Concours Quarry Life award : les projets français se concrétisent !
Le concours international « Quarry Life award » récompense les projets en lien avec la biodiversité sur les carrières du groupe HeidelbergCement. Accompagnés par les entités françaises d’HeidelbergCement (Ciments Calcia et GSM) et l’UICN France, les candidats mettent actuellement en œuvre leurs projets. Des actions de gestion, des sensibilisations et des échanges fructueux entre les parties prenantes et l’entreprise sont au rendez-vous ! Le Groupe HeidelbergCement organise tous les deux ans le « Quarry Life Award », un concours international dédié à la biodiversité. Chercheurs, associations, étudiants, scolaires et citoyens sont invités à proposer des projets sur la biodiversité dans les carrières du groupe. 10 propositions françaises, soumises fin 2017, ont été analysées par un jury national composé de représentants de l’entreprise et de parties prenantes externes (Agence française pour la biodiversité, Muséum National d’Histoire Naturelle, bureau d’études Ecosphère, association Entreprises pour l’environnement, organisation professionelle UNICEM). Les 6 projets retenus sont entrés dans une phase de mise en œuvre. Mieux connaître les papillons de nuit sur la carrière de La Huellerie, aménager une frayère à brochets à Saint Maurice-la-Clouère et restaurer une zone humide à Charny-sur-Meuse constituent autant d’objectifs que se sont fixés les porteurs de projets au sein de l’axe « recherche, gestion de la biodiversité ». Les démarches de sensibilisation sont également à l’honneur dans le second axe du concours, intitulé « initiatives sociétales ». La création d’une bande dessinée à Aressy et le déploiement des sciences participatives sur les carrières de Bazoches et de Blanquefort renforcent les liens avec le grand public et les scolaires. Ces projets participent simultanément aux niveaux national et international du concours Quarry Life Award. Les projets seront évalués sur site, lors des visites du jury national et international cet été, et à la lecture d’un rapport remis par le porteur de projet en septembre. Les lauréats seront révélés cet automne. Le public est également invité à s’exprimer sur son projet préféré. Un vote sur le site internet du concours sera organisé de fin mai jusqu’au 20 septembre. Les informations pratiques pour y prendre part seront transmises courant mai. L’UICN France, partenaire biodiversité national de Ciments Calcia et de GSM depuis 10 ans, contribue à l’organisation du concours en France et accompagne au plan technique les porteurs de projets. Plus d’informations – Consultez les blogs des projets français – Consultez la page dédiée au partenariat UICN France / Ciments Calcia-GSM Photo bandeau © Elodie Russier-Decoster
Pour l’introduction de chambres et d’un parquet spécialisés dans l’environnement
Dans une tribune au « Monde », Sébastien Mabile, avocat spécialisé dans le contentieux environnemental et président de la commission du droit et des politiques environnementales de l’UICN France, plaide pour l’introduction de chambres et d’un parquet spécialisés dans l’environnement. Erosion de la biodiversité, pollutions diverses, événements météorologiques extrêmes liés au changement climatique… Les contentieux qui découlent de la dégradation de l’environnement se multiplient en France, comme ailleurs. Pourquoi ? Il y a une volonté des citoyens d’avoir accès à un environnement sain et à un cadre de vie de qualité. Une sensibilité particulière aux questions liées à la santé et à l’environnement à la suite des récents scandales sanitaires, et une prise de conscience quant à l’importance de la biodiversité émergent enfin. Selon l’Office national de la délinquance et des réponses pénales, plus de 78 000 infractions environnementales ont été constatées en 2016, soit plus de 200 par jour : c’est donc loin d’être marginal. La justice française semble pourtant encore peu organisée pour traiter ces affaires… En 2016, selon le ministère de la justice, seules 18 % des infractions signalées dans le domaine environnemental ont fait l’objet de poursuites pénales, contre 46 % pour l’ensemble des infractions. Pourtant, le taux d’auteurs « poursuivables » est similaire à celui des autres types d’infractions. Dans les faits, les atteintes à l’environnement sont traitées par la justice comme des infractions mineures, faute, souvent, pour les magistrats, de maîtriser les enjeux et la complexité qui caractérise le vivant. En matière pénale, les atteintes aux personnes sont évidemment traitées en priorité par rapport aux atteintes à l’environnement. Dans un contexte de crise de l’institution judiciaire, la réponse pénale n’est donc pas à la hauteur des attentes des citoyens. Une multitude d’infractions, comme les dépôts sauvages d’ordures ou les petites pollutions agricoles, ne sont tout simplement pas poursuivies. Par ailleurs, le parquet privilégie très largement les procédures alternatives aux poursuites, même pour des atteintes plus graves à l’environnement. Ainsi, la vocation pédagogique du procès pénal disparaît. Comment y remédier ? Il faudrait centraliser les procédures des atteintes à l’environnement au sein de certains « grands » tribunaux de grande instance, afin de donner aux juges un volume d’affaires suffisant, seul susceptible de les inciter à s’investir dans la formation. Plus de 40 pays – dont le Chili, la Chine, l’Inde, le Kenya, la Suède ou la Nouvelle-Zélande – se sont déjà engagés dans la voie de la spécialisation en matière de contentieux environnemental, parfois en nommant des spécialistes des sciences de la vie qui participent à la formation de jugement. Une étude de droit comparée a été réalisée et est disponible ici : http://www.tribunaux-environnement.fr. En France, il ne s’agit donc pas de créer des « tribunaux verts », mais des chambres spécifiques au sein des juridictions de droit commun en s’appuyant sur l’expérience des juridictions du littoral maritime spécialisées (Julis) créées en 2001. Au nombre de six, elles traitent les dossiers de rejets de polluants – volontaires ou accidentels – dans les eaux territoriales. Leur compétence a été récemment étendue aux atteintes au patrimoine culturel maritime. La spécialisation de magistrats du siège et du parquet qui les composent a permis de faire émerger une jurisprudence cohérente et de faire baisser sensiblement le nombre de pollutions marines. Il est également indispensable de créer un parquet national spécialisé, disposant de relais régionaux, et qui constituerait un interlocuteur privilégié pour les victimes de dommages environnementaux. L’Espagne l’a fait en 2003, en mettant en place un parquet national consacré à l’environnement et à l’urbanisme. Le procureur national dispose de 90 procureurs délégués dans les provinces et d’agents de la Guardia Civil pour enquêter. Plus solides, les affaires sont davantage poursuivies et le taux de condamnation pour les atteintes environnementales a considérablement augmenté. Le droit de l’environnement restaure ainsi sa vocation répressive, donc dissuasive. Sébastien Mabile est le président de la commission droit et politiques environnementales du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Plus d’informations Cette tribune est disponible sur ce lien CONTACT Florence Clap, Chargée du programme « Politiques de la biodiversité »
Journée mondiale de l’eau : la réponse est dans la nature
A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau 2018, les solutions fondées sur la nature pour lutter contre les inondations, l’érosion du sol ou encore la sécheresse sont mises à l’honneur par l’ONU. L’objectif est de montrer les différentes manières dont la nature peut nous venir en aide pour surmonter les défis de l’eau du 21ème siècle. Thème 2018 — « L’eau : la réponse est dans la nature » Les solutions fondées sur la nature sont les actions qui s’appuient sur les écosystèmes afin de relever les défis sociétaux comme la lutte contre les changements climatiques ou la gestion des risques naturels par exemple. En effet, les réponses à apporter à ces défis dépendent, d’une manière ou d’une autre, du bon fonctionnement des milieux naturels, qu’ils soient terrestres, littoraux ou marins. Ainsi, des écosystèmes sains, résilients, fonctionnels et diversifiés permettront le développement de solutions au bénéfice de nos sociétés et de la biodiversité, notamment dans le contexte des changements globaux. La gestion des risques naturels liés à l’eau a, jusqu’à maintenant, largement fait appel aux techniques d’infrastructures d’ingénierie classique ou aux technologies. Barrages, digues, enrochements, retenues collinaires ont été mis en place sur de nombreux territoires mais peinent à réduire l’impact des aléas dont l’intensité et/ou la fréquence pourront être amplifiées par les changements climatiques. De surcroît, ils participent en général à la dégradation des écosystèmes au sein desquels ils sont implantés et empêchent leur dynamique naturelle. Cependant les écosystèmes et la biodiversité constituent une opportunité, forte et réelle, pour répondre à ces défis actuels, tout en apportant d’autres avantages à travers les services écosystémiques. Par exemple, les zones humides participent à la régulation des inondations et protègent les ressources en eau lors de sécheresses. La végétalisation des villes participe également à la réduction des risques d’inondations en favorisant l’infiltration de l’eau et en limitant le ruissellement. 33 des 105 plus grandes villes du monde tirent aussi leur eau potable de lieux de captage situés dans des zones protégées. Des écosystèmes protégés et/ou gérés durablement apportent ainsi une large gamme de bénéfices aux populations humaines : maintien d’un sol vivant permettant l’infiltration de l’eau et le stockage de carbone, barrière physique protectrice sur les côtes, stockage et redistribution de l’eau, espaces de tourisme et de loisirs… L’humanité a besoin de l’eau De la sécurité alimentaire et énergétique à la santé humaine et environnementale, l’eau contribue à l’amélioration du bien-être social et à une croissance équitable, dont dépendent des milliards d’individus, ainsi qu’au fonctionnement du système vivant de la planète. L’objectif de développement durable n°6 – Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau – a notamment pour cible de réduire de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et d’augmenter considérablement, à l’échelle mondiale, le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau. La protection et la restauration des écosystèmes font parties de la solution pour répondre aux enjeux actuels et futurs de l’eau. Plus d’informations – Article dédié sur le site internet des Nations Unies – Les Solutions fondées sur la Nature – Le programme « Ecosystèmes » de l’UICN France
Le Comité français de l’UICN partenaire de #NaturePourTous
#NaturePourTous est une initiative lancée par l’UICN pour accroître l’action collective en faveur de la conservation de la nature. Le Comité français de l’UICN s’est joint aux 175 partenaires mondiaux actuellement engagés au sein de ce mouvement mondial afin de permettre au plus grand nombre de tisser des liens avec la nature. Le mouvement #NatureForAll en anglais ou #NaturePourTous en français, repose sur une idée très simple : plus les gens auront des expériences avec la nature, s’en rapprocheront et communiqueront leur amour de la nature, plus le soutien pour sa conservation sera grand. L’UICN France avec son programme Education et Communication et les experts de sa Commission, a tenu à devenir partenaire de ce mouvement afin de mettre en avant les actions de communication et les projets éducatifs de ses membres. Une étude a ainsi été réalisée (prochainement disponible) pour recenser ces différentes activités. Elle sera le réservoir à Success Stories de l’UICN France pour faire connaître les initiatives françaises à la coalition mondiale #NaturePourTous. L’ensemble des partenaires du mouvement pourront s’en inspirer pour créer des expériences et des liens avec la nature. #NaturePourTous rejoint également directement les objectifs de la Fête de la Nature, lancée par l’UICN France et le magazine Terre Sauvage, avec ses membres et partenaires, qui sont de rapprocher le public de la nature, en contact avec elle, pour découvrir ou re-découvrir toutes ses richesses. L’association « Fête de la Nature », qui gère l’événement, est ainsi également devenu partenaire de #NaturePourTous. La 12e édition de la Fête de la Nature se tiendra du 23 au 27 mai 2018. REJOIGNIEZ VOUS AUSSI LE MOUVEMENT Depuis un an, le nombre de partenaires rejoignant la dynamique #NaturePourTous ne cesse d’augmenter. Ils proviennent de 36 pays (tous des 11 régions de l’UICN) apportant ainsi leurs idées et leurs savoir faire au bénéfice de #NaturePourTous. En tant que membre du Comité français de l’UICN, vous prenez déjà part à des pratiques respectueuses de la nature. Pourquoi ne pas le faire connaître en devenant partenaire de #NaturePourTous ? En tant que partenaire, vous prendrez connaissance du travail réalisé par d’autres organisations, et vous mettrez en valeur celui de votre propre organisation (success stories). En faisant partie du mouvement #NaturePourTous, vous pousserez d’autres personnes et d’autres organisations à en faire de même. Les partenaires du mouvement, en unissant leurs efforts, donnent ainsi à #NaturePourTous une voix unie pour montrer de quelle façon le bien-être de tous est directement lié à celui de la nature. Avec #NaturePourTous, vous ferez partie d’un mouvement mondial avec une influence plus forte ! – Devenir partenaire du mouvement #NaturePourTous – Formulaire pour devenir partenaire (FR) RESTEZ À L’ÉCOUTE POUR DE NOUVELLES INITIATIVES EN 2018 Plusieurs réunions et événements organisés en 2018 seront des occasions de présenter et promouvoir le travail des partenaires de #NatureForAll. Si vous souhaitez contribuer au mouvement en envoyant des expériences d’éducation à la nature, mettre en place une initiative, devenir partenaire, obtenir des documents de communication (les messages clés du mouvement, des PowerPoint, etc.), rendez-vous sur le site internet du mouvement. PLUS D’INFORMATIONS – Site internet de #NatureForAll – Contact #NatureForAll: info@natureforall.global – Tout savoir sur #NaturePourTous – Contacts du programme Education et Communication de l’UICN France : florence.clap@uicn.fr, en charge du programme Education et Communication et emilie.dupouy@uicn.fr, Chargée de communication
Le concours Capitale française de la biodiversité 2018 est lancé
L’Agence française pour la Biodiversité (AFB), l’agence régionale pour la Biodiversité en Île-de-France (ARB îdF), et Plante & Cité organisent la huitième édition du concours national « Capitale française de la Biodiversité » dont le thème est « Conception et gestion écologique des espaces de nature ». Le Comité français de l’UICN s’est une nouvelle fois associé à ce concours national qui récompense les collectivités locales qui s’engagent dans la préservation de la biodiversité. Le concours Capitale française de la Biodiversité s’adresse depuis 2010 aux communes et aux intercommunalités françaises. Il est soutenu par les ministères de la Cohésion des Territoires et de la Transition écologique et solidaire, et s’appuie sur de nombreux partenaires, réunis au sein de son Comité scientifique et technique. Les objectifs de l’opération sont multiples : pédagogie (donner des idées d’action aux agents et élus des collectivités), transversalité (créer du dialogue entre différents services et élus au sein de la collectivité), valorisation et promotion (par le biais des trophées et des « libellules » accordées) et enfin identification et partage mutuel des bonnes pratiques (par le biais du recueil d’action, des ateliers régionaux et des visites de terrain). Qui sera élue « Capitale française de la Biodiversité 2018 » ? L’édition 2018 mettra en avant les actions de communes et intercommunalités françaises en matière de conception écologique des espaces de nature (depuis la trame verte et bleue en passant par les plans paysages intégrant les fonctionnalités écologiques jusqu’à la restauration écologique et la création de nouveaux espaces de nature) et de gestion écologique, qu’il s’agisse d’espaces de nature ordinaire ou plus spécifique, espaces verts urbains tout autant que réserves naturelles. Une courte vidéo pédagogique a été réalisée par l’Agence régionale de la Biodiversité en Île-de-France (ARB îdF) avec le soutien de l’IFORE, de l’AESN et de l’AFB (Ecophyto). Elle synthétise les enjeux et actions possibles pour le milieu urbain. Un concours organisé en plusieurs phases L’opération comprend une phase de sensibilisation et d’information au travers d’ateliers régionaux en mars et avril, un questionnaire à remplir par les collectivités et à renvoyer au plus tard le 14 mai 2018, une phase d’évaluation des candidatures et de visites de terrain de juin à septembre, et une phase de valorisation à l’automne avec la communication du palmarès 2018 et la publication du recueil d’actions exemplaires des collectivités autour du thème de l’année. Toutes les collectivités peuvent choisir de participer « à la carte » : – simplement établir un état des lieux de leurs pratiques dont le niveau de performance sera évalué et reconnu par l’appellation « Village-Nature », « Ville-Nature » ou « Intercommunalité » de niveau 1 à 5 libellules, – présenter en complément 3 actions exemplaires et concourir au titre de « Capitale française de la Biodiversité 2018 » ! Nouveauté 2018 : les villages peuvent participer aussi ! Un réseau de territoires mobilisés pour la nature Depuis 2010, l’opération Capitale française de la biodiversité identifie, valorise, anime les échanges entre les meilleures collectivités françaises mobilisés pour la biodiversité et les acteurs institutionnels, associatifs, publics et privés. Elle constitue de fait aujourd’hui un réseau informel efficace pour le partage et la mutualisation d’expériences réussies en matière d’action concrète en faveur de la biodiversité. Cette opération participe depuis le début à la dynamique du Plan Nature en Ville initié et animé par l’Etat, et à l’ambition de contribuer à la dynamique d’engagement volontaire des acteurs dans le cadre de la Stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020. Plus d’informations – Site internet du concours : www.capitale-biodiversite.fr – Le questionnaire de l’édition 2018 – Les ateliers déjà programmés pour 2018 – La vidéo pédagogique – La composition du Comité Scientifique et Technique 2018 – En savoir plus sur les lauréats des précédentes éditions Contacts – Gilles Lecuir, Agence régionale de la Biodiversité en Île-de-France gilles.lecuir@iau-idf.fr tél. 06 09 69 00 61 – Aurore Micand, Plante & Cité aurore.micand@plante-et-cite.fr tél. 02 22 06 41 27 – Anne Lambert, Agence française pour la biodiversité anne.lambert@afbiodiversite.fr tél. 04 67 10 76 68
Lancement de l’outil de gestion écologique des espaces verts « EcoLogiCal »
Pour le lancement de leur outil « EcoLogiCal », l’entreprise Veolia et l’association Noé ont organisé une matinale sur la gestion écologique des espaces verts avec le Comité français de l’UICN le 15 février dernier. En présence du sénateur Joël Labbé, à l’origine de la loi portant son nom interdisant l’usage des produits phytosanitaires dans les espaces publics, et d’Ecocert-Environnement, les participants ont présenté des retours d’expériences et plusieurs témoignages. La loi biodiversité du 8 août 2016 et la loi Labbé du 1er janvier 2017 ont renforcé le cadre réglementaire sur la protection de la biodiversité et l’utilisation des pesticides. Elles apportent ainsi de nouveaux élément de réponse face aux problématiques de destruction et dégradation des écosystèmes. A travers les nombreux témoignages des acteurs présents, la matinale a permis d’inspirer de nouvelles collectivités et entreprises dans leurs actions en faveur de la biodiversité, en démontrant notamment qu’une gestion écologique des espaces verts peut être simple, économique et présenter de nombreux bénéfices : réduction des coûts de gestion, engagement RSE et implication des salariés pour les entreprises, implication des habitants pour les collectivités, etc. Le calculateur écologique EcoLogiCal, co-créé par Veolia et l’association Noé a été présenté : gratuit et accessible à tous via internet, il a pour objectif d’accompagner les gestionnaires d’espaces verts, qu’ils soient publics ou privés, dans leur transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Sur la base d’une auto-évaluation, l’outil permet de comparer les bilans économiques et écologiques entre une gestion différenciée et une gestion traditionnelle, tout en proposant des conseils personnalisés. Le Comité Français de l’UICN, s’est félicité des nombreux bénéfices de l’outil, que cela soit sur le plan environnemental, économique et territorial. Il a profité également de cette matinale pour rappeler les objectifs internationaux et nationaux en matière de biodiversité actuels et futurs et aussi encourager les entreprises et les collectivités territoriales à déployer ces initiatives sur l’ensemble de leurs sites. Plus d’informations – L’outil EcologiCal – Vidéo de présentation de l’outil – Vidéo de la matinale – Programme Politiques de la biodiversité de l’UICN France
Portrait biodiversité de Noé
Valérie Collin Secrétaire Générale de Noé Qu’est ce que Noé ? Association d’intérêt général, Noé a pour mission de sauvegarder la biodiversité. Cette mission s’incarne au travers de programmes de conservation d’espèces et de leur milieu naturel, mais également à travers des programmes de sciences participatives et des campagnes de mobilisation encourageant les changements de comportements en faveur de la biodiversité. Quelles sont vos missions au service de la biodiversité ? Aux côtés de grandes ONG qui oeuvrent à la préservation d’espèces emblématiques, Noé s’attache quant à elle à préserver la biodiversité ordinaire. Pour cela, nous organisons nos programmes d’actions selon 4 missions : Reconnecter l’Homme à la nature, Restaurer la biodiversité ordinaire, Protéger les espaces naturels à l’international et Sauvegarder les espèces menacées. Noé agit sur le terrain, dans une logique de résultats, avec des messages optimistes et rassembleurs, en proposant des solutions innovantes pour que tout un chacun, entreprises et collectivités, puissent s’impliquer concrètement pour sauvegarder la biodiversité dont nous dépendons tous au quotidien pour les innombrables biens et services qu’elle nous rend. Pouvez-vous nous présenter une action phare de votre organisme ? Difficile de faire un choix, mais je dirai quelques mots de notre programme de gestion des zones humides et de conservation du pélican frisé dans le bassin méditerranéen. L’objectif principal du programme est la conservation des pélicans frisés et de leur habitat dans trois zones humides d’importance internationale (Ramsar, IBA et UNESCO) en Albanie, en Grèce et au Monténégro. L’espèce est actuellement fortement menacée par les activités humaines, dans les années 90, il ne restait au Monténégro qu’une douzaine d’individus. Au cours des cinq dernières années, le programme mis en œuvre par Noé, avec la participation active de partenaires locaux, a obtenu des résultats remarquables en matière de conservation : la population de pélicans a plus que doublé en couples reproducteurs et en oisillons dans la zone des Balkans. L’Albanie et le Monténégro ont maintenant une population stable de nids de pélicans avec d’excellents résultats de nidification. Les résultats positifs obtenus dans cette région ont classé le programme parmi les récits de conservation les plus réussis en Europe occidentale. Pourquoi avez-vous adhéré au Comité français de l’UICN ? Notre adhésion au Comité français de l’UICN a été motivée par notre volonté de rejoindre un formidable réseau d’acteurs de la conservation et d’experts de terrain, capables de répondre aux grands enjeux de préservation de la biodiversité. Le Comité français est par ailleurs un des seuls acteurs en capacité de porter les messages de ses membres auprès des décideurs, à toutes les échelles, du local à l’international, ce qui valorise nos actions. Quelle est votre priorité pour les années à venir ? Avec la révolution industrielle, l’homme a détruit et dégradé les milieux naturels et la biodiversité associée à ces milieux s’est considérablement appauvrie. Pour répondre à l’urgence de la situation, Noé propose de lancer une campagne nationale ambitieuse de restauration de la biodiversité ordinaire, « Recréons la France de la Nature ! ». Cette campagne sera basée sur la mobilisation de toutes les parties prenantes à toutes les échelles du territoire pour la mise en œuvre de programmes de restauration de la biodiversité ordinaire sur le terrain. L’objectif de cette campagne est d’impulser une dynamique durable de mobilisation et d’action en faveur de la biodiversité, et d’initier des changements profonds dans nos habitudes et nos modes de consommation. Plus d’informations – Site internet de Noé : http://noe.org/