Découvrez le panorama des services rendus par les écosystèmes en France

Le Comité français de l’UICN présente un panorama des services rendus par les écosystèmes forestiers, marins et côtiers, urbains, montagnards, d’eau douce et agricoles en France. Chaque écosystème a fait l’objet d’une brochure (6 au total) qui visent, sur la base des connaissances scientifiques et d’exemples concrets, à mieux connaître les services rendus par les écosystèmes en France pour sensibiliser les différents acteurs à l’importance de préserver la biodiversité sur notre territoire. Elles concernent à la fois les milieux naturels métropolitains et ultramarins. Elles présentent, dans un premier temps, chaque écosystème concerné et ses spécificités. Puis, l’ensemble des services fournis par les écosystèmes, définis selon la typologie du Millennium Ecosystem Assessment (MEA) (support, approvisionnement, régulation, culturel) y sont détaillés et illustrés par des exemples recensés en France. Outre les services d’approvisionnement (bois, poissons, produits alimentaires…) souvent bien identifiés, ce panorama souligne les multiples services issus des écosystèmes français tels que la régulation de la qualité de l’eau, des risques naturels (inondations, tempêtes, glissement de terrain…) ou encore du climat mais aussi leur importance pour les loisirs, le bien-être physique et psychologique, la culture et l’éducation. Aujourd’hui, les diverses menaces qui dégradent les écosystèmes conduisent à une régression de la biodiversité riche et originale de ces milieux naturels et à réduire les bénéfices apportés pour notre société. Préserver nos milieux naturels est ainsi indispensable pour maintenir leur bon état écologique, la diversité du vivant qu’ils abritent, et la multitude des services qu’ils nous rendent.    Plus d’informations – Pour plus de détails, l’ensemble des documents est disponible ci-dessous et dans la rubrique « Publications« . – Pour toute question, merci de contacter : Justine Delangue, Chargée de mission « services écologiques »

Journée Mondiale des Zones Humides : les découvrir, les préserver

Chaque année, une pluralité d’acteurs se mobilise dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides (JMZH) pour sensibiliser le public à la préservation des milieux humides et faire connaître leur importance écologique. L’édition 2018, intitulée « Des zones humides pour les villes de demain », proposera une multitude d’activités partout en France (métropole et les outre-mer) sur les enjeux qui entourent la disparition des zones humides et les solutions à mettre en oeuvre pour préserver et utiliser de manière durable ces écosystèmes uniques. En effet, à l’heure où près de quatre français sur cinq vivent en ville, les villes doivent faire face à de multiples enjeux : l’adaptation au changement climatique, la lutte contre le mal-être urbain, la préservation de la nature en ville, le développement de l’économie locale ou encore la qualité des eaux, potables comme de baignade, et bien d’autres problématiques. Les zones humides jouent un rôle important sur ces enjeux en fournissant de nombreux services écologiques pour le bien-être humain (voir aussi l’infographie ci-contre) et leur protection et restauration sont des solutions fondées sur la nature pour y apporter des réponses concrètes. Le 2 février est la date officielle de lancement de la JMZH, qui correspond à la date de signature de la convention internationale sur les zones humides à Ramsar, en Iran, le 2 février 1971. Cette journée, dont le Comité français de l’UICN est partenaire, est l’occasion de présenter au public et aux acteurs des territoires « leur » zone humide ou celles des environs, à travers une visite de terrain, une exposition, un conte ou encore un débat. Autour de cette journée mondiale, du 27 janvier au 28 février, associations, gestionnaires d’espaces naturels, centres d’éducation ou de documentation ou encore collectivités feront découvrir les richesses et les rôles de ces milieux en proposant de multiples animations. Dans les outre-mer, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT), co-animé par l’UICN France, prend part à cet événement en mobilisant les acteurs ultramarins. Pour trouver une animation pour la Journée mondiale des zones humides près de chez soi, rien de plus simple : toutes les animations « Journée mondiale des zones humides » de France sont recensées sur le Portail national zones humides. Vous pourrez les découvrir à travers une application smartphone et un moteur de recherche multicritères (lieu, type d’animation, accessibilité).   Plus d’informations – Accéder au Portail national des zones humides – Toutes les animations sont disponibles sur le moteur de recherche en ligne – Télécharger l’application mobile « BaladOmarais » – Consulter le Dossier de presse de l’édition 2018 – Site internet de la convention Ramsar – Site internet du Pôle Relais Zone Humides Tropicales  

2018 déclarée « Année internationale pour les récifs coralliens »

2018 est la troisième Année Internationale pour les Récifs Coralliens (IYOR2018) Lors de la 31e Assemblée Générale (Novembre 2016 Paris, France), l’Initiative Internationale pour les Récifs Coralliens (ICRI) a déclaré 2018 comme troisième année internationale des récifs coralliens (voir la recommandation en français, anglais, espagnol) et encourage à : – Renforcer la sensibilisation à l’échelle mondiale sur la valeur de, et les menaces pour les récifs coralliens, et des écosystèmes associés; – Promouvoir les partenariats entre les gouvernements, le secteur privé, du monde universitaire et de la société civile sur la gestion des récifs coralliens; – Identifier et mettre en œuvre des stratégies de gestion efficaces pour la conservation, l’augmentation de la résilience et l’utilisation durable de ces écosystèmes et la promotion des meilleures pratiques; et – Partager l’information sur les meilleures pratiques en matière de gestion des récifs coralliens durable. L’ICRI encourage ses membres à soutenir et à participer à la planification IYOR (International Year of the Reef) 2018, et de faciliter le développement des activités de IYOR au niveau national.    Au niveau français C’est par le biais de l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens) que les évènements organisés en France et ses Outre-mer dans le cadre de IYOR2018 seront coordonnées. Le Comité français de l’UICN participe à la promotion de cette Année Internationale pour les Récifs Coralliens, à commencer par la diffusion d’un Calend’Art labellisé IYOR2018.   Plus d’informations – Pour de plus amples informations sur IYOR 2018 et/ou pour labelliser un événement > cliquer ici – Twitter @IYOR2018 – Site internet de l’ICRI – Site internet de l’IFRECOR

L’UICN France défavorable au projet minier guyanais « Montagne d’Or »

L’UICN France a fait part de ses très vives inquiétudes sur le projet minier « Montagne d’Or» porté par les sociétés Nordgold et Columbus Gold en Guyane. Un courrier a été adressé au Président de la République fin décembre 2017 pour faire connaître la position défavorable de l’organisation à  ce projet. Ce projet minier, le plus grand projet d’extraction aurifère jamais proposé en France, inquiète fortement l’UICN France à plusieurs titres : – l’empreinte du site d’extraction sur 2,5 km de long, 500 mètres de large et 400 mètres de profondeur va engendrer un impact majeur et durable sur la forêt guyanaise, reconnue pour sa très grande richesse écologique ; – le site est situé en limite des deux parties de la réserve biologique intégrale de Lucifer Dékou Dékou, la plus grande réserve biologique intégrale française, qui subira les impacts de l’exploitation ; – il mènera nécessairement à une forte perturbation hydraulique de la zone, avec des effets négatifs pérennes sur les réserves naturelles avoisinantes comme le drainage du mont Lucifer qui héberge de nombreuses espèces endémiques. Ceci est d’autant plus grave que la disparition des grands blocs forestiers en périphérie immédiate de la Guyane française s’accélère, et qu’il reste très peu de grands blocs forestiers non fragmentés en Amazonie ; – il présente des risques sociaux et environnementaux significatifs sur le long terme, notamment du fait de l’utilisation d’explosifs et du stockage par bassins digués de cinquante millions de tonnes de déchets cyanurés, dont la sécurité n’est jamais parfaitement avérée – en particulier avec l’augmentation de l’intensité des impacts des inondations lié au changement climatique (voir exemple de Samarco au Brésil en novembre 2015) ; – il sera nécessairement accompagné d’impacts bien au delà de la zone, avec la construction envisagée d’un port industriel à Coswine et d’une centrale thermique à Saint-Laurent du Maroni ; – il mènera à une augmentation de 20% de la consommation annuelle de la Guyane en énergie, et s’appuiera sur des énergies combustibles pour cela, contribuant ainsi au réchauffement climatique, en contradiction avec l’Accord de Paris sur le climat. En plus de ces considérations écologiques, le modèle économique de ce projet apparaît contestable et fragile puisque celui-ci nécessite des subventions publiques estimées à plus de 420 millions d’euros (rapport du WWF France) et que sa rentabilité reste dépendante du cours du taux de change euro/dollar dont la volatilité n’est pas exclue dans les décennies années à venir. Le soutien public devrait se concentrer sur des filières contribuant directement au développement durable de la Guyane telles que le tourisme, les énergies renouvelables, la valorisation des ressources génétiques, ainsi que la pêche, l’agriculture et la forêt. Le développement de ces filières permettrait de générer des nombreux emplois locaux sur le long terme tout en préservant la très grande richesse écologique du territoire. Par ailleurs, ce projet de la Montagne d’Or ne permettra pas d’endiguer les impacts de l’orpaillage illégal, actuellement en recrudescence y compris au sein de réserves naturelles et du Parc amazonien de Guyane. Le Président de la République a annoncé, lors d’un récent déplacement en Guyane, une augmentation des moyens de surveillance et de détection des chantiers illégaux mais il est aussi primordial de renforcer les moyens de lutte et notamment les interventions de l’armée dont l’efficacité sera améliorée si celles-ci se font dans le cadre de missions conjointes avec la gendarmerie, l’Office National des Forêts et le Parc Amazonien de Guyane.   Plus d’informations : – Les travaux du Groupe Outre-mer du Comité français de l’UICN