La première édition du Calend’Art 2018 est disponible
Pour l’année 2018, le Pôle Relais Zones Humides Tropicales co-animé par l’UICN France a tenu à célébrer les zones humides des territoires ultramarins en lançant la 1ère édition de son « Calend’Art ». Un grand concours dessin sur le thème « Pourquoi les zones humides sont-elles si importantes pour ma communauté et moi même ? » a été proposé et ce sont plus de 300 enfants et adolescents qui ont joué le jeu et ont pris le temps de représenter sur papier leur définition d’une zone humide. C’est pourquoi la sélection fut extrêmement difficile et toute l’équipe du pôle relais tient à remercier chaleureusement les jeunes artistes d’avoir mis tant de cœur à l’ouvrage ainsi que leurs parents et enseignants pour les avoir guidé et encouragé dans ce projet à la fois artistique et pédagogique. Outre les dessins des grands gagnants illustrant les 12 mois, ce calendrier contient des informations et anecdotes sur les zones humides, un quiz ainsi que les dates importantes à retenir sur les événements liés à ces milieux. Nous espérons que ce calendrier, inspiré et réalisé par cette jeune génération des Outre-mer, saura sensibiliser le plus grand nombre à la conservation et à la protection de nos zones humides, patrimoine naturel essentiel à notre avenir, malheureusement aujourd’hui encore trop souvent menacées par nos activités (urbanisation, industries, pollutions…). UN CALENDRIER TÉLÉCHARGEABLE EN LIGNE Si vous souhaitez télécharger le Calend’Art, cliquez sur le lien suivant : Calendrier PRZHT ! Quant aux grands gagnants (cités ci-après), ils recevront sous peu par courrier un exemplaire de celui-ci: RISKWAIT Joris – 15 ans – Martinique (couverture) RAMASSAMY Thélia – 10 ans – Guadeloupe (janvier) ENCY Thomas – 12 ans – Martinique (février) TAMOU ANICHAT – 9 ans – Mayotte (mars) LEE Ella – 9 ans – Guyane (avril) OUJANOU Bianca – 13 ans – Nouvelle Calédonie (mai) École du Morne Vert, classe de Mme LAURENT – Martinique (juin) DIVAD Maïlys – 11 ans – Guadeloupe (juillet) DE REYNAL Louise – 9 ans – Martinique (août) BRIAL Higano – 11 ans – Wallis (septembre) ABDOU Abdourahamane – 14 ans – Mayotte (octobre) TOMA Elvira – 13 ans – Nouvelle Calédonie (novembre) RAYMOND Timothé – 10 ans – Guyane (décembre) NESTOR Johan – 12 ans – Wallis (dos) Outre ces grands gagnants, d’autres jeunes artistes en herbe ont également leurs dessins dans notreCalend’Art, et recevront également un calendrier. Leurs oeuvres nous ont permis d’illustrer nos différents textes et mosaïques. Feuilletez vite notre calendrier pour découvrir leurs œuvres ! Les écoles ayant participé auront également le plaisir de recevoir dans les prochaines semaines plusieurs Calend’Art à exposer et distribuer au sein de leurs classes ! Plus d’informations : – Télécharger le Calend’Art 2018 – Site internet du Pôle Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT) – Le Comité français de l’UICN et le PRZHT – Suivez l’actualité du PRZHT sur Twitter et sur Facebook
En 2018, l’UICN célèbre ses 70 ans et son Comité français ses 25 ans
L’UICN célèbre son 70ème anniversaire en 2018 et, dans un nouvel élan pour atteindre d’ambitieux objectifs globaux, le vent tourne enfin vers un développement plus durable. Mais il n’y a pas de temps à perdre. Les espèces s’éteignent à un rythme alarmant. Le changement climatique menace les communautés, les économies et les écosystèmes dont nous dépendons. Seul, aucun gouvernement ou organisation ne peut corriger le cours de l’humanité. Avec ses 70 ans d’expérience, de vision et d’impacts, le monde a besoin, plus que jamais, d’une UICN diversifiée et puissante. Découvrez les 70 ans d’actions de l’UICN en image Une brochure sur les 70 ans de l’UICN est également disponible en téléchargement Célébrez cet anniversaire… Les membres et les partenaires de l’UICN sont invités à fêter les 70 ans de l’organisation dans leur région. Suivez et participez à la célébration avec #IUCN70 …et celui des 25 ans du Comité français de l’UICN 2018 est également une année anniversaire pour le Comité français de l’UICN. Depuis 1992, il rassemble les membres et les experts français de l’UICN pour agir en faveur de la protection de la nature en France, tant en métropole que dans ses outre-mer, et au niveau international. Le Comité français est devenu l’un des deux plus grands comités nationaux de l’UICN dans le monde et la France est le 2ème pays qui a le plus grand nombre de membres de l’UICN. Ses 25 ans seront célébrés durant cette année 2018. Plus d’informations Article de l’UICN retraçant ses 70 ans d’actions Site internet de l’UICN Brochure sur les 70 ans de l’UICN A propos du Comité français de l’UICN
PPI : 14 nouveaux projets de conservation de la biodiversité en Afrique
Le Comité de Sélection du Programme de Petites Initiatives (PPI) s’est réuni au siège du Comité français de l’UICN afin d’étudier les dossiers de candidature à l’appel à projets « petites subventions » lancé en mars 2017. Cet appel à projets s’adressait à des Organisations de la Société Civile (OSC) africaines n’ayant jamais bénéficié d’un financement PPI dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. À la clôture de l’appel à projets, 592 propositions de projets ont été réceptionnées (214 pour l’Afrique de l’Ouest et 378 pour l’Afrique Centrale). 21 projets ont été présélectionnés et ont été invités à soumettre un dossier complet pour lequel les OSC ont bénéficié d’un accompagnement du Programme d’Afrique Centrale et Occidentale de l’UICN (UICN PACO). Le 12 décembre, les membres du comité de sélection, représentants des institutions variées (liste des membres disponible ici), ont rendu leurs évaluations des projets basées sur des critères de pertinence, de cohérence, de faisabilité technique et financière ainsi que de durabilité. Parmi les 21 propositions présentées, le comité de sélection a retenu 14 projets pour un montant total attribué de 450 000 euros. Sur les 14 projets retenus, 7 seront mis en œuvre dans des pays d’Afrique de l’Ouest et 7 en Afrique de Centrale sur des thématiques aussi variées que la protection d’espèces menacées, l’atténuation des conflits Homme/Faune ou encore l’amélioration de la gouvernance d’aires protégées (liste complète des projets sélectionnés disponible ici). Les organisations sélectionnées auront comme objectif commun de mettre en œuvre des projets locaux de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique (32 k€ en moyenne sur 18 mois) à travers la réalisation d’actions concrètes de terrain. Cette étape marque ainsi la fin du processus de sélection des projets dans le cadre de la cinquième phase du programme (2016-2019). Un 1er appel à projets restreint avait permis de sélectionner 20 projets au mois de juin 2017. Au total, ce sont donc 34 projets portés par 38 OSC (certains projets sont menés en consortium) et réseaux d’OSC qui seront soutenus dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale jusque fin 2019 pour un montant total de 1 590 000 euros. Depuis 2007, le Comité Français de l’UICN, en partenariat avec l’UICN PACO, est chargé de mettre en œuvre le PPI, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM). Cet outil a pour objectif de renforcer la contribution de la société civile des pays d’Afrique subsaharienne à la préservation de l’environnement mondial tout en améliorant les conditions de vie des populations locales. Le PPI constitue aujourd’hui le principal outil de la coopération française finançant directement les OSC de pays du sud pour des actions spécifiques de conservation de biodiversité. Plus d’informations – Paul Estève – Chargé de mission du Programme de Petites Initiatives – Nicolas Salaün – Chargé de programme « Coopération internationale » – Page dédiée au Programme des petites initiatives (PPI) – Page Facebook du PPI
La 12ème Fête de la nature se tiendra du 23 au 27 mai 2018
La Fête de la Nature, le grand rendez-vous annuel du public avec la nature, organisera sa 12ème édition du 23 au 27 mai 2018 partout en France. Quelle thématique en 2018 ? : « Voir l’invisible » La nature offre à observer une diversité d’êtres souvent discrets, des formes insolites, des éléments minuscules, des détails dignes d’un orfèvre… à qui sait regarder… Arbres morts, litières forestières, mares et ornières, rivages et estrans, coins de nature urbains, micro milieux naturels… présentent une vie grouillante et extraordinaire peuplée d’espèces encore plus incroyables à côté desquels beaucoup passent sans les voir. La nature offre aussi des atmosphères inhabituelles dès que les activités humaines cessent : aube ou crépuscule, « entre chien et loup » quand le sauvage s’anime, ambiance sous terre et sous mer désorientantes, atmosphère des forêts anciennes, de la canopée ou des rivières sauvages… Beaucoup d’aspects de la nature ne sont pas perceptibles au premier regard. Il est souvent nécessaire de chercher, d’observer, de prendre le temps, d’attendre, de se lever tôt, de se coucher tard, d’oser sortir des sentiers battus… …et de se faire guider par ceux qui connaissent et préservent toutes ces merveilles. La Fête de la Nature 2018 propose de faire changer les regards. Pour les structures organisatrices d’événements, l’appel à contribution sera lancé officiellement en début d’année 2018 et les projets de festivités pourront être proposés à partir de la mi-janvier. D’ici cette date, le site internet de la Fête de la Nature fera « peau neuve », avec pour objectifs d’optimiser la publication des manifestations et de faciliter leur promotion auprès du public. En attendant ? Vous pouvez d’ores et déjà réfléchir et préparer votre programmation. La charte qui régit la Fête de la Nature ne change pas : choisissez une date ou des dates entre le 23 et le 27 mai 2018 invitez le public à vous rejoindre dans la nature (pas de rendez-vous au ciné, ni dans un musée…), offrez ce moment (la Fête de la Nature est gratuite ! Elle n’a lieu qu’une fois par an…), préparez des activités faisant progresser les connaissances sur les espèces, l’espace naturel que vous gérez le tout dans un esprit convivial et festif Plus d’informations – Site internet de la Fête de la nature – A propos de l’UICN France et de la Fête de la nature
#NaturePourTous célèbre sa première année d’actions
Le mouvement #NatureForAll en anglais ou #NaturePourTous en français, a été lancé lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2016 à Hawaï. Un an après son lancement, presque 200 organismes s’y sont associés. #Naturepourtous : un mouvement pour inspirer l’amour de la nature #NaturePourTous / #NatureForAll est un mouvement collectif, créé à la suite du Congrès mondial des parcs en 2014, en collaboration avec la Commission mondiale de l’Éducation et de la Communication et de la Commission mondiale des Aires Protégées de l’UICN. Son lancement a eu lieu lors du Congrès mondial de la nature en septembre 2016. Il est un courant d’énergie positive alimenté par des initiatives à grande échelle par des organisations de partout dans le monde. Il représente une palette diversifiée de partenaires travaillant ensemble pour un objectif commun, mettant à contribution des forces et des caractéristiques uniques sous l’égide de #NaturePourTous. #NatureForAll : une année d’actions Les partenaires de #NatureForAll ont développé durant toute cette année, une boîte à outils visant à relier les personnes en leur donnant des clés pour aller au contact de la nature tout en s’adaptant aux contextes et aux réalités de leurs environnements. Des outils variés et pédagogiques comme par exemple une BD interactive « Anna’s forest » qui mettent en avant des pratiques respectueuses de la nature. Au fur et à mesure que #NaturePourTous s’agrandit, ces outils se multiplient. Ils sont accessibles sur le site internet du mouvement afin que le plus grand nombre se les approprient et les appliquent. – Découvrir la boîte à outils de #NatureForAll Rejoindre le mouvement Depuis un an, le nombre de partenaires ne cesse d’augmenter. Ils viennent de 36 pays (tous des 11 régions de l’UICN) apportant ainsi leurs idées et leurs savoir faire au bénéfice de #NaturePourTous. Qui que vous soyez et quelle que soit l’organisation que vous représentez, vous prenez sûrement déjà part à des pratiques respectueuses de la nature. Pourquoi ne pas le faire de façon officielle en devenant partenaire de #NaturePourTous ? En tant que partenaire, vous apprendrez du travail réalisé par d’autres organisations, et vous mettrez en valeur le travail de votre propre organisation (success stories). En faisant partie du mouvement #NaturePourTous, vous pousserez d’autres personnes et d’autres organisations à en faire de même. Les partenaires du mouvement, travaillent en tant que coalition et donnent ainsi à #NaturePourTous une voix unie pour montrer de quelle façon le bien-être de tous les secteurs est directement lié à celui de la nature et des individus. Une coalition menant à une augmentation exponentielle dans l’aide locale et mondiale dans les engagements et les actions pour la conservation de la Nature. Avec #NaturePourTous, vous ferez partie d’un mouvement mondial avec une influence plus forte qu’une organisation seule. – Devenir partenaire du mouvement #NaturePourTous – Formulaire pour devenir partenaire (FR) Restez à l’écoute pour de nouvelles initiatives en 2018 Plusieurs réunions et événements en 2018 seront de grandes occasions de présenter et promouvoir le travail des partenaires de #NatureForAll. Si vous souhaitez contribuer au mouvement en envoyant des études sur l’éducation à la nature, mettre en place une initiative, devenir partenaire, obtenir des documents de communication (les messages clés du mouvement, des PowerPoint, etc.), rendez-vous sur le site internet du mouvement. Plus d’informations – Site internet de #NatureForAll – Contact: info@natureforall.global
Mise à jour de la Liste rouge mondiale des espèces menacées
Des espèces sauvages de blé, de riz et d’igname sont menacées par l’urbanisation croissante et par une agriculture surintensive, tandis que des pratiques de pêche non viables ont causé un fort déclin des populations du Dauphin de l’Irrawaddy et du Marsouin aptère, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN™. Cette nouvelle édition constate aussi que le Possum à queue en anneau présent en Australie se trouve au bord de l’extinction du fait de la sécheresse croissante qui sévit dans sa zone de distribution. Trois espèces de reptiles présentes uniquement sur une île australienne, le scinque de l’île Christmas, le scinque à queue bleue Cryptoblepharus egeriae et le gecko Lepidodactylus listeri sont éteints, d’après cette mise à jour de la Liste rouge. En Nouvelle-Zélande, en revanche, la situation de deux espèces de kiwis s’est améliorée grâce à des mesures de conservation. « Des écosystèmes en bonne santé et riches en espèces sont une condition indispensable pour nourrir la population mondiale croissante et réaliser le 2ème Objectif de développement durable, éliminer la faim d’ici 2030 », explique Mme Inger Andersen, Directrice générale de l’UICN. « Les espèces végétales sauvages apparentées aux espèces cultivées entretiennent la diversité génétique des cultures agricoles, leur permettant ainsi de s’adapter aux changements climatiques et d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau mondial. Cette nouvelle mise à jour de la Liste rouge de l’UICN nous alerte sur leur déclin et souligne le besoin d’y répondre, afin de sauvegarder notre propre avenir. » L’agriculture non durable et l’urbanisation menacent les espèces apparentées aux plantes cultivées Parmi les espèces apparentées aux cultures, 26 espèces de blé sauvage, 25 espèces de riz sauvage et 44 espèces d’igname sauvage ont été évaluées pour la Liste rouge de l’UICN, souvent pour la première fois, grâce à des fonds du partenariat stratégique UICN-Toyota consacrés à mieux connaître les menaces qui pèsent sur la biodiversité mondiale. Trois espèces de riz sauvage, deux espèces de blé sauvage et 17 espèces d’igname sauvage sont menacées. Le déboisement et l’urbanisation croissante, associés à une agriculture intensive, avec notamment le surpâturage et l’usage généralisé d’herbicides, représentent les principales menaces pour ces espèces. Les variétés modernes obtenues par croisement avec des espèces sauvages apparentées enrichissent la diversité génétique nécessaire, améliorant ainsi la résistance à la sécheresse, aux maladies et aux parasites. Ces problèmes devraient d’ailleurs s’aggraver avec les changements climatiques. Selon une étude récente, près des trois quarts (72%) des espèces sauvages apparentées aux cultures ne sont pas préservées de façon appropriée dans des banques de gènes et la conservation in situ à l’état sauvage demeure très difficile. Les espèces sauvages apparentées ont une grande importance économique : elles apportent annuellement 115 milliards de dollars à l’économie mondiale, et ce chiffre pourrait encore beaucoup s’accroître à l’avenir. « La diversité génétique issue des espèces sauvages apparentées nous permettra de mettre au point des cultures plus résilientes vis-à-vis du changement climatique, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire au niveau mondial. Si nous ignorons le sort de ces espèces, c’est à nos risques et périls », dit Nigel Maxted, co-président du Groupe de spécialistes des espèces sauvages apparentées de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN. « L’évaluation des espèces sauvages apparentées pour la Liste rouge de l’UICN met à notre disposition des informations détaillées sur les menaces pesant sur ces espèces. Grâce aux nouvelles évaluations, nous sommes maintenant en mesure d’agir de façon systématique pour sauvegarder les espèces sauvages apparentées à nos cultures en réduisant les pratiques agricoles surintensives, comme le surpâturage et l’usage généralisé d’herbicides. » Le changement climatique en Australie menace le Possum à queue en anneau Le réchauffement climatique et la sécheresse croissante en Australie ont causé un très fort déclin du Possum à queue en anneau (Pseudocheirus occidentalis), qui passe de la catégorie Vulnérable à En danger critique, en raison d’une baisse de plus de 80% de sa population pendant les dix dernières années. Le possum, autrefois très répandu dans les forêts d’Eucalyptus gomphocephala et d’Agonis flexuosa, est maintenant confiné à des habitats côtiers fragmentés. Les tentatives de réinstallation de l’espèce dans le Parc de conservation de Lane-Poole, près de 100 km au sud de Perth, ont échoué à cause de la qualité médiocre de la nourriture pour cette espèce de possum, due à une sécheresse croissante. En effet, l’espèce a besoin d’aliments d’une certaine qualité, notamment de feuilles de Agonis flexuosa, en raison de son appareil digestif particulier. Le Possum à queue en anneau est sensible au stress thermique et peut se trouver en surchauffe si la température dépasse 35ºC, ce qui est de plus en plus fréquent dans cette région de l’Australie. L’espèce a subi aussi les effets de l’urbanisation, la prédation par les renards roux (Vulpes vulpes) et les chats sauvages (Felis catus), le déboisement, les incendies et des régimes inadaptés de gestion de ces derniers. Des espèces de dauphins et de marsouins d’Asie sont menacées par la pêche non durable Le Dauphin de l’Irrawaddy (Orcaella brevirostris) et le Marsouin aptère (Neophocaena asiaeorientalis) sont en déclin ; ils passent du statut Vulnérable à En danger. Les effectifs du dauphin de l’Irrawaddy ont diminué de moitié depuis 60 ans, et ceux du marsouin aptère depuis 45 ans. Les deux espèces vivent en eaux côtières peu profondes, et leurs populations ne se trouvent que dans des milieux d’eau douce, ce qui les rend extrêmement vulnérables aux activités humaines. La cause principale de leur déclin est l’emmêlement dans des engins de pêche non sélectifs. La destruction des habitats et la surpêche de leurs proies contribuent aussi à la diminution des effectifs. « Le dauphin de l’Irrawaddy est vénéré par de nombreuses communautés et l’observation des dauphins est une activité touristique importante pour les économies locales dans certaines régions de l’Inde et du Cambodge », explique Randall Reeves, président du Groupe de spécialistes des cétacés de la Commission de la sauvegarde des espèces (CSE) de l’UICN. « En raison du statut de protection dont bénéficient les deux espèces, la chasse ou la capture délibérées sont rares