Une mobilisation des ONG pour la restauration des forêts mahoraises après le cyclone Chido

Note inter-ONG France Nature Environnement, Mayotte Nature Environnement, Les Naturalistes de Mayotte, Conservatoire botanique national du Mascarin, Comité français de l’UICN, LPO, GEPOMAY, Réserves naturelles de France, H&B, Canopée, WWF. Le 14 décembre 2024, Mayotte a été violemment frappée par le cyclone Chido. Les dégâts sur les populations et les écosystèmes sont considérables. L’écosystème forestier, durement touché, nécessite une attention particulière. En réponse aux enjeux mis en lumière par le cyclone, les onze ONG signataires de cette note, proposent des solutions pour une restauration efficace et durable des écosystèmes forestiers mahorais : Cette restauration des forêts mahoraises doit passer par une meilleure prise en compte des écosystèmes forestiers et de leur spécificité, dans les documents nationaux visant la refondation de Mayotte post-cyclone (projet de loi de refondation), dans les documents cadres locaux (schéma d’aménagement régional) ou encore dans l’application du Règlement européen sur la restauration de la nature (feuille de route sur la restauration des forêts mahoraises). La rédaction de ces documents stratégiques devra nécessairement se faire en concertation avec les acteurs associatifs locaux. L’ampleur des dégâts sur les forêts mahoraises implique une coordination rapide et opérationnelle des moyens d’action au niveau local pour répondre aux mieux à la diversité des enjeux, qu’il s’agisse de la faune, de la végétation ou encore du risque incendie. A ce titre, les associations de protection de l’environnement mahoraises disposent d’une expertise et de ressources précieuses permettant une appréhension de la restauration des forêts mahoraises dans sa globalité. Enfin, pour permettre une restauration complète de Mayotte, il est indispensable d’impliquer tout acteur souhaitant participer à l’effort commun. Les ONG constituent un très bon appui technique, lequel devra nécessairement être accompagné de moyens humains et financiers.   Pour plus d’informations, consulter le  Rapport Forêts en crise, Mayotte après Chido. Photo bandeau : photo prise après le passage du cyclone Chido © Manrifa Moustoifa Ali, chargé de mission « biodiversité Océan Indien » au Comité français de l’UICN.  / Photo : Crête du Mont Bénara après Chido, © DroneGo

Une mobilisation des ONG pour la restauration des forêts mahoraises après le cyclone Chido

Note inter-ONG France Nature Environnement, Mayotte Nature Environnement, Les Naturalistes de Mayotte, Conservatoire botanique national du Mascarin, Comité français de l’UICN, LPO, GEPOMAY, Réserves naturelles de France, H&B, Canopée, WWF. Le 14 décembre 2024, Mayotte a été violemment frappée par le cyclone Chido. Les dégâts sur les populations et les écosystèmes sont considérables. L’écosystème forestier, durement touché, nécessite une attention particulière. En réponse aux enjeux mis en lumière par le cyclone, les onze ONG signataires de cette note, proposent des solutions pour une restauration efficace et durable des écosystèmes forestiers mahorais : Cette restauration des forêts mahoraises doit passer par une meilleure prise en compte des écosystèmes forestiers et de leur spécificité, dans les documents nationaux visant la refondation de Mayotte post-cyclone (projet de loi de refondation), dans les documents cadres locaux (schéma d’aménagement régional) ou encore dans l’application du Règlement européen sur la restauration de la nature (feuille de route sur la restauration des forêts mahoraises). La rédaction de ces documents stratégiques devra nécessairement se faire en concertation avec les acteurs associatifs locaux. L’ampleur des dégâts sur les forêts mahoraises implique une coordination rapide et opérationnelle des moyens d’action au niveau local pour répondre aux mieux à la diversité des enjeux, qu’il s’agisse de la faune, de la végétation ou encore du risque incendie. A ce titre, les associations de protection de l’environnement mahoraises disposent d’une expertise et de ressources précieuses permettant une appréhension de la restauration des forêts mahoraises dans sa globalité. Enfin, pour permettre une restauration complète de Mayotte, il est indispensable d’impliquer tout acteur souhaitant participer à l’effort commun. Les ONG constituent un très bon appui technique, lequel devra nécessairement être accompagné de moyens humains et financiers. Pour plus d’informations, consulter le  Rapport Forêts en crise, Mayotte après Chido.   Photo bandeau : photo prise après le passage du cyclone Chido © Manrifa Moustoifa Ali, chargé de mission « biodiversité Océan Indien » au Comité français de l’UICN.   Crête du Mont Bénara après Chido, © DroneGo

Le programme BESTLIFE2030 renouvelle son soutien pour les actions de conservation de la biodiversité d’outre-mer

Le programme BESTLIFE2030 de l’Union européenne lance son deuxième appel à projets. Plus qu’une simple opportunité de financement, il s’agit d’un appel à l’action pour des projets qui produiront des résultats tangibles pour préserver la biodiversité dans les régions ultrapériphériques et les pays et territoires d’outre-mer de l’Europe. Les régions ultrapériphériques et les pays et territoires d’outre-mer d’Europe abritent plus de 80 % de la biodiversité européenne. Ces écosystèmes uniques et fragiles sont soumis à une pression croissante du fait du changement climatique, des espèces envahissantes, de la perte d’habitats et de la surexploitation. L’objectif 3 du cadre mondial pour la biodiversité prévoit la protection de 30 % des terres, des eaux intérieures et des zones marines de la planète d’ici à 2030. En soutenant les efforts de conservation menés par les communautés locales, le programme BESTLIFE2030 joue un rôle essentiel en aidant les pays de l’Union européenne à respecter cet engagement et à susciter des changements durables et efficaces. Le premier appel à projets du programme BESTLIFE2030 a apporté un soutien financier aux 57 projets ultramarins pour un montant global de près de 5,57M d’euros. Parmi ces lauréats, le programme compte des associations locales, des entreprises privées et des communes avec des projets de restauration écologique, de conservation des espèces protégées ou encore de gestion durable des ressources naturelles. Les associations, les communes, les entreprises ou encore les collectivités d’Outre-mer souhaitant s’engager pour la biodiversité ont jusqu’au 30 mai 2025 pour déposer leurs notes de concept dans le cadre de l’appel à projets BESTLIFE2030. L’antenne Pacifique du Comité français de l’UICN assure le relais régional du programme BESTLIFE2030 dans la région Pacifique et accompagne les porteurs de projets dans le montage d’un dossier réussi. Pour toute question ou information, les porteurs de projets sont invités à contacter l’équipe basée à Papeete par email en s’adressant à chloe.desmots@uicn.fr Photo bandeau : ©Paul Jacques de Island Conservation