Calend’Art 2021 : l’appel à contribution est ouvert!

Le Pôle relais zones humides tropicales co-piloté par le Comité français de l’UICN lance pour 2021 la 4ème édition de son « CalendArt ». Ce grand concours dessin sur le thème des zones humides invite tous les enfants du primaire et du secondaire (6-16 ans) des territoires de l’Outre-mer français (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Guyane, Mayotte, Réunion, Polynésie française, Wallis et Futuna, Nouvelle Calédonie) à participer à celui-ci en nous envoyant par courrier postal leur(s) plus beau(x) dessin(s). Et pour la toute première fois, les enfants métropolitains sont aussi invités à y participer pour connaître leurs visions sur les zones humides ultramarines. Un seul objectif : soyez créatif ! Parlez-nous des mares, des étangs, des lacs, des mangroves, des tourbières… Les zones humides sont des écosystèmes riches et diversifiés. Mettez cette diversité à l’honneur ! Ce calendrier servira à sensibiliser le grand public, jeune et moins jeune, à la conservation et protection des zones humides de l’Outre-mer français. Outre les dessins des grands gagnants, il contiendra des informations et anecdotes sur les zones humides ainsi que les dates importantes à retenir sur les événements liés à ces milieux. Ce concours représente par ailleurs une formidable opportunité pour ces jeunes générations de s’intéresser et de découvrir le rôle vital que jouent les zones humides dans leur quotidien et de s’impliquer dans une action de sensibilisation à grande échelle tout en leur permettant d’explorer leur imagination. Les gagnants sélectionnés seront publiés dans le calendrier 2021 qui sera distribué (par voie virtuelle et papier) à l’échelle internationale. La Situation actuelle amène le Pôle relais zones humides tropicales a proposé deux options de participation, soit faire participer les élèves (enfants/jeunes) en leur demandant de réaliser de nouveaux dessins, soit valoriser de l’existant. Les dessins des enfants métropolitains seront mis en avant dans un encart / une page (ou plusieurs). En aucun cas, ce calendrier ne sera édité à des fins commerciales.   CONSIGNES A RESPECTER POUR PARTICIPER AU CONCOURS Type de dessin Nous aimerions un travail coloré, pas de noir et blanc ! La peinture, les crayons de couleur, l’encre, le collage, le pastel…etc. sont tous acceptés. Dimensions Papier A4 (21 x 29,7cm) en format paysage afin de correspondre à la page d’un calendrier (tous les dessins en format portrait seront malheureusement jugés hors concours). Identification de l’artiste IMPORTANT : À l’arrière de chaque œuvre, veuillez inscrire : le nom complet et l’âge de l’artiste, le nom de l’école dans laquelle il est scolarisé ou de l’association qu’il souhaite représenter (sauf s’il participe en son nom uniquement), son adresse postale et le titre de l’œuvre. Ainsi qu’une adresse mail sur laquelle le joindre lui ou ses parents. Les participants accepteront que toutes les créations qui ressortiront de ce concours, soient ré-utilisées par le Pôle-Relais dans le cadre de ses missions. Remarque : il n’y a pas de nombre limite de dessin par enfant. Âge Le concours est ouvert aux enfants et adolescents de 6 à 16 ans. Sujet « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? ». S’il le souhaite, l’artiste peut ajouter une légende à l’arrière de son dessin (ou en annexe) afin d’expliquer plus clairement la signification de celui-ci. Les plus beaux messages seront inclus dans le calendrier avec le nom de l’auteur. Prix 13 gagnants seront sélectionnés afin de représenter les 12 mois de l’année + le dessin de couverture. Chaque gagnant aura l’honneur de voir son dessin et son nom figurer dans un calendrier qui sera distribué à l’échelle des Outre-mers français (dans les 3 bassins : Atlantique, Pacifique, Indien) et recevra une version papier de celui-ci. Coordonnées Le contact et l’adresse postale auxquels envoyer les dessins sont les suivants : Gaëlle Vandersarren Conservatoire du littoral A l’attention du Pôle-Relais Zones humides tropicales Cité administrative de Circonvallation Rue Alexandre Buffon 97100 Basse-Terre, Guadeloupe Vous pouvez aussi envoyer vos dessins en haute définition par mail : gaelle.vandersarren@uicn.fr Attention, la date limite de réception des dessins (par mail ou voie postale) est fixée au 1er novembre 2020   Plus d’informations – Contact : Gaëlle Vandersarren, Coordinatrice du pôle, gaelle.vandersarren@uicn.fr / (0590) 590 81 81 29 – Le site internet du Pôle relais zones humides tropicales – Découvrez les éditions 2020 et 2019 du Calend’Art – Le programme Outre-mer du Comité français de l’UICN

Le Comité français de l’UICN soutient trois initiatives appelant à un renforcement des engagements des entreprises pour la biodiversité

La nature est l’affaire de tous : Les entreprises appellent à une action ambitieuse pour la nature Lundi 15 juin 2020, au cours d’un événement sur le renforcement de la résilience des entreprises, organisé par Business For nature en visio-conférence ayant rassemblé plus de 2200 participants, les secrétaires exécutives de la Convention sur la diversité biologique, Elizabeth Maruma Mrema et de la CCNUCC, Patricia Espinosa, ont confirmé que le leadership des entreprises est essentiel pour faire face à la double crise de la biodiversité et du climat.   Les chefs d’entreprise qui ont pris la parole lors de l’événement ont également exhorté leurs pairs à soutenir un appel à l’action lancé à cette occasion et à s’engager eux-mêmes pour la nature.   En effet, 31 ONG et groupes d’entreprises, dont la Chambre de commerce internationale, le WWF, des entreprises, le Pacte mondial des Nations Unies, l’UICN et Business for Nature, ont publié une lettre appelant les PDG à pousser les gouvernements à inclure des politiques ambitieuses pour inverser la perte de nature dans le cadre de plans de relance écologiques et à engager les entreprises à protéger, restaurer et utiliser durablement les ressources naturelles.  Plusieurs PDG ont déjà exprimé leur soutien à cet appel à l’action et pris des engagements, dont Emmanuel Faber (Danone), Alan Jope (Unilever), Thomas Burbel (AXA); Roberto Marques (Natura & Co), Guo Guangchang, (Fosun International), Shinta Widjaja Kamdani(Sintesa), Reinold Geiger (L’Occitane) et Jean-Bernard Levy (EDF).    Les PDG sont notamment appelés à reconnaître que les ressources naturelles, qui soutiennent les activités des entreprises et les économies, sont soumises à une pression énorme. Selon le Forum économique mondial, plus de la moitié du PIB mondial, équivalent à 44 billions de dollars américains, est modérément ou fortement exposée aux risques d’érosion de la biodiversité. Pour des économies plus résilientes et basées sur la nature, des actions comme les solutions fondées sur la nature doivent être encouragées. Des études scientifiques montrent qu’elles peuvent fournir par exemple jusqu’à 37% des mesures d’atténuation nécessaires d’ici 2030 pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2 ° C. D’après la lettre ouverte Business for Nature « Avant le coronavirus, la nécessité de créer des économies et des sociétés plus résilientes était claire, elle est désormais incontournable. Des sociétés saines, des économies résilientes et des entreprises prospères dépendent de la nature. »  « Les entreprises et les gouvernements doivent placer la nature au cœur de leurs plans de relance post-COVID. Les sociétés mondiales savent maintenant que le succès est impossible sans un environnement sain, et elles appellent à des politiques prospectives qui jettent les bases d’un monde plus durable et résilient  » a déclaré le Dr Grethel Aguilar, Directrice générale par intérim de l’UICN.   L’UICN, son comité national français et les autres organisations, exhortent les PDG à reconnaître que la nature doit être le fondement d’une meilleure reconstruction et les invitent à signer l’appel à l’action d’ici le 31 juillet et à agir dès à présent pour la nature.  Documents complémentaires disponibles plus bas   ACT4NATURE INTERNATIONAL : de nouveaux engagements d’entreprises pour la biodiversité  Dans cette lancée, au niveau français, 11 entreprises internationales ont déposé un engagement pour lutter contre l’érosion de la biodiversité. Elles ont, soit renouvelé leur engagement en poursuivant leurs efforts et amplifiant leurs actions, soit pris de nouveaux engagements volontaires pour renforcer leur stratégie.   Il s’agit de AXA, B&L Evolution, EDF, Imerys, Kering, LVMH, MACIF, Natixis, Pierre Fabre, Séché Environnement et VINCI.  Le groupe EDF, partenaire du Comité français de l’UICN engagé en 2018 dans l’initiative,  renouvelle son engagement avec de nouvelles actions à l’international.  Ce nouveau dispositif, destiné aux groupes internationaux est la poursuite de act4nature lancé en 2018. Toujours animé par l’association française « Entreprises pour l’Environnement (EpE) » dans le cadre d’un comité de pilotage dont le Comité français de l’UICN est membre, celui-ci s’assure que les engagements proposés par les entreprises avant leur publication sont SMART (« Spécifique, Mesurable, Additionnel, Réaliste et Encadré dans le temps »).  Cette alliance entre entreprises, pouvoirs publics, scientifiques et associations environnementales a une ambition : créer une dynamique collective internationale pour protéger, valoriser et restaurer la biodiversité, grâce en particulier à l’implication des PDG de tous les secteurs.  La coalition internationale Business for Nature a reconnu act4nature international comme l’un des rares modèles d’engagements transsectoriels pouvant inspirer les entreprises, à l’échelle internationale.  Documents complémentaires disponibles plus bas   ENTREPRISE ENGAGEE POUR LA NATURE – ACT4NATURE FRANCE : de nouveaux engagements d’entreprises pour la biodiversité  L’initiative “Entreprises engagées pour la nature-act4nature France” a recueilli la signature de 58 entreprises à ses dix principes communs. Cette adhésion constitue la première étape de la démarche. Parmi ces 58 signataires, Pocheco (fabrication d’articles de papeterie), Les Vignerons de Buzet, Vertuo (aménagement urbain), Ciments Calcia (fabrication de ciment) ou encore Décathlon et Eiffage. En adhérant à l’initiative, ces entreprises se sont engagées à déposer un plan d’actions pluri-annuel en faveur de la biodiversité dans l’année à venir (certaines l’ont déjà fait). Garantie de la solidité de la démarche, l’exécution de leur plan d’actions sera évaluée au bout de deux ans et donnera lieu à une reconnaissance nationale.   « Entreprises engagées pour la nature – act4nature France » est une initiative du Ministère de la Transition écologique et solidaire portée par l’Office français de la biodiversité qui a pour objectif principal la  mobilisation des entreprises en faveur de la biodiversité. Cette initiative dont le Comité français de l’UICN est partenaire, vise à susciter des engagements concrets et à assurer la montée en puissance  progressive du sujet au sein des entreprises, dans une démarche de progrès. L’initiative s’adresse  exclusivement aux entreprises, quels que soit leur taille et leur secteur d’activité, qu’elles soient initiées ou débutantes. Ces entreprises engagées contribuent à la dynamique collective et globale de l’initiative “Engagés pour la nature”, voulue par le Plan Biodiversité, qui vise à mobiliser l’ensemble de la société (collectivités, associations, fondations, etc.) pour la reconquête de la biodiversité.  Documents complémentaires disponibles plus bas Plus d’informations Documents Business for Nature : – IUCN calls on business to put nature at the heart of economic recovery plans – Lettre ouverte Business for Nature  – Signer l’appel – Lire le document « S’engager pour la nature  : les démarches que votre entreprise peut engager dès maintenant «   – Visionner le live de la conférence Documents ACT4NATURE INTERNATIONAL : – Toutes les informations pour s’engager : www.act4nature.com – Les engagements détaillés des entreprises en français et en anglais Documents Entreprises engagées pour la nature-act4nature France : – La liste des signataires – Toutes les informations sur le dispositif

Concours « Les enfants pour la biodiversité » : Les classes lauréates sont…

Tout au long de l’année scolaire, 400 classes se sont engagées dans le concours « Les enfants pour la biodiversité » en enquêtant sur la biodiversité à proximité de leur école. Pour partager leurs découvertes, elles ont écrit un article et créé une affiche de campagne avec un slogan pour nous interpeller. Le jury s’est réuni jeudi 11 juin pour établir un palmarès des 6 meilleurs dossiers : 3 classes en métropole, 3 classes en outre-mer. L’opération, initiée par Milan presse, sous le parrainage de Claudie Haigneré, a permis de sensibiliser les élèves de CM2 aux enjeux de la biodiversité dans la perspective du Congrès mondial de la nature de l’UICN (Marseille, janvier 2021). Le Comité français de l’UICN, la Fondation Varenne et l’OFB sont partenaires de l’opération.   Les classes lauréates en métropole La classe multiple de l’école Les Cigognes, à Saubusse (40), a enquêté sur l’hirondelle de fenêtre Les élèves ont mené leur enquête avec un garde nature sur cette espèce protégée et procédé au comptage de la population d’hirondelles de fenêtre nichant dans leur village. Pour nous sensibiliser à la préservation de cette espèce, les élèves ont choisi l’idée du trésor, avec le slogan « Ne laissons pas ce trésor disparaître… ou nous disparaîtrons avec lui ». > l’enquête complète   La classe de CM2 de l’école Sainte-Élisabeth, à Paris (75), n’a eu d’yeux que pour le moineau domestique Les CM2 de cette école parisienne se sont intéressés à la diminution spectaculaire du nombre de moineaux domestiques dans la capitale. Leur article décrit les observations, l’enquête menée sur le terrain, la rencontre avec un expert de la LPO, l’interview radio et le projet de construction d’un nichoir dans l’école. Pour ces élèves, la vie prend des formes variées, et il faut la protéger partout, même au cœur de la ville. Ils le disent avec leur slogan : « La Bio Divers Cité, un Paris pour la vie. » > l’enquête complète   La classe de CM1-CM2 de l’école René-Guy-Cadou, à Taupont (56), s’est passionnée pour la salamandre tachetée Les élèves de cette école située dans le Morbihan ont découvert la salamandre tachetée, qu’ils ont étudié sous toutes les coutures. Cette découverte les a conduits à implanter une mare pédagogique dans leur école. Forts de cette expérience, ils défendent leur programme « Voter biodiversité, et le monde sera sauvé ! » > l’enquête complète     Les classes lauréates en outre-mer L’iguane gris est le petit protégé de la classe de CM2 de l’école La Lézarde, à Petit-Bourg, en Guadeloupe Les élèves de la classe de CM2b de l’école de Petit-Bourg en Guadeloupe ont mené l’enquête sur les iguanes pour mieux les connaître et ainsi mieux les protéger. Ils nous invitent à en prendre soin. Leur slogan est en français, mais ils ont tenu à partager leur culture avec une petite phrase en créole, « Nati la, lésé y kon sa », qui veut dire : « La nature, laissez-la comme ça », ou encore : « Protégeons la nature ». > l’enquête complète La chauve-souris à ventre blanc n’a plus de secrets pour la classe de CM2 de l’école Immaculée-Conception, à Saint-Denis, sur l’île de la Réunion Cette classe a mené l’enquête sur une espèce qui vit dans son école : la chauve-souris à ventre blanc. Les élèves ont voulu en savoir plus sur l’utilité et sur les dangers qui planent sur cet animal victime de nombreux préjugés. Ils ont choisi le slogan : « Pas de nature, pas de futur. Réparons ensemble ! La biodiversité est entre nos mains ». > l’enquête complète La classe de CM1-CM2 de l’école Grande Ravine, aux Trois-Bassins, a enquêté sur des plantes spécifiques de l’île de la Réunion Cette classe a mené des recherches sur les espèces de plantes endémiques autour de son école des hauts de l’île de la Réunion avec un expert de l’ONF (Office National des Forêts). Les élèves ont découvert des arbustes mellifères, des plantes à parfum et des plantes aux vertus médicinales, comme l’ambaville, qui soignent beaucoup de Réunionnais. Pour eux, pas de doute, « La nature fait leur futur ». > l’enquête complète   Des élèves récompensés et leurs enseignants au Congrès mondial de la nature de l’UICN Les enfants vont être récompensés pour la qualité de leur travail par des abonnements au magazine Wapiti, des jeux de cartes Défis Nature, des livres et un appareil photo numérique pour la classe. A l’occasion du Congrès de l’UICN qui se tiendra du 7 au 15 janvier 2021 à Marseille, un numéro spécial 1 jour 1 actu (1 million d’exemplaires) recensant les projets emblématiques des enfants et apportant des informations sur la biodiversité à tous les élèves de CM2 de France sera diffusé. Les enseignants des classes lauréates accompagnés de leurs nouveaux élèves seront accueillis sur le stand du Comité français de l’UICN où ils pourront rencontrer et échanger avec nos experts sur la protection de la biodiversité. Une belle occasion de prolonger l’engagement écocitoyen de l’école !   Plus d’informations – Le site internet de l’opération avec l’annonce des résultats – Le journal 1jour1actu sur la biodiversité en France – La vidéo 1jour1question « C’est quoi la biodiversité ? » – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 – Le programme « Education et Communication »

Les entreprises doivent davantage préserver le capital naturel

La crise sanitaire actuelle nous impose d’agir dès à présent en investissant dans la transition écologique au bénéfice simultané de l’économie, de la nature, du climat et de la société. Les entreprises ont une forte responsabilité pour engager cette transition et le Comité français de l’UICN les appelle à s’y engager résolument, en soulignant le rôle crucial de la biodiversité.    RESILIENCE DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ECOSYSTEMES POUR UNE SANTE PLANETAIRE  La biodiversité et les écosystèmes sont la base de notre économie et de notre bien-être. Leur dégradation causée par nos modes de consommation et de production est, à l’inverse, source d’instabilité économique et sociale. « L’érosion mondiale de la biodiversité et le changement climatique qui se poursuivent vont continuer de favoriser l’émergence de nouvelles crises, des pandémies comme celle que nous connaissons actuellement, mais aussi des sécheresses, inondations, tempêtes, si nous n’agissons pas davantage pour la protection de la planète » déclare Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN. Il est ainsi urgent de réduire nos pressions sur la nature (artificialisation des sols et dégradation des habitats naturels, surexploitation des ressources naturelles, commerce des espèces menacées, pollutions…) et d’agir résolument pour préserver et restaurer les écosystèmes afin de bénéficier de leurs services (stockage du carbone, quantité et qualité de l’eau, pollinisation, nourriture, médicaments, tourisme et loisirs etc).   LE NECESSAIRE ENGAGEMENT DES ENTREPRISES : L’ACTION DU COMITE FRANÇAIS DE L’UICN  Le Comité français de l’UICN accompagne depuis plus de 10 ans des entreprises en les accompagnant pour intégrer la préservation du capital naturel dans leurs stratégies et à y consacrer des ressources suffisantes pour déployer des plans d’actions pertinents et opérationnels. « Les entreprises doivent poursuivre leurs efforts pour répondre à la crise actuelle et prendre des mesures fortes pour inverser la courbe de dégradation de la biodiversité et construire une économie plus durable » souligne Florence Clap, responsable du programme Politiques de la biodiversité du Comité français de l’UICN.  Avec ses 8 partenaires « entreprises » qui sont : EDF, VEOLIA, ENGIE, Storengy (Groupe ENGIE), HeidelbergCement France, EQIOM (Groupe CRH), PRIMAGAZ et L’OCCITANE, le Comité français de l’UICN a : – rédigé des recommandations pour réaliser un reporting extra-financier sur la biodiversité de qualité, sujet d’importance désormais majeur pour les agences de notations en France comme à l’international ; – sensibilisé et mobilisé les collaborateurs en entreprise pour déployer l’action en interne et progresser vers un changement des comportements ; – réalisé des plans de gestion écologique sur les sites d’activités et le foncier des entreprises ; – identifié les impacts et dépendances à la biodiversité sur les chaines de valeur des entreprises afin de prendre les mesures garantissant sa préservation ; – aidé à la construction d’engagements dans le cadre des initiatives « act4nature international » et « Entreprises engagées pour la nature – act4nature France ».   LUNDI 15 JUIN 2020 : UN EVENEMENT MONDIAL INÉDIT POUR LES ENTREPRISES Co-organisé par la coalition Business for Nature dont fait partie l’UICN, le sommet Building business resilience :  How collective leadership will reverse nature loss se déroulera en visioconférence lundi 15 juin. Plus de 2500 participants sont inscrits pour renforcer la place de la nature dans le monde de l’après crise sanitaire.   Le Comité français de l’UICN compte sur l’engagement des entreprises françaises pour rejoindre cette mobilisation en faveur de la nature et montrer concrètement leurs innovations, réalisations et projets dans la perspective du Congrès mondial de la nature de l’UICN en janvier 2021 à Marseille qui va consacrer un événement spécial pour les chefs d’entreprises du monde entier.   Plus d’informations – Le communiqué de presse sur notre appel – La page dédiée à nos actions avec les entreprises – S’inscrire à la conférence du 15 juin – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 – Contacts : Florence Clap, Chargée du programme Politiques de la biodiversité / Melina Gersberg, Chargée de mission “entreprises et biodiversité” – partenariats EDF, ENGIE, Veolia et L’Occitane / Fanny Brunstein, Chargée de mission “entreprises et biodiversité” – partenariats HeidelbergCement France, Eqiom et Primagaz

Alerte sur la déforestation à Mayotte

Dans une lettre ouverte, le Comité français de l’UICN alerte sur la déforestation à Mayotte, département subissant le taux le plus élevé de perte du couvert forestier en France – perte qui s’est accentuée avec le confinement. Le département a subi entre 2011 et 2016, un défrichement de 6,7 % , 1400 hectares de terres boisées ont disparu, amenant Mayotte à un taux de déforestation annuel de 1,2%, similaire à ceux de l’Argentine ou de l’Indonésie. Cette déforestation, contre toutes attentes, se situe principalement sur des parcelles en dehors des forêts publiques. La forêt à Mayotte est pourtant d’une importance capitale, pour la ressource en eau, le maintien des sols, l’abaissement des températures au niveau local et planétaire. Ces chiffres font de Mayotte  le département subissant la plus forte déforestation en France et ils sont liés aux pratiques illégales de défrichage manuel, à la divagation des animaux domestiques, mais aussi et surtout aux brûlis à des fins agricoles. Ce phénomène, tout comme le braconnage des tortues marines, ne fait que s’aggraver depuis le confinement lié à la crise sanitaire du COVID-19, du fait de la diminution de la présence des agents sur le terrain. Des solutions restent néanmoins possibles comme l’augmentation de la surveillance, la clarification du code forestier ou encore la création de la « Réserve Naturelle Nationale des forêts de Mayotte » qui donne l’opportunité de construire une politique forestière robuste pour Mayotte, permettant de sensibiliser la population mahoraise à l’importance de la préservation des forêts notamment grâce au travail des associations mahoraises. Le rapport inter-ONG « Forêts en crise » souligne l’urgence de réaliser un bilan approfondi des pratiques de gestion dans les forêts d’outre-mer. Mayotte fait partie d’un hotspot de biodiversité au niveau mondial, et ses forêts représentent un « château d’eau » pour l’île dans un contexte de tension forte sur la ressource en eau, en quantité tout comme en qualité. La lutte contre la déforestation doit donc être mieux identifiée comme une des grandes priorités pour la protection de la nature à Mayotte.   Plus d’informations – Plus de détails dans notre lettre ouverte* – Les actions du programme outre-mer à Mayotte – Découvrir l’article sur « Forêts françaises en crise : 21 recommandations pour mieux les préserver » – Suivez le facebook de l’antenne Mayotte du Comité français de l’UICN *Destinataires : Mesdames, Messieurs les maires de communes, représentants des communautés de communes, directeurs des services du conseil départemental de Mayotte et l’ensemble de la population mahoraise En copie à Monsieur Edouard PHILIPPE, Premier Ministre Madame Elisabeth BORNE, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire Madame Annick GIRARDIN, Ministre des Outre-mer Monsieur Didier GUILLAUME, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Monsieur Jean-François COLOMBET, Préfet de Mayotte Monsieur Soibahadine Ibrahim RAMADANI, Président du Conseil départemental de Mayotte Madame Anne-Laure CATTELOT, Députée de la 12 ème circonscription du Nord et chargée de la mission parlementaire sur les enjeux liés à la forêt en France métropolitaine et en Outre-Mer Monsieur Paul DELDUC, Conseiller du président de la République Madame Ramlati ALI, Députée de la 1ère circonscription de Mayotte Monsieur Mansour KAMARDINE, Député de la 2ème circonscription de Mayotte Monsieur Abdallah HASSANI, Sénateur de Mayotte Monsieur Thani Mohamed SOIHILI, Sénateur de Mayotte Photo bandeau – La Vigie, Petite Terre © Grégoire Savourey

Des coraux sous pression dans les îles françaises de l’océan Indien

Pour la première fois, le risque de disparition de l’ensemble des espèces de coraux constructeurs de récifs des îles françaises de l’océan Indien a été évalué par un panel de spécialistes. Les résultats montrent que 15% des espèces sont menacées ou quasi menacées à La Réunion, 12% à Mayotte et 6% dans les îles Éparses.  Les évaluations ont porté sur tous les coraux durs formant ces récifs, c’est-à-dire 301 espèces différentes incluant l’ensemble des coraux de l’ordre des scléractiniaires, les coraux de feux, le corail bleu et le corail orgue. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été établi par le Comité français de l’UICN et l’UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), avec l’appui de l’Initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR). L’ensemble des résultats est disponible en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juin 2020)• Tableaux synthétiques avec catégories et critères (pdf)• Tableaux synthétiques avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB & MNHN (2020). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre des coraux constructeurs de récifs de La Réunion, Mayotte et des îles Éparses. Paris, France. Photo bandeau : Heliopora coerulea © Lionel Bigot

Forêts françaises en crise : 21 recommandations pour mieux les préserver

A l’occasion de la mission parlementaire menée sur les enjeux des forêts françaises, en métropole et en outre-mer, le Comité français de l’UICN et 5 autres ONG membres (FNE, WWF France, LPO, RNF, Humanité & Biodiversité), s’est mobilisé pour formuler 21 recommandations sur l’avenir de nos forêts face aux crises climatique, écologique et sociale.  Les forêts françaises couvrent aujourd’hui 16,9 millions d’hectares en métropole et 9,4 millions d’hectares en outre-mer. La France présente des écosystèmes forestiers d’une grande diversité couvrant toutes les principales écorégions forestières de la planète (tempérée, méditerranéenne, tropicale sèche et humide, boréale et sans oublier les mangroves). Elles abritent une large part de la biodiversité de notre territoire. Elles fournissent par ailleurs des services écosystémiques essentiels à notre société comme la régulation du climat, du cycle de l’eau, le contrôle de l’érosion des sols, la prévention des risques naturels, ou encore les loisirs. Avec les changements climatiques, la forêt fait face depuis plusieurs années à une succession de catastrophes naturelles, souvent de grande ampleur, comme les tempêtes, les incendies et des crises sanitaires (dépérissements liés aux infestations de pathogènes et de ravageurs comme par exemple la propagation de la chalarose du frêne ou encore des attaques de scolytes sur les forêts d’épicéas de la moitié nord de la France). Pour préserver la santé et la diversité des forêts, il est donc urgent d’intégrer les fonctions écologiques et sociétales des forêts au même titre que les fonctions économiques liées à la production de bois dans les stratégies de gestion forestière. Mettre la biodiversité au cœur de la politique des forêts La biodiversité, remarquable comme ordinaire, a un rôle clé à jouer en temps de crise climatique.  Une gestion favorable à la biodiversité forestière, avec en particulier des peuplements d’âges et d’essences forestières variés, va contribuer non seulement à la préservation des espèces mais aussi à la résilience des forêts vis-à-vis des changements globaux. Se relier aux Solutions fondées sur la Nature Les Solutions fondées sur la Nature permettent de contribuer de façon directe à un défi de société (changement climatique, risques naturels, …) tout en apportant des bénéfices pour la biodiversité. Ce type d’approche est essentiel pour restaurer un équilibre optimal des bénéfices écologiques, sociaux et économiques des forêts pour les besoins présents et futurs. Permettre à tous d’être acteurs de la vie des forêts La société nourrit de fortes inquiétudes sur l’avenir des forêts françaises. Il est donc nécessaire de construire un dialogue ouvert, approfondi et intégré entre les forestiers et les citoyens pour prévenir les conflits locaux et régionaux. Les forêts ont une place essentielle dans notre environnement comme dans la vie économique et sociale de notre pays, et dans notre perception de la nature. Ce rapport propose donc une vision ouverte et des principes pour s’adapter aux mutations écologiques rapides des forêts dans le siècle à venir. Plus d’informations – Le rapport « Forêts françaises en crise » – Le programme « Ecosystèmes » du Comité français de l’UICN – Le groupe de travail « Forêts » – Les Solutions fondées sur la Nature Photo bandeau : Paysage du Jura © F. Kirchner