Lancement de l’appel à projets BEST 2.0 « Petites subventions »
Lancement de l’appel à projets BEST 2.0 « Petites subventions » pour les acteurs des PTOM du Pacifique et Caraïbes Les acteurs des pays et territoires d’outre-mer (PTOM) des régions Pacifique et Caraïbe peuvent déposer leur demande de petites subventions pour leurs projets de conservation de la biodiversité. Le Programme BEST 2.0 (biodiversité et services écosystémiques dans les territoires d’outre-mer européens), dont le Comité français de l’UICN est partenaire, vient de lancer le deuxième appel à petites subventions (deux catégories de financement : <50 000 EUR et <100 000 EUR) pour des projets de conservation de la biodiversité et des services écosystémiques dans les PTOM de l’UE. Ce deuxième appel est ouvert aux acteurs locaux des PTOM des régions Pacifique et Caraïbe. Dans le Pacifique, les 4 PTOM sont concernés : la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, la Polynésie française et Pitcairn. Les écosystèmes naturels comme les récifs coralliens et les mangroves protègent les rivages des impacts des tempêtes et de l’élévation du niveau de la mer. Les eaux marines et côtières en bonne santé maintiennent des pêcheries et abritent des espèces et des habitats uniques qui attirent les visiteurs – la clé d’une industrie touristique souvent principal moteur de l’économie locale dans les PTOM. Un développement durable préservant le capital naturel est vital pour ces entités d’outre-mer. Le Programme BEST 2.0 est coordonné par le Secrétariat international de l’UICN, en partenariat avec le Comité français de l’UICN, et soutenu par la Direction générale pour la coopération internationale et le développement de la Commission européenne (CE DG DEVCO) dans le cadre de l’initiative biodiversité pour la vie (B4Life). Il vise à financer des actions de terrain de conservation et de développement durable. Le premier appel 2015 a financé 4 projets avec des subventions moyennes dans le Pacifique. Sur le portail dédié du Programme BEST 2.0, les porteurs de projets intéressés peuvent trouver les lignes directrices pour les demandes de petites subventions, les critères d’éligibilité, les réponses aux questions fréquemment posées, des conseils et leçons apprises de l’appel 2015 et soumettre une note de concept avant le 23 mai 2016. De plus amples informations peuvent être trouvées sur le site BEST de la Commission européenne, y compris l’historique de l’initiative BEST, des fiches d’information sur les projets précédemment financés et des nouvelles des partenaires régionaux.
Stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne
L’UICN France soutient la mise en œuvre de la stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne Afin de répondre plus efficacement aux enjeux de préservation de la biodiversité, l’UICN France recommande à toutes les régions de mettre en place des stratégies régionales pour la biodiversité. Dans le cadre d’un partenariat avec Alterre Bourgogne, l’agence régionale pour l’environnement et le développement soutenable en Bourgogne, l’UICN France a accompagné les acteurs bourguignons dans l’élaboration de leur stratégie régionale pour la biodiversité qui entre en phase de mise en œuvre dans un contexte régional renouvelé. Un territoire engagé pour la biodiversité aux côtés de l’UICN France La Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), qui concrétise l’engagement international de la France au titre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), met l’accent sur la nécessité d’agir ensemble et à tous les niveaux territoriaux pour répondre aux enjeux de la biodiversité qui continue de se dégrader. Elle vise à être mise en œuvre non seulement par l’Etat mais aussi par les collectivités territoriales et les différents acteurs de la société civile. Conscients de leurs responsabilités, l’Etat et le Conseil régional de Bourgogne ont souhaité s’inscrire dans ce processus dès 2012 en élaborant une stratégie régionale pour la biodiversité (SRB), fondée sur les principes directeurs définis par l’UICN France avec le soutien du secrétariat de la CDB. Cette démarche, articulée avec l’élaboration du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), a bénéficié de l’expertise de l’UICN France et a reçu l’appui technique et méthodologique d’Alterre Bourgogne. Une mobilisation des acteurs bourguignons de deux ans pour construire la stratégie régionale pour la biodiversité Une gouvernance collégiale et pérenne associant l’ensemble des acteurs régionaux est un des points fondamentaux de l’élaboration et de la mise en œuvre d’une SRB. L’objectif est en effet de doter la région d’un cadre de référence commun, construit par et pour tous les acteurs du territoire afin qu’ils s’approprient les enjeux de la biodiversité et agissent de concert pour améliorer la connaissance, la restauration et la conservation du capital écologique régional. L’élaboration de la SRB bourguignonne a ainsi fait l’objet d’une large concertation de 2 ans qui a rassemblé plus de 1500 participants au cours d’une quarantaine de réunions d’échanges et de co-construction. Ce travail a permis la production des trois documents composant la SRB : • le diagnostic présente une synthèse des enjeux sur la base d’un état des lieux de la biodiversité régionale et de ses interactions avec les activités du territoire ; • la stratégie définit les orientations stratégiques et les objectifs opérationnels de préservation et de valorisation de la biodiversité régionale à horizon 2020 ; • le guide d’accompagnement pour l’action fournit les informations et recommandations nécessaires pour passer à l’action et mettre en œuvre la SRB concrètement et partout sur le territoire. Des engagements à poursuivre et à renforcer pour mettre en œuvre la SRB A ce jour, ce sont déjà 45 acteurs bourguignons (associations, collectivités, établissements publics, socio-professionnels, etc.) qui ont adhéré à la stratégie régionale pour la biodiversité en signant la charte d’adhésion, 1re étape d’engagement dans la mise en œuvre de la stratégie. Les premières signatures ont eu lieu le 22 mai 2015, à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, et le 10 juin 2015, pendant les Assises nationales de la biodiversité, qui avaient lieu à Dijon.Tout acteur du territoire souhaitant s’engager dans la SRB est invité à : 1. Adhérer à la stratégie en signant la charte d’adhésion. 2. S’engager en proposant un plan d’action. 3. Faire labelliser son engagement. La SRB offre également la possibilité à tout citoyen de devenir « ambassadeur de la biodiversité en Bourgogne » en signant une charte citoyenne. L’UICN France encourage tous les acteurs du territoire à s’engager dans la mise en œuvre de leur stratégie régionale pour la biodiversité, en mettant en place des projets concrets et démonstratifs. Afin de susciter et de soutenir ces engagements, l’UICN France recommande de poursuivre le travail d’animation et de suivi de la SRB bourguignonne. Par ailleurs, compte tenu du nouveau contexte régional, l’UICN France préconise d’y intégrer dès que possible les enjeux et spécificités du territoire franc-comtois, afin d’évoluer vers un dispositif applicable à l’ensemble du territoire et des acteurs de la nouvelle région Bourgogne – Franche Comté. Pour en savoir plus Accéder à la stratégie régionale pour la biodiversité bourguignonne UICN France, 2015. Etat des lieux synthétique des politiques ou stratégies de préservation de la biodiversité des régions de France métropolitaine et en outre-mer. Paris. 4 p. UICN France, 2011. Lignes directrices pour l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine. Paris. 8 p. Egalement disponibles en anglais et en espagnol. UICN France, 2011. Quelles stratégies régionales pour la biodiversité en France métropolitaine ? Paris. 116 p. Pour plus d’informations sur les travaux de l’UICN France avec les collectivités, consulter la page dédiée. Disponible en téléchargement Plaquette Stratégie régionale pour la biodiversité Bourguignone Contacts Florence Clap, Chargée de programme « Politiques de la biodiversité » Valérie Moral, Chargée de mission « Collectivités territoriales et biodiversité » Tél. : 01 47 07 78 58
LISTES ROUGES DES ESPECES MENACEES
Les Listes rouges fondées sur les catégories et les critères de l’UICN fournissent un bilan objectif du degré de menace pesant sur les espèces en France et dans le monde. >> La Liste rouge mondiale des espèces menacées >> La Liste rouge des espèces menacées en France >> Appui aux Listes rouges régionales
Biodiversité d’Outre-mer
Une exceptionnelle richesse et une responsabilité mondiale de la France pour la protection de la planète Le Comité français de l’UICN publie « Biodiversité d’Outre-mer » un ouvrage de référence présentant les dernières connaissances scientifiques sur la biodiversité terrestre et marine des collectivités françaises d’outre-mer ainsi que les actions mises en œuvre pour la protéger. Grâce à la contribution de plus de 150 experts, il permet de mesurer les efforts accomplis depuis dix ans et de souligner les défis restant à relever pour la conservation de la biodiversité. Un atout exceptionnel, des responsabilités internationales Les collectivités d’outre-mer abritent des richesses naturelles exceptionnelles : l’un des plus importants sites de ponte du monde pour les tortues luth en Guyane, des colonies de millions de manchots dans les archipels de Crozet et de Kerguelen (TAAF), des hauts lieux de reproduction pour les baleines à bosse à Mayotte, la deuxième plus grande barrière de récifs coralliens au monde en Nouvelle-Calédonie… Grâce aux outre-mer, la France possède le 2ème domaine maritime mondial incluant 55 000 km² de récifs coralliens et lagons, soit environ 10 % de la superficie mondiale. Les outre-mer sont caractérisés par leurs très forts niveaux d’endémisme : plus de 98 % de la faune vertébrée et 96 % des plantes vasculaires endémiques à la France sont ultramarins. Cette spécificité implique une responsabilité de premier plan pour la France : si les espèces disparaissent de ces territoires, elles disparaissent de la planète. Les Outre-mer aux premières loges de la crise mondiale de la biodiversité Revers de la médaille, la France se place au sixième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées selon la Liste rouge de l’UICN publiée en 2013. Cette situation est principalement due aux collectivités françaises d’outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie, troisième place mondiale pour le nombre de reptiles menacés, ou la Polynésie française, territoire avec le plus grand pourcentage d’espèces d’oiseaux menacées ou éteintes. Des efforts de conservation en 10 ans… à poursuivre et amplifier Pour protéger ce patrimoine, de nombreuses aires protégées ont été créées : deux Parcs nationaux à La Réunion et en Guyane, la plus grande Réserve naturelle nationale dans les TAAF, deux Parcs naturels marins à Mayotte et dans les îles Glorieuses… Ainsi, en dix ans, la superficie cumulée totale des aires protégées en outre-mer a été multipliée par 10. De plus, les inscriptions du lagon de Nouvelle-Calédonie et des Pitons, cirques et remparts de La Réunion sur la liste des biens naturels au Patrimoine mondial de l’UNESCO témoignent de la reconnaissance internationale de ces hauts-lieux de biodiversité. Pour autant, le réseau des aires protégées, marines et terrestres, doit poursuivre son extension et les moyens nécessaires doivent être accordés pour assurer une gestion efficace de ces espaces. Depuis 2003, la prise en compte des enjeux ultramarins dans les politiques de la biodiversité s’est améliorée au niveau national, comme en témoigne la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité, et au niveau européen grâce au financement par la Commission européenne de trois récents appels à projets dédiés à la biodiversité des outre-mer dotés chacun de 2 millions d’euros. Malgré ces signes encourageants, il reste encore à construire une véritable politique européenne pour la biodiversité des outre-mer dotée d’un financement pérenne. Sur le territoire national, les défis de l’intégration de la biodiversité dans les autres politiques, comme celles liées à l’exploitation minière et pétrolière ou à la construction d’infrastructures et l’urbanisme restent majeurs. L’implication des collectivités locales est cruciale sur ces sujets et pour la mise en place de stratégies territoriales pour la biodiversité, comme c’est le cas en ce moment à Mayotte. Le réseau des acteurs de la biodiversité dans les collectivités d’outre-mer s’est structuré donnant lieu à la mise en place de nouveaux programmes de conservation mais les financements des associations de protection de la nature, acteurs essentiels, doivent être consolidés et accrus. Plus globalement, un renforcement des moyens humains et financiers pour la mise en œuvre des politiques de la biodiversité est nécessaire pour répondre efficacement aux enjeux de conservation. Grâce aux outre-mer, la France porte une responsabilité de premier plan au niveau mondial pour enrayer l’extinction de la biodiversité. Elle doit accentuer ses efforts dans ces territoires si elle veut atteindre les objectifs d’Aïchi en 2020 et respecter ses engagements internationaux auprès de la Convention sur la diversité biologique. Biodiversité d’Outre-mer ISBN : 978-2- 915964-06-6 Ouvrage coordonné par Olivier Gargominy et Aurélie Bocquet Coédité par les éditions Roger Le Guen et le Comité français de l’UICN avec le soutien du Ministère des Outre-mer, du Centre National du Livre, de l’Office National des Forêts et de la Fondation Nature et Découvertes. Prix de vente : 45 € En vente en librairie ou auprès du Comité français de l’UICN (uicn@uicn.fr)