre que l’état de conservation des abeilles sauvages, des papillons et autres pollinisateurs européens est désastreux. Ces espèces sont les fondements de nos systèmes alimentaires, de nos écosystèmes et de nos sociétés. Une action urgente et collective est nécessaire pour faire face à cette menace. En collaboration avec les États membres, la Commission européenne a mis en place un système de suivi des pollinisateurs à l’échelle de l’UE, basé sur le Règlement de l’UE sur la restauration de la nature, qui aidera à suivre nos progrès. Maintenant, nous devons nous concentrer sur la mise en œuvre et la coopération avec les États membres pour protéger nos pollinisateurs », a déclaré Jessika Roswall, Commissaire européenne à l’environnement, à la résilience hydrique et à une économie circulaire compétitive. DES MENACES CROISSANTES POUR LES ABEILLES SAUVAGES, LES BOURDONS ET LES PAPILLONS On estime que 10% des abeilles sauvages en Europe (au moins 172 des 1 928 espèces évaluées) sont menacées d’extinction. Cela se compare à 77 espèces menacées en 2014. À l’époque, 57% des espèces d’abeilles sauvages étaient classées dans la catégorie Données insuffisantes, un pourcentage qui a été réduit à 14% dans cette nouvelle évaluation, ce qui en fait l’évaluation la plus complète de la situation des abeilles sauvages européennes à ce jour. Quinze espèces de bourdons, connues pour leur rôle dans la pollinisation de légumineuses comme les pois, les haricots, les arachides et le trèfle, ainsi que 14 espèces d’abeilles cellophanes, qui aident à polliniser les plantes de la famille des marguerites et des arbres comme les érables rouges et les saules, sont désormais considérées comme menacées. L’espèce d’abeille minière Simpanurgus phyllopodus, la seule espèce de ce genre en Europe et unique sur le continent, est désormais considérée comme En danger critique d’extinction. Les nouvelles évaluations de la Liste rouge indiquent que 15% des papillons sont menacés d’extinction en Europe (65 des 442 espèces évaluées), contre 37 espèces en 2010. Plus de 40% des papillons uniques à la région européenne et présents nulle part ailleurs dans le monde sont désormais menacés ou sur le point de l’être. Une espèce, la piéride du chou de Madère (Pieris wollastoni), qui était limitée à l’île portugaise de Madère, est aujourd’hui officiellement considérée comme Éteinte. L’agriculture intensive, la pollution et la hausse des températures constituent les principales menaces La perte d’habitats continue d’être la principale menace pour les abeilles sauvages et les papillons européens, mais elle affecte désormais un plus grand nombre d’espèces. Les pollinisateurs européens dépendent largement des paysages ruraux traditionnels, en particulier les prairies riches en fleurs créées par une gestion non intensive. L’intensification de l’agriculture et de la sylviculture, combinée à un abandon des terres dans les zones moins productives, contribue à la dégradation et à la fragmentation d’habitats essentiels à la survie des pollinisateurs. Les dépôts d’azote provenant des engrais et les applications généralisées de pesticides, y compris des herbicides réduisant la diversité des fleurs, ont un impact négatif sur de nombreux pollinisateurs tels que Dufourea minuta, une espèce d’abeille autrefois répandue qui a presque entièrement disparu des plaines d’Europe centrale et est classée comme En danger. En plus de ces défis, les changements climatiques affectent désormais 52% des espèces de papillons menacées, soit environ deux fois plus que dans le rapport précédent. Les périodes chaudes prolongées, les sécheresses et les incendies de forêt détériorent de plus en plus les habitats des papillons dans le sud de l’Europe, tout en empiétant sur les habitats sensibles de tourbières et de toundra dans les zones alpines et boréales. Plusieurs espèces, comme l’ocellé andalou (Pseudochazara williamsi), En danger critique et aujourd’hui limité à quelques zones montagneuses dans le sud-est de l’Espagne, souffrent de la combinaison d’une perte d’habitat et des changements climatiques. Les effets de températures plus chaudes sur les abeilles sont divers. Alors que les bourdons et d’autres groupes d’espèces adaptées au froid sont affectés négativement, d’autres, comme les abeilles charpentières, bénéficient de températures plus chaudes, qui accélèrent leur développement et leur reproduction. Le Dr Denis Michez, Professeur à l’Université de Mons et coordinateur principal
Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2025 commence !

Le Congrès mondial de la nature de l’UICN débute aujourd’hui ! Il se tient du 9 au 15 octobre 2025 à Abu Dhabi (Émirats arabes unis) dans un format hybride (participation sur place ou en ligne). Vous pouvez donc suivre les cérémonies à distance. Retrouvez les événements du Comité français de l’UICN et de son réseau ! Notre Congrès est à la fois : Une assemblée des membres où sont débattues et votées des motions qui orientent l’agenda environnemental mondial, Un forum avec des centaines de sessions pour partager connaissances, solutions et innovations, Une exposition ouverte au public. Restez connectés ! Photo bandeau : © IUCN https://youtu.be/uIrbk7CXlzU?si=YKhFKJ-njow1MLJw
Décès de la primatologue Jane Goodall

C’est avec une immense tristesse que le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a appris hier le décès de Jane Goodall, primatologue de renommée mondiale, messagère de la paix des Nations Unies et figure emblématique de la protection de la biodiversité. Son dévouement infatigable et sa passion pour le monde naturel ont inspiré des générations entières de citoyens et citoyennes, de scientifiques et de décideurs/euses (mais aussi de femmes, en obtenant un doctorat si rare à son époque). Jane Goodall entretenait un lien profond et ancien avec l’UICN. En reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la science et à la conservation, l’UICN lui a décerné sa plus haute distinction, la Médaille commémorative John C. Phillips. Cette médaille a consacré son rôle de pionnière dans la compréhension du monde animal et son engagement de toute une vie pour la protection des chimpanzés et de leurs habitats. Experte de la Commission de sauvegarde des espèces, elle avait également été nommée « Marraine de la Nature » de l’UICN. Le lien entre Jane Goodall et notre organisation est d’autant plus fort que le Jane Goodall Institute France est un membre actif du Comité français. À travers son institut, son travail se poursuit sur le terrain, en France et dans le monde, portant ses valeurs d’espoir, d’éducation et d’action communautaire. Nous saluons l’engagement de ses équipes et leur exprimons notre soutien en ces moments difficiles. Nous nous souvenons avec émotion des interventions marquantes de Jane Goodall, notamment son discours puissant à l’UNESCO le 19 octobre 2024, auxquels nous sommes nombreux à avoir été présents, où elle avait rappelé avec force que chaque individu pouvait faire la différence et que l’espoir résidait dans l’action de la jeunesse. Son message universel, alliant rigueur scientifique et humanisme profond, résonne aujourd’hui avec une acuité particulière face aux défis écologiques planétaires. L’héritage de Jane Goodall perdurera à travers son œuvre scientifique, ses programmes éducatifs « Roots & Shoots », son soutien aux communautés locales qu’elle visitait sans relâche, et les millions de personnes qu’elle a mobilisées. Au nom de l’ensemble des membres du Comité français de l’UICN, j’adresse nos plus sincères condoléances à son fils, sa famille, à ses proches, à Pierre Quintard et à Galitt Kenan, et à tous les membres du Jane Goodall Institute. Maud Lelièvre, présidente du Comité français de l’UICN Photo bandeau : © Sane Noor
Nouvelle étape pour la Liste rouge des mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises

Publication de deux documents clés pour l’évaluation des mangroves des Antilles françaises : l’étude préliminaire à la Liste rouge des écosystèmes pour les mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises, et la dernière phase de l’analyse diachronique des mangroves de l’Outre-mer français. La Liste rouge des écosystèmes (LRE), développée par l’UICN et adoptée en 2014, est un outil d’évaluation du risque d’effondrement des écosystèmes. Basée sur des critères scientifiques standardisés, elle permet d’identifier les écosystèmes les plus menacés et de guider les actions de conservation et de gestion durable à différentes échelles. Le Comité français de l’UICN, en collaboration avec Patrinat, décline cette méthodologie pour évaluer l’état de menace des écosystèmes présents sur le territoire français (Hexagone et Corse, collectivités d’outre-mer). Un cycle d’évaluation des mangroves des territoires ultra-marins français a été lancé en 2017, avec un premier chapitre consacré aux mangroves de Mayotte. Deux autres chapitres sont en cours d’élaboration : l’un dédié aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises, et l’autre aux mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis. Dans ce cadre, un premier document vient d’être publié, consacré aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises. Il constitue l’étude préliminaire descriptive de ce chapitre, fondamental pour l’évaluation de ces écosystèmes selon les critères de la LRE. Ce rapport dresse un état des lieux des connaissances et données disponibles relatives aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises. Il présente une description de ces écosystèmes littoraux, en identifiant leurs caractéristiques, les menaces auxquelles ils sont exposés, ainsi que les données mobilisables pour leur évaluation. L’étude couvre l’ensemble des Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy, Saint-Martin), tout en tenant compte, lorsque cela est possible, des spécificités propres à chaque territoire. En parallèle, la phase 3 de l’analyse diachronique des mangroves de l’Outre-mer français a également été publiée. L’objectif de cette analyse est d’obtenir des données sur l’évolution des surfaces de mangroves sur l’ensemble des territoires ultra marins. Cette dernière phase s’est concentrée sur les territoires de Mayotte pour les années 1950 et 1988, la Martinique pour l’année 1988 et Saint-Martin et Saint-Barthélemy pour l’année 1987. La synthèse et le rapport complet peuvent également être téléchargés sur le site du Pôle relais zones humides tropicales. Ces données (ainsi que celles issues des précédentes phases de ce projet) contribueront directement à l’évaluation LRE des mangroves des Antilles. Publications Herteman M., 2025. Mangroves et forêts marécageuses des Antilles : une continuité écologique indispensable mais fragile. Étude préliminaire à la Liste rouge des écosystèmes des mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises. Rapport d’étude pour le Comité français de l’UICN. Taureau F., 2025. Analyse diachronique des mangroves de l’Outre-mer français – Phase 3. Rapport d’étude pour le Comité français de l’UICN. Ces publications ont bénéficié du soutien financier de la Collectivité territoriale de Martinique, de l’IFRECOR, de l’OFB, du ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche et du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter Le chapitre mangroves de Mayotte La page dédiée à la Liste rouge des écosystèmes La page du Pôle-Relais Zones Humides Tropicales Photo bandeau © Mélanie Herteman 2023
Nouvelle étape pour la Liste rouge des mangroves des collectivités françaises du Pacifique

Publication d’un document clé pour l’évaluation des mangroves dans le Pacifique : l’étude préliminaire descriptive sur les mangroves de Nouvelle-Calédonie et Wallis. La Liste rouge des écosystèmes (LRE), développée par l’UICN et adoptée en 2014, est un outil d’évaluation du risque d’effondrement des écosystèmes. Basée sur des critères scientifiques standardisés, elle permet d’identifier les écosystèmes les plus menacés et de guider les actions de conservation et de gestion durable à différentes échelles. Le Comité français de l’UICN, en collaboration avec Patrinat, décline cette méthodologie pour évaluer l’état de menace des écosystèmes présents sur le territoire français (Hexagone et Corse, collectivités d’outre- mer). Un cycle d’évaluation des mangroves des territoires ultra-marins français a été lancé en 2017, avec un premier chapitre consacré aux mangroves de Mayotte. Deux autres chapitres sont en cours d’élaboration : l’un dédié aux mangroves et forêts marécageuses des Antilles françaises, et le deuxième aux mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis. Dans ce cadre, un premier document vient d’être publié, consacré aux mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis. Il constitue l’étude préliminaire descriptive de ce chapitre, fondamental pour l’évaluation de ces écosystèmes selon les critères de la LRE. Ce rapport dresse un état des lieux des connaissances et données disponibles relatives aux mangroves de ces territoires du Pacifique. Il présente une description de ces écosystèmes littoraux, en identifiant leurs caractéristiques, les menaces auxquelles ils sont exposés, ainsi que les données mobilisables pour leur évaluation. L’étude couvre la Nouvelle-Calédonie et Wallis, tout en tenant compte, lorsque cela est possible, des spécificités propres à chaque territoire. La Polynésie française n’est pas concernée par l’évaluation Liste rouge, car les palétuviers y ont été introduits. Publications Virly S., Duke N., Ruet-Garioud E., 2025. État des connaissances sur les mangroves du Pacifique (Nouvelle-Calédonie et Wallis) pour la Liste rouge des écosystèmes en France. Nouvelle-Calédonie, Bio eKo Consultants pour le Comité Français de l’UICN. Cette publication a bénéficié du soutien financier de l’IFRECOR, de l’OFB, du ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche et du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter Le chapitre mangroves de Mayotte La page dédiée à la Liste rouge des écosystèmes Photo bandeau © Martial Dosdane