Dire « non » à l’huile de palme ne ferait que déplacer la perte des espèces, sans y mettre un terme, selon l’UICN
Interdire l’huile de palme augmenterait très certainement la production d’autres cultures oléagineuses pour répondre à la demande d’huile, et ne ferait ainsi que déplacer, sans arrêter, l’appauvrissement significatif de la biodiversité à l’échelle mondiale causé par l’huile de palme, met en garde un rapport de l’UICN. Le rapport de l’UICN, intitulé Huile de palme et biodiversité, est une analyse objective des impacts de l’huile de palme sur la biodiversité mondiale et les solutions possibles. Sachant que les autres cultures oléagineuses requièrent jusqu’à neuf fois plus de terres que l’huile de palme pour la même production, le remplacement de cette dernière par d’autres cultures augmenterait significativement la surface terrestre totale utilisée pour la production d’huiles végétales afin de satisfaire la demande mondiale. Selon le rapport, c’est en évitant davantage de déforestation liée à l’huile de palme que l’on obtiendrait, de loin, les plus gros gains pour la biodiversité. Selon le rapport, l’huile de palme nuit à la biodiversité mondiale : 193 espèces considérées comme menacées par la Liste rouge de l’UICN sont concernées – les orangs-outans, les gibbons et les tigres étant parmi les espèces les plus affectées. Toujours selon le rapport, les impacts de l’huile de palme sur la biodiversité convergent en Malaisie et en Indonésie, mais ils pourraient s’étendre à l’Afrique tropicale et à l’Amérique si la production se développait pour répondre à la demande. L’huile de palme est cultivée dans les régions tropicales riches en espèces, c’est pourquoi son développement peut avoir des effets catastrophiques sur la biodiversité mondiale. Les zones où la culture de l’huile de palme pourrait potentiellement s’étendre abritent plus de la moitié (54%) des mammifères menacés dans le monde, et presque les deux tiers (64%) de tous les oiseaux menacés, selon le rapport. Si d’autres cultures oléagineuses remplaçaient l’huile de palme, les dommages pourraient se déplacer vers des écosystèmes comme les forêts tropicales d’Amérique du Sud ou la savane. Les palmiers à huile produisent 35% de toute l’huile végétale produite dans le monde, sur moins de 10% des terres affectées aux cultures oléagineuses – la plus grande partie de cette huile de palme étant consommée en Inde, en Chine et en Indonésie. Les trois quarts de toute l’huile de palme sont utilisés pour l’alimentation, l’huile de cuisson et dans les aliments transformés. Le reste est utilisé dans les cosmétiques, les produits de nettoyage et les biocarburants. Les auteurs de l’étude ont utilisé des données satellites pour estimer la zone totale plantée, qui est de 18,7 millions d’hectares uniquement pour l’huile de palme industrielle, soit au moins 25 millions d’hectares en incluant les petites plantations. C’est plus que la zone rapportée par les pays producteurs – 21 millions d’hectares pour toute l’huile de palme. « L’huile de palme décime la riche diversité d’espèces de l’Asie du Sud-Est, car elle dévore des pans entiers de forêt tropicale. Cependant, si elle était remplacée par des zones bien plus vastes de champs de colza, de soja ou de tournesol, d’autres écosystèmes et d’autres espèces en subiraient les conséquences. Pour mettre un terme à la destruction, nous devons chercher à avoir une huile de palme exempte de déforestation, et veiller à ce que toutes les tentatives pour limiter l’utilisation de l’huile de palme soient renseignées par une compréhension scientifique solide des conséquences » déclare le principal auteur du rapport et Président du Groupe d’études sur l’huile de palme de l’UICN, Erik Meijaard. Les solutions doivent se focaliser sur l’amélioration de la planification des nouvelles plantations de palmiers à huile, afin d’éviter le déboisement des forêts tropicales ou des zones de tourbières, et sur l’amélioration de la gestion des pans de forêts encore intacts dans les plantations, que l’on appelle « zones mises en réserve ». Au final, l’huile de palme certifiée s’est avérée, jusqu’à présent, à peine plus efficace pour empêcher la déforestation que son équivalente non-certifiée, mais l’approche est encore relativement nouvelle et possède un potentiel pour améliorer la durabilité. Il convient d’accentuer les efforts pour garantir que les engagements en faveur de la durabilité soient respectés et que leur signalement soit transparent, et qu’il reste une demande pour l’huile de palme certifiée. Les auteurs recommandent que les politiques gouvernementales protègent les forêts dans les pays produisant de l’huile de palme et d’autres huiles, et limitent la demande pour les utilisations non-alimentaires d’huile de palme, comme les biocarburants. Enfin, une plus grande sensibilisation des consommateurs dans les principaux pays consommateurs – Inde, Chine et Indonésie – pourrait fortement accroître la demande en huile de palme certifiée. Écrit par le Groupe d’études sur l’huile de palme de l’UICN, en réponse à une résolution de 2016 adoptée par les Membres gouvernementaux et non-gouvernementaux de l’UICN, le rapport vise à fournir une solution constructive pour améliorer la durabilité dans l’industrie de l’huile de palme. Ce rapport ne s’intéresse qu’aux impacts de l’huile de palme sur la biodiversité, et ne prend pas en compte les impacts socio-économiques, que le Groupe d’études étudiera en 2019. Vous pouvez lire le rapport en entier ici. Plus d’informations – Goska Bonnaveira, Relations avec les médias UICN, tél.: +41 79 276 01 85, goska.bonnaveira@iucn.org ; – Ewa Magiera, Relations avec les médias UICN, tél.: +41 76 505 33 78, ewa.magiera@iucn.org
Retour sur le Congrès français de la Nature 2018
Le Comité français de l’UICN a organisé le 7 juin 2018 son Congrès français de la Nature. Son objectif était de lancer une large mobilisation sur les enjeux de la biodiversité dans la perspective de deux grands événements internationaux qui se tiendront en 2020 : le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille et la 15ème Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique à Pékin. Durant cette journée, de nombreuses personnalités du réseau du Comité français de l’UICN ont insisté sur les enjeux de ces deux événements et ont échangé sur les possibilités d’actions et la mobilisation à mettre en place. Une ouverture sous le signe de la célébration Bernard Cressens, Président du Comité français de l’UICN a ouvert le congrès en rappelant ses objectifs, ses enjeux, et en célébrant les 25 ans d’actions pour la nature du Comité français de l’UICN. Il a rappelé l’importance d’agir avec la nature et d’une humanité plus solidaire avec elle. Une présentation exhaustive à retrouver en image sur la page dédiée. > la vidéo de son intervention Marc Magaud, Conseiller principal auprès de la directrice générale de l’UICN, a présenté le message d’Inger Andersen aux membres et experts français de l’UICN sur ses attentes pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN 2020 et les défis auxquels nous devons répondre pour enrayer la perte de biodiversité dans le monde. Il a souligné, qu’au niveau mondial, l’UICN célébrait aussi cette année sur ses 70 ans d’actions depuis sa création en 1948 à Fontainebleau. > la vidéo de son intervention Une matinée dédiée au congrès mondial de la nature 2020 Sonia Pena Moreno, Conseillère biodiversité du programme des politiques globales de l’UICN a tout d’abord présenté le Congrès mondial de la nature de l’UICN et comment ses recommandations ont influencé l’agenda mondial de la conservation de la nature. > la vidéo de son intervention Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN a ensuite expliqué comment le Comité français de l’UICN a contribué aux précédents congrès mondiaux de la nature de l’UICN (organisation d’ateliers et autres événements, motions pour l’Assemblée générale…) et le processus mis en place pour contribuer au congrès de 2020. > la vidéo de son intervention Par la suite, Marc Strauss, Directeur de projet « grands événements internationaux » au Ministère de la transition écologique et solidaire, a rappelé l’importance pour la France de l’accueil du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille pour lancer une dynamique nationale et internationale sur la biodiversité. Il a détaillé l’organisation et les modalités pratiques actuellement prévues, dont les espaces Génération Nature pour sensibiliser le grand public. > la vidéo de son intervention La ville de Marseille, hôte de ce futur congrès était également présente pour parler de l’engagement de la ville dans la biodiversité. Didier Réault, Adjoint au Maire de Marseille, délégué à la mer, au littoral, au nautisme et aux plages, a réaffirmé l’enthousiasme et l’implication de la ville pour faire en sorte que le Congrès mondial de la nature de l’UICN de 2020 soit une réussite. Monique Cordier également adjointe au Maire de Marseille, a adressé un message vidéo aux congressistes, soulignant l’adoption prochaine de la stratégie biodiversité de la ville et le déploiement d’actions d’ici à 2020. > la vidéo de son intervention Christophe Aubel, Directeur général de l’Agence Française pour la Biodiversité a ensuite présenté le plan de mobilisation de l’agence pour la société civile et les citoyens, ainsi que deux clips vidéos de la nouvelle campagne de communication de l’agence (disponible ici). > la vidéo de son intervention Après ces présentations, Patrick Blandin, Président d’honneur du Comité français de l’UICN, a rappelé l’importance de réaffirmer la dimension éthique de la conservation de la nature lors du Congrès mondial de l’UICN en 2020 (> la vidéo de son intervention) et les Président(e)s des Commissions et des Groupes de travail du Comité français de l’UICN ont ensuite énoncé les sujets prioritaires, actuellement identifiés au sein du réseau, pour contribuer au congrès mondial. Des échanges avec la salle ont ensuite eu lieu pour en débattre. > la vidéo des présentations et celle des échanges avec la salle Une après-midi pour lancer la mobilisation pour 2020 et après Jean-François Silvain, Président de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité a débuté cette seconde partie en faisant un état des lieux de la biodiversité dans le monde, basé sur les derniers rapports de l’IPBES. > la vidéo de son intervention Sonia Pena Moreno a présenté les enjeux de la préparation de la 15ème COP de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra quelques mois après le congrès mondial de l’UICN. Il s’agira de dresser le bilan des objectifs d’Aichi et d’adopter un nouveau cadre mondial d’action après 2020 approuvé par les 196 Etats signataires de cette grande convention internationale. > la vidéo de son intervention Lucien Chabason, Conseiller à l’IDDRI (et directeur par intérim) a ensuite présenté les réflexions et options possibles pour avoir un nouvel accord international plus efficace. > la vidéo de son intervention A travers un message vidéo, le Ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, s’est adressé aux congressistes. Il a rappelé sa volonté de porter les enjeux de biodiversité au même niveau que ceux du climat, l’implication de la France pour négocier un nouvel accord international ambitieux, et l’importance des recommandations de l’UICN et du congrès mondial à Marseille pour y parvenir. Il compte aussi impulser une large mobilisation pour la biodiversité en France d’ici 2020 et a annoncé l’adoption d’un Plan Biodiversité en juillet. Michèle Pappalardo, Directrice du cabinet du Ministre, a ensuite présenté plus en détails les ambitions du Ministre et les grandes lignes du Plan Biodiversité qui impliquera tous les ministères. > la vidéo de son intervention Ensuite, une table ronde dédiée à la mobilisation des acteurs pour 2020 a été animée par Jean-Jacques Fresko. Les intervenants de cette table ronde étaient Maud Lelièvre, Déléguée générale à l’association les Eco-Maires et Jérôme Bignon, Sénateur, pour la thématique sur
Comité français de l’UICN : 25 ans d’actions pour la nature
A l’occasion du Congrès français de la Nature 2018, le Comité français de l’UICN publie une plaquette retraçant ses 25 ans d’actions pour la nature. En image découvrez les temps forts du Comité français de l’UICN depuis 1992, année de sa création, et téléchargez ci-dessous la plaquette des 25 ans : La publication sur les 25 ans du Comité français de l’UICN est disponible en téléchargement sur ce lien. Plus d’informations sur nos programmes : – Programme Politiques de la biodiversité – Programme Espèces – Programme Ecosystèmes – Programme Outre-mer – Programme Aires protégées – Programme Coopération internationale – Programme Education et communication
Concours Quarry Life Award : 6 projets se réalisent sous l’œil attentif des jurys et du public !
Le concours international Quarry Life award, organisé par HeildelbergCement, récompense les chercheurs, associations, étudiants, scolaires et citoyens qui mettent en œuvre des projets en faveur de la biodiversité sur ses carrières. Le Comité français de l’UICN est partenaire des filiales françaises d’HeildebergCement, Ciments Calcia et GSM, depuis 11 ans. Il accompagne les porteurs de projets dans leur démarche et apporte son soutien pour l’organisation du concours en France. Des projets sont en cours de réalisation sur six carrières cimentières et de production de granulats en France. Ces projets constituent une opportunité pour favoriser la biodiversité locale et sensibiliser les parties prenantes. Ils se traduisent par de nombreuses actions : des visites de sites avec des scolaires, la création de zones humides, le recensement d’espèces, la réalisation de dessins ou encore l’organisation de réunions avec les parties prenantes locales. Ces initiatives concourent simultanément à des prix nationaux et internationaux. En cours depuis le début d’année, elles se poursuivront jusqu’à la mi-septembre, période à laquelle un rapport sera remis aux jurys national et international pour évaluation. Les lauréats seront connus en fin d’année 2018. Mais d’ici là, les prochaines semaines seront riches en évènements : – jusqu’à la mi-juillet, les porteurs de projets français rencontreront les membres des jurys pour faire le point sur l’état d’avancement des projets et évaluer les actions menées ; – et le public peut aussi s’exprimer ! En effet, chacun peut également apporter sa vision sur les projets en prenant part à un vote, organisé du 11 juin au 20 septembre. Les projets les plus populaires seront mis en avant sur le site internet du concours et lors des cérémonies de remise des prix. Ce vote n’est pas pris en compte dans l’évaluation des projets par le jury. Il permet toutefois de valoriser les idées, concepts, méthodologies et résultats des chercheurs et contribue à la promotion et l’amélioration de la gestion de la biodiversité. Découvrez en vidéo les étapes à suivre pour voter : Pour plus d’informations : – Blog des porteurs de projets français – Etapes à suivre pour voter – Page du partenariat UICN France/ Ciments Calcia-GSM – Les précédents articles sur le concours sont disponibles ici Photo bandeau © Elodie Russier-Decoster
L’UICN France soutient Act4Nature pour la mobilisation des entreprises sur la biodiversité
Le Comité français de l’UICN s’est associé à l’Association Française des Entreprises pour l’Environnement (EpE) pour concevoir et lancer l’initiative Act4Nature afin de mobiliser davantage les entreprises pour la biodiversité dans la perspective de 2020. Le Comité français de l’UICN a participé depuis juillet 2017 à la construction de cette initiative qui a pour but de mobiliser les entreprises pour protéger, valoriser et restaurer la biodiversité. D’autres organisations membres de l’UICN s’y sont également investies, comme le WWF France, Humanité et Biodiversité, la Fondation pour la Nature et l’Homme, France Nature Environnement, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, Noé et le Muséum National d’histoire Naturelle, ainsi d’autres partenaires tels que la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité et l’Agence Française pour la Biodiversité, et des réseaux d’entreprises (AFEP, MEDEF, et Orée notamment). Cette initiative a pour ambition de créer une dynamique collective nationale et internationale, grâce à l’implication de dirigeants d’entreprises de tous les secteurs, entraînant leurs collaborateurs et leurs parties prenantes. A travers un engagement volontaire collectif et des engagements individuels, les entreprises intégreront la biodiversité dans leurs stratégies, leurs activités et leurs chaînes de valeur afin de contribuer aux objectifs fixés par la communauté internationale sur la biodiversité. À ce jour, plus d’une soixantaine de dirigeants d’entreprises ont rejoint la démarche. Bernard Cressens, président du Comité français de l’UICN, interpelle ces dirigeants sur l’urgence de la mobilisation. Un des points d’orgue de cette initiative sera le 10 juillet prochain. A cette date, EpE et ses partenaires organiseront un événement, sur invitation exclusivement, pour célébrer l’engagement de ces nombreuses entreprises. Le déploiement de cette mobilisation est indispensable face au déclin alarmant et continu de la biodiversité ainsi que pour préparer les deux grandes échéances de 2020, le Congrès mondial de l’UICN à Marseille et la COP15 de la Convention sur la Diversité Biologique à Pékin. Plus d’informations Site internet de l’initiative : www.act4nature.com Contacts : Florence CLAP, Chargée de Programme ‘Politiques de la Biodiversité’ +33 (0)1 47 07 78 58
L’UICN France encourage les collectivités a déployer leurs initiatives innovantes pour la biodiversité
L’UICN France publie aujourd’hui une étude qui identifie 15 leviers d’action pour que les collectivités territoriales agissent et innovent en faveur de la préservation de la biodiversité. Ils sont illustrés par un échantillon d’initiatives innovantes qui sont autant de sources d’inspiration pour renforcer leur mobilisation, dans la perspective du congrès mondial de l’UICN à Marseille et de la COP Biodiversité en 2020. Ces leviers d’action sont la formation et la sensibilisation des différents publics aux enjeux de la biodiversité, la mise en œuvre collégiale de stratégies, le développement de partenariats entre acteurs, la mise en place de marchés verts et de la bioconditionnalité dans les aides publiques, l’intégration de la biodiversité dans la commande publique, ou encore l’acquisition, l’usage et la gestion du foncier en faveur de la biodiversité par exemple. Parmi les initiatives innovantes menées par les collectivités françaises, qui les illustrent, on y retrouve : – les Jardins Naturels Sensibles du département de l’Essonne pour sensibiliser les citoyens aux enjeux de biodiversité ; – le partenariat entre la commune de Hamel et une entreprise pour préserver des populations d’abeilles sauvages ; – la création d’un observatoire socio-environnemental sur le territoire du Parc Naturel Régional des Baronnies provençales ; – le jeu en ligne « Ecosysgame » qui sensibilise aux enjeux de la biodiversité en Aquitaine ; – l’implantation de détecteurs de faune sauvage sur les routes, par le département de l’Isère, pour limiter les collisions avec les automobilistes ; – l’élaboration d’une stratégie biodiversité de la Ville de Marseille, impliquant les différents services de la municipalité. Ce rapport propose également un point synthétique sur les principales compétences des différents échelons de collectivités en matière de biodiversité, et sur la nouvelle gouvernance territoriale qui les accompagne, suite aux récentes évolutions législatives. L’objectif de cette publication est ainsi de fournir aux collectivités, et plus largement à l’ensemble des acteurs des territoires, une source d’information et d’inspiration fondée sur la valorisation des bonnes idées et des bonnes pratiques existantes. C’est en effet leur démultiplication qui permettra de renforcer et d’améliorer l’action collective en faveur de la biodiversité. L’UICN France poursuivra la valorisation des initiatives exemplaires et innovantes menées par les collectivités françaises, afin de renforcer leur mobilisation, indispensable dans la perspective de la tenue du Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille et de la grande conférence de la Convention sur la diversité biologique en 2020. Plus d’informations – Télécharger la publication – Le communiqué de presse – Découvrir les travaux de l’UICN France sur la mobilisation des collectivités territoriales en faveur de la biodiversité – Contact : Florence Clap, Chargée de programme « politiques de la biodiversité », tél : 01.44.05.73.69
L’UICN France recommande d’investir dans les Solutions fondées sur la Nature
Que sont les Solutions fondées sur la Nature ? Comment peuvent-elles permettre de lutter contre les changements climatiques et réduire les risques naturels en France ? Le Comité français de l’UICN répond à ces questions dans une publication apportant une explication détaillée, 14 exemples de projets, et des recommandations pour les déployer. Il est crucial d’investir aujourd’hui de façon spécifique et ambitieuse dans les Solutions fondées sur la Nature. Ces initiatives mettent en valeur le rôle fondamental que jouent des écosystèmes préservés et diversifiés dans la régulation du climat et la limitation des impacts des catastrophes naturelles. Elles répondent, dans le même temps, aux enjeux de conservation de la nature, face à l’érosion continue de la biodiversité. L’Accord de Paris sur le climat a reconnu le rôle des forêts, des océans et des autres écosystèmes naturels pour relever le défi climatique. Cependant, les solutions opérationnelles actuelles relèvent principalement de la transition énergétique (économies d’énergie, énergies renouvelables, efficacité énergétique, diminution des énergies fossiles…) et ne reposent pas assez sur celles offertes par les écosystèmes. Les Solutions fondées sur la Nature jouent pourtant un rôle fondamental dans la captation et le stockage de carbone et offrent des opportunités réelles pour atténuer les effets des changements climatiques et des risques naturels. Les actions de protection, de gestion durable et de restauration des écosystèmes sont des réponses indispensables à la lutte contre les changements climatiques. Il est ainsi nécessaire de mieux faire connaître la pertinence et la nécessité de recourir aux Solutions fondées sur la nature. Une meilleure connaissance des Solutions fondées sur la Nature… Dans le prolongement de sa mobilisation à l’occasion de la COP21, le Comité français de l’UICN présente ici de façon détaillée le concept de Solutions fondées sur la Nature dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques et de la réduction des risques naturels. Les liens étroits entre biodiversité et climat, et l’interdépendance de ces enjeux, y sont soulignés. Cette présentation est illustrée par 14 projets mis en œuvre sur le territoire français, sélectionnés parmi les actions des organismes membres et des partenaires du Comité français de l’UICN. …et des recommandations pour les mettre en œuvre et les déployer Pour investir dans les Solutions fondées sur la Nature, le Comité français de l’UICN recommande de valoriser les bénéfices conjoints pour la biodiversité et le climat ou les risques naturels et de les quantifier. Il est également nécessaire d’associer les différents acteurs du territoire concerné et de s’assurer d’un portage politique. Des moyens humains et financiers spécifiques doivent être consacrés à ces actions. Les Solutions fondées sur la Nature doivent être intégrées dans les stratégies climat et la planification territoriale. Enfin, elles doivent s’inscrire dans la durée et à une échelle spatiale suffisante pour apporter des réponses efficaces à des enjeux tels que les inondations, l’érosion côtière, les îlots de chaleur en ville ou les incendies. Plus d’informations – Télécharger la publication – Le programme Ecosystèmes du Comité français de l’UICN – Les solutions fondées sur la nature – Contact : Pauline Teillac-Deschamps – Chargée de programme « écosystèmes » / Sébastien Moncorps – Directeur du Comité français de l’UICN © Alexis Ducousso
7 juin en direct : Congrès français de la Nature 2018
Le Comité français de l’UICN organise le 7 juin 2018 à Paris son Congrès français de la nature. Son objectif est de lancer une large mobilisation sur les enjeux de la biodiversité dans la perspective de deux grands événements internationaux qui se tiendront en 2020 : le Congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille et la 15ème Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique à Pékin. OBJECTIF BIODIVERSITE 2020 L’organisation de ces deux événements offre une opportunité unique de placer la biodiversité au cœur de l’agenda politique, national et international, ainsi que de sensibiliser le grand public et mobiliser le plus grand nombre d’acteurs possibles en faveur de la conservation de la nature. C’est aussi une formidable opportunité de valoriser les expériences et l’expertise françaises auprès de la communauté internationale de la conservation rassemblée par l’UICN, et de contribuer directement à l’identification et la mise en œuvre de solutions pour stopper l’érosion de la biodiversité. Durant cette journée, de nombreuses personnalités du réseau du Comité français de l’UICN présenteront les enjeux de ces événements et échangeront sur les possibilités d’actions et la mobilisation à mettre en place. UNE CAPTATION VIDÉO EN LIVE Le Congrès sera filmé durant toute cette journée placée sous le signe de la mobilisation. Il sera diffusé en direct sur notre chaîne Youtube sur ce lien : https://youtu.be/9XBoNlx5zCk DES INFORMATIONS EN CONTINU SUR TWITTER Durant le congrès des actualités seront publiées sur le compte Twitter du Comité français de l’UICN @UICNfrance. Vous pourrez vous aussi réagir sur le Congrès et suivre son actualité avec le hashtag #CongresUICNFrance Plus d’informations – Le programme – La chaîne Youtube du Comité français de l’UICN – Pour toute question, veuillez envoyer un message à l’adresse : congres2018@uicn.fr Nota : Les inscriptions sont closes