L’UICN France créer une plate-forme de réflexions et d’échanges sur l’agriculture et la biodiversité

Le Comité français de l’UICN a souhaité favoriser les échanges entre le monde agricole et les membres du réseau de l’UICN au niveau français autour de la thématique de la biodiversité. Dans une dynamique favorisée par le Grenelle, il est apparu essentiel pour le Comité français de l’UICN de créer une plate-forme de réflexions et d’échanges sur l’agriculture et la biodiversité. Un groupe de travail « Agriculture et biodiversité » a donc été créé en 2008 par le Comité français de l’UICN, à l’image des 7 groupes de travail « Ecosystèmes », Montagne, Méditerranée, Mer & littoral, Forêts, Collectivités territoriales, existants déjà au sein du Comité français.   Les objectifs de ce groupe sont multiples : se réunir régulièrement autour de thématiques d’actualité, en lien avec la biodiversité et l’agriculture, choisies par les membres du groupe, participer à ou produire des rapports et publications, proposer des recommandations aux acteurs publics et privés, en particulier dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale sur la Biodiversité pour le Plan d’Actions Agriculture, participer à ou organiser des manifestations en lien avec la thématique, apporter son soutien aux réflexions et travaux des membres et partenaires du Comité français de l’UICN, débattre, échanger, se rencontrer…   En 2009, une étude a été menées sur Les signes de reconnaissance en matière de production agricole (AOC, agriculture bio, marque Parcs, “labels” locaux type “L’éleveur et l’Oiseau”,..) et la biodiversité.   DOCUMENTS JOINTS Brochure Biodiversité & signes de reconnaissance agricoles Rapport Biodiversité & signes de reconnaissance agricoles

Congrès français de la nature 2010

Le Comité français de l’UICN organise aujourd’hui à Paris son Congrès français de la nature et lance un appel à une nouvelle mobilisation en faveur de la biodiversité. Le Comité français de l’UICN – Union internationale pour la conservation de la nature – organise aujourd’hui, à Paris, son Congrès français de la nature, premier grand événement de l’Année internationale de la biodiversité en France. Un état des lieux sera établi sur l’érosion de la biodiversité qui se poursuit, alors que les pays européens s’étaient engagés à la stopper avant 2010. Le Comité français de l’UICN lancera un appel à une nouvelle mobilisation, à la fois au niveau national et au niveau international où la conférence de Nagoya sur la biodiversité succèdera à celle de Copenhague sur le climat. En 2001, l’Union Européenne et la France s’engageaient à stopper l’érosion de la biodiversité à l’horizon 2010. Force est de constater aujourd’hui que l’objectif fixé n’a pas été atteint. La biodiversité continue de disparaître. Les derniers chiffres de la Liste rouge des espèces menacées en France le montrent : 1 espèce d’oiseaux sur 4, 1 espèce d’amphibiens et de reptiles sur 5, 1 espèce de mammifères sur 10 ou encore 1 espèce d’orchidées sur 6 risquent de disparaître de métropole. L’équivalent d’un département français est artificialisé tous les 10 ans, soit 60 000 ha/an. Outre-mer, 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde sont présentes et nos récifs coralliens sont endommagés de 10 à 80 % selon les territoires. Pour autant des progrès ont été accomplis et la prise en compte de la biodiversité s’est améliorée. La Stratégie nationale pour la biodiversité a permis de commencer à intégrer les enjeux de biodiversité dans les grandes politiques publiques : agriculture, infrastructures, mer, tourisme… Le Grenelle de l’Environnement et celui de la Mer ont permis de renforcer ces engagements, d’en prendre de nouveaux et d’associer l’ensemble des acteurs de la société à la définition et la mise en œuvre des actions. Les enjeux de la biodiversité sont également de plus en plus partagés : l’implication des collectivités locales et des entreprises est grandissante. Un nouvel objectif plus ambitieux et un nouveau cadre d’action, tant au niveau international qu’au niveau national, doivent être définis. Le Comité français de l’UICN présentera une résolution avec ses propositions et attentes pour 2010 en ce sens. L’année 2010 représente une opportunité unique de renforcer la mobilisation de tous les acteurs sur la biodiversité. C’est la première fois que les Nations Unies dédient une année à la biodiversité. En octobre 2010 à Nagoya, la conférence de la Convention sur la diversité biologique succèdera à celle sur le changement climatique de Copenhague. La France et l’ensemble des pays présents devront défendre une nouvelle ambition mondiale et un nouveau plan d’actions, précis et opérationnel, pour répondre à la crise de disparition de la biodiversité.   Documents joints communiqué de presse programme

Biodiversité & Signes de reconnaissance agricoles

Quelle prise en compte de la biodiversité dans les marques, labels et certifications de productions agricoles ? Le Comité français de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), en partenariat avec la Fédération des Parcs naturels régionaux de France, publie aujourd’hui une étude montrant que la biodiversité est peu valorisée dans les signes de reconnaissance agricoles. Pourtant plusieurs mesures favorables à la biodiversité ont été identifiées dans les cahiers des charges, mais elles demandent aujourd’hui à être encouragées. En cette « année internationale de la biodiversité », l’intégration de la biodiversité dans les pratiques agricoles est un enjeu majeur, et les signes de reconnaissance agricoles pourraient devenir les fers de lance d’une évolution de ce secteur.   Communiqué de presse disponible en téléchargement >> ici. Pour en savoir plus et pour téléchargez la brochure de synthèse ainsi que l’étude complète, cliquez >> ici.   Document joint Communiqué de presse Biodiversité & Signes de reconnaissance agricoles