Situation préoccupante pour la faune de Martinique

Au sein de l’archipel des Antilles, l’île de la Martinique montre un patrimoine naturel remarquable mais d’une grande fragilité. L’analyse de la situation menée sur 427 espèces indigènes montre que près de 15% d’entre elles sont menacées. Les évaluations ont porté sur plusieurs groupes de la faune martiniquaise : oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens, mollusques terrestres et d’eau douce, poissons et macro-crustacés d’eau douce, libellules, papillons de jour, mante, phasmes et une partie des coléoptères. Au total, 15 espèces ont déjà disparu, 62 sont menacées et 56 autres sont quasi menacées. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été établi par le Comité français de l’UICN et l’UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), avec l’appui d’experts spécialistes de la faune martiniquaise. L’ensemble des résultats est disponible en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (avril 2020)• Tableaux synthétiques avec catégories et critères (pdf)• Tableaux synthétiques avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB & MNHN (2020). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitres Faune de Martinique. Paris, France. Photo bandeau :Colibri à tête bleue femelle © Fabien Lefebvre
TRIBUNE « La résilience de notre économie passe par des territoires résilients »

Dans une tribune publiée sur le JDD, des représentants d’espaces naturels et de zones protégées en France appellent à une reprise économique prenant en compte climat et biodiversité. Bernard Cressens, Président du Comité français de l’UICN est un des co-signataires. Le coronavirus n’est que l’un des symptômes du dysfonctionnement de nos sociétés mondialisées dont l’une des conséquences est la transmission facilitée d’agents infectieux entre les animaux sauvages et l’humain. Même si la littérature scientifique en fait déjà état depuis plusieurs dizaines d’années, il n’est plus possible d’ignorer les liens existants entre déforestation, commerce d’espèces sauvages, agriculture intensive ou artificialisation des sols et incidence de maladies infectieuses chez l’homme. La presse nationale et internationale s’est d’ailleurs très largement faite le relais de ces constats et l’ensemble de la classe politique semble s’être rangé derrière les appels croissants à un changement de société, socialement et environnementalement plus juste. Comment ne pas formuler ce vœu ? Face à cette crise sanitaire, et à la crise économique majeure qui s’annonce, il est frappant de trouver une communauté d’origine avec la crise climatique et le déclin dramatique de la biodiversité. Nous nous devons de profiter du « jour d’après » pour tenter de résoudre transversalement l’équation, d’autant que nos efforts en la matière restent pour le moins insuffisants. Cette réalité est appréhendée de façon différente selon nos sensibilités mais elle se traduit déjà par des projets de relance de l’économie d’une ampleur jamais atteinte et par des projets de relocalisation massifs. Que notre gouvernement se consacre à cette priorité est tout à fait légitime mais nous croyons qu’il est tout aussi légitime de privilégier dans sa démarche la construction d’une économie résiliente, centrée sur la préservation de la nature et des services qu’elle nous rend. « Le répit que vit la planète pendant que nous sommes confinés ne doit pas se transformer en sursis » Ainsi, quel que soit le plan qui sera retenu il est impératif que les États ne privilégient pas des stratégies de relance à court terme au détriment de leurs engagements climatiques et environnementaux. En d’autres termes, le répit que vit la planète pendant que nous sommes confinés ne doit pas se transformer en sursis. La France est entrée en récession et il nous sera extrêmement difficile de soutenir une économie dont la vulnérabilité est exacerbée par les effets du changement climatique. Nous savons qu’il est déjà impossible à certains territoires d’accueillir de nouvelles entreprises, faute d’une ressource en eau de qualité, en quantité suffisante. L’an dernier, en France, 85 départements faisaient l’objet de restrictions d’usage du fait d’une sécheresse généralisée et les pénuries, qui se multiplient dans un contexte climatique changeant, remettent aujourd’hui en question la pérennité d’activités économiques historiques. Notre capacité à rembourser la dette que nous allons contracter pour relancer notre économie est fortement conditionnée à la capacité de notre pays à s’adapter au changement climatique. C’est une priorité, car des territoires vulnérables, dont les fonctionnalités écologiques ont été dégradées, sont eux même le support d’un tissu économique fragile. En toute logique, si nous voulons rebâtir une économie résiliente, nos territoires ruraux et urbains doivent eux aussi êtres résilients aux effets du changement climatique, capables de protéger la ressource en eau (en préservant les stocks naturels et en l’épurant), de conserver leur stock de carbone naturel, de préserver les paysages, les espaces et les espèces, non pas uniquement pour leur intérêt propre mais parce qu’ils sont indispensables à toute vie et à toute activité économique. Il en va ainsi de l’ensemble des écosystèmes et notamment des milieux humides : des marais, des mangroves, des récifs coralliens, des tourbières, des prairies inondables, des lagunes, des mares et des étangs, en passant par l’ensemble des cours d’eau, ruisseaux et chevelus de tête de bassins versants (qui sont les châteaux d’eau naturels de la France). « Des territoires vulnérables aux aléas climatiques sont le support d’activités économiques fragiles » Depuis des années, nous détruisons nos espaces naturels. 7m² de nature sont bétonnés chaque seconde dans le monde. Ce qui est vrai au Brésil l’est aussi chez nous, d’autant que nous contribuons à cette destruction en important des produits issus de la déforestation. Depuis le début du 18e siècle, ce sont 87 % des zones humides mondiales qui ont été détruites ou dégradées. Selon le Secrétariat de la Convention de Ramsar, entre 1970 et 2015, environ 35 % des zones humides de la planète ont disparu et le rythme de disparition s’est accéléré depuis 2000. Aucune région n’est épargnée. Nous ne pouvons plus nous permettre l’indécence de détruire notre planète dans une logique de profit à court terme et, avec elle, les services vitaux qu’elle nous rend gratuitement. Il s’agirait d’une perte à moyen-long-terme. Après la crise sanitaire, il existe un véritable risque pour que la destruction de nos écosystèmes se poursuive dans l’indifférence générale. Les responsables politiques doivent aujourd’hui prendre conscience que la relance de notre économie est illusoire si elle contribue à neutraliser les services que nous rend la nature, et si elle se fait au mépris des solidarités territoriales. Au-delà de ses multiples conséquences sociales et économiques, cette crise nous offre en effet l’opportunité de faire de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique les nouveaux déterminants de nos politiques publiques, dans lesquelles les zones humides ont un rôle majeur à jouer. Ces terres d’eau sont des territoires pionniers pour la transition écologique et sociale et, comme « Solutions fondées sur la Nature » (SFN), elles sont plus que pertinentes pour répondre aux grands défis sociétaux : santé, sécurité alimentaire, approvisionnement en eau … Définies par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les SfN consistent à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes pour relever directement les défis de société. Elles sont à ce titre plébiscitées dans les derniers rapports du GIEC, de l’IPBES et des Nations Unies sur l’eau et le changement climatique, comme étant indispensables pour répondre à de nombreux enjeux planétaires relatifs à l’eau, et apporter dans le même temps
Les Actes du 4e colloque national des aires marines protégées sont en ligne

L’OFB et le Comité français de l’UICN, organisateurs du 4ème colloque national des aires marines protégées qui s’est tenu à Biarritz en octobre dernier, sont heureux de vous informer de la mise en ligne des Actes du colloque. Plus de 400 acteurs de la mer venus d’horizons variés (État, gestionnaires d’aires marines protégées, socioprofessionnels, scientifiques, associations) ont travaillé intensément durant les trois jours du colloque afin de contribuer à la prochaine stratégie nationale aires marines protégées 2020-2030. Ces Actes reprennent toutes les interventions lors des plénières, dont celles sur : – la contribution des zones de protection forte au bon état du milieu, à la gestion des ressources, à la naturalité des sites – Outre-mer : Quelles ambitions pour 96 % de l’espace maritime français ? Les interventions des panélistes lors des plénières thématiques dédiées aux cinq enjeux de la nouvelle stratégie 2020-2030 : – Un réseau complet et cohérent – Un réseau de qualité grâce à une gestion efficace et efficiente – Un réseau contribuant à des usages durables – Un réseau intégré dans les politiques et les territoires – Un réseau mobilisateur et engageant Les synthèses des conclusions des ateliers stratégiques et des ateliers opérationnels sont présentées sous forme de tableau. Enfin, les résumés des conférences et des cafés des connaissances sont également disponibles (en annexe) Plus d’informations – Télécharger les Actes – Le site internet dédié au colloque – Le programme aires protégées du Comité français de l’UICN photo bandeau © Phoebe Henricks
TRIBUNE Covid-19 « Biodiversité : il faudra tirer les conséquences de cette crise »

Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), craint une « démobilisation sur les enjeux de biodiversité » avec la crise sanitaire actuelle. Or, plaide-t-il, la pandémie devrait justement être considérée comme une nouvelle alerte. Le Congrès mondial de la nature l’UICN qui devait se tenir en juin 2020 à Marseille vient d’être officiellement reporté du 7 au 15 janvier 2021. Cet événement rassemblera toute la communauté internationale de la conservation de la nature pour relancer la mobilisation en faveur de la biodiversité et enrayer son déclin alarmant. Les 1 300 organisations membres de l’Union Internationale pour la conservation de la nature, son réseau de plus de 15 000 experts, ainsi que de nombreux autres acteurs (Etats, agences de l’ONU, associations, institutions scientifiques, entreprises, collectivités…) y sont attendus pour débattre des enjeux et proposer des solutions. Le congrès sera suivi de la COP15 Biodiversité en Chine, dont le report a également été annoncé, qui va dresser le bilan des actions engagées sur les 10 dernières années et adopter le nouveau cadre mondial de la biodiversité pour les 10 prochaines. Ces deux événements internationaux, en France et en Chine, sont une opportunité exceptionnelle de fixer un cap ambitieux et des mesures opérationnelles pour protéger la nature. « Le virus illustre les dangers de la surexploitation des espèces sauvages » Avec la crise sanitaire actuelle, un risque de démobilisation sur les enjeux de biodiversité pourrait arriver et les reléguer en arrière-plan des priorités internationales et nationales. Cependant le Congrès mondial de l’UICN et la COP15 sont plus que jamais nécessaires pour agir pour une planète plus saine et plus durable! L’épidémie mondiale du Covid-19 trouve en effet son origine dans les pressions que nous exerçons sur la biodiversité. Le virus a émergé depuis un marché de Wuhan en Chine en mettant en contact des animaux sauvages, des animaux domestiques et la population humaine. Il est vraisemblablement issu d’une recombinaison virale impliquant plusieurs hôtes sauvages, parmi lesquels des chauves-souris et des pangolins. Il illustre les dangers de la surexploitation des espèces sauvages, considérée comme la 2e grande cause de disparition de la biodiversité dans le monde, à la fois pour la survie des espèces elles-mêmes et pour les humains. Toutes les espèces de pangolins (4 asiatiques et 4 africaines) figurent dans la liste rouge des espèces menacées de l’UICN et font l’objet d’un braconnage et d’un trafic intenses malgré leur inscription à l’annexe 1 de la convention de Washington (CITES) interdisant leur commerce international. On estime que plus de 200.000 individus sont braconnés chaque année dans le monde. « C’est une nouvelle alerte sur le lien entre crise de la biodiversité et crise sanitaire » C’est une nouvelle alerte, ici sans précédent, sur le lien entre crise de la biodiversité et crise sanitaire puisque de précédentes épidémies (Ebola, le SRAS ou la grippe aviaire) avaient aussi trouvé leur origine dans les atteintes à la biodiversité. La dégradation des milieux naturels et le trafic illégal favorisent les contacts avec les espèces sauvages, et donc la transmission de pathogènes aux humains, et déstabilisent le fonctionnement des écosystèmes. La mondialisation de nos échanges et les élevages intensifs accentuent aussi les risques d’apparition et de propagation de maladies. A l’inverse, des écosystèmes préservés et diversifiés permettent d’avoir un système plus résilient et plus régulé. L’Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire publié en 2005 par l’ONU indiquait déjà que l’érosion des écosystèmes pourrait entraîner une augmentation des maladies existantes ainsi qu’un risque accru de nouvelles maladies émergentes. Il montrait aussi tous les services que nous rendent les écosystèmes pour notre santé, la régulation du climat, la pollinisation des cultures et bien d’autres. Il faudra tirer les conséquences de cette crise en intégrant pleinement ses liens avec la dégradation de la nature. La mobilisation engagée pour la protection de la biodiversité en 2020 doit donc impérativement se poursuivre car elle est indispensable au bien-être humain et à une planète plus durable. » Par Sébastien Moncorps, Directeur du Comité Français de l’UICN > Voir la tribune sur le Journal du Dimanche (publiée le 4 avril 2020) > Lire l’article « Le Covid-19 : un symptôme de la crise de la biodiversité » > La page dédiée à notre mobilisation pour Congrès mondial de la nature de l’UICN
Le Covid-19 : un symptôme de la crise de la biodiversité

Face à l’épidémie mondiale de Covid-19 due à la propagation d’un nouveau coronavirus, les prises de parole des scientifiques de l’écologie se sont multipliées ces derniers jours pour alerter sur le lien entre les atteintes que nous faisons subir à la biodiversité et l’émergence de nouvelles maladies infectieuses épidémiques. Pour le Comité français de l’UICN comme pour ces chercheurs, la destruction des habitats naturels, le commerce et la consommation d’animaux sauvages exotiques et les perturbations de toutes sortes imposées aux écosystèmes par les activités humaines, engendrent des déséquilibres écologiques importants qui créent de plus en plus de possibilités de passage des micro-organismes issus de la faune sauvage vers les humains. Comme d’autres épidémies majeures survenues ces dernières années (SRAS, MERS, Sida, Ebola…), ce sont encore une fois les activités humaines et leurs impacts sur l’environnement qui sont pointées du doigt dans la propagation du nouveau virus de type SARS-CoV. Parti d’un marché commercialisant des animaux sauvages à Wuhan en Chine, le pathogène est vraisemblablement issu d’une recombinaison virale impliquant plusieurs hôtes sauvages, parmi lesquels des chauves-souris et des pangolins. Illustrant la pression des trafics sur la faune, ces derniers figurent au rang des animaux les plus braconnés au monde. Malgré le classement des huit espèces de pangolins parmi les espèces menacées de la Liste rouge de l’UICN et leur inscription à l’annexe 1 de la convention de Washington (CITES) interdisant leur commerce international, ces animaux sont victimes d’intenses trafics pour leur viande et leurs écailles, avec une estimation de plus de 200 000 individus braconnés chaque année dans le monde. Cette crise sanitaire d’une ampleur inédite apparaît ainsi comme le symptôme d’une crise plus profonde, celle de la biodiversité. En poursuivant la destruction de la nature comme nous la menons jusque-là, nous nous dirigeons vraisemblablement au-devant de déséquilibres encore plus dangereux pour l’Humanité. Le Comité français de l’UICN appelle donc instamment à ce que cette crise sanitaire agisse comme un signal d’alarme. Il appelle également à poursuivre la mobilisation engagée pour la préservation de la biodiversité dans la perspective du prochain Congrès mondial de l’UICN et de la COP15 Biodiversité (lire la tribune du Directeur du Comité français de l’UICN parue dans le JDD). Pour nous prémunir de nouvelles pandémies dans les prochaines années, elle doit être le déclencheur de changements profonds dans nos façons de produire et de consommer, nos modes d’élevage intensif et notre économie mondialisée. Plus largement, elle doit nous conduire à repenser notre relation avec le vivant pour nous assurer à l’avenir un environnement préservé garant de notre sécurité sanitaire. « L’accélération des pressions humaines sur le reste du vivant, la destruction et l’uniformisation des milieux naturels remplacés par les paysages de l’agriculture industrielle, le commerce incontrôlé et international des plantes et des animaux sauvages au prétexte de traditions locales, voilà certaines des raisons du creusement des inégalités et des sources de quelques émergences sanitaires », selon François Moutou, épidémiologiste et expert de la Commission de sauvegarde des espèces du Comité français de l’UICN. Plus d’informations – La Liste rouge mondiale des espèces menacées – Les décisions prises lors de la COP18 de la CITES Sources et sélection de quelques articles proposés sur ce thème : – Coronavirus : « La disparition du monde sauvage facilite les épidémies » Marianne, 17 mars 2020, interview de Serge Morand (CNRS / Cirad) – Covid-19 ou la pandémie d’une biodiversité maltraitée The Conversation, 25 mars 2020, par Jean-Louis Justine (MNHN) et Philippe Grandcolas (CNRS) – Le Covid-19, symptôme d’une biodiversité maltraitée par l’activité humaine Science et avenir, 31 mars 2020 – « Le problème ne vient pas des espèces animales mais des changements environnementaux issus de nos activités » Actu-environnement, 24 mars 2020, interview de Camille Lebarbenchon (Université de La Réunion)
Marseille adopte une stratégie pour sa biodiversité terrestre et marine

Fruit d’un travail volontaire, issu d’une concertation de plus de trois ans avec l’ensemble des acteurs du territoire marseillais concernés par la biodiversité, la Ville de Marseille accompagnée par le Comité français de l’UICN, a adopté à l’automne 2019, sa stratégie locale et partenariale en faveur de la biodiversité terrestre et marine. A quelques mois du Congrès mondial de la Nature de l’UICN, événement incontournable pour la communauté internationale de la conservation de la nature qui se tiendra à Marseille, la Ville souhaite déployer à cette occasion avec ses partenaires un ensemble d’actions pour permettre la reconquête de la biodiversité sur son territoire. La Ville de Marseille s’est investie depuis plusieurs années en faveur de la biodiversité. La priorité a d’abord porté sur la maitrise foncière des espaces naturels, l’éducation à l’environnement de jeunes marseillais et la gestion écologique des espaces verts. La Ville a souhaité renforcer cette implication par la réalisation d’une stratégie locale partagée de la biodiversité. Ainsi près de 70 structures (universités, associations, établissements publics, collectivités, entreprises) ont contribué à son élaboration avec l’appui du Comité français de l’UICN. Après plusieurs mois d’échanges et de réflexion avec les partenaires, trois enjeux majeurs du territoire ont été définis : 1. Préserver, renforcer et rétablir les continuités écologiques et leurs fonctionnalités, 2. Développer une culture de la nature à Marseille, 3. Améliorer les connaissances scientifiques autour de la biodiversité au niveau local. Ces trois enjeux sont assortis d’une série d’actions opérationnelles qui seront mises en œuvre par la Ville et ses partenaires. A titre d’exemples, on peut citer les mesures suivantes : – Mener des actions de désimperméabilisation des sols dans le tissu urbain -Réhabiliter et renaturer le lit et les berges des cours d’eau (Huveaune, Jarret et Aygalades) pour restaurer la trame verte et bleue – Sanctuariser les dernières zones agricoles péri-urbaines (notamment sur le piémont du massif de l’Etoile) en promouvant l’agro-écologie – Mettre en place des actions pour limiter l’impact des espèces exotiques envahissantes, à l’instar des mesures d’arrachage de plantes invasives (griffes de sorcière, agaves…) sur le littoral prises dans le cadre du programme européen LIFE Habitats Calanques – Mettre en œuvre des projets destinés aux scolaires ou aux jeunes en lien avec la biodiversité (à travers les aires marines éducatives – Soutenir les programmes de recherche sur la biodiversité de la commune déjà engagés par différents laboratoires universitaires (LPED, IMBE, MIO) La stratégie biodiversité de la Ville de Marseille se compose ainsi de deux livrets présentant : – l’un, la stratégie avec ses particularités, ses enjeux, sa gouvernance, ses ambitions et sa communication ; – l’autre, les 3 grands enjeux majeurs du territoires, déclinés en 10 objectifs généraux et 19 objectifs opérationnels, illustrés par des actions. Cette stratégie a été reconnue comme initiative innovante par le Comité français de l’UICN en raison de sa gouvernance qui implique plusieurs services d’une même collectivité, issus de deux directions (Direction de la Mer et Direction de l’Environnement et du Cadre de Vie) désireuses d’améliorer leur transversalité, et de nombreux acteurs du territoire (http://uicn-fr-collectivites-biodiversite.fr/initiatives-innovantes/. pp.78-79). En outre, tout ce travail s’appuie sur la réalisation d’un diagnostic qui décrit l’état des lieux de la biodiversité à Marseille par grandes unités fonctionnelles, une synthèse des activités socio-économiques au niveau local et de leurs impacts sur la nature, et l’ensemble des actions mises en œuvre sur le territoire en faveur de la biodiversité. Celui-ci sera très prochainement publié. Ainsi, le Comité français de l’UICN se félicite de cette première étape marquant l’engagement de la Ville de Marseille et l’appelle désormais à la mise en œuvre de ces actions avec ses partenaires. PLUS D’INFORMATIONS – Téléchargez la stratégie biodiversité de la Ville de Marseille –Consultez la page Internet biodiversité de la Ville de Marseille – Contacts : Florence Clap – Chargée de programme « politiques de la biodiversité » / Anaïs Onno – Chargée de projet partenariat Ville de Marseille – Consultez Le programme Politique de la biodiversité – Consultez le Site internet dédié aux collectivités locales