Lancement d’un nouveau rapport mondial sur les aires protégées

Les aires protégées (parcs, réserves, et autres espaces naturels) contribuent à réduire la déforestation et la perte d’habitats et d’espèces ainsi qu’à appuyer les moyens de subsistance de plus d’un milliard de personnes, tout en assurant le maintien de 15 % des stocks de carbone du monde, indique un nouveau rapport présenté aujourd’hui au Congrès mondial de la nature 2012 de l’UICN. Le rapport « Planète protégée 2012 » (Protected Planet 2012) indique que le nombre et la superficie des aires protégées sont en progression. Celles-ci s’étendent aujourd’hui sur 12,7 % des terres émergées et 1,6 % des mers de la planète. « Les aires protégées ont apporté une contribution significative à la conservation de la biodiversité de la planète et il est vital, pour la prospérité du monde et des communautés de demain, d’en accroître la superficie et l’efficacité », déclare Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’UICN. « Ces riches zones naturelles ont une grande importance pour les populations qui en dépendent pour tirer leur nourriture et leur eau potable, pour la régulation du climat, et pour la réduction des impacts des catastrophes naturelles ». Ce nouveau rapport mesure les progrès réalisés par rapport aux objectifs d’Aichi, promulgués il y a deux ans par la Convention sur la diversité biologique (CBD) et visant à porter à au moins 17 % et 10 % respectivement la part des superficies terrestres et marines sous gestion et conservation équitables d’ici à 2020. Ce document est le fruit d’une collaboration entre l’UICN, le Centre mondial de surveillance pour la conservation du PNUE (CMSC) et d’autres partenaires. Il montre que de 1990 à 2010, la couverture globale des aires protégées est passée de 8,8 % à 12,7 % sur les terres émergées (eaux intérieures comprises) et de 0,9 % à 4 % dans les zones marines sous juridiction nationale. Cependant tout juste 1,6 % de la superficie marine totale sont actuellement protégés. Pour remplir les objectifs d’Aichi en matière d’aires protégées, il faudrait que des étendues de terres et d’eaux intérieures totalisant le double de la superficie de l’Argentine, c’est-à-dire plus de 6 millions de kilomètres carrés, soient identifiées et protégées. En ce qui concerne les océans, il faudrait porter la superficie des aires protégées à celle de l’Australie, soit 8 millions de kilomètres carrés. Les efforts de création des espaces protégés doivent donc être poursuivis tout en assurant leur gestion efficace. Les aires protégées connaissent aujourd’hui une diversification rapide sous certains aspects qui sont cruciaux pour leur succès, en particulier au niveau des dispositions relatives à leur gestion et leur gouvernance. Selon le rapport, près de la moitié des aires protégées du monde est située dans des zones à utilisations durables (catégorie VI de l’UICN) et à paysages terrestres/marins protégés (catégorie V de l’UICN), et près du quart d’entre elles sont gérées par des acteurs non gouvernementaux ou suivant des dispositions de cogestion, celles-ci impliquant fréquemment des populations autochtones ou des communautés locales. Il s’agit de la première édition du Rapport Planète Protégée. Il est prévu de le publier tous les deux ans, la prochaine édition devant sortir avant le Congrès mondial des parcs de l’UICN et la 12ème Conférence des parties à la CDB de 2014. Les futures éditions présenteront une information actualisée sur les progrès réalisés vers l’atteinte des objectifs d’Aichi ainsi que des données sur les indicateurs existants concernant les aires protégées et les travaux visant à en réaliser la connectivité.   Pour télécharger le rapport  https://cmsdata.iucn.org/downloads/protected_planet_report.pdf

Ouverture du congrès mondial de l’UICN en Corée

Le Congrès mondial de la nature de l’UICN, la plus grande et plus importante manifestation mondiale sur la conservation, commence ses travaux aujourd’hui sur l’île de Jeju, en Corée du Sud Plus de 8000 personnes venant de 170 pays vont participer au 5ème Congrès mondial de la nature en vue de discuter et de s’accorder sur les solutions à apporter aux problématiques les plus pressantes en matière d’environnement et de développement. Le Congrès mondial de l’UICN se tient tous les quatre ans. Ce 5ème Congrès, qui prendra fin le 15 septembre 2012, rassemble des organisations gouvernementales et non gouvernementales, des scientifiques et des représentants d’entreprises et de collectivités locales du monde entier qui examineront ensemble les solutions que la nature est en mesure d’apporter à un grand nombre de nos problèmes. « En soi, la nature est forte, mais nous devons améliorer son aptitude à s’adapter rapidement au changement », déclare Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’UICN. « Si nous parvenons à rendre la nature plus résistante, nous constaterons que les écosystèmes deviendront plus résilients, et que les personnes, les communautés et les économies humaines seront en meilleure santé ». Un large éventail de questions est prévu à l’ordre du jour. On abordera notamment la situation actuelle des espèces menacées et des espaces protégés, la menace grandissante pesant sur les populations de thons, l’état des récifs coralliens et la nécessité urgente pour les pays de ne plus émettre de déclarations erronées sur l’état de protection des océans. Le Congrès sera également marqué par l’annonce de plusieurs initiatives, partenariats, et nouveaux engagements financiers. On y parlera également de changement climatique, de sécurité alimentaire, de développement et de gouvernance. Alors que les thèmes relatifs à la conservation seront principalement abordés sous leur dimension planétaire, plusieurs enjeux locaux seront également examinés. Des spécialistes coréens et allemands débattront des meilleurs moyens de valoriser la zone démilitarisée, située entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, qui présente une nature étonnamment intacte, pour y promouvoir la paix, en se servant de l’expérience menée sur la zone de l’ancien Rideau de Fer en Europe. Il sera également question de replantation et de restauration des forêts qui ont été détruites en Corée du Nord, le long de la frontière. Les délégués auront l’occasion d’accueillir de nombreuses personnalités prestigieuses, et notamment le Président Sud-Coréen Lee Myung-bak, la militante des droits de l’homme Bianca Jagger, l’écrivaine et océanographe Sylvia Earle, la chanteuse/auteur-compositeur japonaise Iruka et le prince Carl Philip de Suède, ainsi que de nombreux dirigeants d’entreprises, des ministres et des responsables d’importantes ONG ou agences des Nations Unies. Suivez le Congrès mondial de la nature de l’UICN sur www.iucn.org/congress

Rio+20 : investissez dans la nature !

Les décideurs politiques doivent repenser la croissance économique, promouvoir l’équité sociale et assurer la protection environnementale, dit l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD). L’économie verte et la mise en place d’un cadre institutionnel favorable au développement durable et à l’éradication de la pauvreté sont au coeur des débats. « La nature est toujours le chaînon manquant dans les débats de Rio+20, alors même qu’on ne peut réaliser le développement durable sans elle », dit Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN. « La nature peut apporter des solutions aux grands défis du développement, comme le changement climatique et la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique. Elle le fait déjà. Le moment est venu pour les gouvernements d’incorporer la nature dans leurs stratégies de développement. » L’UICN prône un développement social et économique qui donne à la nature une place centrale et adopte des mesures pour assurer l’équité. Cette démarche comprend des questions cruciales, comme des emplois décents, l’énergie, le développement durable comme réponse aux crises économiques et financières, la sécurité alimentaire, l’eau, les océans et les mesures de préparation pour faire face aux catastrophes. Pour l’UICN, l’équité sociale et l’inclusion sont des principes fondamentaux des stratégies du développement durable. Rio+20 est une importante occasion de promouvoir les investissements destinés à améliorer les actifs naturels dont dépendent les populations pauvres. Ainsi, la valeur des forêts et les avantages directs qu’elles apportent actuellement à 1,6 milliards d’habitants pauvres des zones rurales sont estimés par l’UICN à 130 milliards de dollars par an. Il s’agit d’un montant pratiquement équivalent à celui de l’aide publique au développement (APD). « La remise en état des milieux naturels aidera les pays à mettre en oeuvre leurs engagements internationaux : ralentir, arrêter et inverser la perte des forêts et du carbone et restaurer les écosystèmes dégradés. En remettant en état les terres agricoles et forestières, des milliards de dollars de revenus seront créés chaque année pour les économies nationales et locales et la sécurité alimentaire sera assurée pour des millions de personnes dont la subsistance dépend des forêts », dit Stewart Maginnis, Directeur mondial du Groupe « Solutions fondées sur la nature et droits » de l’UICN. « Il faudrait aussi, dans ce contexte, investir dans le « Défi de Bonn » et restaurer 150 millions d’hectares de forêts détruites et de terres dégradées d’ici 2020. » L’UICN invite les États à prendre des mesures plus fortes pour améliorer la cohérence politique et institutionnelle. Une meilleure compréhension de l’interaction existante entre la nature et le changement climatique permettra de renforcer les politiques et les engagements. « Rio+20 est une excellente occasion de donner un nouvel élan à la collaboration internationale », dit Constanza Martinez, responsable des politiques à l’Unité Politiques mondiales de l’UICN. « Les États, les organisations de la société civile et le secteur privé savent bien ce qu’il faut : un engagement commun à oeuvrer ensemble dans un même but : protéger la nature pour qu’elle puisse à son tour nous protéger. Nous devons améliorer la résilience de notre planète. » Les positions de l’UICN sur les thèmes de Rio+20 sont consultables ici

Liste rouge 2012 des espèces menacées de l’UICN : la France en première ligne au niveau mondial

Rendue publique le 19 mai, à la veille de la Conférence des Nations Unies de Rio sur le développement durable, la nouvelle mise à jour de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées montre que 19 817 espèces sont menacées d’extinction sur les 63 837 étudiées à ce jour. Avec le déclin rapide des espèces animales et végétales, nos sources de nourriture, de médicaments et d’eau salubre, tout comme la pollinisation des cultures ou la régénération de la fertilité des sols, risquent de se trouver en danger.   Pour lire le communiqué de presse consacré à la Liste rouge mondiale 2012 >> cliquez ici (en français). Avec cette nouvelle édition, le Comité français de l’UICN souligne la responsabilité majeure de la France dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité mondiale : d’après cet état des lieux, la France est en première ligne, figurant parmi les 10 pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées. Pour lire le communiqué de presse faisant le point sur la situation de la France d’après la Liste rouge mondiale >> cliquez ici. Pour en savoir plus sur la Liste rouge des espèces menacées >> voir ici (en français). Toutes les informations sur la Liste rouge 2012 sont disponibles sur le site de l’UICN International >> ici (en anglais). Document joint Communiqué UICN France Liste rouge mondiale 2012

Rio+20 : l’UICN publie ses positions pour le sommet

La Conférence Rio +20 se déroulera à Rio de Janeiro, au Brésil, du 20 au 22 Juin 2012, afin de marquer le vingtième anniversaire de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement, également appelée « Sommet de la Terre ». L’UICN prendra une part active aux négociations et a préparé des positions sur les thèmes principaux de la conférence. La Conférence Rio+20 a trois objectifs principaux : – Garantir le renouvellement des engagements politiques concernant le développement durable – Évaluer les progrès réalisés à ce jour et les lacunes qui subsistent dans la mise en œuvre des résultats des grands sommets sur le développement durable – Aborder les défis émergents. La conférence sera axée sur deux thèmes : 1) une économie verte dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté, et 2) le cadre institutionnel du développement durable. L’économie verte Les discussions sur la notion d’économie verte ont récemment pris une place importante sur l’agenda environnemental. La crise financière ainsi que l’incertitude vis-à-vis de la pérennité du système économique mondial actuel ont notamment favorisé l’émergence de ce concept. L’économie verte sera au cœur de la prochaine Conférence Rio +20 et sera discutée dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté. La position de l’UICN sur l’économie verte est consultable ci-dessous. Cadre institutionnel du développement durable Il est déclaré dans le Plan d’application du Sommet Mondial sur le Développement Durable de 2002 qu’ « une bonne gouvernance, dans chaque pays et au niveau international, est essentielle pour le développement durable ». La nature étant au cœur du bien-être humain, l’UICN estime qu’une gouvernance efficace implique notamment une meilleure intégration de l’environnement dans les considérations sociales et économiques, de sorte que les trois volets du développement durable se renforcent mutuellement. La position de l’UICN sur le cadre institutionnel du développement durable est consultable ci-dessous. Les défis émergents L’UICN abordera également d’autres enjeux cruciaux à la Conférence Rio+20, comme l’eau, les océans et les forêts.   Pour en savoir plus, consultez la section consacrée à Rio+20 sur le site internet de l’UICN. Pour que chacun puisse saisir les enjeux et le déroulement de la conférence de Rio+20, les autorités françaises ont ouvert un site Internet dédié à la conférence : www.conference-rio2012.gouv.fr. Ce site permet à tous de suivre, en français, l’état d’avancement des préparatifs de Rio+20 : les projets, thèmes abordés, négociations, réunions et conférences préparatoires organisés aussi bien en France que sur la scène internationale y sont présentés.   Documents joints Position UICN Rio+20 cadre institutionnel Position UICN Rio+20 économie verte

Congrès français de la nature 2012 : 14 nouvelles motions adoptées

Le Comité français de l’UICN a organisé son 11ème Congrès français de la nature le 12 avril 2012 à Paris, en préparation du prochain congrès mondial de la nature qui se tiendra du 6 au 15 septembre 2012 à Jeju en Corée du Sud. Au cours de ce 11ème congrès, le Comité français de l’UICN a présenté les objectifs et préparatifs du prochain congrès mondial de la nature que l’UICN organisera en septembre 2012 en Corée du Sud, les résultats de l’accord-cadre signé entre le gouvernement français et le siège mondial de l’UICN, ainsi que les négociations en cours pour Rio+20. Les organismes et experts français de l’UICN ont ensuite débattu et adopté 14 nouvelles motions sur les thèmes suivants : Politiques de la biodiversité Réforme des aides publiques dommageables à la biodiversité Coopération avec les collectivités territoriales pour la mise en œuvre du nouveau programme mondial de l’UICN Aires protégées Renforcer et certifier la gestion des aires marines protégées Consolider et pérenniser la stratégie de création des aires protégées terrestres Inscription de sites naturels d’outre-mer sur la liste du patrimoine mondial Espèces Réintroduction du Bouquetin ibérique dans les Pyrénées Renforcement des connaissances sur la situation de la Martre, de la Belette et du Putois Chasse au Bruant ortolan, Pinson des arbres et Pinson du Nord Conservation du Pétrel noir de Bourbon Outre-mer Renforcement des dispositifs européens pour la biodiversité en outre-mer Mer Renforcement de la politique de la mer et des océans Energie Développement des énergies renouvelables et conservation de la biodiversité Exploration et exploitation des hydrocarbures non conventionnels Forages pétroliers offshore en Méditerranée Les textes des motions sont consultables dans la rubrique du Congrès français de la nature

Forum mondial de l’eau 2012 : la nature sur le devant de la scène

Les « infrastructures » naturelles, telles que les bassins hydrographiques, les forêts, les lacs et les zones humides, jouent un rôle central pour répondre aux besoins actuels en eau et doivent faire partie du portefeuille de gestion de l’eau de chacun des pays, dit l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) au Forum mondial de l’eau qui se tient à Marseille. Avec un fort accroissement des populations, des économies en croissance et un climat en mutation, l’accès universel à l’eau et à l’assainissement est l’un des grands défis du 21e siècle. À Marseille, des politiciens, des gestionnaires de l’eau, des représentants du secteur privé, des ONG et des communautés locales seront rassemblés afin de débattre et d’échanger des solutions aux grands enjeux de l’eau. Pour l’UICN, la nature et les services qu’elle assure sont au coeur de ces solutions. « Il n’existe pas de solution universelle aux problèmes de l’eau », dit Rocio Cordoba, coordinatrice de l’Unité de l’eau de l’UICN en Méso-Amérique. « Des approches multiples sont nécessaires, mais une gestion plus démocratique de nos écosystèmes naturels, tels que les forêts, les lacs et les zones humides, à l’intérieur des bassins hydrographiques, peut et doit jouer un rôle central dans la construction d’un monde équitable et durable. » La nature assure de nombreux services indispensables à une gestion durable de l’eau. Les sols forestiers, les nappes aquifères, les lacs et les zones humides emmagasinent de l’eau. Les zones humides filtrent l’eau, les plaines d’inondation et les zones humides atténuent les pics d’inondation dans les villes situées en aval, tandis que les mangroves et les récifs coralliens protègent les côtes contre les tempêtes et les inondations. Cette « infrastructure » naturelle nous permet aussi de mieux répondre au changement climatique. « Un environnement sain est un élément essentiel de résilience face au changement climatique » dit Mark Smith, Directeur du Programme mondial de l’eau de l’UICN. « Il nous protège contre les inondations, la sécheresse, l’érosion et d’autres catastrophes et nous permet d’avoir accès à une eau salubre coulant du robinet. Aucun paquet de financement stratégique ne peut être complet sans des investissements dans les infrastructures naturelles, et aucun ministre prenant des décisions sur les infrastructures d’approvisionnement en eau ne peut avoir un aperçu complet de la situation si les options liées aux infrastructures naturelles sont absentes du débat. » Les « infrastructures » naturelles sont le pilier de l’économie verte et les bénéfices découlant des investissements dépassent souvent les coûts. Ainsi, la municipalité de Beijing a investi 1,9 milliards de dollars depuis 2001-2005 dans la protection des bassins versants, la ville de New York a dépensé 1,5 milliards de dollars pour la gestion des écosystèmes au lieu de 6 milliards pour une usine de filtration de l’eau et à Quito, en Équateur, des entreprises du secteur privé et des ONG sont en train de mettre en place un fonds en dépôt pour la gestion de bassin, dont la valeur actuelle est de 8 millions de dollars. « L’UICN a un message fort à transmettre depuis ce Forum à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable qui se tient à Rio en juin, et ensuite au Congrès mondial de la nature de l’UICN qui se réunira à Jeju, en République de Corée, en septembre », dit Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN.« Une gestion saine de l’eau est essentielle à la construction d’un avenir durable. Nos économies ne peuvent devenir « vertes » qu’avec un environnement naturel sain et durable ».   Porte-paroles Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l’UICN Mark Smith, Directeur du Programme mondial de l’eau de l’UICN Rocio Cordoba, Coordinatrice de l’Unité de l’eau de l’UICN pour la Méso-Amérique Photos Clips vidéo disponibles sur demande   Pour plus d’informations, ou pour des entretiens Ewa Magiera, Relations médias UICN, m +41 79 856 76 26, ewa.magiera@iucn.org À Marseille : Brian Thomson, Relations médias UICN, m +41 79 721 8326 Claire Warmenbol, Communication, Programme de l’eau, UICN : m +41 79 404 1973 Des interviews audio de qualité studio sont disponibles pour la radiodiffusion au moyen de notre ligne ISDN (APTX/G722). Veuillez appeler le +41 22 999 0346 pour réserver une tranche horaire d’interview

La France rejoint l’initiative « Save Our Species » de l’UICN

L’effort de protection des espèces menacées à l’échelle mondiale fait aujourd’hui un grand bond en avant avec l’annonce du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), qui s’engage à verser un don d’un million d’euros à SOS (Sauvons nos espèces). « SOS », une alliance mondiale lancée à l’initiative de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et la Banque Mondiale, utilisera ces fonds pour protéger la diversité de la vie sur la planète au travers de projets de conservation sur le terrain. « Si nous ne faisons rien pour enrayer le déclin des espèces, non seulement nous perdrons pour toujours de nombreux animaux et plantes, mais la trame même de notre société sera fortement compromise », indique Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme mondial des espèces de l’UICN et Directeur de SOS. « Nous remercions le FFEM de son intérêt pour SOS et du soutien qu’il est prêt à apporter à nos efforts de préservation du monde naturel que nous partageons ». A travers leurs actions, l’UICN et le FFEM poursuivent un objectif partagé : protéger la biodiversité de la planète quand et où il le faut en priorité, en privilégiant les espèces des pays en développement. Avec une mission consistant à « encourager la protection de l’environnement local dans les pays en développement », le FFEM associe la protection environnementale au développement durable et place la protection de la diversité biologique au coeur de ses activités. Les efforts ciblés de SOS en matière de conservation des espèces ont été un élément central dans la décision du FFEM d’établir un partenariat avec l’organisation et de lui apporter son soutien financier. « C’est avec confiance que nous établissons ce partenariat avec l’UICN pour sauver la planète », dit François-Xavier Duporge, Secrétaire général du FFEM.« L’UICN dispose des meilleures connaissances et compétences sur le plan mondial en matière de conservation des espèces. Nous avons décidé de lui apporter un soutien financier afin de mobiliser tous les acteurs de la conservation et les encourager à agir, en espérant que d’autres gouvernements, des fondations, des mécènes et le secteur privé se joindront à nous pour sauver les merveilles de notre planète. » La Liste rouge des espèces menacées de l’UICN fait état de la disparition de la riche diversité de la planète à un rythme accéléré et alarmant : un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois, un corail sur trois, un oiseau sur huit sont en danger d’extinction. SOS vise à ralentir les effets de cette crise d’extinction en rassemblant tous les secteurs de la société autour de la préservation de la vie sur la Terre, y compris des entreprises novatrices appartenant à tous les domaines d’activité, telles que Nokia, première société commerciale à avoir rejoint SOS. Récemment, 3,3 millions de dollars ont été affectés à 23 nouveaux projets de SOS dans différentes régions du monde afin de promouvoir des actions de conservation. « Nous sommes confrontés à la plus grande crise d’extinction naturelle de toute l’histoire de l’humanité », indique Alessandro Badalotti, coordinateur pour le projet SOS.« Ne rien faire, c’est rester inactif alors même que les bases de notre sécurité économique et de notre mode de vie sont en danger. Le soutien d’organisations telles que le FFEM nous aide à aborder ces enjeux et à obtenir des résultats. » La présente décennie a été déclarée Décennie de la Diversité Biologique par les Nations Unies. Les questions liées à la sauvegarde des espèces seront examinées lors du Congrès mondial de la nature, qui se tiendra à Jeju (République de Corée), du 6 au 15 septembre 2012.   Pour plus d’informations ou pour des interviews  Elke Blodau, Marketing & Communication Officer SOS, tel. +41 22 999 0372 Maggie Roth, Relations médias UICN, tel. +41 22 999 0115 Pour en savoir plus sur SOS : www.SOSpecies.org Pour en savoir plus sur le FFEM: www.ffem.fr/site/ffem

Un régime équilibré : l’UICN propose de repenser la gestion de la pêche

Une étude de l’UICN publiée dans le journal Science propose de repenser la gestion de la pêche de façon à améliorer la sécurité alimentaire et réduire les effets négatifs de la pêche sur l’environnement. La nouvelle approche, présentée par un groupe de spécialistes de l’environnement et de la pêche, membres de la Commission de la gestion des écosystèmes (CGE) de l’UICN, change complètement le cap en matière de gestion de la pêche. « Pendant des siècles, on a cru qu’une pêche sélective qui évite les jeunes poissons et les espèces rares et emblématiques et préfère les individus plus âgés et de grande taille permet d’accroître les captures et de réduire les impacts sur l’environnement » dit François Simard, conseiller principal de l’UICN pour la pêche. « Mais en fait les individus plus âgés ont un fort potentiel de reproduction et leur capture altère la structure et le fonctionnement de l’environnement. Elle peut aussi avoir des effets secondaires graves sur le plan de l’évolution et de l’écologie. » Dans la partie est du plateau néo-écossais, par exemple, la pêche sélective classique a modifié la structure de la chaîne alimentaire du milieu marin et, en Mer du Nord, on observe une proportion croissante d’espèces de plus petite taille. La nouvelle approche proposée par l’UICN, appelée « prélèvement équilibré », cible toutes les composantes comestibles du milieu marin, de façon proportionnelle à leur productivité. En effet, lorsque la pêche cible une plus grande diversité d’espèces et de tailles, la capacité de production de l’écosystème est pleinement utilisée. Cette approche améliore la sécurité alimentaire en préservant le potentiel des ressources marines, tout en minimisant les effets négatifs des pêcheries sur l’environnement. Nécessitant une réduction de l’exploitation des stocks de poissons, elle change radicalement notre mode actuel de gestion de la pêche, qui vise la pleine exploitation des populations prises individuellement et entraîne souvent leur surexploitation. « Le prélèvement équilibré est un mode de pêche sélectif mais, conformément à l’approche axée sur l’écosystème adoptée par la Convention sur la diversité biologique et l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il s’agit d’une sélectivité entendue dans une perspective bien plus large que celle utilisée jusqu’à présent » explique Serge M. Garcia, président du Groupe de spécialistes de la pêche de la CGE de l’UICN. « Au lieu de viser exclusivement l’optimisation des captures d’un certain nombre d’espèces cibles et de tailles sélectionnées, elle a pour but de préserver la structure et la productivité de l’ensemble de l’écosystème ». Le document est fondé sur une étude comparative de plusieurs types de sélectivité, en utilisant 36 modèles d’écosystèmes différents. Quelques exemples de modes de pêche se rapprochant du prélèvement équilibré ont aussi été trouvés en Afrique, dans des pêcheries artisanales des eaux intérieures du continent. « Cette nouvelle démarche en matière de pêche peut paraître utopique, car la capacité humaine de gestion des écosystèmes est limitée », dit Jeppe Kolding, membre du Groupe de spécialistes de la pêche. « Mais il s’agit d’une utopie qui permet de mobiliser les énergies dans le bon sens. Nous avons maintenant suffisamment d’éléments qui démontrent que cette nouvelle approche peut accroître considérablement la durabilité de la pêche, réduire son impact sur les écosystèmes et améliorer l’environnement marin aussi bien que la sécurité alimentaire ». Des questions liées à la gestion de la pêche seront examinées de façon plus approfondie pendant le Congrès mondial de la nature de l’UICN, qui se tiendra à Jeju, République de Corée, du 5 au 15 septembre 2012. Le rapport est consultable, en anglais, au lien suivant

Propositions pour la mise en œuvre d’une compensation écologique acceptable

L’UICN France publie aujourd’hui une étude sur la compensation écologique, réalisée avec le concours de ses membres, experts et partenaires entreprises. Elle comporte plusieurs recommandations pour inscrire, de façon plus encadrée et plus efficace, ce mécanisme dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité. L’UICN France rappelle en premier lieu que la compensation est un mécanisme qui ne doit intervenir qu’après la mise en place de mesures d’évitement et de réduction des impacts initialement identifiés (respect de la séquence Éviter / Réduire / Compenser). Son principal fondement est, à minima, la non-perte nette de biodiversité mais doit plutôt viser un gain net de biodiversité. L’UICN France rappelle également que la compensation doit correspondre à des actions de terrain, au plus près des sites impactés, avec une obligation de résultats, et non à un dédommagement financier. Les financements dédiés à la compensation doivent servir à la réalisation d’actions qui doivent être proportionnées aux atteintes causées par le projet et aux enjeux écologiques des sites, et additionnelles pour répondre à des objectifs nouveaux de conservation, si des mesures de protection ou de gestion sont déjà en place. Au niveau international, les actions de compensation écologique sont en plein essor mais très variables d’un pays à l’autre : le principe de compensation étant, dans certains cas, intégré dans les cadres juridiques nationaux et, dans d’autres, issu d’engagements volontaires. En France, la réflexion concernant le principe de compensation, bien qu’il soit mentionné dans la loi de 1976 sur la protection de la nature, est relativement récente. A l’heure actuelle, il n’existe pas de cadre national commun (guides méthodologiques ou lignes directrices) relatif à la compensation, mais le Ministère de l’Ecologie y travaille, et cette étude a aussi pour objectif d’apporter une contribution à ces travaux. Qu’il s’agisse de banques de compensations, de fonds de compensation ou de compensations uniques, tous ces systèmes présentent des avantages mais aussi un certain nombre de limites. L’UICN France propose des réponses à ces limites pour une mise en œuvre complète et efficace du système de compensation, en intégrant par exemple la biodiversité ordinaire et les services écologiques dans l’établissement des mesures compensatoires ou encore de créer un observatoire de la compensation. Téléchargez l’étude : La compensation écologique : État des lieux et recommandations. UICN France (2011). Paris, France. Téléchargez le communiqué de presse : L’UICN France livre ses propositions pour la mise en œuvre d’une compensation écologique acceptable Contacts Florence Clap, Chargée de Programme « Politiques de la biodiversité » ; tél : 01 47 07 78 58 Marie Aurenche, Chargée de mission « Entreprises et biodiversité » ; tél : 01 40 79 57 75 Documents joints CP_Etude-Compensation-UICN_France