Situation préoccupante pour la faune de Martinique

Au sein de l’archipel des Antilles, l’île de la Martinique montre un patrimoine naturel remarquable mais d’une grande fragilité. L’analyse de la situation menée sur 427 espèces indigènes montre que près de 15% d’entre elles sont menacées. Les évaluations ont porté sur plusieurs groupes de la faune martiniquaise : oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens, mollusques terrestres et d’eau douce, poissons et macro-crustacés d’eau douce, libellules, papillons de jour, mante, phasmes et une partie des coléoptères. Au total, 15 espèces ont déjà disparu, 62 sont menacées et 56 autres sont quasi menacées. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été établi par le Comité français de l’UICN et l’UMS PatriNat (OFB-CNRS-MNHN), avec l’appui d’experts spécialistes de la faune martiniquaise. L’ensemble des résultats est disponible en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (avril 2020)• Tableaux synthétiques avec catégories et critères (pdf)• Tableaux synthétiques avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, OFB & MNHN (2020). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitres Faune de Martinique. Paris, France. Photo bandeau :Colibri à tête bleue femelle © Fabien Lefebvre

256 espèces de la flore de Guadeloupe menacées de disparition

Située au cœur d’un « point chaud » de la biodiversité mondiale, la Guadeloupe présente un patrimoine naturel extrêmement riche mais d’une grande fragilité. L’analyse de la situation de chacune des 1706 espèces de la flore vasculaire indigène montre que 15% d’entre elles sont menacées. De nombreuses menaces apparaissent au terme de l’évaluation qui a porté sur l’ensemble de la flore vasculaire (fougères, arbres, orchidées et autres plantes à fleurs). Au total, au moins 5 espèces ont déjà disparu, 256 sont menacées et 110 autres sont quasi menacées. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux a été établi par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, avec l’appui d’un groupe de botanistes spécialistes de la flore guadeloupéenne, mobilisés avec le Conservatoire botanique des îles de Guadeloupe. L’ensemble des résultats est disponible en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (novembre 2019)• Tableau synthétique avec catégories et critères (xlsx)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN Comité français, MNHN & CBIG (2019). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de Guadeloupe. Paris, France. Photo bandeau :Elaphoglossum peltatum © Jean-François Bernard

Liste rouge de la flore : 742 espèces menacées ou quasi menacées en France métropolitaine

Pour la première fois, le risque de disparition de l’ensemble de la flore vasculaire de France métropolitaine a été évalué. Après un examen de la situation de chacune des 4982 espèces de plantes indigènes recensées sur le territoire, les analyses montrent que 421 espèces sont menacées et 321 autres quasi menacées, soit 15 % au total. Les plantes vasculaires rassemblent l’ensemble des plantes à fleurs, des fougères et des conifères. L’analyse fine des menaces pour ce groupe extrêmement riche et diversifié a requis plus de trois ans de travaux, la synthèse de près de trente millions de données floristiques rassemblées par les Conservatoires botaniques et la mobilisation d’une quarantaine de botanistes experts. Ces nouveaux résultats fournissent une base scientifique inédite qui aidera à réorienter les priorités et à guider les stratégies de préservation de la biodiversité à l’échelle nationale comme à l’échelle locale. Mené dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, cet état des lieux est le fruit d’une collaboration associant le Comité français de l’UICN, la Fédération et le réseau des Conservatoires botaniques nationaux (FCBN), l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et le Muséum national d’Histoire naturelle. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse• Infographie des résultats• Tableau synthétique avec catégories et critères (xlsx)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, FCBN, AFB & MNHN (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Armérie de Belgentier © Yves Morvant

Plus d’une espèce d’éphémères sur cinq menacée en France métropolitaine

Pour étendre progressivement la Liste rouge nationale à de nouvelles espèces, le risque de disparition de tous les éphémères recensés sur le territoire métropolitain a été évalué. Après l’analyse des informations compilées pour chacune des 142 espèces, les résultats montrent que 22 % sont menacées et mettent en évidence les pressions qui pèsent sur ces insectes et leurs habitats. Les résultats de cet état des lieux appellent à améliorer la qualité des cours d’eau et à restaurer leur naturalité, pour préserver ces espèces au rôle clé dans les écosystèmes et essentielles comme indicatrices de l’état de santé des milieux aquatiques. L’évaluation de la situation des éphémères a été conduite par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juillet 2018)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Publication : UICN France, MNHN & Opie (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Ephémères de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Rhithrogena germanica © Jean Kardacz

166 espèces de la faune de Guyane identifiées comme menacées

Au sein des forêts, des savanes et des marais, dans les rivières, les mangroves ou le domaine marin, la faune de Guyane compte plus de 1500 espèces de vertébrés. L’état des lieux réalisé montre que 166 d’entre elles sont menacées et met en évidence les principales pressions pesant sur la faune et ses habitats naturels. Ces nouveaux résultats constituent désormais une base scientifique pour orienter les stratégies de conservation. Ils permettent d’établir des priorités d’actions pour les espèces menacées et les milieux naturels les plus sensibles, et contribuent à orienter les efforts de connaissance pour les espèces les plus méconnues. L’état des lieux a été impulsé et soutenu par la DEAL Guyane et mis en œuvre grâce aux associations et structures de référence sur le territoire (GEPOG, Kwata, Biotope, Hydreco et OSL). Il s’inscrit dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France, portée par le Comité français de l’UICN et le MNHN. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (juin 2017)• Tableaux synthétiques avec catégories et critères (pdf)• Tableaux synthétiques avec catégories et critères (sur l’INPN)• Rapports d’évaluations : mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens, poissons d’eau douce• Publication : UICN France, MNHN, GEPOG, Kwata, Biotope, Hydreco & OSL (2017). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitres de la Faune vertébrée de Guyane. Paris, France.  Photo bandeau :Rainette de Gaucher © Maël Dewynter

Liste rouge nationale : le déclin des oiseaux nicheurs se poursuit en France

Huit ans après le précédent état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des oiseaux nicheurs fait apparaître une situation qui s’est aggravée sur le territoire métropolitain : un tiers des espèces est désormais menacé, contre un quart en 2008. La réévaluation du niveau de menace pesant sur les 284 espèces d’oiseaux nicheurs recensées en France métropolitaine montre que la situation s’est détériorée pour 48 espèces entre 2008 et 2016, tandis que 15 seulement ont vu leur état s’améliorer durant cette période. Au total, 92 espèces sont classées menacées dans l’Hexagone. L’analyse des informations les plus récentes et l’évaluation de la situation de chaque espèce ont été conduites durant un an par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Société d’études ornithologiques de France (SEOF) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (septembre 2016)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Synthèse des changements de catégories entre 2008 et 2016• Rapport d’évaluation sur les oiseaux nicheurs• Publication : UICN France, MNHN, LPO, SEOF & ONCFS (2016). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de France métropolitaine. Paris, France.  Photo bandeau :Tarier des prés © Frédéric Jiguet

La conférence internationale de Guadeloupe renouvelle l’engagement des outre-mer européens sur la biodiversité et le changement climatique

Le Comité français de l’UICN a participé à la Conférence Internationale sur la Biodiversité et le Changement climatique dans les Outre-mer européens, organisée par le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, la Commission européenne, le gouvernement français, le Conseil Régional de la Guadeloupe, le gouvernement des îles Vierges britanniques, l’association des Pays et Territoires d’Outre-mer et l’UICN, qui s’est tenue en Guadeloupe du 22 au 25 octobre 2014. Six ans après le « Message de La Réunion », les 250 experts et représentants de haut niveau ont adopté le « Message de Guadeloupe », une feuille de route pour guider les efforts en matière de lutte contre la perte de biodiversité et les effets du changement climatique pour les 5 prochaines années. Les ateliers thématiques ont porté sur la résilience au changement climatique, la lutte contre la perte de la biodiversité, le développement des économies verte et bleue, l’avancement de la recherche sur la biodiversité et le changement climatique et la facilitation de la mobilisation des financements et l’accès aux ressources. « L’adoption du Message de la Guadeloupe est d’une importance particulière pour les entités de l’outre-mer européen et pour leurs pays voisins car ils sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique », déclara Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République française pour la protection de la planète. Parmi les actions définies dans la feuille de route du Message de la Guadeloupe, le Comité français de l’UICN salue en particulier : la mise en place d’observatoires du changement climatique, le développement de stratégies d’adaptation et d’atténuation au changement climatique qui s’appuient sur des solutions fondées sur la nature, le renforcement de la gestion des aires protégées, le développement de stratégies régionales de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, la mise en œuvre de plans d’actions sur les espèces menacées, la meilleure prise en compte des services rendus par la nature, l’amélioration de l’éco-conditionnalité des financements publics, la poursuite de la mise en œuvre du dispositif BEST avec une gouvernance représentative et un mécanisme financier spécifique. Le Comité français de l’UICN accueille favorablement les engagements pris par la France, présentés par la Ministre de l’écologie, Ségolène Royal, en particulier la création du Parc naturel marin de Martinique, l’étude d’un projet de parc national pour les marais de Kaw en Guyane, la finalisation du Réseau écologique des départements d’outre-mer (REDOM), le soutien à la poursuite des chapitres outre-mer de la Liste rouge nationale des espèces menacées ainsi que du programme TEMEUM. Madame George Pau-Langevin, Ministre des Outre-mer se félicita de la qualité des travaux ainsi que de la dynamique enclenchée. Elle indiqua que le processus d’engagements devait se poursuivre et s’amplifier, en particulier sur le milieu marin et qu’elle apportera son soutien total pour porter le Message de Guadeloupe. Associé à ses membres et experts, le Comité français de l’UICN sera un partenaire de la mise en œuvre du « Message de la Guadeloupe » et suivra la réalisation des engagements pris. « Le Message de Guadeloupe démontre un haut niveau d’ambition et une voie à suivre pour la mise en œuvre d’objectifs concrets, qui, nous l’espérons, permettra aux entités d’outre-mer de l’Union Européenne d’atteindre, – et même de précéder – les objectifs internationaux de biodiversité d’Aichi en 2020 », déclara Julia Marton- Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. Document joint Message from Guadeloupe

Publication de la Liste rouge des reptiles et amphibiens de Mayotte

Les évaluations menées dans le cadre de la Liste rouge des espèces menacées en France établissent le risque de disparition des 14 espèces de reptiles et d’amphibiens de Mayotte. D’après les analyses réalisées, 5 reptiles parmi les 12 espèces indigènes sont menacés. C’est le cas de la Couleuvre de Mayotte, un serpent endémique de l’île classé « En danger critique », ou du Gecko diurne à bandes noires, classé en catégorie « Vulnérable ». Mayotte héberge également deux espèces d’amphibiens, toutes deux endémiques et figurant en catégorie « Quasi-menacée ». Cet état des lieux a été mené par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, avec la contribution de spécialistes. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale Documents et liens • Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf) • Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN) • Rapport d’évaluation  Photo bandeau : Gecko terrestre de Mayotte © Olivier Hawlitschek

Liste rouge nationale : les requins et raies de France métropolitaine menacés par une pêche non durable

D’après la Liste rouge des espèces menacées en France, au moins 11 espèces de requins et de raies sont menacées dans les eaux de France métropolitaine. L’état des lieux réalisé met en évidence l’impact de la pêche intensive, principale cause du déclin de ces espèces. Les analyses ont porté sur l’ensemble des poissons dits « cartilagineux », comprenant les requins, les raies et les chimères. Etabli avec la contribution d’un panel de spécialistes, ce bilan a été conduit par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle. Tous les résultats sont disponibles en téléchargement ci-dessous. >> Retour à la Liste rouge nationale   DOCUMENTS ET LIENS • Communiqué de presse (décembre 2013)• Tableau synthétique avec catégories et critères (pdf)• Tableau synthétique avec catégories et critères (sur l’INPN)• Rapport d’évaluation• Publication : UICN France, MNHN (2013). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Requins, raies et chimères de France métropolitaine. Paris, France. Photo bandeau :Requin-pèlerin © François Würz – Les Aquanautes

L’Okapi, la « girafe des forêts », rejoint le nombre croissant d’espèces menacées de la Liste rouge de l’UICN

L’Okapi – un symbole national de la République démocratique du Congo, également connu sous le nom de « girafe des forêts » – et le Râle à miroir – l’un des oiseaux les plus rares d’Afrique – sont maintenant proches de l’extinction, selon la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées™ de l’UICN. Deux espèces d’albatros, la Tortue luth et le Renard gris insulaire des Îles Channel de Californie montrent quant à eux des signes d’amélioration. Un total de 71 576 espèces ont été évaluées, dont 21 286 sont menacées d’extinction. La mise à jour met en évidence un sérieux déclin de la population de l’Okapi (Okapia johnstoni), un proche parent de la girafe, vivant uniquement dans les forêts tropicales de la République démocratique du Congo (RDC). L’espèce est aujourd’hui « En danger », proche de la catégorie la plus élevée de risque d’extinction, avec des effectifs en baisse dans son aire de répartition. Le braconnage et la perte des habitats naturels, ainsi que la présence de rebelles, de braconniers d’éléphants et de mineurs illégaux, sont les principales menaces à sa survie. « L’Okapi est vénéré au Congo comme un symbole national – il figure même sur les billets de banque en francs congolais, » déclare le Dr Noëlle Kümpel, co-présidente du Groupe de spécialistes des Girafes et de l’Okapi de l’UICN, et gestionnaire du projet de conservation de l’Okapi de la Société Zoologique de Londres.« Malheureusement, la RDC a été prise dans la guerre civile et ravagée par la pauvreté pendant près de deux décennies, conduisant à une dégradation généralisée de l’habitat de l’Okapi et à l’augmentation de la chasse pour sa viande et sa peau. Soutenir les efforts du gouvernement pour lutter contre la guerre civile et l’extrême pauvreté dans la région est essentiel pour assurer sa survie ». Selon la mise à jour de la Liste rouge, près de 200 espèces d’oiseaux sont maintenant « En danger critique », rencontrant le risque le plus élevé d’extinction. Le Râle à miroir (Sarothrura ayresi), un petit oiseau discret qui se reproduit en Ethiopie, au Zimbabwe et en Afrique du Sud, est la dernière espèce à rejoindre cette catégorie. La destruction et la dégradation de son habitat, comprenant le drainage des zones humides, la conversion des terres pour l’agriculture, l’extraction d’eau, le surpâturage par le bétail et la coupe de végétation dans les marais, l’ont conduit à cet état précaire. Une action urgente est maintenant nécessaire pour mieux comprendre l’écologie de l’espèce et répondre à ces menaces. Bien que la situation de la population mondiale de la Tortue luth (Dermochelys coriacea) – la plus grande de toutes les tortues vivantes – se soit améliorée, passant de la catégorie « En danger critique » à « Vulnérable », l’espèce continue à faire face à de graves menaces au niveau de plusieurs de ses sous-populations. La Tortue luth est une espèce unique, comportant globalement sept sous-populations biologiquement et géographiquement distinctes. La sous-population de l’océan Atlantique Nord-Ouest est abondante et en augmentation grâce à des initiatives de conservation réussies dans la région. En revanche, la sous-population de l’océan Pacifique Est, qui pond le long de la côte Pacifique des Amériques, et la sous-population de l’océan Pacifique Ouest, présente en Malaisie, en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans les Îles Salomon, sont toutes deux en forte baisse en raison d’importantes récoltes des œufs et des captures accidentelles par les engins de pêche. Des efforts de conservation ciblés sont nécessaires pour éviter leur effondrement. Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN apporte aussi de bonnes nouvelles pour certaines des espèces évaluées. Deux espèces d’albatros – l’une des familles d’oiseaux les plus menacées de la planète – sont maintenant à un plus faible risque d’extinction en raison de l’augmentation de leurs populations.L’Albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophrys) est passé de la catégorie « En danger » à « Quasi menacé » et l’Albatros à pieds noirs (Phoebastria nigripes) est passé de « Vulnérable » à « Quasi menacé ». Les prises accessoires par les pêcheries sont la principale menace pour ces espèces. Le Renard gris insulaire (Urocyon littoralis), auparavant « En danger critique », a également vu son statut s’améliorer et est maintenant classé comme « Quasi menacé ». Présent sur six des îles Channel de Californie, au large de la côte sud de la Californie, quatre sous-espèces de ce renard ont subi des baisses catastrophiques au milieu des années 1990, principalement en raison de maladies et de la prédation par des espèces non indigènes, comme l’Aigle royal. Les quatre sous-espèces ont maintenant récupéré ou approchent du seuil de récupération. Ceci est principalement dû à des actions de conservation réussies, engagées par le National Park Service des USA, membre de l’UICN, qui comprenaient l’élevage en captivité, la réintroduction, la vaccination contre les maladies canines et la relocalisation des aigles royaux. « Cette mise à jour de la Liste rouge de l’UICN montre quelques réussites de conservation fantastiques, dont nous devons nous inspirer pour les futurs efforts de conservation », indique Jane Smart, Directrice mondiale du groupe de Conservation de la Biodiversité de l’UICN.« Cependant, le message global reste sombre. Avec chaque mise à jour, tandis que nous voyons certaines espèces améliorer leur statut, un nombre beaucoup plus grand d’espèces apparaissent dans les catégories menacées. Le monde doit de manière urgente décupler ses efforts pour éviter cette dégradation ». Pour en savoir plus http://www.iucnredlist.org Liste rouge mondiale des espèces menacées Contacts Florian Kirchner, Chargé de programme « espèces », UICN France, +33 1 40 79 48 09 Ewa Magiera, IUCN Media Relations, tel +41 22 999 0346, mobile +41 79 856 76 26 Lynne Labanne, IUCN Species Programme Communications Officer, tel +41 22 999 0153, mobile +41 79 527 7221 Jonathan Hulson, IUCN Species Programme Communications, tel +41 22 999 0154